Basses-Terres d'Hudson


27 - Basses-Terres d'Hudson et de James - Représentée par: Le parc national de Wapusk


Photo des ours polaires
Ours polaires
© Parcs Canada

DES HORIZONS SANS FIN

"... à peine à deux milles de distance, mais la terre était si basse et si plate qu'on aurait cru être à dix milles, et pas un arbre ou presque en vue ..."

Commentaire de R.M. Ballantyne, commis au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson, lorsqu'il vit cette région pour la première fois.

LA TERRE

Toute cette région est une vaste plaine détrempée qui descend doucement vers la mer sur une pente de moins d'un mètre par kilomètre. Elle se compose, à plus de 85 p. 100, de muskegs ou de milieux humides tourbeux.

On ne retrouve une telle étendue de tourbe qu'à quelques endroits sur la planète et nulle part ailleurs en Amérique du Nord.

Dans cette région, l'eau est omniprésente et prend la forme de lacs oblongs peu profonds, de rivières aux innombrables méandres, de ruisseaux n'allant nulle part, de tourbières oligotrophes et minérotrophes. Près de la moitié de sa surface est recouverte d'eau.

Photo de la toundra humide dans la région de Churchill
Toundra humide dans la région de Churchill
© Parcs Canada

Une grande partie du sous-sol est imbibé d'eau emprisonnée dans le pergélisol, ce qui engendre des formations comme des sols réticulés, des tourbières oligotrophes à côtes et des palses (monticules de tourbe gelée).

Pendant l'été, la marche sur ce terrain est une véritable torture. Sans doute, nulle part ailleurs sur la terre y-a-t-il autant d'insectes piqueurs et suceurs.

LA VÉGÉTATION

Lorsqu'on aborde cette région par la mer, comme le firent les premiers Européens, elle semble complètement dénudée. À l'extérieur des zones alpines, c'est l'une des toundras les plus méridionales au monde. Une mosaïque de forêt et de toundra sépare la toundra sans arbres de la forêt boréale. Plus loin à l'intérieur des terres, sur les rives bien drainées des rivières et des lacs, poussent de denses forêts d'épinettes blanches, de sapins baumiers, de peupliers fauxtrembles, de peupliers baumiers et de bouleaux à papier. L'épinette noire et le mélèze laricin poussent dans de vastes zones de muskeg mal drainées.

LA FAUNE

Cette région est célèbre pour ses ours polaires, qui forment la population la plus méridionale de l'espèce. Ces ours ont ceci de particulier qu'ils construisent des tanières d'été pour se mettre à l'abri de la chaleur. Certaines d'entre elles ont une profondeur de plus de 6 mètres et sont probablement utilisées depuis des siècles.

Photo d'un lagopède des saules
Lagopède des saules
© Parcs Canada

Les caribous se concentrent le long de la côte en été et hivernent à l'intérieur des terres, dans la forêt boréale. L'été, d'innombrables oiseaux animent la côte de cette région: la petite oie des neiges, la petite bernache du Canada, la bernache cravant, le cygne siffleur, le canard kakawi, l'eider à tête grise, le phalarope hyperboré et une grande variété d'oiseaux de rivage y nichent.


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