Rapport Périodique sur la Mise en Oeuvre de la
Convention du Patrimoine Mondial

Section II

Rapport sur l'État de conservation de
Kluane_Wrangell-St. Elias_Glacier Bay_Tatshenshini Alsek

1 INTRODUCTION

1a État partie
CANADA ET LES ÉTATS-UNIS
1b Nom du bien du patrimoine mondial
Kluane_Wrangell-St. Elias_Glacier Bay_Tatshenshini Alsek
1c Coordonnées géographiques
Latitude 58°45' N / Longitude 136°10' O
Latitude 59°31' N / Longitude 137°14' O
1d Date d'inscription
26/10/79
1e Date d'agrandissement(s) subséquent(s)
14/12/92
17/12/94
1f Organisation(s) responsable(s) de la préparation du rapport
Nom de l'organisation : U.S. National Park Service
Nom : Snitzler, Vicki
Titre : Outdoor Planner
Adresse : Wrangell-St.Elias National Park, 106.8 Richardson Hwy
Ville : Copper Center, Alaska
Code postal : 99573
Téléphone : 907-822-5234
Télécopieur : 907-822-7216
Courriel : Vicki_Snitzler@nps.gov
Nom de l'organisation : Ministry of Water Land and Air
Nom : Levy, Peter
Titre : Chef de la section de la planification
Adresse : Bag 5000, 3726 Alfred Avenue
Ville : Smithers, Colombie-Britannique
Code postal : V0J 2N0
Téléphone : 250 847-7289
Télécopieur : 250 847-7728
Courriel : peter.levy@gems6.gov.bc.ca
Nom de l'organisation : Parcs Canada
Nom : Elliot, Tom
Titre : Chercheur en gestion des activités humaines et de la nature
Adresse : L'unité de gestion du Yukon, 205-300 Main Street
Ville : Whitehorse, Yukon
Code postal : Y1A 2B5
Téléphone : 867 667-3915
Télécopieur : 867 393-6701
Courriel : tom.elliot@pc.gc.ca
Nom de l'organisation : U.S. National Park Service
Nom : Yerxa, Rusty
Titre : Writer/Editor, Glacier Bay National Park and Preserve
Adresse : P.O. Box 140
Ville : Gustavus, Alaska
Code postal : 99826
Téléphone : 907 697-2675
Télécopieur : 907 697-2654
Courriel : Rusty_Yerxa@nps.gov
1g Date de soumission du rapport
31/12/04
1h Signature(s) au nom de l'État partie
Christina Cameron-Directeur général, Lieux historiques nationaux, Parcs Canada
 

2 DÉCLARATION DE VALEUR

2a Justification de l'inscription initiale
Le parc national et réserve Kluane et le Wrangell-St. Elias National Monument ont été mis en candidature conjointement par le Canada et les États-Unis et inscrits comme site du patrimoine mondial transfrontalier en octobre 1979. Le Glacier Bay National Park and Preserve a été mis en candidature comme prolongement géologique et écologique du site du patrimoine mondial existant et a été inscrit comme annexe du site en décembre 1992. Le parc naturel provincial Tatshenshini-Alsek a été ajouté au site du patrimoine mondial existant en 1994.

La proposition d'inscription de 1979 mettait l'accent sur les caractéristiques naturelles dominantes de ces sites, soit les glaciers et les champs de glace des monts St. Elias. Elle soulignait qu'il s'agissait du plus grand champ de glace non polaire au monde et que cette région contenait certains des glaciers les plus spectaculaires du monde ainsi qu'une grande variété d'écosystèmes terrestres. La forêt subalpine, la forêt côtière, la zone subalpine et la toundra alpine renferment des mosaïques complexes de vie végétale à divers stades de succession. La proposition d'inscription décrivait aussi les caractéristiques géologiques de la région de même que ses phénomènes tectoniques, volcaniques et hydrologiques permanents.

La proposition d'inscription soulignait l'immensité des sites conjoints qui contiennent le bassin hydrographique de douzaines de grandes rivières ainsi que des écosystèmes vierges qui ne sont pas modifiés par les activités humaines et qui sont isolés des influences externes par des obstacles naturels. Il existe peu d'endroits au monde où les phénomènes écologiques comme la prédation, la migration, la mortalité et la natalité sont régis uniquement par des stress naturels et l'évolution des écosystèmes. La proposition d'inscription précisait que dans les sites conjoints on trouve des populations stables à autorégulation d'espèces comme le grizzli, le loup, le carcajou, le pygargue à tête blanche, le cygne trompette, l'ombre arctique, le saumon kokani et le faucon pèlerin qui ailleurs sont disparus, rares, menacés ou en péril. Les aires de nidification du cygne trompette sont les plus grandes en Alaska et parmi les trois dernières en Amérique du Nord. Toutes les espèces d'animaux herbivores communs en Alaska et dans le nord-ouest du Canada sont présentes dans les sites conjoints, certaines en nombre insurpassé ailleurs. Plus de 14 000 mouflons de Dall, le plus grand groupe au monde, se trouvent sur les terres des sites conjoints. Quelque 600 grizzlis formant une des plus grandes populations protégées du monde, parcourent la région.

Dans la proposition d'inscription de 1991 du Glacier Bay National Park and Preserve, les États-Unis ont indiqué que cet endroit avait les mêmes caractéristiques et attributs que le site du patrimoine mondial initial et les complétait. La proposition d'inscription précisait qu'il s'agissait d'un prolongement côtier, marin et méridional d'un continuum géologique et écologique qui améliorerait la représentation des derniers stades de la succession glaciaire et écologique et assurerait la cohérence régionale du site du patrimoine mondial existant. La proposition d'inscription du Glacier Bay était fondée sur l'importance du site qui couvre tous les phénomènes glaciaires indiqués dans la première proposition d'inscription ainsi que la succession écologique connexe des environnements terrestres, côtiers et marins. Ces phénomènes permanents continuent d'intéresser le milieu scientifique.

La proposition d'inscription avançait que le Glacier Bay ajouterait un vaste écosystème marin de fjord déglacé, intact et unique, au site du patrimoine mondial existant. Cet écosystème offre un habitat pour plusieurs espèces de mammifères marins, dont le rorqual à bosse (en péril) et le lion de mer de Steller (menacé). Depuis une trentaine d'années, le rorqual à bosse est surveillé et étudié au Glacier Bay, ce qui a permis de réunir les plus importantes données sur l'espèce. Ces travaux ont aidé les scientifiques à comprendre le comportement, la biologie de reproduction et les voies migratoires du rorqual à bosse. L'environnement marin est également riche d'autres espèces fauniques, dont plus de 230 espèces d'oiseaux, un nombre semblable d'espèces de poissons, et de grands mammifères comme les loups, les ours (noirs et bruns), les orignaux et les chèvres de montagne.

Dans la proposition d'inscription de 1993 du parc naturel provincial Tatshenshini-Alsek, le Canada a soutenu que l'ajout de ce parc établirait un lien vital entre les trois autres unités puisqu'il contient lui aussi des ressources exceptionnelles. Les rivières de Tatshenshini-Alsek, reconnues à l'échelle internationale, font partie des plus importantes rivières sauvages au monde et représentent le principal corridor sur lequel on peut naviguer facilement pour apprécier la diversité des environnements et l'immensité de l'espace qui caractérisent ce parc international de 8,5 millions d'hectares (21 millions d'acres). Les réseaux fluviaux de Tatshenshini-Alsek sont un élément essentiel et unique des grands écosystèmes dont la préservation est assurée par des parcs nationaux et des réserves. Ces écosystèmes régionaux dépendent des vallées fluviales de Tatshenshini-Alsek; ces vallées à basse altitude, recouvertes de végétation et dépourvues de glace sont un des seuls liens entre la côte et l'intérieur et facilitent la migration des espèces florales et fauniques dans la région.

Voici certaines des caractéristiques exceptionnelles du parc Tatshenshini-Alsek mentionnées dans la proposition d'inscription :
. mont le plus élevé de la Colombie-Britannique, le mont Fairweather, qui s'élève à 4 663 mètres
. plus importante calotte glaciaire non polaire au monde, plus de 350 glaciers de vallée et 31 glaciers de crue glaciaire.
. environ 200 des 400 mouflons de Dall répertoriés en Colombie-Britannique passent l'été et l'hiver dans cette région.
. ours noirs et ours « bleus ». L'ours bleu (Ursus americanus emmonsi) n'est pas présent ailleurs dans la province ou au Canada, et il est rare en Alaska.

