Lieu historique national du Canada de La Fourche

Histoire

Graphique représentant les thèmes historiques de la Fourche
Graphique représentant les thèmes historiques de la Fourche
©Parcs Canada

Le confluent des rivières Rouge et Assiniboine

Un aperçu historique

Située à la jonction de deux rivières importantes qui font partie d'un vaste réseau continental, « La Fourche » fut témoin de nombreux événements clés de l'histoire de l'Ouest canadien. Foyer du premier établissement européen permanent de l'Ouest du pays, elle est devenue le berceau de la province du Manitoba ainsi que le cœur de la ville de Winnipeg.

Aussi loin que 4 000 ans av. J.-C., bien avant l'arrivée des explorateurs européens, La Fourche était un point de ralliement traditionnel pour les Premières nations. Des groupes de chasseurs autochtones campaient dans la région, en profitant pour se ravitailler et faire du commerce avec d'autres tribus. Il s'agissait d'une escale le long des routes migratoires saisonnières allant des forêts du Nord aux plaines du Sud, et d'un élément important d'une voie commerciale transcontinentale.

De 1734 à 1760, l'arrivée des commerçants de fourrures européens changea la vie des peuples autochtones pour toujours. Les Assiniboins devinrent les intermédiaires entre les Premières nations et les Européens pour la traite des fourrures. À partir de La Fourche, ils empruntèrent les rivières pour s'adonner au commerce des fourrures avec les postes de traite anglais, puis français, situés à des centaines de kilomètres.

De 1760 à 1821, la Compagnie de la Baie d'Hudson et la Compagnie du Nord‑Ouest se livrèrent une concurrence féroce pour les fourrures. Les deuXentreprises se servirent de La Fourche pour l'entreposage et l'expédition des fournitures dont avaient besoin les trappeurs, et des fourrures destinées aux négociants. En 1821, les entreprises concurrentes fusionnèrent, en conservant le nom de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

À l'époque de la traite des fourrures, de nombreux mariages eurent lieu entre des voyageurs et marchands, et des femmes autochtones. Les enfants issus de ces couples étaient connus sous le nom de « Métis », un groupe culturel distinct qui constitue aujourd'hui un élément clé de la société manitobaine. Toutefois, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, les Métis et les habitants de la colonie de la rivière Rouge devinrent de plus en plus préoccupés par l'afflux d'immigrants. Des décennies de lutte et de discorde commencèrent.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la colonisation de l'Ouest du pays commença, et l'on construisit des voies ferrées et de vastes cours de triage pour assurer le transport des colons et des marchandises dont ils avaient besoin. De nombreux bâtiments érigés à La Fourche remontent à cette époque.

Après l'entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne en 1870, le nombre d'immigrants de l'Est du Canada, de l'Europe et des États-Unis augmenta en flèche, attirés par la perspective de posséder de vastes terres fertiles. La venue de ces immigrants modifia à tout jamais le caractère de la ville et du pays tout entier. Winnipeg, qui fut construite autour de La Fourche, pris alors son essor et devint la « porte d'entrée vers l'Ouest canadien ».

Vocation des lieux avant l'arriveé des Européens

Contacts entre les Autochtones et les Européens à La Fourche : 1734-1760

Période de la traite des fourrures : 1760-1821

Établissement autochone et Compagnie de la Baie d'Hudson : 1812-1850

Periode de transition : 1850-1900

Une métropole en gestation

Le confluent et l'ère du chemin de fer : 1886-1923

La Fourche et l'immigration : 1870-1920