Plan directeur

9.0 TRANSPORTS

Garder la Transcanadienne ouverte durant l'hiver dans le parc national des Glaciers est un défi de taille.
Déneiger la Transcanadienne
© Parcs Canada/Mas Matsushita/Collection PNMRG #615-0288-D-503

Dans les parcs et lieux historiques nationaux, les routes et les voies ferrées ne servent pas uniquement à amener les gens d’un endroit à l’autre; elles leur donnent l’occasion  d’admirer et d’explorer les montagnes qui les entourent. En fait, la quasi-totalité des gens partent à la découverte de ces endroits depuis les routes et les installations qui sont aménagées en bordure.

Malheureusement, ces mêmes routes et voies ferrées ont aussi une incidence considérable. Le couloir de transport, ses routes secondaires et la circulation routière qui y est associée entravent le déplacement des animaux sauvages, créent du bruit, appauvrissent la qualité de l’air, ont une incidence sur les ressources culturelles, changent le débit naturel des cours d’eau et amènent avec eux de mauvaises herbes nocives et des substances chimiques. Parallèlement, ce couloir et ces routes constituent une voie d’accès pour les visiteurs de même qu’un maillon vital dans le réseau de transport national : chaque année, près de 1,5 million de véhicules empruntent la Transcanadienne et jusqu’à 40 trains circulent sur la voie ferrée du Canadien Pacifique tous les jours. La sécurité routière demeure une préoccupation constante. Un meilleur éclairage dans les paravalanches permettra de régler une partie des problèmes. À mesure que la circulation s’intensifiera, il faudra peut-être aménager d’autres voies de dépassement ou élargir la route à quatre voies. 

9.1 Prévention des avalanches

Des conditions météorologiques extrêmes, des chutes annuelles de neige allant jusqu’à 15 m et la présence de 130 couloirs d’avalanche sont autant de défis que doit surmonter Parcs Canada pour entretenir le tronçon de la Transcanadienne qui traverse le parc national des Glaciers. Ce tronçon de la route affiche le taux d’avalanches le plus élevé de toutes les routes en Amérique du Nord. Qui plus est, nombre des avalanches qui s’y produisent sont suffisamment importantes pour poser un risque à la circulation routière et ferroviaire, et plusieurs installations touristiques à forte fréquentation se situent justement près de ces couloirs d’avalanche.

Parcs Canada exploite le programme mobile de prévention des avalanches le plus important au monde. Conçu pour assurer une norme acceptable de sécurité publique et pour réduire les retards, ce programme repose essentiellement sur les avertissements d’avalanches, les fermetures temporaires et la stabilisation des couloirs d’avalanche au moyen d’équipement d’artillerie. Des employés du ministère de la Défense nationale, en poste au col Rogers en hiver, utilisent des obusiers de 105 mm à cette fin.

En plus de l’équipement d’artillerie, des moyens de défense statique, notamment les paravalanches de béton, sont également utilisés pour protéger la circulation routière. Deux tunnels ferroviaires, achevés en 1914 et en 1988, permettent à la voie ferrée d’éviter les secteurs d’avalanche les plus actifs du col Rogers. Ces tunnels permettent aussi d’atténuer l’incidence sur l’environnement qu’entraîne le passage de la voie ferrée par le col.

Quand les routes sont fermées, les automobilistes attendent dans des secteurs qui sont à l’abri des avalanches. À mesure que la circulation s’intensifiera, il faudra s’attendre à devoir aménager d’autres voies de dépassement ou encore élargir la route à quatre voies.


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