Lieu historique national du Canada de la Citadelle-d'Halifax

Les héros de chez nous

historic photo/photo historique: soliders at Halifax Citadel entrance/soldats à l'entrée de la Citadelle d'Halifax
Image: Musée de l'Armée, Citadelle d'Halifax

La participation du Canada à la Première Guerre mondiale (1914-1918) et à la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) a touché toutes les communautés du pays, sans exception. L'Agence Parcs Canada invite les Canadiens et les Canadiennes à se joindre à elle afin de rendre hommage aux personnes de tous âges qui ont contribué à l'effort de guerre. Lors de ces conflits mondiaux, les civils et les soldats ont joué un rôle crucial dans la défense et l'édification non seulement de leurs communautés, mais aussi du pays tout entier. Découvrez les histoires remarquables de ces héros de chez nous.

D'un ocean à l'autre, des milliers de Néo-Écossais ont contribué à l'effort de guerre. Nous vous invitons à en apprendre davantage à leur sujet. 

Rendez-leur hommage et exprimez votre reconnaissance pour le service qu'ils ont rendu en visitant les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation de Parcs Canada. Nous nous souviendrons d'eux...
 

 

 

Malcolm Cann
Malcolm Cann 1895-1914

Malcolm Cann, de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, fut l’un des premiers militaires canadiens à tomber au combat pendant la Grande Guerre.

Malcolm Cann fait partie de la première cohorte d’élèves-officiers à obtenir le diplôme du Royal Naval College of Canada, à Halifax, en 1913. Aspirant de marine, il intègre temporairement la flotte britannique. Malheureusement, lui et trois autres Néo-Écossais embarqués à bord du HMS Good Hope périssent à la bataille de Coronel, le 1er novembre 1914, au large du Chili. Les autres sont Arthur Silver et William Palmer d’Halifax, et John Hatheway, de Granville. Malcolm n’a alors que 19 ans.

Malcolm Cann est cité sur le monument commémoratif du parc Point Pleasant, à Halifax, dédié à ceux qui sont tombés au combat dans les deux guerres mondiales et qui n’ont pas de sépulture connue.

Image : Musée et archives du comté de Yarmouth

Malcolm Cann (PDF 1056 Mo)

Vincent Coleman
Vincent Coleman 1872-1917

Natif d’Halifax, Vincent Coleman était régulateur de trains dans le civil. Il a sauvé des centaines de vies lors de l’explosion d’Halifax en 1917.

Le 6 décembre 1917, le navire de secours belge Imo et le cargo français Mont-Blanc chargé de munitions entrent en collision dans le port, déclenchant la plus forte explosion d’origine humaine jamais produite jusqu’alors. Environ 2 000 personnes périssent, des milliers sont blessées et se retrouvent à la rue. Coleman trouve la mort dans l’explosion, qui détruit totalement le quartier nord de la ville, où il vivait.

Employé de la gare ferroviaire de Richmond, Coleman, après avoir pris connaissance du danger, se met à envoyer des télégrammes avec frénésie, afin de faire arrêter les trains en route pour Halifax. En véritable héro, il sacrifie sa vie pour sauver celle des autres. « Je pense que ce message sera mon dernier. Au revoir les gars. » Son épouse et ses enfants survivent à l’explosion mais leur maison est détruite.

Image : Archives de la Nouvelle-Écosse

Vincent Coleman (PDF 884 Mo)

Famille Cole
Famille Cope

James Cope (en haut à droite) grandit près de Windsor au sein d’une famille de fiers soldats Mi’kmaw. Il mourut en France en 1918, alors qu’il était encore un jeune soldat dans le 25e bataillon (Nova Scotia Rifles).

