Plan directeur
14.9 Espèces dépendant des forêts anciennes
Grâce à l’engagement de Parcs Canada envers la préservation des espèces qui dépendent des forêts anciennes, il n’y aura aucune diminution anthropique des forêts anciennes dans les parcs. Il faudra évaluer toutes les propositions présentées afin de voir à ce qu’elles n’influent pas sur ces peuplements anciens uniques en leur genre.
L’élargissement du couloir de transport et l’accroissement des activités d’exploitation forestière à l’extérieur des parcs pourraient menacer les espèces des forêts anciennes. Comme il a été mentionné précédemment, les parcs s’engagent à collaborer avec d’autres intervenants pour régler ces problèmes.
Le changement climatique pourrait également avoir une influence sur les forêts anciennes; il faudra donc effectuer une surveillance à long terme pour dégager les tendances qui se dessinent à cet égard.
14.10 Espèces en péril
Les propositions de collaboration avec d’autres intervenants de la région naturelle de la Chaîne Columbia permettront d’atténuer les incidences sur les espèces en péril.
Parcs Canada est consciente de l’importance de la collaboration au chapitre des recherches, de la surveillance et de la gestion des espèces en péril. Si certaines des propositions élaborées sont susceptibles de toucher les espèces en péril, les évaluations environnementales qui seront effectuées permettront cependant de déterminer les mesures d’atténuation à prendre pour réduire au maximum, voire éliminer, les incidences. Il faudra encore une fois adopter une approche coopérative pour évaluer les incidences considérables qui pourraient découler de l’action des agents de perturbation de l’extérieur. Ce plan directeur prévoit une série de mesures pour protéger les espèces qui dépendent des forêts anciennes et des secteurs riverains.
14.11 Mortalité de la faune
La sensibilisation, la recherche et la surveillance, conjuguées aux propositions liées au couloir de transport, sont susceptibles de réduire le nombre de décès chez les animaux sauvages causés par l’être humain.
La fréquentation humaine, le couloir de transport et l’exploitation forestière sont tous responsables de la mort d’animaux sauvages. Plusieurs programmes en place ou proposés permettront de déterminer les niveaux de population chez certaines espèces. Conjugués à d’autres initiatives (« les pratiques exemplaires » pour la route et la voie ferrée, les structures de passage des animaux, la réduction des limites de vitesse, les clôtures, les mesures de sensibilisation et les initiatives visant à réduire l’accoutumance des animaux sauvages), ces programmes pourraient permettre de réduire le nombre de décès chez les animaux sauvages.
L’intensification de la circulation et le relèvement des limites de vitesse associés à l’élargissement du couloir de transport pourraient accroître considérablement le nombre de collisions entre les animaux sauvages et les véhicules. L’évaluation environnementale du projet d’élargissement à quatre voies de l’autoroute exigera la prise de mesures d’atténuation particulières pour régler ce problème.
Il importe que Parcs Canada continue de participer aux projets conjoints de recherche et de surveillance et de collaborer à l’élaboration de pratiques d’utilisation du territoire et de gestion de la faune dans l’écosystème régional. L’Agence doit aussi participer aux évaluations environnementales dans le cadre de projets régionaux, afin d’atténuer les effets qu’ils peuvent avoir sur les parcs.
14.12 Effets résiduels
Grâce à des mesures d’atténuation adéquates, établies à l’issue de l’évaluation environnementale de projets particuliers, les effets résiduels ne devraient pas être considérables.
Bon nombre des propositions formulées permettront de réduire l’incidence d’activités antérieures, et amélioreront du coup l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative des parcs et du lieu historique. Lorsque nous n’aurons pas accès à des données pour établir le degré acceptable d’utilisation, nous effectuerons des recherches et des activités de surveillance pour fournir l’information nécessaire à la mise en oeuvre des changements.
Les parcs continueront de subir les tensions provenant de sources externes y compris l’exploitation forestière, les barrages, les collectivités et les activités de loisirs dans les environs. Parcs Canada travaillera en collaboration avec d’autres organismes pour réduire l’incidence de ces activités sur l’environnement, mais il restera tout de même certains effets résiduels (p. ex. la fragmentation de l’habitat et les problèmes d’accès). Les conséquences à long terme de ces effets résiduels ne sont pas claires, en raison notamment de l’incertitude qui entoure les degrés de fréquentation humaine, les niveaux d’accès permis et l’élargissement à quatre voies éventuel de la Transcanadienne.
14.13 Participation du public
En mars 2002, Parcs Canada a soumis le concept du plan directeur à l’examen des intervenants, des Premières nations, du personnel et du public. Il y était question des propositions présentées dans le plan directeur et des effets qui en découleraient sur l’environnement.
Parcs Canada a analysé les commentaires reçus et a intégré les suggestions formulées, au besoin. Une fois le plan directeur approuvé et les propositions mises en oeuvre, les projets particuliers seront soumis à une évaluation environnementale et à un autre examen public.
14.14 Conclusion
L’effet cumulatif des propositions contenues dans ce plan aidera sans contredit à améliorer l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative. Il sera possible d’atténuer les effets de celles qui pourraient être nuisibles de sorte à ce qu’ils deviennent insignifiants.
Le plan directeur du parc national du Mont-Revelstoke, du parc national des Glaciers et du lieu historique national du Col-Rogers est conforme à la législation et aux politiques de Parcs Canada. Un exercice satisfaisant d’examen par les pairs et de consultation du public a eu lieu. Le plan directeur propose des mesures visant à apporter une solution aux menaces écologiques qui ont été relevées dans l’énoncé d’intégrité écologique des parcs. Il faudra poursuivre les recherches et effectuer l’évaluation environnementale des divers projets pour orienter les décisions à prendre dans les années à venir. Parcs Canada sait qu’il est important de collaborer avec ses voisins, les organismes de gestion foncière des alentours et les intervenants pour protéger l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative. Cette façon de procéder contribuera à atténuer les effets cumulatifs, étant donné que les décisions et l’orientation seront fonction de l’échelle à laquelle les effets environnementaux se produiront.
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