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Les héros locaux | Pourquoi porter un coquelicot? | Ma chère Belle : Lettres de la Première Guerre mondiale | Sur le front intérieur : 100 ans d’archives

Les premiers coquelicots du Jour du souvenir étaient faits de tissu, souvent par des invalides de la Grande guerre. Les premiers coquelicots du Jour du souvenir étaient faits de tissu, souvent par des invalides de la Grande guerre.
© Parcs Canada

Les héros locaux - Pourquoi porter un coquelicot?

« Au champ d’honneur, les coquelicots
sont parsemés de lot en lot. »
—Lieutenant John McCrae

Pourquoi portez-vous un coquelicot? Peut-être parce que vos parents, vos grands-parents ou vos enseignants vous ont dit d’en porter un. « Il faut le porter pendant deux semaines avant le Jour du souvenir, ont-ils peut-être dit. Porte-le sur ton cœur. »

Préparez-vous à ressentir un lien plus profond avec cette coutume. Du 1er au 11 novembre 2013, le fort Rodd Hill fera connaître des photographies et des récits de héros locaux ordinaires. Suivez l’action sur le site Web, sur Facebook ou sur Twitter.

Pourquoi portez-vous vraiment un coquelicot? Pour vous souvenir des gens qui sont morts dans les guerres mondiales et les autres conflits. Pour ne pas oublier Fred, le garçon de ferme de Lizard Lake, Lewis, le chaudronnier de 20 ans de Winnipeg, et Charles, le comptable célibataire de 43 ans de Victoria.

Les premiers coquelicots du Jour du souvenir étaient faits de tissu, souvent par des invalides de la Grande guerre.

Le coquelicot orné d’une feuille d’érable d’or a été porté à Vimy (France) au cours du pèlerinage de 1936. Les survivants et les parents de ceux qui ne sont pas revenus avaient été invités à l’inauguration officielle du Monument commémoratif de Vimy.


11e raison sur 11

Hugh Hampton, un apprenti peintre de 16 ans qui vivait sur l’avenue Hillside, à Victoria, a prétendu avoir 18 ans lorsqu’il s’est porté volontaire pour servir à l’étranger.
 
Formé comme mitrailleur, il cuisinait pour les membres de son peloton derrière la ligne de front située près d’Arras, en France, lorsqu’il a été gravement blessé par un obus d’artillerie ennemi. Il a succombé à ses blessures le jour même, soit le 9 août 1918; il avait alors 19 ans.


10e raison sur 11

Fred Kenney, tailleur de pierre de Chicago en Illinois, a franchi la frontière pour s’enrôler dans l’Armée canadienne à Toronto avant que les États-Unis entrent en guerre. Des milliers d’autres Américains ont fait de même. Fred Kennedy a été tué lorsque son unité a pris d’assaut Rosiers, en France, le 9 août 1918. Extrait du journal du 4e Bataillon : [Traduction] « De nombreux actes de bravoure ont été accomplis par des soldats de tous les rangs face à des tirs de mitrailleuses extrêmement intenses. »
 
Sa sœur, qui résidait à Victoria, en Colombie-Britannique, a reçu la photographie officielle de sa tombe, peu après la guerre. Les croix en bois originales ont été remplacées par des pierres dans les années 20.


9e raison sur 11

Don Bowes (à gauche), un résident de Winnipeg, aimait se glisser furtivement hors du camp pour aller danser. Son escadron de bombardiers Lancaster de l’Aviation royale du Canada a reçu l’ordre d’attaquer une cible se trouvant près de Hambourg, en Allemagne, le 31 mars 1945 — seulement cinq semaines avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.
 
Il s’agissait d’un raid en plein jour et l’avion de Don Bowes, du 419e Escadron, a pris du retard; son escorte de chasseurs a dû partir pour ne pas manquer d’essence. Un petit groupe de chasseurs à réaction allemands est passé à l’attaque et l’aéronef de Don Bowes — en plus de huit autres — a été abattu. Trois des sept membres de l’équipage ont sauté en parachute, mais Don Bowes, âgé de 21 ans, n’en faisait pas partie.


Robert Selby Graham
Robert Selby Graham
Robert Selby Graham

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8e raison sur 11

Robert Selby Graham, un homme de 21 ans, était commis à Winnipeg avant de s’enrôler dans l’Armée. Il a effectué son service au sein du 16e Canadian Scottish Regiment, à Victoria. Blessé lors de la bataille de la crête de Vimy, il a été transporté vers un hôpital en Angleterre, où il a succombé à ses blessures.

Sa mère, qui était son unique parente, a reçu la plaque d’identité en aluminium que son fils portait le jour où il a été blessé.

Les tombes de soldats canadiens, dans l’ombre de la crête de Vimy, environ six mois après la bataille, en 1917.



Major Conn Smythe
Major Conn Smythe

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7e raison sur 11

De nombreux joueurs de hockey bien connus se sont enrôlés lors de la Seconde Guerre mondiale, certains effectuant leur service dans un « bataillon des sportifs », commandé par le major Conn Smythe.

Le major Smythe, blessé en Normandie à la suite du jour J, avait aussi vécu la Grande Guerre à titre d’officier d’artillerie et d’observateur aérien au sein du Royal Flying Corps.