2b Critères de l'inscription initiale
Critère culturel :
Critère naturel :
ii
iii
iv

2c Déclaration de valeur retenue
Au moment de l'inscription, le Comité du patrimoine mondial n'a pas approuvé une Déclaration de valeur.
Déclaration de valeur proposée
Le Comité du patrimoine mondial a inscrit le site Kluane-Wrangell-St. Elias/Glacier Bay/Tatshenshini-Alsek sur la liste du patrimoine mondial d'après les critères (ii), (iii) et (iv) :

(ii) Phénomènes glaciaires permanents
Le site du patrimoine mondial conjoint Alaska-Canada représente le milieu le plus étendu de montagnes, de champs de glace et de glaciers en Amérique du Nord. Dans ce site, il y a neuf sommets de plus de 14 000 pieds, dont quatre de plus de 16 000 pieds ainsi que de nombreux sommets de 10 000 à 14 000 pieds. Le Malaspina et le Nabesna sont parmi les plus grands glaciers au monde. Les glaciers donnent naissance aux vingt-quatre réseaux fluviaux qui drainent cette masse montagneuse.

(iii) Phénomènes naturels rares et exceptionnels
Ce site englobe plusieurs phénomènes naturels actifs - tectoniques, volcaniques, glaciaux et fluviaux et on y trouve des habitats nombreux et diversifiés pour la faune résidante, migratoire, aquatique et terrestre. Les zones de végétation s'élèvent du niveau de la mer à 5 000 mètres.

(iv) Habitats d'espèces rares et en péril
Cette région de l'Amérique du Nord abrite la plus grande concentration de mouflons de Dall au monde. Ses populations d'ours, de loups, de caribous, de chèvres de montagne et d'orignaux, des espèces en péril ailleurs, peuvent assurer leur autorégulation. Il s'agit d'un des rares endroits au monde où les phénomènes écologiques comme la prédation, la migration, la mortalité et la natalité sont régis uniquement par des stress naturels et l'évolution des écosystèmes.

(Note : La déclaration de valeur proposée ici respecte les définitions et la numérotation des critères au moment où le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Il faudra tenir compte des changements intervenus dans les définitions et dans la numérotation des critères au moment de la présentation officielle d'une déclaration de valeur au Comité du patrimoine mondial pour approbation).

2d Critères ajoutés après l'inscription initiale
Depuis l'inscription originale, le Comité du patrimoine mondial n'a pas ajouté de critères additionnels à l'inscription.
 

3 DÉCLARATION D'AUTHENTICITÉ/D'INTÉGRITÉ

3a Évaluation initiale d'authenticité/d'intégrité
Dans les propositions d'inscription de 1979, 1991 et 1993, le Canada et les États-Unis soulignaient que les sites proposés représentaient essentiellement des aires sauvages à l'état naturel, très peu développées. Des activités traditionnelles, comme la chasse de subsistance, sont pratiquées dans certains secteurs des sites proposés, mais ne causent pas de problème. La proposition d'inscription du Glacier Bay National Park and Preserve mentionnait la présence de pêches commerciales dans la baie Glacier et décrivait les méthodes visant à déterminer leur compatibilité avec les buts et valeurs du parc. La proposition d'inscription faisait aussi état des préoccupations concernant les développements miniers possibles dans la région. La proposition d'inscription de Tatshenshini-Alsek décrivait ces impacts locaux de l'exploration et de l'exploitation minière, mais ajoutait que la région était quasi intacte.

En 1979, l'UICN concluait que la vaste étendue de 160 000 kilomètres carrés (des sites conjoints) contient de nombreux écosystèmes complets qui sont dans une grande mesure inaccessibles et inhospitaliers pour l'homme.

Le Canada et les États-Unis fourniront la main-d'œuvre et les ressources nécessaires à une gestion et à une protection efficaces.

En 1992, l'UICN concluait qu'à part quelques activités de pêche commerciale et sportive, la législation nationale protège les ressources du Glacier Bay National Park en interdisant toute exploitation entraînant leur épuisement. Quatre-vingt-cinq pour cent du parc est désigné zone de nature sauvage dans le plan directeur, ce qui en améliore la protection et empêche efficacement toute intervention humaine directe. La législation confie au National Park Service (NPS) la gestion des eaux océaniques, du fond de la baie et de la frange côtière. Cette disposition unique aide grandement à assurer l'intégrité de la région. Une petite partie de la mise en candidature vise la Glacier Bay National Preserve, située dans le nord du parc. Dans ce secteur, beaucoup moins protégé, se trouve une importante pêcherie commerciale. La chasse sportive y est également autorisée. L'UICN a envisagé d'exclure Dry Bay du site. Mais compte tenu de son exploitation saisonnière étroitement réglementée et du fait que la plaine inondable de la rivière Alsek en fait partie intégrante, son inclusion est encore considérée valable. Voici les menaces à l'intégrité du parc que la direction devra prendre en considération :
· pêche commerciale illégale dans les eaux sauvages
· impact des excursions en bateau sur la faune de la baie Glacier, particulièrement sur le rorqual à bosse
· revendications des Huna Tlingit concernant les droits de récolte de subsistance dans le parc
· existence d'une concession minière de 80 hectares (198 acres) dans le champ de glace Brady.

L'UICN précise que la baie Glacier fait face à une menace de taille, soit le projet de mine de cuivre à ciel ouvert sur le cours supérieur de la Tatshenshini, à 24 km des limites du parc.

En 1994, l'UICN concluait qu'à l'exception de quelques activités de pêche et de chasse de subsistance dans les tronçons supérieurs de la Tatshenshini-Alsek par les Premières nations Champagne-Aishihik (PNCA), la zone est entièrement protégée de toute exploitation entraînant son épuisement grâce à son statut de parc provincial naturel de catégorie A. Les concessions minières qui existaient dans le parc avant son établissement en 1993 seront supprimées. La principale menace, soit le projet de mine à ciel ouvert à Windy Craggy, a disparu, puisque le gouvernement de la Colombie-Britannique a accordé le statut de parc à cette zone. Des travaux de restauration devront être entrepris pour faire disparaître toute trace d'exploration minière; plus de 95 % de la superficie totale du parc a conservé son caractère sauvage.

Rafteurs et kayakistes amateurs exercent des pressions sur la rivière, mais les autorités compétentes y voient. La planification de la gestion de ce parc créé il y a un an à peine vient tout juste de commencer. Deux employés sont en poste dans le parc en saison, ce qui suffit pour le moment. Enfin, le secteur St. Elias du parc a fait l'objet d'études moins poussées, mais le plan directeur devrait indiquer les recherches à effectuer.

3b Modifications importantes de l'authenticité/l'intégrité
Depuis l'inscription, on a considérablement modifié l'authenticité/l'intégrité du site.
Description des changements apportés à l'authenticité/l'intégrité
En règle générale, le site du patrimoine mondial possède aujourd'hui une meilleure intégrité qu'auparavant. Les plans directeurs du parc précisent plusieurs mesures de protection des ressources afin de contrer les pressions internes et externes découlant de l'utilisation récréative du site du patrimoine mondial ou de ses environs et de la croissance commerciale et du développement à l'extérieur de ses limites.
 

4 GESTION

Régime de gestion

4a Propriété/Gestion
Gestion en vertu de mesures législatives de protection
Description: Le parc national et réserve Kluane est géré en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et de ses règlements d'application et de la Loi sur l'Agence Parcs Canada et conformément au Principes directeurs et politiques de gestion de Parcs Canada. Pour consulter la Loi sur les parcs nationaux du Canada, voir : http://www.parl.gc.ca/36/2/parlbus/chambus/house/bills/government/C-27/C-27_4/90065bE.html et http://www.parl.gc.ca/36/2/parlbus/chambus/house/bills/government/C-27/C-27_4/90065bF.html. Une description des terres réservées se trouve à http://www.laws.justice.gc.ca/en/N-14.01/18439.html#rid-18441 et http://lois.justice.gc.ca/fr/N-14.01/75951.html#rid-75953. Le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve a été établi en vertu de l'Alaska Natural Interest Lands Conservation Act (ANILCA) à 5,34 millions d'hectares (13,2 millions d'acres), avec des sections désignées comme national preserve, le reste étant désigné comme national park. 3,6 millions d'hectares (8,9 millions d'acres) de nature sauvage fédérale désignée ont été ajoutés à ces sections. Le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve et le Glacier Bay National Park and Preserve sont gérés en vertu de l'Organic Act « pour conserver le décor et les objets naturels et historiques ainsi que la faune des parcs et en assurer la jouissance d'une manière et par des moyens qui les laisseront intacts pour la jouissance des générations à venir » (NPS Organic Act, 1916 – 16 USC 1). L'ANILCA se trouve à http://www.r7.fws.gov/asm/anilca/toc.html. L'Organic Act se trouve à http://www.nps.gov/legacy/organic-act.htm. Les terres et les eaux naturelles désignées des deux parcs américains sont également gérées en vertu du Wilderness Act. En vertu de la loi, la nature sauvage est définie comme « …une zone… conservant son caractère primitif et son influence, sans améliorations permanentes ou habitation humaine… 1) affectée principalement par les forces de la nature…, 2) présentant des possibilités exceptionnelles de solitude ou un type de loisir primitif et non confin酻. Le Wilderness Act se trouve à http://www.nps.gov/isro/wild_links/FROM_ANN/WILDERNESS%20ACT.htm. Le Glacier Bay National Monument a été établi le 26 février 1925 par proclamation de Calvin Coolidge (43 Stat 1988) en vertu de l'Antiquities Act. En 1980, L'ANILCA a désigné de nouveau le monument comme Glacier Bay National Park and Preserve et en a étendu les limites pour inclure l'extrémité nord de la zone de Fairweather et les zones côtières adjacentes. L'ANILCA a également désigné la plupart des terres du parc et une portion des eaux du parc comme nature sauvage. L'Antiquities Act se trouve à http://www.cr.nps.gov/local-law/anti1906.htm. Le parc Tatashenshini-Alsek a été établi en 1993 par la province de Colombie-Britannique comme parc de catégorie A en vertu du Park Act par une promulgation de la législature provinciale. Il est également protégé en vertu du Protected Areas of BC Act. Les parcs sont gérés pour les valeurs de conservation importantes et sont consacrés à la préservation de leurs environnements naturels pour l'inspiration, l'usage et la jouissance du public.

