Lieu historique national du Canada de Grand-Pré

Statue d'Évangeline
S'inspirant de l'histoire de la déportation à Grand-Pré, en 1847, le poète américain Henry Wadsworth Longfellow publie le poème Evangeline. En 1920, le Dominion Atlantic Railway érige un statue d'Évangéline, conçue par le sculpteur Philippe Hébert, et exécutée par son fils Henri.
© Parcs Canada / F. Gaudet

Traitement de conservation de la statue d’Évangéline

Le conservateur rince la statue d'Évangeline. Le restaurateur rince la surface de la statue avant de commencer le processus de cirage.
© Parcs Canada / F. Gaudet

Les sculptures de bronze extérieures, telles que la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré, sont exposées aux éléments 365 jours par année. Elles se recouvrent peu à peu de pollen, de poussière et d’excréments d’oiseaux, et elles servent de refuge à un grand nombre d’insectes et d’araignées. Tous les deux ans, les restaurateurs de Parcs Canada interviennent pour nettoyer ces objets précieux et les protéger pour les années à venir.

Examen de la statue

La première étape consiste à examiner la statue et à rendre compte de son état. Les restaurateurs cherchent des endroits où la surface pourrait avoir été affaiblie ou fissurée. S’ils en trouvent, ils prennent un grand soin à éviter d’autres dommages pendant le travail de conservation. Au besoin, des travaux de réparation sont entrepris.

Nettoyage

Le restaurateur applique de la cire sur la statue. Le restaurateur applique de la cire sur la sculpture. Cette cire protègera la statue contre les éléments.
© Parcs Canada / F. Gaudet

Au cours de la deuxième étape, les restaurateurs débarrassent la statue de la saleté, du pollen, des excréments ainsi que des insectes et des autres animaux nuisibles qui y ont élu domicile. Ces accumulations de matière sont inesthétiques, et leurs sous-produits acides peuvent entraîner la corrosion de la surface en bronze. Comme elle se trouve près de la mer, la statue d’Évangéline est également exposée à l’air salin, de sorte qu’il faut aussi en enlever les dépôts de sel. En outre, les restaurateurs doivent enlever les couches appliquées lors de traitements de conservation antérieurs, pour qu’une nouvelle couche protectrice puisse créer une barrière uniforme. Ce travail de nettoyage se fait à l’aide d’une simple solution d’eau et de savon.

Les restaurateurs se servent d’un pulvérisateur à jet d’eau sous pression pour enlever les débris meubles et la saleté. Ensuite, ils utilisent une solution d’eau et de savon doux ainsi qu’une brosse à soies non métalliques dures pour enlever la saleté tenace. Après un dernier rinçage à l’eau, la surface de la statue est prête pour le cirage.

Application de la cire 

La troisième étape du processus consiste à élever la température de la surface pour y appliquer un mélange de cires dures. La cire en pâte ordinaire ne serait pas assez robuste pour une sculpture extérieure et se dégraderait trop rapidement.

Pour faire chauffer la surface de la statue, les restaurateurs se servent d’un chalumeau au propane. Lorsque la température est suffisamment élevée, ils appliquent la cire au pinceau. La cire chaude enrobe les moindres recoins de la statue et pénètre dans sa surface semi-poreuse. L’excès est ensuite enlevé pendant que la cire est encore chaude.

La statue est nettoyée par le restaurateur. Pour la dernière étape, la surface cirée est poncée avec un linge sans charpie.
© Parcs Canada / F. Gaudet

Le ponçage de la statue

À la quatrième étape, il faut laisser refroidir la statue, puis poncer la surface cirée avec un linge sans charpie.

La couche de cire empêche la saleté, les débris et l’air salin d’entrer en contact direct avec le métal et ralentit la corrosion qui se formerait naturellement en l’absence de cette protection. Elle donne aussi à la patine une apparence uniforme et plus saturée.

Au bout de deux ans, la couche de cire succombe aux éléments, et la statue d’Évangéline doit à nouveau être soumise à un traitement de conservation.