Lieu historique national du Canada du Fort-St. James

Merveilles naturelles et trésors culturels

Jardins, champs et clôtures


© Parcs Canada

Le 22 mai 1811, le commerçant de fourrures Daniel Harmon déclarait : « Nous avons planté nos pommes de terre et semé de l'orge et des navets. Il s'agit des premières semences que nous mettons en terre du côté ouest des montagnes. » Quelques années plus tard, Harmon décrivait à nouveau l'état des activités agricoles au poste de traite : « Il y a quelques jours, nous avons coupé et battu notre orge. Les cinq pintes de graines que j'ai semées le 1er mai ont produit autant de boisseaux. Un acre de terre, s'il produisait dans les mêmes proportions, rapporterait 84 boisseaux. C'est la preuve que le sol est propice à l'agriculture dans bien des endroits de cette région. Cependant, il faudra probablement du temps avant que nous ne puissions profiter des fruits de notre labeur. »

Il avait raison, et il a fallu bien des années de frustrations, d'essais et de détermination avant que le potager du fort n'acquière son apparence actuelle.


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Essentiellement, le potager du fort est l'œuvre d'une seule personne, Roderick MacFarlane. Après une entrée remarquée dans le district en 1888, il entama l'indispensable construction d'un « nouveau poste » en période de restrictions économiques et sans l'approbation de ses supérieurs. Avec l'appui de son contremaître A.C. Murray, MacFarlane entreprit la construction de la cache à poisson, de l'entrepôt de fourrures et de la maison de l'interprète à peine quelques mois après son arrivée. Pour ce faire, il dut démonter et réutiliser une bonne partie des matériaux ayant servi à la construction du poste de traite précédent. N'eût été de la détermination et de l'insoumission de MacFarlane, il ne subsisterait peut-être aujourd'hui aucune trace du fort St. James tel que nous le connaissons aujourd'hui, avec ses bâtiments, ses trottoirs de bois, de même que ses six clôtures, chacune adaptée à une fin bien précise, qui s'étendaient sur environ un mille de longueur.