James rejoignit son père (Joseph) et son frère (John), qui s’étaient enrôlés dans le 106e bataillon à Truro. Son père était cependant trop malade pour aller combattre à l’étranger. Son frère rentra au Canada, mais il fut estropié par les tirs ennemis et souffrit des effets d’une exposition au gaz moutarde. Il mourut en 1952. Un autre frère, Leo, encore bébé à l’époque où ses frères aînés partirent pour l’Europe, servit au sein du North Nova Scotia Highlanders pendant la Seconde Guerre mondiale. Il tomba au champ d’honneur en 1944.

Ce n’est que récemment que des parents ont découvert toute l’ampleur du sacrifice consenti par la famille Cope pour le Canada pendant les guerres mondiales. Ils sont aujourd’hui honorés par des groupes de vétérans de Windsor et de la Première Nation de Millbrook.

Images: Famille Martin, Archives de la Nouvelle-Écosse et Confederacy of Mainland Mi'kmaq. En haut à gauche et dans le sens des aiguilles d'une montre : Joseph Cope (père), James, John et Leo.

Famille Cope (PDF 1169 Mo)

George A. Downey
George A. Downey 1892–1969

George Alexander Downey est né à Preston, en Nouvelle-Écosse. Avec son cousin James Downey, il s’enrôle dans le 2e Bataillon de construction et sert avec distinction dans la Grande Guerre.

Pour son service dans le « Bataillon de Noirs », le soldat Downey se voit décerner la Médaille de guerre britannique et la Médaille de la victoire. Malgré la discrimination raciale dans l’armée, il s’enrôle à nouveau durant la Seconde Guerre mondiale et sert dans la Garde territoriale des anciens combattants, ce qui lui vaut la Médaille canadienne du volontaire et la Médaille de guerre.

Après la guerre, Downey devient un homme d’affaires et un leader dans sa communauté. Son esprit combatif est une source d’inspiration pour sa famille, bon nombre de ses fils et petits-fils connaissant des carrières fructueuses dans le milieu de la boxe, de l’armée, du gouvernement et de la politique. Il meurt en 1969 et est enterré dans un cimetière familial à Fall River.

Image : La famille Downey et le Black Cultural Centre for Nova Scotia

George A. Downey (PDF 584 Mo)

Stephen Joseph Francis
Stephen Joseph Francis 1873-1947

Stephen Francis, un soldat (sma’knis) Mi’kmaq, a servi avec bravoure pendant la Première Guerre mondiale. Il est né à Milton,un village du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Stephen Francis s’est enrôlé au camp de Sussex, au Nouveau-Brunswick, avant de se joindre au 24e Bataillon (Victoria Rifles), en France. Il avait alors 42 ans, un âge avancé pour un soldat. Lors de la bataille de la Somme, en 1916, il a été gravement blessé à la poitrine et aux poumons par des éclats d’obus. Il a été traité dans des hôpitaux en Angleterre et à Halifax. Stephen Francis s’est établi à Annapolis Royal,où il a succombé à une tuberculose aggravée par les blessures aux poumons qu’il a subies pendant la guerre.

Originaire de Milton également, Sam Gloade est un ancien combatant Mi’kmaq décoré de la Première Guerre mondiale. Il s’est vu décerner la Médaille de conduite distinguée ainsi que d’autres honneurs.

Image : Parcs Canada, lieu historique national du Fort-Anne

Stephen Joseph Francis (PDF 564 Mo)

Fritz et Bruno

Fritz & Bruno

La Première Guerre mondiale fut le dernier grand conflit où de nombreux animaux servirent aux côtés de soldats sur le champ de bataille. Des millions de chevaux y moururent, tandis que des chiens, des oursons et d’autres animaux devinrent des mascottes.

Fritz, un cheval de guerre, et Bruno, un chien berger, occupent une place de choix dans l’histoire militaire locale. Ils appartenaient au lieutenant-colonel Charles Bent, commandant du 15e bataillon du 48th Highlanders. En 1918, pendant les Cent-Jours d’attaque en France, les troupes canadiennes s’emparèrent d’une position allemande, où se trouvaient Fritz, un cheval roux de Russie, et son officier allemand. Plusieurs années plus tard, Bruno fut adopté par des soldats canadiens qui logeaient dans une ferme belge, et il devint la mascotte du 15e bataillon.

