Les MCG (modèles de circulation générale) sont des représentations informatisées
tridimensionnelles du climat de la Terre. Bien que les divers modèles soient
différents, tous montrent que des changements climatiques se produiront. Les
scénarios conçus au moyen des MCG illustrent comment le climat peut changer
en réaction à divers niveaux de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Les
scénarios tiennent compte de facteurs comme l'activité économique, la croissance
démographique et l'utilisation de l'énergie. Parcs Canada a élaboré des scénarios
qui s'appliquent tant à l'échelle régionale qu'à chacun des parcs en particulier.
Ils englobent des périodes de 20, 50 ou 100 ans à venir.
Les niveaux de gaz carbonique dans notre atmosphère peuvent doubler au cours
du siècle. La température moyenne de la Terre peut s'accroître de plus de
50°C. Le taux du changement de la température augmente en s'approchant des
régions polaires. Par conséquent, comme pays nordique, le Canada est particulièrement
vulnérable. Le résultat de ce changement de température ne sera pas tout simplement
un climat plus modéré. Il se produira plutôt des dérangements importants dans
les écosystèmes qui s'étaient adaptés au climat existant.
Les changements de température dans plusieurs de nos parcs nationaux pourraient être équivalents au double
de la moyenne du globe.
Au cours des 100 prochaines années, voici les augmentations de températures
moyennes prévues dans les parcs nationaux du Canada. Les variations reflètent divers scénarios de modélisation :
- 2.2 -4,8°C pour les parcs de la région de l'Atlantique
- 4,6-7,5°C dans la région des Grands Lacs
- 4,4-10,5°C dans les Prairies
- 4,3-7,8°C dans la région de l'Ouest
- 3,7-7,7°C pour les parcs du Pacifique
- 5,6-11,5°C dans la région de l'Arctique
Les précipitations sont plus difficiles à modéliser que la température.
Toutefois, nous pouvons èmettre certaines hypothèses. Des températures plus
chaudes, particulièrement en hiver, signifient moins de chutes de neige et
une accumulation réduite de neige. Ce qui provoque par conséquent un niveau
plus bas de l'eau souterraine et des lacs et un débit moindre des cours d'eau.