Lieu historique national du Canada de Port-Royal

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Feuille d'information - Les vêtements à Port-Royal 

Il y avait deux classes distinctes de gens qui habitaient à Port-Royal : les artisans (classe ouvrière) et les gentilshommes de la classe supérieure. Les vêtements portés à cette époque variaient selon la classe sociale de la personne, la saison et le type d’activités pratiquées. Les vêtements des hommes n’étaient pas fabriqués à Port Royal. Chacun était responsable d’apporter ses vêtements en quittant la France. Un tailleur était présent pour effectuer des réparations, au besoin.

En règle générale, les artisans portaient de longues chemises de lin qui servaient aussi de chemise de nuit. Par temps froid, ils portaient des chemises de laine épaisses. Une culotte ou une « haute-de-chausse » de laine étaient chose commune. Celles-ci n’étaient pas de pleine longueur. Elles descendaient juste sous les genoux et étaient habituellement plutôt amples et confortables.

Pendant qu’ils travaillaient dans les jardins et les champs humides, les artisans portaient des souliers de bois appelés « sabots ». Les sabots sont souvent associés à la Hollande, mais les Hollandais ne furent pas les seuls à en porter. Les Suédois, les Allemands, les Belges et les Français portèrent aussi des souliers de bois à certains moments. Les sabots étaient les chaussures abordables et imperméables de l’époque.
 
Les hommes enfilaient d’épaisses chaussettes de laine pour plus de confort et de chaleur. Les artisans portaient souvent un chapeau de feutre noir uni lorsqu’ils travaillaient au soleil ardent ou s’ils étaient à l’extérieur lors de journées pluvieuses. Les artisans possédaient aussi des chaussures de cuir et ils adoptèrent les mocassins en peau d’orignal des Mi’kmaq. Par temps froid, les gens revêtaient des manteaux et des bonnets de laine.

Les gentilshommes de la classe supérieure, s’ils se rendaient à l’extérieur pour travailler dans les champs et les jardins, portaient des vêtements semblables à ceux des artisans. Ils possédaient toutefois des vêtements beaucoup plus sophistiqués qu’ils portaient lors d’occasions et de cérémonies spéciales. Pour ces occasions, les gentilshommes portaient des chemises de lin plus délicates ainsi qu’un pourpoint ou un veston fait sur mesure, habituellement en laine ou en soie.

Un collet et des manchettes de lin de luxe y étaient assortis. Des chausses amples faites du même tissu, descendant juste sous les genoux, étaient portées avec le veston. Il arrivait souvent que les hommes portent de hautes bottes de cuir légèrement plus hautes que les genoux. Parfois, ils revêtaient des bas de lin très minces à l’intérieur de souliers de cuir luxueux plutôt que des bottes. Une cape de laine ou de velours, dont la bordure était parfois ornée d’une broderie de fil de soie, pouvait être superposée au veston.

Le tout était complété par un chapeau de castor feutré orné de plumes d’autruche décoratives se prolongeant sur le contour du chapeau. Des gentilshommes de la classe supérieure comme Pierre Dugua de Mons, Samuel de Champlain, Marc Lescarbot et Sieur de Poutrincourt portaient probablement ce genre de vêtements lors d’occasions spéciales à Port-Royal.