4b Échelon de gestion
National

Description: Le parc national et réserve Kluane appartient au gouvernement fédéral canadien qui le gère. Le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve et le Glacier Bay National Park and Preserve sont gérés par le National Park Service (NPS) des États-Unis, relevant du Department of Interior, une agence au niveau du cabinet dans la direction exécutive relevant directement du président. Le parc Tatshenshini-Alsek est géré sous l'autorité du ministre de la Water, Land and Air Protection (WLAP) de la Colombie-Britannique (Canada). Le parc est cogéré par le ministère de la WLAP et les Premières nations Champagne et Aishihik.


4c Statut juridique
Le parc national et réserve Kluane est un parc national canadien dans les secteurs où les ententes sur le règlement des revendications territoriales ont été conclues et une réserve de parc national dans les secteurs contenant des terres pour lesquelles les ententes n'ont pas encore été conclues. Le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve est un parc national américain dans le secteurs où la chasse n'est pas autorisée et une réserve nationale américaine dans les secteurs où la chasse est autorisée. Le Glacier Bay National Park and Preserve est également un parc national et une réserve des États-Unis selon les mêmes dispositions. Le parc Tatshenshini-Alsek est géré pour un parc de catégorie A en vertu du Park Act.

4d Organisme/organismes responsable(s) de la gestion du bien
Nom de l'organisme : USNPS Alaska Region
Nom : Blazsak, Marcia
Titre :
Adresse : 240 W. 5th Avenue, Room 114
Ville : Anchorage, Alaska
Code postal : 99501
Téléphone : 907-644-3510
Télécopieur :
Courriel : Marcia_Blazsak@nps.gov
Nom de l'organisme : Parc national & réserve Kluane
Nom : Marrin, Don
Titre :
Adresse : C.P. 5495
Ville : Haines Junction, Yukon
Code postal : Y0B 1L0
Téléphone : 867-634-7250
Télécopieur : 867-634-7208
Courriel : Don.Marrin@pc.gc.ca
Nom de l'organisme : Ministère du WLAP
Nom : Markides, Hugh
Titre :
Adresse : Bag 5000, 3726 Alfred Street
Ville : Smithers, Colombie-Britannique
Code postal : V0J 2N0
Téléphone : 250-847-7321
Télécopieur : 250-847-7728
Courriel : Hugh.Markides@gems3.gov.bc.ca

4e Mesures de protection et méthodes de mise en œuvre
La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000) et ses règlements régissent la protection et la gestion des ressources culturelles et naturelles du parc national et réserve Kluane. L'Entente finale avec les Premières nations Champagne et Aishihik ainsi que l'Entente définitive avec la Première nation Kluane fournissent une orientation additionnelle pour la protection et la gestion des ressources naturelles et culturelles du parc et de la réserve de parc.

Les règlements s'appliquant aux parcs nationaux comprennent, entre autres :
. l'accès des avions
. les entreprises
. le camping
. la protection incendie
. la pêche
. généralités
. réglementation de la faune

La Loi sur les parcs nationaux du Canada stipule que « le maintien ou la restauration de l'intégrité écologique, par la protection des ressources naturelles et des phénomènes naturels, seront la première priorité du ministre en considérant tous les aspects de la gestion des parcs ».

La Loi sur l'Agence Parcs Canada (1998) a établi une agence « afin de s'assurer que les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires patrimoniales du Canada sont protégés et représentés pour la présente génération et les générations à venir et afin de réaliser l'intérêt national en ce qui concerne ces parcs, lieux et aires patrimoniales et les programmes connexes ».

Voici d'autres lois qui s'appliquent aux parcs nationaux canadiens :
. Loi sur les pêches (1985)
. Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (1992)
. Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (1994)
. Loi sur les espèces en péril (2002)

Les versions consolidées de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et de ses règlements se trouvent à http://laws.justice.gc.ca/en/N-14.01/index.html et http://lois.justice.gc.ca/fr/N-14.01/index.html.

Les parcs nationaux du Canada sont également gérés selon les Principes directeurs et les politiques de gestion de Parcs Canada.

Wrangell-St.Elias National Park and Preserve and Glacier Bay National Park and Preserve sont administrés sous l'autorité de l'Organic Act du 25 août 1916 (39 Stat. 535) qui a établi le NPS des États-Unis et qui stipule que le but fondamental des parcs nationaux est …de conserver le décor et les objets naturels et historiques et la faune des parcs et en assurer la jouissance d'une manière et par des moyens qui les laisseront intacts pour la jouissance des générations à venir ». L'Organic Act et ses règlements régissent la protection et la gestion des ressources culturelles et naturelles des parcs.

Wrangell-St.Elias National Park and Preserve a été établi en vertu de l'ANILCA à 5,34 millions d'hectares (13,2 millions d'acres), certaines sections étant désignées comme réserve nationale et le reste comme parc national. 3,6 millions d'hectares (8,9 millions d'acres) de nature sauvage désignée par le fédéral ont été ajoutés à ces sections.

Le Glacier Bay National Monument a été établi le 26 février 1925 par proclamation de Calvin Coolidge (43 Stat. 1988) en vertu de l'Antiquities Act. En 1980, l'ANILCA a désigné de nouveau le monument comme Glacier Bay National Park and Preserve et étendu les limites pour inclure l'extrémité nord de la zone de Fairweather et les zones côtières adjacentes. L'ANILCA a également désigné la plupart des terres du parc et une portion des eaux du parc comme nature sauvage.

La gestion des ressources des parcs relève de plusieurs autres lois fédérales américaines promulguées au cours des 80 dernières années :
. Wilderness Act
. National Historic Preservation Act
. Redwood Act
. National Environmental Policy Act
. Endangered Species Act
. National Parks and Recreation Act (1978)
. Marine Mammal Protection Act
. National Parks Omnibus Management Act (1998)

Le parc Tatshenshini-Alsek a été établi en 1993 par la Colombie-Britannique comme parc de catégorie A par une promulgation de la législature provinciale. Le parc est géré pour les valeurs de conservation importantes et est consacré à la préservation de ses environnements naturels pour l'inspiration, l'usage et la jouissance du public. Il est géré en vertu des lois suivantes :

. Park Act (et ses règlements)
. Protected Areas of BC Act
. Wildlife Act

4f Dispositions administratives et de gestion
Le directeur de l'unité de gestion du Yukon assure la gestion courante du parc national et réserve Kluane. Il relève du directeur général de l'Agence Parcs Canada par le biais du directeur exécutif des parcs des Rocheuses et du directeur général, Ouest et Nord du Canada. L'orientation de gestion du parc découle des lois mentionnées en 4e ainsi que des Principes directeurs et politiques de gestion de Parcs Canada et du plan directeur (2004) du parc national et réserve Kluane.

L'année 1995, soit l'année ou est entrée en vigueur l'entente finale avec les Premières nations Champagne et Aishihik, a marqué le début d'une nouvelle ère pour la gestion du parc national et réserve Kluane. L'entente finale a établi un régime de gestion coopérative basé sur la responsabilité partagée de la gestion des ressources du parc par l'établissement du comité de gestion du parc national et réserve Kluane. Le comité a accueilli de nouveaux membres en février 2004, lorsque l'Entente définitive avec la Première nation Kluane est entrée en vigueur. Le travail du comité est actuellement associé au parc national et à la réserve de parc.

Le comité est composé de six membres ayant droit de vote, deux nommés par les Premières nations Champagne et Aishihik, deux par la Première nation Kluane et deux par le Canada. Tous sont nommés par le ministre du Patrimoine canadien. Parcs Canada est représenté au comité par le directeur du parc, sans droit de vote. Le comité offre un moyen de participation publique à la gestion du parc et peut formuler des recommandations au ministre sur les questions relatives à la gestion ou à l'aménagement du parc national et réserve Kluane.

