Plan directeur

10.2 Fréquentation humaine

La recherche de l’intégrité écologique a des répercussions sur la fréquentation humaine dans chacune des UGP. Le type d’activités, le moment où elles sont pratiquées et leur fréquence doivent être conformes aux objectifs liés à l’environnement et aux ressources culturelles. La surveillance et l’évaluation des effets cumulatifs permettront de déterminer les techniques à adopter pour gérer les effets de la fréquentation humaine. Il faudra peut-être imposer des limites dans certaines UGP. Dans de telles unités, les visiteurs pourront vivre une expérience dans un milieu sauvage où il n’y a pratiquement pas d’installations ou de services, ou même pas du tout. Les parcs y préserveront le réseau actuel de sentiers et continueront d’offrir des activités appropriées. Certaines activités se prêtent davantage à la protection des espèces fauniques craintives.

10.2.1 UGP – arrière-pays du Mont-Revelstoke

Unité de gestion du paysage - arrière–pays du Mont-Revelstoke
Unité de gestion du paysage - arrière-pays du Mont-Revelstoke
© Parcs Canada
Éléments clés

Le champ de glace Clachnacudainn occupe le centre de ce secteur de montagnes escarpées, qui est fréquenté par le caribou de montagne et le carcajou; il s’agit en fait de l’habitat le plus important pour ces espèces dans les parcs, surtout en hiver. On y trouve un minimum d’installations – le refuge d’alpinisme Woolsey et certains sites d’atterrissage pour hélicoptères qui servent à l’entretien des installations météorologiques éloignées. Le parc n’aménagera pas de ponts ni d’emplacements de camping dans l’arrière-pays et il n’y entretiendra pas de sentiers. Les quelques visiteurs qui s’y rendent peuvent kilomètres s’attendre à éprouver un sentiment de solitude et à devoir subvenir à leurs propres besoins. Il y a de la motoneige et de l’héliski sur les terres provinciales situées le long de la frontière des parcs, en particulier sur les chemins d’exploitation et le tronçon de la route qui passent près du parc.

Objectifs
Environnement et ressources culturelles
  • Préserver l’habitat du caribou de montagne et les aires de mise bas convenables pour le carcajou.
  • Permettre aux processus naturels comme le feu de se dérouler lorsque les risques pour le public, les sites écologiquement fragiles et les terres avoisinantes sont minimes.
Expérience des visiteurs
  • Offrir aux visiteurs la possibilité d’explorer les secteurs éloignés de l’arrière-pays pour goûter à la solitude tout en réduisant au maximum l’incidence sur le caribou de montagne et le carcajou.
Mesures
  • Collaborer avec les partenaires et les voisins pour réduire au maximum les incidences sur l’intégrité écologique en général et sur le caribou de montagne, le carcajou et le grizzli en particulier.
  • Envisager de réduire la quantité de matières combustibles qui pourrait alimenter un feu de forêt dans certains secteurs en y retirant des arbres; fonder sa décision sur une analyse des risques, sur la fréquentation humaine et sur les pratiques de gestion des parcs. 
  • Surveiller le caribou de montagne, le carcajou et la fréquentation humaine au cours des cinq prochaines années pour déterminer l’incidence de l’activité humaine et des mesures de gestion des parcs sur le caribou de montagne et le carcajou.
  • Faire un relevé des populations de chèvres de montagne et de crapauds de l’Ouest et en effectuer la surveillance.
  • Maintenir au minimum le nombre de survols et d’atterrissages d’hélicoptères; éviter les espèces et les parcelles d’habitat vulnérables et respecter les attentes des visiteurs.

10.2.2 UGP – secteurs très fréquentés de l’arrière-pays

Unité de gestion du paysage - secteurs très fréquentés de l'arrière-pays des Glaciers
Unité de gestion du paysage - secteurs très fréquentés de l'arrière-pays des Glaciers
© Parcs Canada
Unité de gestion du paysage - secteurs très fréquentés de l'arrière-pays du Mont-Revelstoke
Unité de gestion du paysage - secteurs très fréquentés de l'arrière-pays du Mont-Revelstoke
© Parcs Canada
Éléments clés

Cette unité se compose de deux secteurs distincts; le premier se trouve dans le parc national des Glaciers, près du glacier Illecillewaet, et l’autre est situé au sommet du mont Revelstoke, dans le secteur du lac Eva. Dans cette unité, les visiteurs estivaux ont accès Sir Donald à des sentiers de randonnée de renommée mondiale, dans un milieu alpin qui fut le berceau de l’escalade au Canada. Il y a eu, au cours des cinq à dix dernières Lac Perley années, un accroissement des activités de ski de randonnée, surtout dans le parc national des Glaciers. Le refuge Asulkan du parc des Glaciers, ouvert à l’année au public, est de plus en plus fréquenté par les adeptes du ski de randonnée. Le refuge du lac Eva, bâti en 1928, est un édifice fédéral du patrimoine; il est ouvert au public en été.

Les parcs conserveront le réseau actuel de sentiers, mais aucun nouveau sentier ne sera aménagé. On compte 38 km de sentiers dans le secteur Illecillewaet (parc des Glaciers) et 15 km au lac Eva (parc du Mont-Revelstoke). Ces sentiers bien entretenus et dotés de panneaux sont très fréquentés; ils donnent accès à un nombre limité de possibilités d’excursion pour lesquels il faut être prêt à affronter des risques et à subvenir à ses propres besoins. Tous les sentiers, ponts, emplacements de camping et refuges resteront à l’état rustique. Les sentiers qui se trouvent dans l’unité du mont Revelstoke débouchent sur des lacs dans l’arrière-pays où il est possible de pêcher.  

Objectifs
Écologiques et culturels
  • Réduire au maximum l’incidence de la fréquentation humaine sur les espèces fauniques recensées, p. ex. le caribou de montagne, le carcajou et le grizzli.
  • Réduire au maximum l’incidence de l’utilisation des sentiers sur la flore et le sol.
  • Réduire au maximum l’incidence des polluants atmosphériques sur l’écologie du milieu alpin.
  • Déterminer l’incidence de l’utilisation des refuges d’arrière-pays sur le caribou.
  • Préserver le refuge d’arrière-pays au lac Eva comme édifice fédéral du patrimoine.
Expérience des visiteurs
  • Offrir d’excellentes possibilités de randonnée pédestre et d’excursions avec coucher dans des secteurs dotés d’installations rustiques.
Mesures
  • Améliorer les sentiers et les installations seulement si cela peut aider à accroître l’intégrité écologique ou la sécurité du public.
  • Au moyen de protocoles internationaux, surveiller la quantité de polluants atmosphériques dans les lacs alpins et leur incidence sur le poisson; partager les données recueillies et élaborer les mesures de gestion qui s’imposent, ce qui comprend les communications.
  • Préserver le refuge d’arrière-pays au lac Eva conformément à la politique d’examen des édifices fédéraux du patrimoine et l’énoncé du caractère patrimonial de l’édifice.
  • Travailler avec les compagnies de transport par hélicoptères pour réduire le nombre de vols à basse altitude effectués dans les secteurs fragiles.

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