À la fin des hostilités, Bent ramena Fritz et Bruno à sa ferme de Paradise, en Nouvelle-Écosse, où les deux compagnons furent ultérieurement enterrés côte à côte. Officier décoré et très estimé, Charles Bent servit de nouveau son pays pendant la Seconde Guerre mondiale.

Image : Famille Donald E. Bent

Fritz & Bruno (PDF 1074 Mo)

Clare Gass
Clare Gass 1887-1968

Née à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, Clare Gass servit comme infirmière militaire au sein du Corps de santé de l’Armée canadienne. Contraintes de soigner un nombre incalculable de patients dans des conditions extrêmement difficiles, les infirmières étaient les héroïnes méconnues de la Première Guerre mondiale.

Pendant une affectation à l’Hôpital général canadien no 3 (Université McGill) en France, Gass se lia d’amitié avec John McCrae, un médecin militaire. McCrae lui montra un brouillon de son poème emblématique, « In Flanders Fields » (dont l’adaptation française fut intitulée « Au Champ d’honneur »). Elle le copia dans son journal intime et encouragea McCrae à le publier dans la revue Punch, ce qu’il fit en 1915. Avec le coquelicot, ce poème conserve une place de choix au coeur des cérémonies du jour du Souvenir au Canada.

Fait remarquable, quatre des frères cadets de Gass combattirent en Europe. L’un d’eux perdit la vie dans la bataille de la crête de Vimy en 1917. Gass rentra au Canada après la guerre et fit oeuvre de pionnière dans le domaine du travail social en milieu médical.

Image : Madame Gertrude Henderson (la nièce de Gass)

Clare Gass (PDF 909 Mo)

Thomas Hammond
Thomas Hammond 1887-1916

Né à Scarsdale, en Nouvelle-Écosse, Thomas Hammond figurait au nombre des quelque 200 Mi’kmaq des provinces de l’Atlantique qui s’enrôlèrent volontairement pendant la Grande Guerre. Malgré des droits civils limités au Canada et des barrières culturelles au sein de l’appareil militaire, les Premières Nations fournirent un grand nombre de recrues d’un bout à l’autre du pays.

Hammond rejoignit le Corps expéditionnaire canadien et fut affecté au 26e bataillon « du Nouveau-Brunswick » comme soldat en 1915, mais il perdit tragiquement la vie pendant l’offensive de la Somme l’année suivante. Le jeune Autochtone participa aux combats intenses qui marquèrent la bataille de Flers-Courcelette, dans le Nord de la France. Son corps ne fut jamais retrouvé. Il était âgé de 29 ans.

Plusieurs Mi’kmaq se virent décerner des prix de reconnaissance pour bravoure et services distingués. Le sma’knis (soldat) Stephen Toney, de Pictou Landing, fut parmi les tireurs les plus décorés de toute l’armée des Alliés.

Image : Musée de la Nouvelle-Écosse

Thomas Hammond (PDF 636 Mo)

Laura Hubley
Laura Hubley 1875-1964

Née à St. Margarets Bay, près de Halifax, Laura May Hubley était infirmière en chef au 7e hôpital militaire fixe de l’Université Dalhousie pendant la Première Guerre mondiale.

Après avoir obtenu son diplôme de l’hôpital Victoria General, à Halifax, Laura Hubley exerce dans le privé avant de rejoindre le Service infirmier de l’Armée canadienne. Créée en 1915, l’unité de Dalhousie, en première ligne, traitera environ 60 000 patients en France et en Angleterre. À titre d’infirmière en chef, Laura dirige ses 26 collègues infirmières, mais elle organise également des activités sociales pour le personnel et les patients de l’hôpital. Elle ira même jusqu’à organiser une visite de l’as de l’aviation canadienne Billy Bishop, qui fait une démonstration aérienne au-dessus de l’établissement.