L'Entente finale avec les Premières nations Champagne et Aishihik et l'Entente définitive avec les Première nation Kluane indiquent les objectifs suivants pour le parc national et réserve Kluane :

• reconnaître l'histoire et la culture des Premières nations ainsi que les droits prévus dans ces ententes dans la planification, la gestion, l'administration et l'exploitation du parc national et réserve Kluane;
• reconnaître et protéger l'usage traditionnel et actuel du parc par les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane dans l'aménagement et la gestion du parc et de la réserve;
• offrir des possibilités économiques aux Premières nations Champagne et Aishihik et à la Première nation Kluane dans l'aménagement, l'exploitation et la gestion du parc;
• reconnaître que l'histoire orale est une forme de recherche valable et pertinente pour l'établissement de l'importance historique des sites patrimoniaux et des ressources patrimoniales mobilières dans le parc et la réserve, associés directement à l'histoire des Premières nations Champagne et Aishihik et de la Première nation Kluane;
• reconnaître l'intérêt des Premières nations Champagne et Aishihik et de la Première nation Kluane dans l'interprétation des noms de lieux et des ressources patrimoniales autochtones dans le parc et la réserve, associés directement à la culture des Premières nations Champagne et Aishihik et de la Première nation Kluane;
• intégrer le savoir traditionnel et scientifique dans la gestion des ressources naturelles et culturelles du parc national et de la réserve.

Le Glacier Bay National Park and Preserve et le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve sont des unités du NPS des États-Unis. La gestion quotidienne est dirigée par le directeur des parcs qui supervise un personnel organisé en six divisions (administration, interprétation, gestion des ressources, protection des ressources, gestion des installations et gestion des concessions). Ces biens sont gérés conformément aux mandats législatifs et réglementaires du NPS des États-Unis (voir la section 4e). La gestion des biens est supervisée par la région de l'Alaska du NPS des États-Unis. Le directeur régional relève du directeur national du NPS des États-Unis à Washington DC qui relève du secrétaire à l'intérieur.

Le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve a conclu deux ententes de gouvernement à gouvernement avec les villages autochtones Mentasta et Cheesh-Na et travaille à une troisième. Ces ententes soulignent les stratégies de communication et de consultation pour les projets coopératifs entre le NPS et les Ahtna. Le Wrangell-St.Elias et Ahtna Inc. travaille à la conclusion d'une entente qui placerait des servitudes de conservation sur les terres des Ahtna dans les limites du parc. Si elle est mise en œuvre, d'autres terres pourraient être protégées de l'exploitation forestière et de l'exploitation minière. Comme Ahtna Inc. possède près de 364 230 hectares (900 000 acres) dans le parc, cette entente pourrait avoir des impacts positifs considérables pour la protection des ressources.

Le Glacier Bay National Park and Preserve a également établi une entente de gouvernement à gouvernement avec la Native American et ses intéressés. Suite à des années de relations tendues entre le NPS et les Hoonah Tlingit sur l'inclusion du territoire tribal dans le Glacier Bay National Park, les fonctionnaires du NPS et les dirigeants du gouvernement tribal ont décidé au milieu des années 1990 d'établir de meilleures communications et de tenter de régler une multitude de problèmes. Un résultat important a été un protocole d'entente, signé le 30 septembre 1995 et en vigueur pour cinq ans, entre le Glacier Bay National Park and Preserve et la Hoonah Indian Association. Le protocole d'entente vise plusieurs objectifs : «reconnaître officiellement nos relations de gouvernement à gouvernement et reconnaître les préoccupations et le soutien mutuels, établir un cadre de relations coopératives et promouvoir la communication entre les deux parties». La tribu Hoonah a convenu d'affecter un agent de liaison de la tribu, de former un conseil consultatif et de consulter le NPS sur les questions d'intérêt commun. Le NPS a convenu de reconnaître la tribu comme gouvernement, d'affecter un agent de liaison du NPS et de solliciter les commentaires de la tribu concernant les opérations, la planification et la gestion du parc.

Depuis, les Hoonah ont discuté avec les fonctionnaires du NPS de plusieurs préoccupations relatives à la subsistance – programme de pêche culturelle, cueillette des petits fruits et des œufs de goéland, et d'autres questions – auxquelles l'agence a répondu chaque fois que possible, et elle travaille à la résolution des obstacles juridiques qui peuvent exister. Le protocole d'entente a également donné lieu à un programme proactif grâce auquel le personnel du NPS et les Hoonah Tlingit travaillent en collaboration à de nombreux projets de préservation culturelle et d'éducation afin d'aider à perpétuer les traditions culturelles des Hoonah Tlingit. Le protocole d'entente a été reconduit pour cinq autres années le 29 septembre 2000.

Le parc Tatshenshini-Alsek est géré par le conseil de gestion de Tatshenshini-Alsek sous l'autorité du ministre de la WLAP. Le gestionnaire régional du ministère de la WLAP est situé à Smithers (Colombie-Britannique).

4g Modifications importantes apportées au régime de gestion depuis l'inscription
Le parc national et réserve Kluane et le Wrangell-St.Elias National Park and Preserve adjacent en Alaska ont été mis en candidature conjointement pour la liste du patrimoine mondial en 1979. Depuis, le Glacier Bay National Park and Preserve (Alaska) et le parc Tatshenshini-Alsek (Colombie-Britannique) ont été ajoutés au site, créant le site du patrimoine mondial de Kluane/Wrangell-St. Elias/Glacier Bay/Tatshenshini-Alsek. Les qualités qui ont conduit à la mise en candidature initiale sont « un système naturel vierge continu présentant une riche variété de groupements de végétation et d'écosystèmes, une richesse de populations fauniques dont l'ours grizzli, le mouflon de Dall (la plus grande concentration au monde) et plusieurs communautés végétales rares. Le site contient également le plus grand champ de glace non polaire du monde et certains des glaciers les plus spectaculaires du monde. » (tiré de la plaque de site du patrimoine mondial)

En 1998, un protocole d'entente quinquennal a été signé entre le NPS des États-Unis et Parcs Canada sur la coopération pour la gestion, la recherche, la protection, la conservation et la mise en valeur des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. Les gestionnaires des quatre unités se sont réunis au moins tous les deux ans pour discuter et pour planifier des projets communs. Le site du patrimoine mondial de Kluane/Wrangell-St. Elias/Glacier Bay/Tatshenshini-Alsek est désigné comme l'un des douze sites prioritaires pour une collaboration possible. Les domaines de collaboration éventuels sont la formation et les échanges de personnel, l'établissement de réseaux inter-agences de biologistes, de planificateurs, de préposés aux services aux visiteurs et à l'interprétation, l'officialisation de la gestion internationale des rivières Tatshenshini-Alsek, l'établissement d'une carte de base commune pour les quatre parcs, un moratoire sur le déboisement de la limite internationale de ces parcs, et la mise à jour des plaques du site du patrimoine mondial, y compris la recherche d'un nom commun pour ce site du patrimoine mondial.

Bien que le protocole d'entente quinquennal soit expiré, au plan philosophique, il est encore appliqué. Des projets coopératifs sont réalisés dans diverses divisions de la gestion des ressources et divisions de l'interprétation. Les gestionnaires descendent également à tous les 2 ans les rivières Tatshenshini-Alsek.

Dans le parc national et réserve Kluane, le règlement de l'entente sur la revendication territoriale avec les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane a constitué un changement important. L'entente avec les Premières nations Champagne et Aishihik a établi en parc national environ 5 900 kilomètres carrés de la portion du sud-est de l'ancienne réserve de parc national Kluane. La portion du nord-ouest du parc national et réserve Kluane dans le territoire traditionnel de la Première nation Kluane – souvent appelée la région de Tachal - demeure une réserve de parc national jusqu'à ce que les revendications territoriales soient réglées avec la Première nation de White River.

Lorsque le Wrangell-St.Elias a été désigné comme site du patrimoine mondial, il était un national monument. En 1980, un an après l'adoption de l'ANILCA, le Wrangell-St.Elias a été désigné national park and preserve. Ce changement de statut a permis la chasse sportive et de subsistance, activité qui n'était pas autorisée sous son statut de monument. D'autres changements sont la désignation de la majeure partie du parc comme zone de nature sauvage.

Dans le Glacier Bay National Park and Preserve, après des années de controverse, la pêche commerciale dans le Glacier Baie a commencé une élimination progressive imposée par la loi en 1999. La pêche a cessé immédiatement dans toutes les eaux naturelles du parc et dans les bras nord de la baie (18 % des eaux marines totales du parc). La pêche limitée continuera dans des eaux non naturelles spécifiées du Glacier Bay par des détenteurs de permis qualifiés pour la durée de leur vie seulement. La pêche dans les eaux non naturelles à l'extérieur de la baie Glacier se poursuivra indéfiniment. Lorsque l'élimination sera complète, environ 55 % des eaux marines du parc seront entièrement fermées à la pêche commerciale, ce qui créera la plus grande réserve marine de haute latitude du monde.

