Plan directeur

2.2 Consultation publique

Le processus d’élaboration du plan directeur a débuté à l’automne 2001. Parcs Canada a fait paraître des avis dans les journaux locaux et régionaux et sur Internet et a fait parvenir des envois par la poste aux personnes intéressées, aux intervenants, aux Autochtones et aux employés, pour les inviter à participer à la planification de l’avenir de leurs parcs nationaux et de leur lieu historique national. Des employés ont préparé des documents de fond pour alimenter le débat aux réunions d’intervenants. Des journées portes ouvertes ont eu lieu pour recueillir les commentaires et les préoccupations de même que pour cerner d’autres enjeux. Tous les commentaires formulés ont été pris en note, et un document de rétroaction a été rédigé en guise de suivi. En février 2001, les intervenants, les citoyens intéressés, les Autochtones et les employés ont tous reçu un concept du plan. La version finale du plan directeur réunit donc les réflexions et les préoccupations de gens et d’intérêts de toutes sortes.

2.3 Planification dans un milieu en évolution

De nombreux changements ont eu lieu depuis l’approbation, en 1995, du plan directeur précédent. Le temps est maintenant venu de réévaluer les enjeux et d’apporter les modifications qui s’imposent. Les exemples suivants illustrent certains des changements qui ont été apportés à des lois, des politiques, des plans et des études et qui ont renforcé l’engagement de Parcs Canada à l’égard de la préservation des ressources des parcs d’une manière qui allie les valeurs écologiques, sociales et économiques :

  • Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (1995);
  • Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000);
  • Loi sur les espèces en péril (2002);
  • Loi sur l’Agence Parcs Canada (1998);
  • Plan d’action sur l’intégrité écologique (2000);
  • Guide pour l'élaboration des plans directeurs à Parcs Canada (2000);
  • Plan directeur du parc national Banff (1997); et
  • Plans directeurs des parcs nationaux du Canada Jasper, Kootenay, Yoho et des Lacs-Waterton (2000)
Figure 1: Vue aérienne du domaine à bail et des installations de Parcs Canada au col Rogers dans le parc national des Glaciers; planifier pour minimiser l'impact humain sur le paysage naturel. Complexe Glacier
© Parcs Canada/Mas Matsushita/Collection PNMRG

Figure 1: Vue aérienne du col Rogers et du Centre de découverte, de l'auberge et du bloc des services d'entretien du parc et des routes.

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2.4 Gestion écosystémique

Comment maintenir un environnement sain et protéger les ressources culturelles tout en garantissant aux visiteurs un séjour de qualité et en répondant aux besoins sociaux et économiques? Tel est l’un des défis les plus importants auxquels font face les parcs nationaux. Pour le relever, Parcs Canada a adopté une philosophie que l’on appelle « gestion axée sur l’écosystème » ou « gestion écosystémique ».

La gestion écosystémique procède d’une approche intégrée, fondée sur la concertation. Par des rapports fructueux et constructifs à long terme, les intervenants parviennent à atteindre leurs objectifs communs. Multidisciplinaire de par sa nature, la gestion écosystémique cherche à intégrer de l’information biologique, physique et sociale. L’objectif – un parc en bonne santé sur les plans écologique, économique et social, dans le paysage régional élargi.

Voici les éléments qui forment l’assise de la gestion écosystémique.

  • Les écosystèmes transcendent les limites des parcs. Les activités pratiquées sur les terres avoisinantes influent sur la faune, l’eau et la flore des parcs. Parallèlement, les activités des parcs influent sur les propriétaires fonciers voisins. La gestion intégrée se révèle essentielle.
  • Les gens constituent un élément fondamental de l’écosystème. Lorsque l’on reconnaît leurs besoins sociaux et économiques, il devient possible pour eux de contribuer à un environnement durable. À l’intérieur des parcs, ces besoins doivent être pris en compte dans le contexte de la protection du patrimoine écologique et culturel. À l’extérieur des parcs, Parcs Canada encouragera le développement durable et les activités qui protègent les valeurs patrimoniales.
  • Pour prendre de saines décisions, il faut à tout prix comprendre la relation que l’être humain entretient avec l’environnement. Ce faisant, nous sommes inspirés par la profondeur des liens qui unissent les Autochtones au Canada avec la terre.
  • L’activité humaine doit respecter l’importance que revêt la protection des ressources écologiques et culturelles. Parcs Canada doit gérer prudemment l’activité humaine et l’aménagement, en fixant des limites au besoin.
  • Les décisions sont fondées sur la meilleure information à jour qui soit (écologique, culturelle et sociale). Divers points de référence et paramètres nous aident à mieux comprendre l’intégrité écologique des parcs.
  • La consultation des visiteurs, des résidents, des entreprises et d’autres organismes gouvernementaux est essentielle si l’on veut améliorer l’intégrité écologique et protéger notre patrimoine culturel.
  • Les programmes d’apprentissage destinés aux visiteurs, aux résidents et aux entreprises, à l’intérieur et à l’extérieur des parcs, permettent de les sensibiliser à l’égard des écosystèmes, des défis à relever pour les protéger et du rôle qu’ils peuvent jouer à cet égard.
  • Les processus naturels et, le cas échéant, la technologie contribuent à la protection et au rétablissement des écosystèmes.

Le plan directeur repose sur ces éléments de la gestion écosystémique. Chaque chapitre porte sur un enjeu différent, mais les mesures exposées pour chacun sont interreliées.


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