Les Appalaches


Région naturelle 30

LA FAUNE

"En Gaspésie, le chasseur manque plus souvent de balles et de poudre que de gibier." Cet extrait d'une brochure touristique de la fin du XIXe siècle témoigne de la richesse passée de la faune dans cette région. Tout comme la végétation, la faune révèle à la fois l'influence du sud et celle du nord. Le caribou, jadis abondant dans les montagnes centrales, est disparu depuis plus d'un siècle, bien qu'une harde isolée susbiste dans le parc provincial de la Gaspésie. Le loup et le carcajou ont aussi disparu de la région. Des espèces comme l'orignal, l'ours noir, le renard roux, le lynx et le lièvre d'Amérique, qui prolifèrent dans les forêts boréales, ont suivi le retrait des glaciers. D'autres comme le cerf de Virginie, le coyote et la marmotte commune ont pénétré dans la région à la suite des colons qui défrichaient la terre pour créer des fermes et des villages.

Les falaises rouges et les îlots sont le refuge de milliers d'oiseaux de mer et de rivage. L'île Bonaventure, l'un des nombreux refuges d'oiseaux migrateurs de la région, abrite une colonie de fous de bassan, des marmettes de Troïl et quelques macareux moines.

Photo d'un goéland argenté
Goéland argenté
© Parcs Canada

Les mouettes, les guillemots à miroir, les petits pingouins, les cormorans à aigrettes et les mouettes tridactyles nichent sur les corniches étroites et au sommet des falaises. Le long du littoral sud du Saint-Laurent, des volées d'oiseaux aquatiques migrateurs s'assemblent sur les battures.

L'ÉTAT DES PARCS NATIONAUX

Le parc national Forillon (240 km2) représente les monts Notre-Dame et les éléments de la zone de la forêt boréale et de la zone côtière de cette région. Il comprend une bande de fonds marins de 160 mètres de largeur le long de la côte et jouit d'une abondance de mammifères marins et d'oiseaux. Des cormorans à aigrettes, des guillemots à miroir, des mouettes tridactyles et des petits pingouins nichent dans les falaises côtières. Les macareux moines, les pétrels cul-blanc et les marmettes de Troïl s'alimentent dans les eaux fertiles du large.

Le cap Bon Ami dans le parc national Forillon
Le cap Bon Ami dans le
parc national Forillon

© Parcs Canada

Carte géographique de la région naturelle 30
Région naturelle 30
© Parcs Canada

Les phoques communs et les phoques gris se hissent régulièrement sur les récifs et les pointes rocheuses, tandis que de nombreuses espèces de baleines (marsouins communs, globicéphales noirs, petits rorquals, rorquals boréaux, rorquals communs et rorquals à bosse) sont souvent observés de la côte.

Dans cette région, la présence humaine a toujours été liée à la richesse de la mer. Les premiers explorateurs européens rencontrèrent ici des Micmacs et des Iroquois venus pêcher pendant l'été. Au XVIIIe siècle, des villages de pêcheurs dont l'économie était fondée sur l'exportation de la morue séchée vers l'Europe et les Caraïbes furent établis le long de la côte. Le mode de vie traditionnel des pêcheurs de morue de la région est l'un des principaux thèmes du programme d'interprétation du parc. Le parc national Forillon a été créé en 1970 aux termes d'une entente fédérale-provinciale avec le gouvernment du Québec.


Plan de réseau des parcs nationaux

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