Avant le retrait des terres pour le Glacier Bay National Monument en 1935, 21 autochtones Hoonah de l'Alaska ont demandé des allocations de terres de 65 hectares (160 acres) selon les conditions de la Native Allotment Act de 1906 dans la zone qui deviendrait plus tard le Glacier Bay National Park and Preserve. Après presque sept décennies d'arbitrage et de contestations judiciaires, en 1992, quatre des revendications territoriales antérieures ont été approuvées et transmises à la propriété privée, alors que 17 autres sont encore en suspens.

Le NPS, de concert avec les propriétaires, a élaboré une stratégie par laquelle les terres allouées sont achetées et retournées au parc, les propriétaires conservant des servitudes culturelles (le droit de construire un abri simple et de mener des activités compatibles avec la réglementation en vigueur). Cela facilite les transactions foncières et assure que les autochtones conservent leurs liens culturels au paysage. En même temps, il existe un potentiel de futurs usages commerciaux ou autres sur les terres du parc qui ne seraient pas nécessairement sanctionnés par le NPS. Les efforts pour résoudre ce conflit éventuel sont en cours.

Le conseil de gestion du parc Tatshenshini-Alsek est pleinement opérationnel et se réunit deux à quatre fois par année. Un énoncé d'orientation de gestion a été préparé pour le parc et guidera les opérations jusqu'à ce qu'un plan de gestion complet soit établi.

4h Plan de gestion
Il existe un plan de gestion pour le site.
Résumé du plan de gestion
Kluane
La Loi sur l'Agence Parcs Canada et la Loi sur les parcs nationaux du Canada exigent toutes deux l'établissement d'un plan de gestion. Au cours des dernières années et suite à une série de réunions de consultation publique, d'ateliers avec des étudiants locaux et les Premières nations Champagne et Aishihik et de réunions des intervenants et grâce à la contribution d'un groupe de travail de bénévoles établi pour formuler des recommandations sur les possibilités récréatives du parc, le plan directeur de 1990 a été mis à jour.

Approuvé par le ministre de l'Environnement du gouvernement du Canada au début de 2004, le plan de gestion à jour assure une orientation stratégique à long terme pour la gestion et les activités du parc national et réserve Kluane. Le directeur du parc, en étroite collaboration avec le conseil de gestion du parc national et réserve Kluane, les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane, est responsable de la mise en œuvre du plan de gestion.

Le plan de gestion présente plusieurs mesures importantes associées à la protection et à la présentation des ressources patrimoniales, aux services aux visiteurs et à la gestion de Parcs Canada. Ces mesures portent sur huit thèmes généraux :
. identifier et protéger l'habitat faunique critique et les corridors de mouvement
. renforcer la gestion coopérative
. travailler avec les partenaires de la région pour maintenir un écosystème en santé
. accroître la surveillance de l'intégrité écologique
. aider les Premières nations locales à reprendre leur lien avec le parc
. offrir une variété d'expériences de nature sauvage de grande qualité sans nuire à l'intégrité écologique
. augmenter les services d'interprétation et de sensibilisation
. établir une déclaration de zone de nature sauvage pour les secteurs de zone I et de zone II du parc

Wrangell-St.Elias
Le plan de gestion du Wrangell-St.Elias National Park and Preserve a été complété en 1986. Le plan et les plans d'action subséquents satisfont aux exigences de l'ANILCA de 1980 qui a établi le parc et la réserve. Voici les principaux aspects abordés :
. planification de la protection des terres
. planification des ressources naturelles et culturelles
. gestion de l'arrière-pays et de la nature sauvage
. zonage
. services aux visiteurs
. services commerciaux
. accès

Il y a eu deux modifications au plan de gestion, une concernant la question des claims miniers en existence dans le parc et l'autre pour intégrer au parc le lieu historique national de Kennecott. Le plan est accessible à http://www.nps.gov/wrst.

Glacier Bay
Le plan de gestion du Glacier Bay National Park and Preserve établit l'orientation générale de la gestion des ressources naturelles et culturelles, de l'usage des visiteurs, de la protection des terres et de l'aménagement des installations. Le plan et les plans d'action subséquents satisfont aux exigences de l'ANILCA de 1980 qui a établi le parc et la réserve. Ce plan a été élaboré conformément au National Environmental Policy Act qui exige la participation et l'examen du public. Voici les principaux éléments du plan de gestion :
. gestion des ressources naturelles
. gestion des ressources culturelles
. protection des terres
. changements des limites du parc et de la réserve
. zonage et gestion de la nature sauvage
. usage et aménagement des terres privées
. services commerciaux aux visiteurs
. usage de l'arrière-pays
. utilisation de Glacier Bay National Preserve
. utilisation des navires
. concept d'aménagement de Bartlett Cove

Le plan est accessible à http://www.nps.gov/glba/pphtml/facts.html.

Parc Tatshenshini-Alsek
Le parc Tatshenshini-Alsek est géré actuellement selon un énoncé d'orientation de gestion approuvé en attendant la préparation d'un plan de gestion complet. La priorité de la gestion du parc est de s'assurer que ses valeurs naturelles, culturelles, patrimoniales et récréatives d'importance internationale sont protégées et que les écosystèmes du parc maintiennent leur fonction naturelle. L'énoncé d'orientation comprend des principes de gestion et des objectifs et des stratégies prioritaires pour :
. protéger les valeurs biophysiques
. proteger les valeurs culturelles et patrimoniales
. proteger les valeurs récréatives, et gérer pour les niveaux appropriés d'usage récréatif
. assurer la protection de l'environnement
. résoudre les problèmes d'usage non conformes
. encourager la compréhension, l'appréciation et la jouissance du public
. coopérer pour déterminer et optimiser les possibilités commerciales, économiques, de formation et d'emploi des PNCA, et
. assurer des approches coordonnées pour la gestion avec les instances adjacentes en reconnaissance du statut de patrimoine mondial.

Ressources financières


4i Budget annuel d'exploitation
Kluane : 3 millions de dollars (US); Wrangell-St.Elias : 3 millions de dollars (US); Glacier Bay : 3,5 millions de dollars (US); Tatshenshini-Alsek : 50 000 $ (US)

Niveaux de dotation (Ressources humaines)

4j Niveaux de dotation
Temps plein : 0
Temps partiel : 0
Saisonnier : 0
Autre : 0
Description des employé(e)s, des compétences spécialisées et d'expertise
Kluane
Le personnel de ce parc est composé de gardes de parc, de personnel financier et administratif, de communicateurs du patrimoine, de préposés aux services aux visiteurs, de préposés aux services techniques et de gestionnaires ainsi que du personnel de l'informatique. En général, les gardes de parc, les communicateurs du patrimoine et les préposés aux services aux visiteurs possèdent un diplôme universitaire ou collégial en sciences. Les préposés aux services techniques ont un diplôme d'une école de métiers. La répartition des catégories d'emplois est la suivante :

15 employés à plein temps, 2 employés à temps partiel, 10 employés saisonniers et 7 employés nommés pour une période déterminée.

Wrangell-St.Elias
Ce parc a un personnel permanent à plein temps d'environ 45 personnes dans six divisions : gestion et administration, planification et conformité, interprétation, ressources naturelles et culturelles, entretien, et protection des ressources. En saison, le parc ajoute presque 100 employés saisonniers dont la moitié sont dans la division de l'entretien.

Glacie Bay
Ce parc compte un personnel de 51 employés permanents et 48 employés temporaires ou nommés pour une période déterminée dans cinq divisions, réparti comme suit : administration 11, protection 14, gestion des ressources 26, interprétation 19, entretien 29.

Parc Tatshenshini-Alsek
Le ministère de la WLAP a affecté un seul employé saisonnier et environ 25 % d'un poste de superviseur de secteur pour la gestion du parc.

Sources de compétences et de formation en matière de techniques de conservation et de gestion

4k Sources d'expertise, de formation et de services spécialisés
Kluane
La formation en conservation et en gestion des employés du parc est dispensée par divers centres de formation de tout le Canada. Un réseau d'experts professionnels et techniques (gestion des ressources humaines, finances et administration, planification, conservation des ressources naturelles et culturelles, présentation du patrimoine, gestion et technologie de l'information, génie et architecture) travaille avec le personnel de ce parc pour protéger et présenter les ressources culturelles et naturelles du parc. Les membres de ce personnel peuvent se trouver au bureau de l'unité de gestion du Yukon à Whitehorse ou dans les bureaux des centres de services de l'ouest du Canada à Vancouver, Calgary et Winnipeg.

