Lieu historique national du Canada du Fort-Anne

Personnes


Jean-Paul Mascarene

Représentation du fort en 1745 Représentation du fort en 1745
© Parcs Canada/I. Murphy





 

 

 

 

 

Huguenot français, ingénieur et militaire, Jean-Paul Mascarene joint les rangs de l’armée britannique en 1706. Quelque temps après, il est promu au grade de lieutenant et, en 1708, alors qu’il se trouve à Portsmouth, reçoit l’ordre de se joindre à une force de la Nouvelle Angleterre que l’on rassemble en vue d’attaquer le Canada. Mascarene participe à cette expédition deux ans plus tard, opération qui se solde par la prise de Port Royal et qui confirme le pouvoir de la Grande-Bretagne sur la Nouvelle Écosse.

Au cours des cinq années suivantes, Mascarene partage son temps entre Boston et Plaisance, à Terre Neuve, où il a le commandement d’une compagnie d’infanterie. En août 1717, il est promu capitaine au sein du 40e régiment du colonel Richard Phillips. En 1720, un an après la nomination du colonel Richard Phillips à titre de gouverneur de la Nouvelle Écosse, Mascarene retourne à Port Royal en tant qu’ingénieur et officier au sein du régiment de Philipps et du Board of Ordnance. Au cours des années à venir, Mascarene tente de récupérer ce qu’il reste du fort de Port Royal (désormais Annapolis Royal) alors dans un état de délabrement, et ce, malgré les réticences du conseil à dépenser de l’argent sur des travaux d’entretien et de réparation. Enfin, en 1733, le conseil ordonne l’exécution d’importants travaux de réparation et de construction.

De nature pragmatique, Mascarene adopte une approche de conciliation auprès des Acadiens, soutenant qu’un serment de neutralité générale est nécessaire pour assurer la protection de la province. Cette attitude est toutefois vivement contestée par ses dirigeants et les membres du Board of Ordnance.

En 1744, Mascarene est nommé lieutenant gouverneur d’Annapolis Royal. En août, le fort subit une attaque d’un mois par le capitaine François du Pont Duvivier de Louisbourg et des guerriers des Premières nations. Prisonnier du fort avec une infanterie au bout de ses forces et de nombreuses familles, Mascarene choisit d’attendre l’arrivée des renforts français avant de se rendre. Toutefois, ces derniers n’arriveront jamais; ce sont plutôt des renforts anglais qui arrivent, le gouverneur du Massachusetts, William Shirley, ayant envoyé une flotte de navires bien avant les Français. Face à cette situation, les attaquants battent en retraite.

En 1749, le gouverneur Edward Cornwallis, qui adopte l’approche contraire à celle de Mascarene, demande à la population acadienne de prêter un serment d’allégeance inconditionnelle à la Couronne britannique. Incapable de convaincre les Acadiens d’obtempérer, Cornwallis abandonne cette idée pour le reste de son mandat comme gouverneur. En 1751, il envoie Mascarene en Nouvelle Angleterre, le chargeant de renouveler le traité conclu en 1726 avec les Premières nations. Bien qu’il continue de correspondre avec des amis d’Annapolis pendant plusieurs années, Mascarene ne retournera jamais en Nouvelle-Écosse.

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