Mme Hubley a reçu la Croix-Rouge royale de première classe pour son service exceptionnel en tant qu’infirmière militaire. Elle repose au cimetière Camp Hill d’Halifax.

Image : Archives de l'Université de Dalhousie

Laura Hubley (PDF 1051 Mo)

Jeremiah Jones
Jeremiah Jones 1858-1950

Né à Truro, Jeremiah « Jerry » Jones est un courageux soldat de la Première Guerre mondiale. Comme beaucoup d’autres Canadiens noirs, il doit surmonter les barrières raciales simplement pour être volontaire.

Bien que le 2e Bataillon de construction soit une unité à prédominance noire dans le Corps expéditionnaire canadien, des Canadiens d’origine africaine servent également dans d’autres unités, dont des bataillons d’infanterie. À l’âge avancé de 58 ans, Jones s’enrôle dans le 106e Bataillon de Truro et se bat avec le Royal Canadian Regiment à la crête de Vimy et à Passchendaele en 1917. À la crête de Vimy, il s’élance seul contre une position de mitrailleuse allemande et s’en empare. Pour sa bravoure, il est recommandé pour l’obtention de la Médaille de conduite distinguée, qui vient au deuxième rang des décorations qui récompensent la bravoure devant l’ennemi, après la Croix de Victoria. Il ne recevra jamais sa médaille.

En 2010, après des décennies de lutte, le gouvernement du Canada décerne à Jones le Médaillon des Forces canadiennes pour service distingué, à titre posthume. Il demeure une figure héroïque de l’histoire des Néo Écossais d’origine africaine.

Image : Famille Jones

Jeremiah Jones (PDF 922 Mo)

Arthur Lismer
Arthur Lismer 1885-1969

Arthur Lismer était membre du « Groupe des sept » du Canada (1920-1933), connu pour ses peintures emblématiques des paysages canadiens.

Né en Angleterre, Arthur Lismer arrive à Halifax en 1916, pour diriger la Victoria School of Art and Design (aujourd’hui Université NSCAD). Bien qu’il quitte Halifax en 1919, il aura une influence durable sur le développement artistique et culturel de la ville. Il est chroniqueur officiel de l’actualité d’Halifax pendant la guerre pour le gouvernement canadien, et tout particulièrement des activités du port. Manifestement, sa peinture la plus célèbre est celle de l’Olympic, un luxueux paquebot converti en transport de troupes, qui arrive à Halifax après la guerre avec à son bord quelque 5 000 soldats. Une oeuvre riche en couleurs et intemporelle.

En 1974, le gouvernement canadien a désigné Arthur Lismer personne d’importance historique nationale. M. Lismer est aussi membre de l’Ordre du Canada.

Image : Autoportrait (1924), Collection McMichael d'art canadien

Arthur Lismer (PDF 1266 Mo)

Margaret C. MacDonald
Margaret C. MacDonald 1873-1948

Native de Bailey’s Brook, dans le comté de Pictou, Margaret C. MacDonald était infirmière en chef du Service infirmier de l’Armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale.

Après l’obtention de son diplôme, Mme MacDonald acquiert une expérience importante en tant qu’infirmière de guerre au pays et à l’étranger. Lorsqu’éclate la Grande Guerre, en 1914, elle se porte volontaire pour travailler outre-mer et est nommée infirmière en chef. De son quartier général de Londres, elle dirige tous les services infirmiers canadiens en Europe, et notamment les postes d’évacuation des blessés, les hôpitaux et les unités médicales à bord des navires et des trains. Elle contribue grandement à la professionnalisation des infirmières du Service infirmier de l’Armée canadienne, grâce à la formation qu’elle a reçue au sein du service de soins
infirmiers britanniques.

Mme MacDonald a reçu la Croix-Rouge royale et la médaille Florence Nightingale. Le gouvernement canadien l’a également désignée personne d’importance historique nationale. Cette désignation est matérialisée par une plaque à Bailey’s Brook, où elle est enterrée.