Glacier Bay et Wrangell-St.Elias
Un vaste éventail de possibilités de formation en gestion des ressources est offert aux employés du NPS. Deux établissements de formation importants sont le Horace M. Albright Training Center en Arizona et le Arthur Carhart National Wilderness Training Center au Montana. Le Albright Center offre un programme axé sur le développement des compétences nécessaires pour protéger et maintenir les ressources naturelles, y compris les techniques de surveillance des ressources, la gestion des écosystèmes et la conformité au National Environmental Policy Act (NEPA) et d'autres lois et politiques en matière d'environnement. Le Carhart Center offre des possibilités de formation visant l'excellence dans l'intendance de la nature sauvage en formant des gestionnaires bien informés, compétents et capables. Une autre source d'expertise en conservation, l'Aldo Leopold Institute, entreprend des recherches pour développer davantage les connaissances nécessaires pour préserver la nature sauvage et les valeurs écologiques et sociales qui en découlent ainsi que les terres aménagées. Les résultats de ces recherches sont rendus accessibles aux employés du NPS par une grande variété de moyens.

Parc Tatshenshini-Alsek
Le bureau régional du ministère de la WLAP dispose d'un personnel possédant une expertise en gestion, en planification, en gestion du poisson et de la faune, en gestion des loisirs et en gestion des habitats. Une autre expertise plus spécialisée est éventuellement disponible en s'adressant aux bureaux de l'administration centrale à Victoria, ou à contrat sous réserve du financement.

Les Premières nations Champagne et Aishihik possèdent du personnel ayant une expertise en gestion des ressources naturelles et culturelles qui est disponible indirectement pour le conseil de gestion grâce aux représentants de ces Premières nations au conseil.

Une formation limitée est disponible selon le besoin.

Fréquentation

4l Statistiques disponibles sur la fréquentation
Il existe des statistiques sur la fréquentation du site.
Nombre de visites annuelles, méthodologie et tendances
Kluane
Le parc national et réserve Kluane reçoit en moyenne 66 400 jours-personnes dans l'arrière-pays, le centre des visiteurs et les terrains de camping. Les visites à Kluane sont comptabilisées par les permis d'utilisation des terrains de camping, le compte au centre de réception des visiteurs et les permis d'usage de l'arrière-pays.

Wrangell-St.Elias
Les visites annuelles du Wrangell-St.Elias ont été de 40 000 en 2002, soit une augmentation par rapport à 15 000 en 1982 lorsque le parc a commencé à tenir des statistiques. Les visiteurs sont comptés par les rapports des exploitants commerciaux, les compteurs de trafic sur les routes du parc, la présence aux centres des visiteurs et les observations des employés. Ces chiffres sont ensuite extrapolés à l'aide d'un multiplicateur pour estimer les visiteurs qui n'auraient pas été comptés directement.

Glacier Bay
Au Glacier Bay, le compte officiel des visiteurs (US Government Public Use Statistics Office) a été de 408 143 en 2003, ce qui se compare au compte officiel de 211 424 de 1992 (année de l'inscription), soit une augmentation de 66 %. Les visiteurs sont comptés par les permis de camping, les permis de rafting sur la rivière Alsek, les permis de bateau (privé et nolisé), les listes d'invités au Glacier Bay Lodge et les listes de passagers des excursions en bateau et des croisières.

Des statistiques complètes ne sont pas disponibles pour le parc Tatshenshini-Alsek. Toutefois, le nombre de rafteurs commerciaux et privés est tenu par le Glacier Bay National Park and Preserve. On estime que 2 000 à 3 000 personnes visitent le parc chaque année.

4m Installations pour les visiteurs
Kluane
Le centre de réception des visiteurs de Haines Junction a été construit en 1980 pour loger la réception des visiteurs et l'administration du parc. Ces dernières années, environ 32 000 personnes ont visité le centre de réception des visiteurs de Haines Junction annuellement. Le centre de réception des visiteurs de Tachäl Dhäl (Sheep Mountain), situé le long de l'autoroute de l'Alaska près de l'embouchure de la rivière Slims, est ouvert en saison de la mi-mai au début de septembre. Il sert à recevoir les visiteurs de jour et à inscrire les randonneurs de plus de 24 heures à l'extrémité nord du parc. En moyenne, 21 000 visiteurs passent par ce centre chaque année.

Le lac Kathleen est le point central du Kluane pour les activités récréatives aquatiques et le camping des véhicules accessibles par la route. Le terrain de camping de 40 places et les secteurs d'utilisation de jour offrent des loisirs facilement accessibles de jour et pour plus de 24 heures. Le terrain de camping du lac Kathleen reçoit en moyenne un peu plus de 1 500 groupes par année. Le King's Throne et le sentier du littoral du lac Kathleen sont deux des sentiers les plus populaires pour usage de jour dans le parc.

Environ 200 kilomètres (124 miles) de sentiers et 400 kilomètres (249 miles) de pistes de randonnée pédestre reconnues se trouvent dans ce parc. Les sentiers sont généralement bien définis par des affiches des débuts de sentier et des surfaces de marche évidentes se trouvant pour la plupart sur les anciennes routes des mines construites avant l'établissement du parc. Les sentiers vont d'une randonnée facile d'une vingtaine de minutes à des randonnées plus difficiles de cinq à six jours. Certains sentiers, comme le Cottonwood, sont devenus plus difficiles ces dernières années à cause des ponts emportés par les eaux, de la fermeture de campements et du changement aux campements désignés. Contrairement aux sentiers, les pistes ne suivent généralement aucun chemin formel et ne sont pas entretenues par le parc. Elles suivent les lits des cours d'eau et canaux des rivières, les prairies et les lignes de crête alpines, les pistes du gibier et, parfois, les anciennes routes minières. Les pistes sont généralement plus longues et plus difficiles que les sentiers du parc.

Wrangell-St.Elias
Le centre des visiteurs de ce parc est situé à Copper Center (Alaska) et consiste en une suite de bâtiments, dont un bloc sanitaire, un théâtre, une exposition, une installation de contacts pour les visiteurs, la librairie de l'Alaska Natural History Association (ANHA), un lieu de rencontre communautaire et des promenades. Un musée du patrimoine des Ahtna est planifié.

Des postes de garde et des installations de contacts pour les visiteurs sont situés à Slana, Chitina, McCarthy, Kennecott et Yakutat. Ces cinq postes offrent des programmes d'information et d'interprétation aux visiteurs, la librairie de l'ANHA, les permis pour véhicules tout terrain (VTT), les permis de chasse et des services d'urgence.

Il y a 17 concessionnaires de guides de chasse de 65 à 75 guides qui offrent divers services comme le transport aérien, des excursions aériennes, l'alpinisme, le rafting, des excursions en arrière-pays et des visites historiques du Kennecott National Landmark.

Glacier Bay
Le centre des visiteurs du Glacier Bay National Park and Preserve est situé au 2e étage du Glacier Bay Lodge à Bartlett Cove. Il s'y trouve un bureau d'information, une librairie de l'ANHA et un auditorium. Des expositions qui explorent l'histoire naturelle et culturelle du parc sont également présentées au centre des visiteurs. Chaque jour tout au long de l'été, les gardes du parc présentent des programmes en soirée, projètent des vidéos éducatives à l'auditorium du centre des visiteurs et guident des promenades dans le secteur. Le centre d'information des visiteurs offre de l'information, des permis et des orientations pour les campeurs et les plaisanciers dans le parc. Des cartes et des diagrammes nautiques sont également disponibles.

Le Glacier Bay Lodge offre l'hébergement, un restaurant, une boutique de souvenirs et du carburant. Le Glacier Bay Lodge exploite une excursion en bateau quotidienne dans la baie pendant les mois d'été. Il offre également un service de débarquement des campeurs et des kayakistes à des endroits désignés dans la baie.

Diverses entreprises de grandes croisières et d'excursions en bateau amènent les visiteurs dans le parc. Les gardes du parc accueillent le public et présentent un programme de diapositives et un programme pour les enfants à bord des bateaux d'excursion et de croisière arrivant au Glacier Bay.

On peut louer un kayak pour entreprendre une aventure guidée. Le Glacier Bay offre également du rafting guidé sur la rivière Alsek. Des guides de chasse et de pêche sont disponibles dans le Glacier Bay National Preserve où ces activités sont autorisées.

Les seuls sentiers développés dans le Glacier Bay National Park sont dans la région de Bartlett Cove : le sentier forestier Loop, le sentier de la rivière Bartlett et le sentier du lac Bartlett. Ces sentiers permettent aux visiteurs d'explorer l'environnement de la forêt pluviale typique de la zone inférieure du Glacier Bay. Le sentier forestier est accessible aux personnes handicapées (promenade de bois) le long d'une portion du sentier.

