Lieu historique national du Canada du Musée-du-Parc-Banff

Bref historique du lieu historique national du Canada du Musée-du-Parc-Banff

Norman Bethune Sanson
Norman Bethune Sanson
© Whyte Museum

Le musée est l'enfant naturel de l'ancienne Direction d'histoire naturelle de la Commission géologique du Canada. En février 1895 arrivait à Banff un envoi de spécimens naturalisés et étiquetés. Il comprenait huit mammifères, 259 oiseaux, une tortue, 57 échantillons d'essences d'arbres, 814 plantes et 201 échantillons de minéraux. John Macoun, de la Direction de l'histoire naturelle, décrivit ces spécimens comme « une représentation presque complète des oiseaux et des plantes à fleurs trouvés dans les limites du parc. » La Direction avait été chargée de préparer des montages pour l'exposition universelle de Chicago. En plus des spécimens d'histoire naturelle, le musée du parc hérita d'une abondance de meubles d'exposition, quand Macoun démonta le pavillon canadien à la fin de l'exposition de 1893. Les autres objets donnés au musée furent inscrits dans un guide, rédigé par Harlan Smith, du musée national à Ottawa. Un autre personnage important, Norman Bethune Sanson, conservateur du musée de 1896 à 1932, a prélevé de nombreux spécimens sur le terrain; il a également aidé Smith à disposer et à augmenter les collections. À sa retraite, il ne fut pas remplacé, et les collections que nous voyons aujourd'hui sont en grande partie identiques à ce qu'elles étaient en 1914.

Le bâtiment du musée de 1903 est l'exemple le plus important et le plus ouvragé des premières constructions du parc où l'on utilisait des poutres croisées. Les grandes fenêtres du musée, son lanterneau et son système de poutres en porte-à-faux qui supporte le deuxième étage sont autant d'éléments qui dénotent une approche unique au besoin de lumière naturelle et d'espace.

L'aspect extérieur est également particulier, avec sa toiture en bardeaux surplombant l'avant-toit orné de larges corniches à consoles, son toit en croupe et son lanterneau central. Les murs sont construits avec des poutres croisées de placage, et il y a des baies en bardeaux à la mezzanine (étage supérieur).

À l'intérieur, le lanterneau laisse pénétrer la lumière naturelle dans les deux étages. Le fini du bois, les moulures et les éléments décoratifs, dont les vitrines et d'autres meubles, datent pour la plupart de la construction originale. Les récents travaux de restauration ont permis de rétablir certains éléments et de faire des ajouts s'harmonisant au style du bâtiment.

La haute qualité des matériaux et du travail sont une indication que le bâtiment était destiné à être un joyau du parc. Son apparence particulière, décrite aujourd'hui comme une « pagode ferroviaire », est un point de repère local. Sa conception élégante, l'utilisation abondante du Douglas taxifolié et son emplacement contribuent grandement au charme particulier de la ville.

Établi au cours de l'été de 1895, le musée du parc a été déménagé dans l'immeuble actuel en 1903. Le plus vieux bâtiment encore existant entretenu par Parcs Canada, il a été construit par le gouvernement fédéral selon les plans de John Stocks, ingénieur du bureau territorial des travaux publics.

En 1985, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada l'a déclaré lieu historique national et en 1986, le Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine l'a désigné monument « classé », afin de le protéger, de le préserver et d'en permettre l'accès aux générations actuelles et futures.

Histoire naturelle

Un père et enfant regarde l'exposition de castor
Exposition de castor
© Parcs Canada, Jim Nachtigal

De nos jours, la vaste collection de spécimens d'histoire naturelle (plus de 5 000) du musée est représentative des anciennes pratiques muséales. L'accent est mis sur le changement d'attitude concernant la gestion des ressources naturelles. Bien qu'au fil des ans on ait apporté des changements au bâtiment, à la collection et au terrain pour répondre aux besoins du jour, les développements et les traitements respectent l'importance historique du bâtiment et de la collection.

Établi au cours de l'été de 1895, le musée du parc a été déménagé dans l'immeuble actuel en 1903. Le plus vieux bâtiment encore existant entretenu par Parcs Canada, il a été construit par le gouvernement fédéral selon les plans de John Stocks, ingénieur du bureau territorial des travaux publics. En 1985, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada l'a déclaré lieu historique national et en 1986, le Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine l'a désigné monument « classé », afin de le protéger, de le préserver et d'en permettre l'accès aux générations actuelles et futures.

La Commission des lieux et monuments historiques du Canada

La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été créée en 1919, en réponse à l'inquiétude croissante du public concernant la préservation du patrimoine. En 1953, la Loi sur les lieux et monuments historiques faisait de la Commission un organisme officiel, élargissait son mandat et lui octroyait plus de ressources.

La Commission conseille le ministre du Patrimoine canadien sur la commémoration de personnes, d'événements, de lieux, de bâtiments et d'endroits jugés d'importance nationale.

La politique sur les lieux historiques nationaux énonce les objectifs suivants

- Favoriser la connaissance et l'appréciation de l'histoire du Canada grâce à un programme national de commémoration historique.

- Assurer l'intégrité commémorative des lieux historiques nationaux administrés par Parcs Canada et à cette fin, les protéger et les mettre en valeur pour le bénéfice, l'éducation et la jouissance des générations actuelles et futures, avec tous les égards que mérite l'héritage précieux et irremplaçable que représentent ces lieux et leurs ressources.

Les édifices fédéraux à valeur patrimoniale

Le ministre du Patrimoine canadien est responsable du Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine (BEÉFP). Le BEÉFP aide les ministères à mettre en application la Politique sur les édifices fédéraux du patrimoine.

Le gouvernement du Canada est propriétaire de nombreux édifices à valeur patrimoniale, c'est-à-dire ayant des caractéristiques distinctes qui leur confèrent leurs qualités, leur style, leur spécificité et leur importance. Par exemple, un édifice peut avoir un lien avec l'histoire, être important sur le plan architectural ou environnemental, et pouvoir être utilisé à long terme.

Les édifices fédéraux de 40 ans ou plus dont l'aliénation, la démolition ou la modification est prévue doivent être identifiés et signalés au Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine, pour évaluation de leur valeur patrimoniale. Le BEÉFP les désigne alors édifices « classés », « reconnus » ou sans valeur patrimoniale. La cote « classé » est la désignation la plus élevée.

Le BEÉFP encourage la protection du caractère patrimonial des édifices fédéraux désignés dans l'intérêt des générations actuelles et futures, en recommandant leur utilisation à long terme selon des pratiques qui permettent de préserver leur valeur patrimoniale.

Citation sur la plaque du lieu historique national du Canada du Musée-du-Parc-Banff :

"Ouvert en 1895, le musée fut réinstallé dans cet édifice en 1903. Son ornementation en rondins croisés est typique de l'architecture en vogue à Banff à l'époque. Norman Bethune Sanson, conservateur du musée de 1896 à 1932, s'appliqua avec énergie à développer ses premières collections, constituées par la Commission géologique du Canada. Dédié à l'origine à l'histoire naturelle et à l'histoire de l'homme, le musée se limite, depuis la fin des années 1950, à l'histoire naturelle. Il fut rénové en 1985. Sa collection reflète toutefois la conception muséologique qui avait cours vers 1914."