Un chef de file dans la lutte contre les gaz à effet de serre dans les parcs nationaux

Une turbine éolienne est installée dans le parc national du Canada de l'Île-du-Prince-Édouard, tandis le parc national du Canada du Mont-Riding adopte des véhicules électriques éconergétiques

Dans le cadre de leurs activités, deux parcs nationaux donnent le ton aux efforts faits pour réduire les gaz à effet de serre. Leurs initiatives sont impressionnantes et instructives pour les visiteurs.

Dans le parc national du Canada de l'Île-du-Prince-Édouard, on a délaissé le réseau électrique en faveur de l'énergie éolienne en installant, en novembre 2004, une turbine éolienne pour alimenter en électricité le terrain de camping de Cavendish. L'initiative fait partie d'un projet de réhabilitation quinquennal pour améliorer l'intégrité écologique du parc et l'expérience des visiteurs. En outre, la turbine est un exemple éloquent du rôle de chef de file qu'assume le parc en matière de gérance de l'environnement.

La production d'énergie renouvelable par la turbine réduira de 20 tonnes de CO2 les émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités qui ont cours dans le parc, ce qui équivaut à la quantité de CO2 générée chaque année par trois ménages canadiens. Pendant la saison de camping 2005, les visiteurs trouveront de nouveaux postes d'interprétation qui expliqueront l'initiative et la nécessité de réduire les gaz à effet de serre. Ils apprendront que, même pendant la construction de la turbine, on a respecté de rigoureux paramètres environnementaux, ce qui illustre encore davantage la détermination du parc à favoriser l'écologie. Une étude sur les vents a permis de repérer le meilleur endroit où ériger la turbine en endommageant le moins possible le milieu naturel. Tous les travaux de construction ont eu lieu après la période de nidification critique des oiseaux. Le dégagement du sous-bois a aussi été réduit au minimum. En outre, tout le bois récupérable a été transformé en copeaux et utilisé sur place pendant l'étape finale de réhabilitation.

La collectivité locale a bien accueilli le projet de construction de la turbine, le premier du genre dans le réseau des parcs nationaux du Canada, et elle a collaboré de près avec le personnel. De nombreux autres organismes et groupes ont collaboré au projet, y compris Ressources naturelles Canada, Environnement Canada, le Service canadien de la faune, Transports Canada, la Frontier Power System Inc., la GPCo Inc. et la Vision Quest Windelectric Company.

Voiture électrique rouge stationnée près d'un centre d'accueil
Voiture électrique rouge stationnée près d'un centre d'accueil
© Parcs Canada / K. Bachewich / 2003

Avec l'introduction de voitures électriques dans le parc national du Mont-Riding, les employés ont été enchantés de pouvoir réduire quotidiennement les émissions de gaz à effet de serre. Auparavant, ils se servaient de grosses camionnettes traditionnelles munies de moteurs moins éconergétiques. Les nouveaux véhicules, fabriqués par Dynasty Motorcar, de Delta (C.-B.), sont entièrement mus par des piles. Ils n'émettent donc aucun gaz nocif et sont très silencieux. Les véhicules ont un châssis de plastique et de fibre de verre, deux sièges et un espace assez grand pour transporter une échelle de deux mètres. Ils ont une autonomie d'une journée complète : on les branche le soir et, le lendemain, ils sont de nouveau prêts à fonctionner.

Outre le fait que ces véhicules non polluants présentent des avantages immédiats pour l'environnement, ils ont permis au personnel du parc de montrer comment le conducteur canadien moyen peut réduire les gaz à effet de serre. L'effet produit par les véhicules sur les visiteurs a stupéfait le personnel : les visiteurs ont posé une multitude de questions sur la technologie et le coût des véhicules, ainsi que sur leur performance sur la route. Le nombre de questions a été tel qu'il a fini par gêner les employés dans leur travail. Par conséquent, pour répandre « la bonne nouvelle » plus efficacement, ces derniers ont fixé dans le pare-brise des véhicules une liste de questions fréquemment posées et de réponses connexes, laissant ainsi les véhicules « être leurs propres porte-parole ».

Résultats

Première installation d'une turbine éolienne dans un parc national du Canada

Éolienne au parc national du Canada de l'Île-du-Prince-Édouard
Éolienne au parc national du Canada de l'Île-du-Prince-Édouard
© Parcs Canada / G. Shaw
  • La turbine produit environ 20 p. 100 de l'électricité nécessaire chaque année au terrain de camping de Cavendish.
     
  • Elle réduit de 20 tonnes de CO2 la quantité d'émissions de gaz à effet de serre engendrée par les activités qui se déroulent dans le parc, soit l'équivalent de la quantité de CO2 produite chaque année par trois ménages canadiens.
     
  • Le projet met en évidence une source d'énergie renouvelable et il sert donc à des fins éducatives.
     
  • La turbine constitue une source de revenus pour le parc, car l'électricité produite est vendue à la société d'électricité locale lorsque le terrain de camping est fermé.
     
  • La surveillance hebdomadaire a confirmé que la structure n'a entraîné la mort d'aucun oiseau, ni d'aucune chauve-souris.
De petits véhicules électriques qui allient fonctionnalité et propreté

  • Ils fonctionnent très bien dans le parc, et leur coût d'utilisation est inférieur de 80 p. 100 à celui des véhicules équivalents à essence.
     
  • Ils ne produisent aucune émission polluante.
     
  • Ils réduisent de deux tonnes les émissions annuelles de gaz à effet de serre.
     
  • Ils mettent l'environnement en évidence, surtout en ce qui a trait au réchauffement de la planète et aux engagements pris par le Canada dans le cadre du Protocole de Kyoto, car les visiteurs, les fournisseurs du parc et la population locale posent beaucoup de questions au personnel au sujet des véhicules.
     
  • Ils ont entraîné la mise au rancart des grosses camionnettes traditionnelles munies de moteurs moins éconergétiques.
     
  • Ils réduisent la pollution par le bruit, car ils sont très silencieux.