Lieu historique national du Canada de Port-Royal

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La salle commune La salle commune
© Parcs Canada/A. Rierden

La salle commune

En entrant dans la salle commune, vous remarquerez les énormes poutres en bois qui forment la charpente. La technique d’assemblage par mortaises et tenons était utilisée pour construire la charpente de l’Habitation. Les grandes tables en bois, bien dressées avec des couverts en étain, laissent penser qu’on mangeait bien et qu’on buvait bien en ces murs. Samuel de Champlain avait créé un club social appelé l’Ordre de bon temps pour procurer aux hommes de Port Royal une alimentation adéquate ainsi qu’une source d’activité et de divertissement, afin de les aider à passer les longues soirées d’hiver. Des plats raffinés comme des queues de castor fricassées et du museau d’orignal bouilli figuraient couramment au menu.

Les Artisans Les Artisans
© Parcs Canada

Les artisans

De nombreux ouvriers spécialisés ont participé à la construction de l’Habitation : menuisiers, charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, serruriers, forgerons et scieurs de bois étaient du nombre des artisans présents dans l’Habitation. Tenus de travailler dans leur domaine trois heures par jour, ces hommes étaient libres ensuite de faire ce qu’ils voulaient : chasser, cultiver leurs jardins ou pêcher des moules. Le tour à perche actionné à pédale qui se trouve dans la salle adjacente à la salle commune servait à tourner le bois pour fabriquer de nombreux objets comme des barreaux, des gobelets et des chandeliers. Un interprète montre comment il fonctionne.

Le dortoir des artisans Le dortoir des artisans
© Parcs Canada/A. Rierden

Le dortoir des artisans

À l’étage, des lits superposés garnis de paillasses et de couvertures en laine meublent le dortoir des artisans. Certains matelas sont sur le plancher car le dortoir était surpeuplé en été. Les malades se reposaient dans les deux espaces clos situés près de la cheminée. Que pensez vous que les hommes utilisaient comme toilettes? À l’autre bout de la salle, vous verrez un seau en bois. Et s’il vous arrive de trouver qu’il fait froid dans votre chambre, imaginez ce que ce pouvait être de dormir ici en hiver.

 
Les logements des gentilshommes Les logements des gentilshommes
© Parcs Canada/A. Rierden

Les logements des gentilshommes

 Les logements ou résidences des gentilshommes renferment des lits superposés munis de rideaux. Ils étaient faits pour accueillir de deux à quatre hommes. Chaque logement est équipé d’une cheminée, d’une table et d’une chaise, d’une garde robe et d’un grand banc à dossier. 

 

L'atelier d'apothicaire L'atelier d'apothicaire
© Parcs Canada/C. Reardon


L’atelier d’apothicaire

L’un des logements des gentilshommes appartenait à l’apothicaire. C’est là qu’il broyait, à l’aide d’un pilon et d’un mortier, les herbes qui servaient à fabriquer divers remèdes. Les Mi’kmaq ont fait découvrir aux Français de nombreux remèdes à base de plantes.

 

  

La peau d'orignal fumée et décorée La peau d'orignal fumée et décorée
© Parcs Canada

La résidence du sieur de Mons

Dans cette pièce bien meublée, on peut voir les armoiries des sieurs de Mons et Poutrincourt, ainsi que la fleur de lys, symbole des rois de France, au dessus du grand foyer. Jetez un coup d’œil à la peau d’orignal fumée et décorée. Les sages mi’kmaq portaient de telles peaux décorées et les Français admiraient tellement leur travail qu’ils les utilisaient comme décorations murales ou tapisseries.

Chapeau en feutre fait de poils de castor Chapeau en feutre fait de poils de castor
© Parcs Canada

La traite des fourrures

Le succès de la colonie du sieur de Mons était étroitement lié à celui de la traite des fourrures. L’entrepôt et la salle de traite illustrent cette activité économique. De la traite des fourrures dépendait le soutien des marchands et la survie économique de la colonie. Les chapeaux en feutre fait de poils de castor étaient très prisés en France or, la population de castors y était en baisse. Les gens se sont donc tournés vers l’Amérique du Nord. Les Mi’kmaq apportaient des peaux de castor, de rat musqué, de loutre, de renard, de loup et de raton laveur en échange de marchandises comme des haches et des couteaux en fer, des bouilloires en cuivre ou en fer, des perles et des hameçons en fer.


D’autres lieux restent à explorer : la plateforme de tir où se trouvent les canons, la palissade, la cave à vin et la poudrière. La vue magnifique sur la rivière Annapolis et sur le bassin exalte l’imagination : un voilier arrive chargé de provisions pour l’hiver à venir. Venez nous voir cette saison au lieu historique national de Port Royal. Nous nous ferons un plaisir d’ouvrir pour vous une porte sur le passé.

 

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