Parc Tatshenshini-Alsek
Il n'y a aucune installation pour les visiteurs dans le parc autres que quelques sentiers rustiques compatibles avec la nature sauvage du parc. Le ministère de la WLAP a un petit affichage au centre des visiteurs de Parcs Canada.

4n Plan de gestion du tourisme/des visiteurs
Il existe un plan de gestion du tourisme/des visiteurs pour le site.
Résumé du plan de gestion du tourisme/des visiteurs
Kluane
Le plan de gestion du parc à jour demande que le parc travaille avec d'autres pour s'assurer que les visiteurs arrivent au parc avec les attentes correspondant aux objectifs d'expérience des visiteurs identifiés pour les principaux secteurs géographiques du parc. La durabilité sous-tend l'objectif du tourisme patrimonial du parc national et réserve Kluane. Pour ce parc, la durabilité signifie d'offrir une gamme de possibilités qui mettent en lumière les caractéristiques uniques et la nature du parc sans nuire à son intégrité écologique, endommager ses ressources culturelles ou diminuer son caractère de nature sauvage. Le parc national et réserve Kluane travaillera avec les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane, leurs partenaires du site du patrimoine mondial et des intéressés comme l'industrie touristique pour « attirer les visiteurs du parc au bon endroit, au bon moment, en nombre approprié et avec les bonnes attentes ».

Le nouveau plan de gestion du parc national et réserve Kluane demande que le parc élargisse son image au-delà de la première destination de loisirs dans la nature sauvage qui est promue depuis plus de 25 ans. La randonnée et l'alpinisme dans la nature sauvage de Kluane continueront d'être les principaux services récréatifs offerts, mais de nouvelles images des voies navigables de Kluane, de la culture de Kluane et de l'hiver de Kluane apparaîtront dans les médias d'information pour les visiteurs produits par le parc.

Les voies navigables Kluane créeront une sensibilisation au fait qu'il existe d'importantes possibilités d'expériences de grande qualité dans les eaux naturelles et semi-naturelles grâce à la rivière Alsek (rivière du patrimoine canadien), les lacs Kathleen et Louise, et le réseau des lacs Mush et Bates. La culture Kluane élèvera la sensibilisation du public au parc national et réserve Kluane dans le cadre des territoires traditionnels des Tutchoni du Sud. Des programmes d'interprétation culturelle et des voyages guidés par les Premières nations figureront dans l'offre de services récréatifs et de services aux visiteurs. L'image du parc reflètera le rôle des Premières nations dans l'établissement et la gestion du parc. Le profil de la langue tutchoni dans les documents du parc et l'utilisation des noms de lieux tutchonis communiqueront la longue association autochtone avec le paysage régional. L'hiver, Kluane reflètera la variété des possibilités que le parc offre aux visiteurs en hiver (ski de fond dans des sentiers aménagés, pêche sur la glace sur le lac Kathleen, ski dans l'arrière-pays, traîneau à chiens et camping d'hiver).

Wrangell-St.Elias
Il n'y a eu aucun plan spécifique de gestion des visiteurs du parc depuis l'inscription. Toutefois, il y a eu une vaste collecte de données qui caractérisent les visiteurs du site et nous informent quant à savoir où ils vont sur le site et dans quelles activités ils s'engagent. En octobre 2002, le parc a lancé un processus de planification de la gestion de l'arrière-pays qui offrira une orientation sur l'usage des visiteurs dans la plupart des secteurs du parc. De plus, le personnel travaille en étroite collaboration avec des entités étatiques et locales pour caractériser et prévoir les possibilités et les services aux visiteurs maintenant et dans l'avenir.

Glacier Bay
Un système de permis de bateau a réglementé le nombre d'entrées dans le Glacier Bay National Park and Preserve pour les croisières, les excursions, les bateaux nolisés et les bateaux privés depuis 1985. Les règlements établissant un nouveau système de quota pour les bateaux, les exigences opérationnelles, les secteurs d'utilisation spéciaux et les mesures d'atténuation ont été complétés en mai 1996 (36 CFR 13.65) d'après un plan de gestion des bateaux et l'évaluation environnementale terminée en 1996. On a récemment retravaillé le plan pour en faire un énoncé des impacts environnementaux; il a été complété en janvier 2004. Les nouveaux règlements, qui autorisent une légère augmentation du nombre de bateaux, seront publiés plus tard en 2004.

Le parc a un plan de gestion des visiteurs dans la nature sauvage qui a été approuvé en 1989 et qui accompagne le plan de gestion générale du parc. Le plan porte sur les activités des visiteurs dans l'arrière-pays du parc, ce qui comprend les terres sauvages et les eaux naturelles désignées par le Congrès. Deux principaux types de zones sont décrits dans le plan : 1) la zone « seuil » dans un rayon d'un mille du point de débarquement des campeurs, et 2) la zone « vierge » qui comprend tous les autres secteurs à l'exclusion du secteur aménagé de Bartlett Cove. Les ressources désirées et les conditions sociales sont décrites pour chaque zone.

On s'entend généralement pour dire que le plan est périmé et un processus de planification de la gestion complète de l'arrière-pays est en voie d'élaboration dans le cadre d'un effort de planification qui comprendra toute la région de l'Alaska du NPS.

Parc Tatshenshini-Alsek
Il n'y a actuellement aucun plan officiel approuvé de gestion des visiteurs ou du tourisme.

Études scientifiques

4o Principales études scientifiques et principaux programmes de recherche
Les parcs qui constituent le site du patrimoine mondial ont fait l'objet de beaucoup de recherche scientifique au cours du dernier siècle. Voici une liste des principaux efforts de recherche en cours. Plusieurs de ceux-ci sont associés aux besoins de gestion des divers parcs.

Kluane
. Programmes de surveillance et de recherche sur l'ours grizzli
. Évaluations des risques des conflits ours-humains aux campements et le long des sentiers et des pistes
. Évaluations des effets cumulatifs
. Surveillance de l'usage des visiteurs
. Sondages sur la satisfaction et les expériences des visiteurs dans la nature sauvage
. Surveillance et évaluation de l'impact des campements
. Recherche et surveillance des typographes
. Études de surveillance à long terme des populations de mouflons de Dall, de chèvres de montagne, d'orignaux et de saumons kokani
. Relevés des oiseaux nicheurs
. Surveillance d'une variété d'éléments écologiques (populations de lièvres d'Amérique et d'animaux à fourrure, cônes d'épinette, sapindacées, champignons forestiers, etc.) en collaboration avec l'Institut arctique de l'Amérique du Nord
. Historique des incendies
. Surveillance de la qualité de l'eau
. Programme sur l'histoire orale
. Inventaires des ressources archéologiques et culturelles
. Recherche sur les bancs de glace
. Programme de recherche et de surveillance glaciologiques
. Inventaires des espèces de plantes rares en péril

Bien des composantes de la surveillance indiquées ci-dessus ont été intégrées dans le programme de surveillance intitulé Kluane Ecological Monitoring Project (Projet de surveillance écologique de Kluane), un partenariat entre les chercheurs de la Arctic Institute Research Station au lac Kluane, Parcs Canada, le ministère de l'Environnement du territoire du Yukon, le Service canadien de la faune et le Collège du Yukon.

Wrangell-St.Elias
Sciences physiques :
* Surveillance des glaciers Bering, côtiers, Hubbard, Russell et Root
* Surveillance des dangers volcaniques et sismiques du mont Wrangell
* Histoire géologique des chaînes de montagne Chugach, Wrangell, Nabesna, St-Élie et côtières

Végétation :
* Surveillance et évaluation de l'utilisation des VTT dans le district de Nabesna
* Comparaison des matériaux naturels et géosynthétiques pour le durcissement des pistes pour les VTT
* Bases des sols de mousse, de lichen, d'épinette et de surface dans le parc
* Évaluation de la végétation des pâturages
* Évaluation et surveillance des typographes
* Inventaire floristique des plantes vasculaires dans toutes les chaînes de montagne importantes du parc
* Historique des incendies des zones végétatives du parc

Faune :
* Inventaire des petits mammifères
* Inventaire du poisson d'eau douce des lacs et des rivières du parc
* Distribution et surveillance du loup
* Distribution et surveillance de l'orignal
* Surveillance des oiseaux nicheurs
* Relevés de la population et de la distribution du mouflon de Dall
* Productivité du pygargue à tête blanche
* Évaluation des populations de caribous de Mentasta et Chisana

Culturel :
* Rapport sur le paysage culturel du Kennecott National Historic Landmark
* Rapport sur le paysage culturel du district minier de Chisana
* Rapport sur le paysage culturel du district minier de Bremner
* Étude archéologique des secteurs très utilisés par les visiteurs
* Histoire culturelle des villages des Ahtna
* Usages coutumiers et traditionnels du parc
* Études sur les ressources de subsistance