Image : Musée canadien de la guerre

Margaret C. MacDonald (PDF 990 Mo)

Angus L. MacDonald
Angus L. Macdonald 1890-1954

Né au Cap-Breton, en milieu rural, Angus L. Macdonald fut l’un de ceux qui occupa le plus longtemps le poste de premier ministre de la Nouvelle-Écosse. Avant d’entrer en politique, il combattit avec ses frères Oswin (à gauche) et John Colin (à droite) pendant la Première Guerre mondiale.

Sa formation d’officier terminée, Macdonald se joignit au Cape Breton Highlanders (185e bataillon) avant d’être envoyé au front, en 1918, comme lieutenant du Nova Scotia Rifles (25e bataillon), dont les soldats portaient le surnom d’« assaillants des tranchées ». Pendant un combat où il dirigeait courageusement sa compagnie, il fut grièvement blessé par un tireur allemand embusqué à peine quatre jours avant l’Armistice. Macdonald pleura « le pauvre Collie », son jeune frère mort au champ d’honneur.

Macdonald eut une influence durable sur la Nouvelle-Écosse, et il mourut pendant qu’il était encore en poste. Le pont Angus L. Macdonald fut inauguré en 1955, un an après son décès.

Image : Musée et société historique de Chestico (Port Hood) et Mme Morag Graham

Angus L. Macdonald (PDF 1022 Mo)

Joseph A. Parris
Joseph A. Parris 1899–1972

Né dans le comté de Guysborough, Joseph « Joe » Parris (centre) sert dans le 2e Bataillon de construction aux côtés de plusieurs membres de sa famille, dont son frère William et son cousin Seldon (deuxième à partir de la gauche).

Âgé de seulement 17 ans lorsqu’il s’enrôle à New Glasgow, Parris sert son pays avec beaucoup d’enthousiasme malgré les préjugés de l’époque. Parti de l’Angleterre en 1917, le « Bataillon de Noirs » est rattaché au Corps forestier canadien en France. Ses travaux forestiers de construction de route et de chemins de fer ainsi que son assistance aux blessés s’avèrent essentiels pour la victoire des Alliés durant la Première Guerre mondiale.

Après la guerre, Parris retourne à Mulgrave, en Nouvelle-Écosse, où il s’enrôle dans la filiale locale de la Légion royale canadienne (autrefois la Canadian Legion). Il s’éteint en 1972 et est enterré au cimetière catholique St. Lawrence,
à Mulgrave.

Image : Black Cultural Centre for Nova Scotia

Joseph Parris (PDF 1286 Mo)

George Price
George Price 1892-1918

Figure tragique de la Première Guerre mondiale, George Price aurait été le dernier Canadien et le dernier soldat d’un pays du Commonwealth à mourir au combat, sous le feu d’un tireur allemand embusqué. Il perdit la vie le 11 novembre 1918, à peine deux minutes avant l’entrée en vigueur de l’Armistice, à 11 h.

Né à Falmouth, en Nouvelle-Écosse, Price s’établit plus tard en Saskatchewan, où il fut enrôlé dans le Corps expéditionnaire canadien en 1917. Il servit comme soldat au sein du 28e bataillon « du Nord-Ouest » jusqu’à sa mort prématurée dans la localité belge de Ville-sur-Haine.

Price est considéré comme un héros en Nouvelle-Écosse, où sa famille vit toujours. Son sacrifice est également reconnu près de Mons, en Belgique, lieu de son inhumation. Divers monuments, écoles et autres bâtiments portent son nom.

Image : Ville de Le Roeulx (Belgique) et M. George Barkhouse (neveu de Price)

George Price (PDF 892 Mo)

Dr. John Stewart
Dr. John Stewart 1848-1933

Natif de Black River, au Cap-Breton, le Dr John Stewart commandait le 7e hôpital militaire fixe de l’Université Dalhousie pendant la Grande Guerre.

