Plan directeur
14.0 RÉSUMÉ DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMNTALE
Caribous de montagne © Parcs Canada/David Hamer/Collection PNMRG #615-0965-D-059 |
Ce qui suit est le résumé d’un rapport distinct intitulé Environmental Assessment – Mount Revelstoke National Park of Canada, Glacier National Park of Canada and Rogers Pass National Historic Site of Canada Management Plan Draft 2002. (Évaluation environnementale – ébauche du plan directeur du parc national du Canada du Mont-Revelstoke, du parc national du Canada des Glaciers et du lieu historique national du Canada du Col-Rogers, 2002)
14.1 Contexte
Conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes (Agence canadienne d'évaluation environnementale, 1999), une évaluation environnementale a été préparée pour évaluer l’effet des politiques, des programmes et des mesures proposées dans le présent plan directeur. Cette évaluation fait en sorte que le plan soit compris, qu’il respecte la Loi sur les parcs nationaux du Canada et les politiques de Parcs Canada et qu’il permette d’améliorer l’intégrité écologique et l’intégrité commémorative.
Le plan directeur soulève les enjeux à l’échelle locale, régionale et internationale. Les plus préoccupants sont les suivants :
Échelle locale :
- Voie ferrée du Canadien Pacifique et Transcanadienne
- Disparition de l’habitat dans le fond des vallées et forêt ancienne adéquate
- Installations touristiques et fréquentation
Échelle régionale :
- Exploitation forestière, y compris les chemins d’accès et les activités de suppression des feux dans l’écosystème élargi
- Barrages hydroélectriques sur le fleuve Columbia
- Accès à des fins récréatives et installations sur les terres adjacentes aux parcs
- Espèces en péril
Échelle internationale :
- Barrages sur le tronçon américain du Columbia
- Changement climatique
- Transmission de matières polluantes sur de grandes distances
14.2 Ressources culturelles
Étant donné qu’il faut effectuer une évaluation environnementale à l’égard des projets particuliers qui sont entrepris, l’effet cumulatif des propositions avancées dans le plan et des agents de perturbation externes ne sera vraisemblablement pas considérable, à la condition que la politique de Parcs Canada en matière de gestion des ressources culturelles soit respectée.
Le plan prévoit plusieurs mesures qui respectent l’intégrité des ressources culturelles par l’amélioration de la compréhension et de la protection :
- L’évaluation de l’incidence sur les ressources archéologiques, avant le début d’un projet, fera en sorte que les ressources culturelles enfouies seront bien identifiées et protégées. Cette évaluation fournira aussi une orientation pour les mesures d’atténuation qui s’imposent.
- Les panneaux d’interprétation permettront de sensibiliser davantage le public à l’importance du patrimoine culturel.
- Il faut procéder à des évaluations environnementales et donner suite aux mesures d’atténuation recommandées avant de délivrer les permis nécessaires pour réaliser l’inventaire des ressources archéologiques. Il sera ainsi possible de réduire au maximum l’incidence de ces activités sur les ressources naturelles et culturelles.
- Les parcs s’engagent à effectuer l’inventaire des ressources du patrimoine bâti.
- Les travaux d’entretien des édifices et des structures du patrimoine, y compris les travaux de stabilisation, respecteront les politiques du Bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine.
- La remise en état des paysages culturels et l’amélioration des sentiers offriront des occasions d’améliorer les produits de mise en valeur du patrimoine.
Certaines propositions (p. ex. les permis d’occupation dans les refuges d’arrière-pays et le couloir de transport) pourraient avoir une incidence sur les ressources culturelles. Il importe d’établir l’existence de ces ressources avant d’entreprendre tout projet. Les parcs doivent aussi expliquer aux utilisateurs de l’arrière-pays à quel point il est important de ne pas perturber les ressources culturelles exposées à l’érosion et à d’autres processus.
Il sera impossible d’arriver à atténuer toutes les incidences qui découleront de l’agrandissement du couloir de transport. Même si ce projet sera assujetti à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, il se pourrait bien que les dommages causés aux ressources culturelles soient irréversibles. Il sera primordial d’effectuer des travaux de recherche adéquats, d’enregistrement et d’enquête.
14.3 Déversements de polluants
Même s’il se peut que l’accroissement de la circulation routière entraîne un plus grand nombre de déversements de substances dangereuses, les effets n’en seront probablement pas considérables si Parcs Canada planifie son intervention de façon adéquate et qu’il agit promptement, notamment pour envoyer les secours d’urgence et pour nettoyer les sites.
Le plan recommande la création d’un comité consultatif sur les transports qui sera chargé de réduire l’incidence sur l’environnement de la Transcanadienne et de la voie ferrée. Ce comité pourra se pencher sur les mesures d’atténuation à prendre face aux pratiques du transport par camion et par train, y compris le déversement accidentel de contaminants.
Il est peu probable que les mesures d’atténuation qui seront prises empêcheront les déversements, surtout si la circulation s’accroît. Les parcs doivent travailler avec les intervenants responsables pour préparer et mettre à l’essai des plans d’intervention en cas d’urgence; de cette façon, ils pourront assurer une intervention prompte et efficace, ce qui réduira au maximum l’effet sur l’environnement des accidents qui risquent de se produire. De plus, tout produit déversé qui est susceptible d’attirer des animaux sauvages doit être nettoyé rapidement afin de réduire le taux de mortalité chez les animaux.
14.4 Qualité de l’eau
Grâce à des mesures d’atténuation adéquates et à une bonne collaboration avec les partenaires au niveau de l’écosytème, l’effet cumulatif du plan sur la qualité de l’eau ne sera probalement pas considérable.
Le plan contient une gamme de proposition pour améliorer la qualité de l’eau :
- modernisation de la station d’épuration des eaux d’égout;
- recherche et surveillance;
- constitution d’un comité consultatif sur les transports;
- amélioration des installations (p. ex., drainage);
- amélioration des sentiers et de l’infrastructure;
- conservation de l’eau.
Les propositions qui autoriseront la fréquentation accrue de l’arrière-pays pourraient entraîner la contamination de l’eau si les utilisateurs ne prennent pas les précautions nécessaires en ce qui concerne les déchets humains. Les parcs pourraient réduire l’effet de ces activités en éduquant le public et en établissant des zones tampons. Des évaluations environnementales effectuées dans le cadre des projets permettraient d’établir les mesures d’atténuation à adopter.
L’effet cumulatif du couloir de transport (ponts, eaux de ruissellement, pesticides, dégivreurs), de l’exploitation forestière (envasement), des barrages et des loisirs sur les terres adjacentes des parcs de même que de la transmission de matières polluantes sur de grandes distances est plus susceptible de nuire à la qualité de l’eau.
Le comité consultatif sur les transports peut jouer un rôle important en vue d’améliorer la qualité de l’eau en élaborant une série de pratiques exemplaires à adopter en ce qui concerne le couloir de transport. Parcs Canada doit aussi collaborer avec les entreprises d’exploitation forestière pour voir à ce que des zones tampons adéquates soient aménagées autour des secteurs déboisés et ainsi protéger les eaux de surface qui s’écoulent dans les parcs. La surveillance soutenue des polluants dans les lacs alpins s’impose.
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