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DES DUNES DE SABLE ET DES ESTUAIRES FOISONNANTS
Des marais salés bordés de lagunes paisibles et de longs cordons de plages de sable baignées de soleil se mêlent aux forêts sombres et aux terres agricoles bien ordonnées. Les eaux océaniques les plus chaudes et les plages les plus longues au Canada rendent cette région irrésistible pour les vacanciers. |
Le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard |
"Toute ycelle terre est basse, vnye, la plus belle qui soict possible de voir et plaine de beaulx arbres et prairies ..." écrivait Jacques Cartier en 1534, lorsqu'il aborda l'Île-du-Prince-Édouard.
LA TERRE
C'est une contrée aux doux paysages. Le sol descend lentement vers la mer, glissant sur des couches horizontales de grès rouge, d'ardoise, de conglomérats et de mudstones. Des plages de dunes, des marais salants et des lagunes aux eaux chaudes marquent la rencontre de la terre et de la mer. Au large, une chaîne d'îles-barrières et de récifs, continuellement en mouvement, protège le littoral contre la fureur des tempêtes qui balayent le golfe du Saint-Laurent.
LA VÉGÉTATION
"... Les arbres ... sont merveilleussement beaulx et de grande odeur et trouvames cedres, iffz, pins, ormes blans, frainnes, sauldres et aultres pluseurs à nous incongneuz ..."
Jacques Cartier, 1534
Il subsiste bien peu de traces de la forêt de cette région. Les immenses pins blancs décrits par Jacques Cartier et d'autres explorateurs avaient disparu, pour la plupart, à la fin du XVIIIe siècle, transformés en mâts de voiliers.
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La forêt mixte originale, constituée d'érables à sucre, de hêtres, d'ormes blancs, de frênes noirs, de bouleaux jaunes, de pins blancs et de pruches du Canada, a depuis longtemps cédé la place aux champs cultivés. La coupe, le feu, les infestations d'insectes et les ouragans à répétition n'ont laissé que des vestiges de la forêt d'origine. De nos jours, l'épinette blanche, l'épinette noire, le sapin baumier et le mélèze laricin dominent. |
Le parc national Kouchibouguac |
De grandes étendues de sol organique et tourbeux sont aussi présentes. Le littoral est bordé de vastes marais salés. Il y a peu de végétation sur les îlesbarrières et les dunes. Ammophile à ligule courte est la seule plante capable de coloniser initialement les dunes; elle stabilise ainsi les sables en mouvement pour permettre à d'autres espèces de s'y établir.
Plan de réseau des parcs nationaux