La deuxième citadelle

En 1761, la première citadelle d’Halifax n’a toujours pas subi d’attaque. Elle se trouve néanmoins en ruines après des années de négligence et d’assauts du climat néo écossais. S’amorce donc la construction d’un nouveau fort qui ne sera pas achevée avant plusieurs années en raison de multiples contretemps.

Une construction reportée

La deuxième citadelle, 1776 La deuxième citadelle, 1776
© Parcs Canada/K.E. Grant

Selon les plans de la nouvelle citadelle, il faut réduire la hauteur de la colline de 12 mètres (40 pi). Toutefois, on manque de main d’œuvre pour faire ce travail, car il y a peu de soldats stationnés à Halifax à ce moment là. En 1761, 1 000 soldats arrivent du Massachusetts pour participer aux travaux, mais à la fin de l’été, peu de progrès ont été accomplis. La reprise des travaux est prévue pour l’été suivant, mais l’offensive des Français à St. John’s, Terre Neuve, vient de nouveau contrecarrer les plans. En prévision de possibles attaques françaises, les Britanniques se voient plutôt forcés de consolider les moyens de défense du port sur l’île Georges et sur les côtes d’Halifax et de Dartmouth.

À la suite du déclenchement de la Révolution américaine, dans les années 1770, les Britanniques concentrent de nouveau leurs efforts sur leurs défenses terrestres à Halifax et sur la citadelle. À cette époque, plusieurs résidants d’Halifax sont originaires de Nouvelle Angleterre et appuient les révolutionnaires. Craignant que les Américains déclenchent une offensive terrestre, les troupes britanniques, dirigées par le capitaine William Spry, construisent un nouveau fort à partir d’une version élargie des plans de 1761. Le point central de cet ouvrage est une tour octogonale qui servira de caserne pour 100 soldats.

Comme sa prédécesseure, cette deuxième citadelle ne sera jamais attaquée et finira délabrée. En 1784, le bâtiment se trouve en ruines en raison de la négligence et du climat néo écossais. Il faudra attendre une reprise des hostilités entre les Britanniques et les Français pour que soit envisagée la construction d’un troisième fort au sommet de la colline de la citadelle.