Il a reçu la Croix militaire pour sa bravoure à la bataille de la crête de Vimy. Devenu prisonnier de guerre après que son avion a été abattu, il s’est retrouvé en isolement carcéral à la suite de deux tentatives d’évasion ayant échoué.



Charles Adams
Charles Adams
Charles Adams
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6e raison sur 11

Âgé de 43 ans, Charles Adams a fait figure de père pour de nombreux jeunes hommes qui servaient à ses côtés au sein du 2e bataillon du Canadian Mounted Rifles. Avant la guerre, il était comptable et célibataire, et il vivait avec sa mère sur Gorge Road, à Victoria.

Quelques semaines avant d’être tué lors de l’attaque importante de la crête de Vimy, le 9 avril 1917, il a envoyé de la France cette carte postale en soie brodée à la main à son amie de cœur après l’avoir transportée dans les tranchées. Il est enterré au cimetière La Chaudière, dans l’ombre de la crête.

Texte figurant sur la carte postale de M. Adams [Traduction] :
« France, 2 févr. 1917

Chère Madame Hewlings,

J’ai transporté cette carte qui vous est destinée pendant quelque temps. Je l’ai même amenée sur ce front, dans les tranchées, où les boches nous ont surpris quelques fois — ces foutus rats désespérés. Quel dernier effort sinistre de leur part.

Mes meilleurs voeux à vous tous pour 1917. Bien à vous, C.E. Adams, 227750 Cie B. 2e C.M.R. »
[Cie signifie compagnie, et C.M.R. signifie Canadian Mounted Rifles.]



Winnipeg Grenadiers
Winnipeg Grenadiers

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5e raison sur 11

Heureux d’être en vie, ces soldats du Régiment des Winnipeg Grenadiers sourient à bord d’un navire-hôpital en 1945. Ils viennent d’être libérés après près de quatre années passées dans des camps de prisonniers japonais.

Envoyés défendre Hong Kong en 1941, ils ont été capturés lors de la chute de la ville, le jour de Noël. Pendant leur période de captivité, ils ont fait face à la famine, aux maladies, à la torture et à la vie d’esclave dans des chantiers navals et des mines.



Lewis Shipman Lewis Shipman
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4e raison sur 11

Lewis Shipman était un chaudronnier de Winnipeg lorsque, à 20 ans, il s’est enrôlé dans l’Armée à titre d’infirmier. Portant fièrement la croix rouge, il se trouvait à bord du navire-hôpital canadien Llandovery Castle, qui rentrait en Angleterre depuis Halifax, quand le navire a été atteint par la torpille d’un sous-marin allemand. L’accident a coûté la vie à 234 personnes, dont 14 infirmières militaires canadiennes.

Cette attaque lancée sur un navire non armé et bien éclairé est considérée comme l’une des pires atrocités de la Grande Guerre. Le capitaine et plusieurs officiers du sous-marin ont comparu devant les tribunaux en 1919.

Les victimes de l’attaque restent sans sépulture connue; leurs noms sont inscrits sur le monument commémoratif de Halifax.


Frieda Hazenfratz
Frieda Hazenfratz Frieda Hazenfratz
© Parcs Canada

3e raison sur 11

Frieda Hazenfratz, une jeune femme de Victoria, a cousu trois cigarettes dans une lettre destinée à son ami Frank Dunn, qui servait en France. Il ne les a jamais reçues. Frank Dunn, âgé de 27 ans, a été tué le 23 septembre 1917 près d’Ypres, en Belgique. La lettre lui est revenue; l’enveloppe portait l’inscription dévastatrice « Tué au combat ».

Frank Dunn est enterré près de nombre de ses hommes, tout près de Wijtschate, en Belgique (secteur que les troupes appelaient « Whitesheet »).



Cliff Logan Cliff Logan
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2e raison sur 11

Le jeune Cliff Logan, de Victoria, s’est enrôlé dans la Marine royale canadienne au début de la Seconde Guerre mondiale. L’aventure l’appelait : à bord du contre-torpilleur NCSM Fraser, il devait partir d’Esquimalt pour traverser l’océan en direction de l’Europe.

Au cours de l’évacuation confuse et précipitée des troupes britanniques de la France en juin 1940, le NCSM Fraser a accidentellement été heurté par un croiseur britannique, le NSM Calcutta. Cliff Logan et 44 autres membres de l’équipage ont disparu dans les eaux froides de la Manche. Il était âgé de 21 ans et n’a pas de sépulture connue.



Fred Giles
Fred Giles

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1eraison sur 11

Fred Giles a grandi sur une ferme à Lizzard Lake, en Saskatchewan. Il s’est enrôlé à l’âge de 17 ans et s’est retrouvé en Belgique en octobre 1917 pour la troisième bataille d’Ypres, mieux connue sous le nom de bataille de Passchendaele.

Fred Giles avait 18 ans lorsqu’il a disparu pendant cette attaque, qui s’est déroulée dans une mer de boue. Il est sans sépulture connue; son nom figure sur le Mémorial de la Porte de Menin, monument dédié aux personnes disparues à Ypres.