Plan directeur

4.6 Biodiversité et processus écosystémiques

La meilleure façon de protéger l’intégrité écologique est de préserver la biodiversité naturelle et les processus écosystémiques. La biodiversité est reliée aux processus présents dans l’écosystème, comme le feu, les inondations, les avalanches, la prédation, l’érosion et les maladies. Ces processus, de même que le milieu environnant qui produit et soutient la biodiversité, doivent aussi être conservés. Toutefois le rôle que jouent les feux de forêt, les insectes et les maladies pour assurer la biodiversité des forêts anciennes à faible altitude de sapins et de thuyas n’est pas très clair. Il se peut bien que les variations climatiques entraînées par l’action de l’être humain influent sur ces processus et nuisent à la biodiversité de la région dans son ensemble.

4.6.1 But stratégique

Les parcelles d'habitat et les processus naturels intacts permettent de soutenir une communauté biologique capable d'assurer sa survie.

4.6.2 Objectifs

  1. Préserver les espèces qui dépendent des forêts anciennes.
  2. Réduire au maximum les incidences des visiteurs, des opérations et des installations sur l’intégrité écologique.
  3. Intervenir le moins possible face aux agents naturels de perturbation tels que les glissements de terrain, les avalanches, les inondations, les maladies et les incendies.
  4. Atténuer les effets de la fragmentation et de la disparition de l’habitat dans le fond des vallées.
  5. Préserver, lorsque cela est possible, les processus en action dans le fond des vallées près de la route et de la voie ferrée qui sont responsables de l’habitat riverain et des zones humides, et rétablir l’habitat aliéné.

4.6.3 Mesures clés

  1. Cartographier les sites écologiquement fragiles, en particulier les forêts anciennes et les zones humides de basse altitude, et préparer des stratégies de gestion pour ces secteurs.
  2. Tenir une base de données sur la fréquentation humaine afin de connaître le nombre de visiteurs en été et en hiver et de dégager des tendances.
  3. Établir une série de paramètres pour mesurer les changements acceptables ou la capacité de charge sur le plan sociologique et biologique pour les saisons estivales et hivernales. 
  4. Surveiller l’état des points de départ des sentiers et les répercussions sur la végétation et le sol. Trouver des solutions par le biais de la gestion adaptative et de la consultation publique (p. ex., modifier le tracé de sentiers, procéder à des fermetures temporaires). Envisager d’imposer des limites à titre d’essai (fermeture pendant toute une saison ou imposition de quotas), au besoin.
  5. Évaluer chaque année la situation des insectes et des maladies dans les forêts.
  6. En consultation avec les intervenants, fixer des objectifs de gestion du feu pour chaque zone de gestion, afin d’y préserver les agents naturels de perturbation sans toutefois porter atteinte aux attraits uniques des sites écologiquement fragiles.
  7. Intervenir, au besoin, dans la gestion des ressources culturelles afin d’éviter de perdre ou d’endommager les ressources écologiques d’importance (p. ex., lorsque les plans d’aménagement ou de préservation d’un sentier historique entrent en conflit avec les intérêts d’une espèce en péril).
  8. Accorder la priorité à l’inventaire, à la recherche, à la surveillance et à la gestion des communautés de forêts anciennes et de secteurs riverains.
  9. Au moment de modifier l’infrastructure des transports, envisager des conceptions qui réduisent la nécessité de traverser ou de modifier les cours d’eau et qui facilitent la tâche aux animaux sauvages qui tentent de franchir le couloir.

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