Plan directeur
8.0 UN LIEU POUR LES GENS
Vallée de l'Illecillewaet © Parcs Canada/Rob Buchanan/Collection PNMRG |
Accueillir les visiteurs dans la région naturelle de la Chaîne Columbia
Ceux et celles qui viennent visiter le parc des Glaciers, le parc du Mont-Revelstoke et le col Rogers ont à leur disposition toutes sortes de possibilités de profiter de ce que la Chaîne Columbia leur a à offrir. Nombre d’entre eux font connaissance avec son milieu sauvage en empruntant ses sentiers rustiques, en escaladant ses parcours et en parcourant sa promenade panoramique, qui sont restés pratiquement dans le même état qu’à l’époque de leur création, soit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Le Centre de découverte du Col-Rogers et d’autres endroits du lieu historique national relatent l’histoire dramatique d’une trentaine d’années de transport ferroviaire dans l’un des climats les plus rigoureux et l’une des régions montagneuses les plus escarpées du Canada.
Avant la construction de la Transcanadienne en 1962, le parc des Glaciers et la majeure partie du parc du Mont-Revelstoke étaient accessibles par train, à cheval ou à pied uniquement. De nos jours, quatre millions de gens traversent les parcs chaque année. Environ 15 % d’entre eux font un arrêt à l’une ou à plusieurs des installations des parcs ou empruntent la promenade des Prés-dans-le-Ciel. Un petit nombre s’arrête pendant plus d’une journée pour camper ou faire du ski ou encore de la randonnée pédestre.
Au cours de la saison où il n’y a pas de neige, l’arrière-pays est un endroit relativement calme, sauf dans les secteurs de randonnée Illecillewaet/Asulkan et au lac Eva, qui sont très fréquentés. Parallèlement, les loisirs d’hiver ont progressé considérablement dans le parc des Glaciers depuis 1995. Grâce à sa couche de neige poudreuse profonde, ce parc est devenu une importante destination pour les adeptes du ski de randonnée. Parcs Canada fait l’entretien de refuges pour le public dans l’arrière-pays. L’auberge Glacier Park Lodge exploite à l’année un hôtel, un restaurant, une station-service et un dépanneur au col Rogers. Le refuge Wheeler, à proximité du terrain de camping Illecillewaet, est exploité par le Club alpin du Canada.
Dans la région avoisinante, les visiteurs ont l’embarras du choix en fait d’établissements d’hébergement dans l’avant-pays et dans l’arrière-pays. Les villes de Revelstoke et de Golden offrent en effet toute une gamme d’attraits et de services à l’intention des touristes. On constate un accroissement du nombre d’activités de loisirs pratiquées sur les terres provinciales avoisinantes. Golden dispose maintenant d’une station de ski commerciale, et la motoneige et l’héliski gagnent sans cesse en popularité.
8.1 Activités destinées aux visiteurs
Les visiteurs font partie des parcs du Mont-Revelstoke et des Glaciers et du lieu historique du Col-Rogers depuis la création de ces aires protégées, et ils ont un rôle important à jouer dans leur protection. Grâce aux gestes qu’il pose et aux mesures qu’il prend chez lui, le public a la possibilité de favoriser un sentiment de gérance à l’égard des parcs et lieux historiques nationaux.
Alors que le nombre de visiteurs dans la région ne cesse de croître, Parcs Canada voit son défi se compliquer – c’est-à-dire de maintenir l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative tout en permettant aux visiteurs de faire un séjour mémorable et agréable. Au cours de la décennie écoulée, la circulation de passage a augmenté de 1 à 2 % par année, et le nombre de visiteurs devrait suivre une tendance proportionnelle (voir figure 2). Les taux élevés de fréquentation et l’utilisation excessive peuvent nuire à l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative, sans compter qu’ils peuvent influer sur la qualité de l’expérience vécue par les visiteurs. Déjà, la demande dépasse la capacité à certaines installations durant la haute saison – point de départ du sentier Illecillewaet/Asulkan en hiver, point de départ du sentier Illecillewaet en été, promenade des Cèdres-Géants et stationnement au lac Balsam.
Pour relever les défis que pose l’accroissement de la demande, Parcs Canada devra encourager la pratique d’activités appropriées, planifier et gérer attentivement les installations et la fréquentation, consulter les utilisateurs avant de fermer des installations, collaborer avec d’autres organismes, surveiller l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative et engager les Canadiens par l’entremise d’un programme renouvelé de mise en valeur du patrimoine.
Dans une région montagneuse comme celle des parcs du Mont-Revelstoke et des Glaciers et du lieu historique du Col-Rogers, la sécurité publique est une question prioritaire. C’est également une responsabilité qui doit être partagée. Les visiteurs doivent prendre des précautions à la mesure du risque associé à leur activité. Il leur faut donc connaître les dangers naturels, se munir de l’équipement nécessaire et de provisions adéquates, posséder les compétences voulues, être en bonne condition physique et se montrer capables de composer avec des situations d’urgence. Parcs Canada s’efforcera pour sa part de mettre l’accent sur la prévention des incidents en donnant aux visiteurs les renseignements dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées. Le personnel recueille des données dans le cadre de travaux de recherche sur le terrain, qu’il transmet ensuite aux visiteurs possibles par divers moyens, notamment le bulletin quotidien sur les avalanches en hiver et les rapports sur l’état des sentiers en été. Parcs Canada continuera de collaborer avec d’autres intervenants pour renseigner les utilisateurs au sujet des risques qu’ils courent et les encourager à bien se préparer. L’Agence a aussi des employés et d’autres organismes prêts à intervenir en cas d’urgence.
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Principes de gestion de l’activité humaine
La gestion de l’activité humaine consiste à orienter et à guider les visiteurs qui fréquentent les parcs et le lieu historique – leur nombre, leur comportement et leurs activités – et à définir l’infrastructure dont ils ont besoin. Cette gestion a pour objectif de permettre au public d’utiliser les parcs et d’en profiter en pratiquant des activités qui conviennent à leurs besoins et qui cadrent avec la préservation à long terme de l’intégrité écologique et de l’intégrité commémorative.
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