Lorsque l’unité de Dalhousie est créée, en 1915, il semble tout naturel que le Dr Stewart soit nommé à sa tête, en tant que diplômé de Dalhousie et chirurgien réputé d’Halifax. L’unité compte 162 employés dont des professeurs et étudiants de Dalhousie, des infirmières, des membres d’autres universités et de simples citoyens. Bien qu’âgé de 67 ans, le Dr Stewart impose une cadence soutenue pour les marches militaires et, décontracté, continue de dormir lors d’un raid aérien allemand sur l’hôpital. Promu au grade de colonel, il est nommé, en 1918, à un poste de haut niveau en Angleterre.

Après la guerre, le Dr Stewart est nommé doyen de la Faculté de médecine de Dalhousie. Il reçoit de nombreux hommages pour son service en tant de guerre et pour sa carrière médicale.

Image : Archive de l'Université Dalhousie

Dr. John Stewart (PDF 1072 Mo)

Daniel H. Sutherland
Daniel H. Sutherland 1878–1977

Né à River John, en Nouvelle-Écosse, Daniel H. Sutherland étudie l’ingénierie à l’Université McGill et travaille comme entrepreneur en construction de chemins de fer avant de s’enrôler dans le 193e Bataillon (Nova Scotia Highlanders).

En 1916, le lieutenant colonel Sutherland accepte le poste de commandant du 2e Bataillon de construction, initialement basé à Pictou, puis transféré à Truro. Lorsque le bataillon est restructuré, avant d’être affecté au Corps forestier canadien, il accepte d’être rétrogradé pour rester avec ses hommes à la tête de cette unité historique de la Grande Guerre.

Bien que les officiers du bataillon soient tous blancs, à l’exception de l’aumônier William A. White, Sutherland établit un rapport solide avec les hommes qu’il commande et tire une grande fierté de servir avec eux au pays et en Europe. Il meurt en 1977 et est enterré au cimetière Bellevue, à River John.

Image : Famille Sutherland

Daniel Sutherland (PDF 564 Mo)

William A. White
William A. White 1874–1936

Né en Virginie dans une famille d’esclaves, William A. White arrive en Nouvelle-Écosse en 1899 pour étudier à l’Université Acadia. Après l’obtention de son diplôme, il devient ministre du culte de l’église baptiste Zion à Truro.

Avant de s’enrôler dans le 2e Bataillon de construction à Truro en 1917, White entreprend de lutter activement contre la discrimination raciale dans le Corps expéditionnaire canadien. Il fera oeuvre de pionnier. Durant la Grande Guerre, il est l’un des rares officiers noirs dans l’Armée canadienne, et le seul aumônier noir.

Après la guerre, White retourne à Halifax où il devient pasteur de l’église baptiste de la rue Cornwallis. Il meurt du cancer en 1936. White laisse à la communauté africaine de la Nouvelle-Écosse le souvenir chaleureux d’une figure inspirante et dévouée à la lutte pour la tolérance et l’équité raciales.

Image : Famille White

William A. White (PDF 673 Mo)

Joseph White
Joseph White 1897-1925

Natif d’Halifax, Joseph Leonard Maries White a grandi dans la vieille tour de l’horloge, dont son père, William White, dit « Gunner », était le gardien. Son père avait servi dans l’Artillerie royale avant d’entrer dans la police d’Halifax.

Alors qu’il est étudiant à l’Université Dalhousie, Joseph White, âgé de 18 ans, s’engage dans le Corps des mitrailleurs canadiens. Blessé au combat, il est transféré au Royal Flying Corps et fera une carrière exemplaire dans ce qui sera la première guerre aérienne de l’histoire. Ayant abattu au moins 22 appareils ennemis, ce pilote émérite est honoré pour sa bravoure et sa vivacité au combat.

Joseph White quitte le 65e Escadron au grade de capitaine. Malheureusement, il périt lors d’une collision en vol alors qu’il fait partie de la toute nouvelle Aviation royale canadienne, en 1925.

Image : Norman Franks

Joseph White (PDF 899 Mo)