Plan directeur
5.0 UN LIEU D’IMPORTANCE HISTORIQUE ET CULTURELLE : PROTECTION DES RESSOURCES CULTURELLES
Tour d'incendie © Parcs Canada/John G. Woods/Collection PNMRG |
Le lieu historique national du Col-Rogers, de même que les ressources culturelles des deux parcs nationaux, relatent une histoire humaine qui date de plus d’un siècle. La construction de la voie ferrée, l’alpinisme, l’exploitation forestière, l’extraction minière, les cavernes Nakimu, le camp de travail aménagé pour les objecteurs de conscience de la Seconde Guerre mondiale, le camp d’internement de la Première Guerre mondiale et même le premier tremplin de saut à ski de compétition au Canada sont autant d’éléments qui font partie du legs conservé ici pour les Canadiens et les Canadiennes.
Parc national des Glaciers
Le parc national des Glaciers a été créé en 1886. À l’époque, le Canadien Pacifique venait tout juste de terminer la construction de sa ligne de chemin de fer transcontinentale, qui devait relier les peuplements dispersés constituant le jeune pays du Canada. En voyant les paysages spectaculaires qui bordaient cette ligne, la compagnie de chemin de fer a compris que la région possédait un important potentiel touristique. Des gîtes et des hôtels furent construits afin d’attirer les voyageurs dans une région qui, à peine quelques années auparavant, n’avait jamais encore été cartographiée. Le glacier Illecillewaet est devenu une attraction très courue. La compagnie ferroviaire fit construire les premières installations dans le parc qui visaient à répondre aux besoins des passagers, y compris l’hôtel Glacier House, des sentiers de randonnée équestre et des salons de thé dans le secteur du col Rogers. Le lieu historique national du Col-Rogers souligne aujourd’hui le rôle important qu’il a joué dans la construction du chemin de fer transcontinental (voir section 6.2). La première escalade technique effectuée à des fins d’agrément en Amérique du Nord a eu lieu dans ces montagnes. Aujourd’hui, les adeptes de l'escalade empruntent encore les sentiers tracés par les premiers grimpeurs, les employés de l’hôtel et les guides suisses il y a plus d’un siècle. À la suite de l’ouverture, en 1962, de la Transcanadienne, des installations supplémentaires ont été aménagées, destinées aux nouveaux visiteurs voyageant en automobile : terrains de camping, aires de pique-nique et belvédères.
Parc national du Mont-Revelstoke
En 1908, la ville de Revelstoke a aménagé un sentier menant au sommet de la montagne portant le même nom. Les citoyens de la localité se mirent à exercer des pressions pour que les gouvernements provincial et fédéral construisent une route jusqu’au sommet. Le parc a été créé en 1914, et la construction de la promenade des Prés-dans-le-Ciel a été achevée en 1927.
Avant l’arrivée de la voie ferrée, le confluent du fleuve Columbia et de la rivière Illecillewaet, tout juste à l’extérieur du parc, servait de lieu de campement aux commerçants de fourrure et aux explorateurs qui parcouraient le Columbia, de même que de point d’approvisionnement pour les activités d’exploration minière. Le secteur est par la suite devenu une localité de limite divisionnaire pour le Canadien Pacifique.
L’histoire du parc national du Mont-Revelstoke compte plusieurs volets, notamment un camp d’internement lors de la Seconde Guerre mondiale et le premier tremplin de saut à ski du Canada. Situé au pied de la montagne, ce tremplin porte le nom de Nels Nelsen, un skieur local qui établit un record mondial amateur après avoir effectué un saut à ski de 240 pieds. Les artefacts liés à ce tremplin de même que les premiers bâtiments du parc demeurent des liens concrets qui font revivre le riche passé du secteur.
Autochtones
On en sait bien peu sur l’utilisation du secteur par les Premières nations. Les longs hivers, les avalanches fréquentes et dangereuses, le sous-bois dense et enchevêtré et les possibilités médiocres de chasse et de pêche ont sans doute rendu le secteur en grande partie inhospitalier. Même si les archéologues et les chercheurs n’ont pas encore trouvé de traces de l’utilisation des deux parcs par les Premières nations, l’on sait que les secteurs avoisinants ont été fréquentés par les Autochtones pendant des milliers d’années. Il faudra mener d’autres études, en partenariat avec les Premières nations, pour approfondir et comprendre davantage l’histoire humaine dans les parcs.
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