Lieu historique national du Canada de Grand-Pré

La Déportation

Tout au long de cette période difficile, la plupart des Acadiens adoptent une politique de neutralité reconnu par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, qui trouve son expression dans un serment d'allégeance prêté devant le gouverneur Philipps en 1729 et en 1730. Cependant, en 1755 à l'aube de la guerre de Sept Ans, le gouverneur intérimaire et le conseil exécutif de la Nouvelle-Écosse décident de forcer les Acadiens à prêter le serment d'allégeance inconditionnelle et, en cas de refus, de les déporter. Les représentants acadiens refusèrent de prêter allégeance.

Vitrail commémorant la Déportation des Acadiens de 1755 dans l'église-commémorative de Grand-Pré.
Vitrail commémorant la Déportation des Acadiens de 1755 dans l'église-commémorative de Grand-Pré.
© François Gaudet, 2000

Le lieutenant-colonel John Winslow, de la Nouvelle-Angleterre, est chargé d'organiser la déportation des Acadiens de la région des Mines. En tout, quelque 2 200 hommes, femmes et enfants sont déportés de Grand-Pré et de la région environnante. Ce nombre représente à peu près un tiers des quelques 6 000 Acadiens et Acadiennes qui ont été déportés de la Nouvelle-Écosse en 1755.

En 1764, les autorités britanniques accordent finalement aux Acadiens la permission de s'établir de nouveau en Nouvelle-Écosse. Leurs anciennes terres sont cependant occupées par les « Planters » venus de la Nouvelle-Angleterre. Ils sont donc obligés de s'installer ailleurs en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Edouard et au Québec.