Glacier Bay
Écosystème marin :
* Essai de l'efficacité des réserves marines
* Effets écologiques du rétablissement de la loutre de mer
* Inventaire et surveillance de la zone infratidale en eau peu profonde
* Phénomènes océanographiques des fjords dans Glacier Bay
* Écologie de communautés marines sélectionnées dans Glacier Bay
* Inventaire du poisson en mer et dans l'estuaire

Mammifères et oiseaux marins :
* Programme de surveillance du rorqual à bosse
* Programme de surveillance du phoque commun
* Programme de surveillance du lion de mer de Steller
* Étude sur l'interaction des phoques communs et des bateaux
* Étude sur l'interaction des lions de mer de Steller et des bateaux
* Surveillance et recherche acoustiques
* Distribution et abondance des prédateurs marins
* Observations des mammifères marins opportunistes dans Glacier Bay et Icy Strait
* Distribution et abondance du guillemot de Kittlitz
* Distribution et abondance des oiseaux du littoral
* Abondance et productivité de la mouette tridactyle

Qualité de l'air :
* Surveillance climatologique de la modélisation des émissions des cheminées

Expérience et satisfaction des visiteurs :
* Usage des visiteurs – nombre annuel
* Distribution des visiteurs et des bateaux
* Sondage auprès des visiteurs
* Sondage des visiteurs dans l'arrière-pays

Impacts sur le littoral :
* Cartographie et inventaire côtier
* Évaluation des impacts du camping sur la nature sauvage
* Élaboration d'un protocole de surveillance côtière
* Étude d'impact des effets des bateaux

Ressources culturelles :
* Aperçu ethnographique
* Inventaire archéologique
* Études culturelles et ethnographiques
* Anthropologie maritime – histoire de la pêche commerciale

Parc Tatshenshini-Alsek
Il y a eu relativement peu d'études scientifiques et de programmes de recherche dans le parc.
. Étude sur l'utilisation des rivières Tatshenshini et Alsek
. Étude de base du parc Tatshenshini-Alsek
. Étude sur la nature sauvage de la région Tatshenshini-Alsek
. Évaluation du corridor récréatif des rivières Tatshenshini et Alsek
. Évaluation du risque de l'interaction entre les ours et les humains aux campements sur la rivière Tatshenshini et la rivière Alsek

Toutefois, il y a eu récemment une recherche considérable associée à Kwaday dan Tsinchi (personne trouvée il y a longtemps) dont les restes ont été trouvés dans un glacier en décrue. L'information sur la recherche peut être obtenue auprès des Premières nations Champagne et Aishihik.

Utilisation des résultats des études scientifiques et des programmes de recherche
Dans les quatre unités du site du patrimoine mondial, les programmes de recherche et de surveillance jouent un rôle important dans la gestion de l'usage récréatif et le processus décisionnel. Ils ont également été utilisés pour déterminer les indicateurs, les objectifs et les normes d'intégrité écologique et du caractère de nature sauvage. Les quatre unités ont un long et riche historique de recherche scientifique. La législation habilitante de certaines des unités cite spécifiquement « la possibilité unique » de recherche scientifique, et la direction des parcs a intégré la recherche à toutes les décisions de gestion s'il y a lieu. Voici quelques exemples : la recherche sur l'atténuation pour les sentiers utilisés par les VTT au Wrangell-St.Elias a donné lieu au développement de nouvelles techniques pour réparer les zones de toundra lourdement perturbées. Au Glacier Bay, la recherche a intégré les données scientifiques les plus récentes à son effort de planification de la gestion des bateaux. Les études du parc Tatshenshini-Alsek ont offert de l'information précieuse pour soutenir la préparation des stratégies de gestion. Les rapports sur Kwaday dan Tsinchi ont offert de l'information précieuse sur des sujets culturels, génétiques et environnementaux d'il y a de 400 à 500 ans.
Rôle de la désignation de SPM dans la conception des études scientifiques et des programmes de recherche
Les programmes de recherche et de surveillance des quatre unités reflètent grandement les valeurs naturelles pour lesquelles les parcs ont été désignés comme site du patrimoine mondial, par exemple la surveillance des populations de mouflons de Dall, les efforts de surveillance et de recherche sur l'ours grizzli. La désignation de site du patrimoine mondial a donné lieu à des études transfrontalières sur des espèces migratoires comme le caribou. De plus, chaque unité partage les résultats de ses recherches avec ses voisins.

Éducation, information et renforcement de la sensibilisation


4p Plaque de SPM au site
Il y a une plaque sur place indiquant qu'il s'agit d'un site du patrimoine mondial.

4q Utilisation du logo de la CPM dans toutes les publications
Le logo de la Convention du patrimoine mondial ne figure pas sur toutes les publications du site.

4r Programmes éducatifs pour les établissements scolaires
Il existe des programmes éducatifs sur les valeurs patrimoniales du site destinés aux établissements scolaires.
Description des programmes éducatifs
Trois des quatre parcs qui constituent le site du patrimoine mondial offrent des programmes scolaires. En voici quelques exemples :

Kluane offre des programmes scolaires sur place sur certaines des valeurs naturelles (ex., recherche sur l'ours) pour lesquelles le site a été mis en candidature.

Wrangell-St.Elias a mis en œuvre une mission éducative par la collaboration avec plusieurs partenaires : le Wrangell Mountains Center, le Copper Basin School District, le Wrangell Institute for Science and the Environment, le Prince William Sound Community College, le Mount Sanford Tribal Consortium et le Gateway School District. Les programmes éducatifs portent sur une grande variété de sujets relatifs aux ressources naturelles et sur une sélection de sujets relatifs aux ressources culturelles en coopération avec les partenaires des Premières nations.

Glacier Bay propose un programme très actif pour les étudiants qui consiste à visiter les jeunes ainsi que les écoles locales. Le personnel du parc offre une série hebdomadaire de présentations aux étudiants de l'école Gustavus. Animée par la division de l'interprétation, la série présente les membres du personnel du NPS de toutes les divisions qui parlent aux étudiants sur une vaste gamme de sujets, de la planification du parc aux ours, à la construction et au nettoyage des déversements de pétrole. Ils partagent également leurs antécédents, leur éducation et leurs expériences de sorte que les étudiants puissent voir comment ils pourraient, eux aussi, obtenir un emploi dans un parc national.

Chaque année, le parc commandite une expérience de camp culturel de nuit dans le Glacier Bay National Park pour les étudiants du village d'Alaska à prédominance autochtone de Hoonah. À l'aide de bateaux nolisés par le parc comme « classe mobile », le groupe se rend à des sites culturels d'une grande importance pour les clans du Glacier Bay. Les anciens enseignent aux étudiants les compétences culturelles des Tlingit (histoires, champs, arts, cueillette de subsistance et langue). Les étudiants utilisent également le Huna Tlingit Talking Map, un outil d'apprentissage géographique informatique multimédias qui contient plus de 200 noms traditionnels et de l'information ethnographique détaillée sur des endroits de l'ensemble du Glacier Bay.

Les enfants qui se rendent à Bartlett Cove peuvent visiter le garde au bureau d'information du centre des visiteurs pour prendre une brochure gratuite qui contient des données appropriées à l'âge sur les valeurs et les idéaux du parc national. Les croisières pour les enfants qui visitent la baie offrent un programme pour jeunes gardes du Glacier Bay aux enfants au cours de la croisière. Au cours du voyage dans la baie, les gardes du parc présentent un programme spécial pour les enfants qui aspirent à devenir de jeunes gardes.

4s Manifestations spéciales et expositions
Il existe des manifestations spéciales et des expositions sur les valeurs patrimoniales du site.
Description des manifestations spéciales et des expositions
Une variété de causeries autour d'un feu de camp, de promenades et de randonnées guidées, et des programmes audiovisuels sont offerts au parc national et réserve Kluane. Les sujets reflètent les valeurs naturelles et culturelles du parc et vont de la glaciation, du mouflon de Dall, des ours et de l'écologie au mode de vie des Tutchoni du sud, au savoir traditionnel et à la recherche sur les bancs de glace.

Des films éducatifs sont projetés chaque jour à l'auditorium du centre des visiteurs du Glacier Bay National Park and Preserve et, chaque soir, les gardes du parc présentent un diaporama de 30 minutes sur un aspect de l'histoire naturelle ou culturelle du Glacier Bay. Une promenade guidée par un garde a lieu chaque jour sur un sentier en boucle d'un mille qui s'étend à travers la forêt pluviale de Bartlett Cove. Le centre des visiteurs présente diverses expositions qui explorent les merveilles du Glacier Bay.

4t Équipements, centre d'accueil, musée, sentiers, guides et matériel d'information
Les quatre unités du site du patrimoine mondial offrent une variété de documents d'interprétation et d'éducation dans leurs installations. Par exemple :

Kluane possède des centres de réception des visiteurs au centre administratif principal du parc à Haines Junction et près de la base de Tachäl Dhäl (Sheep Mountain) le long de la route de l'Alaska près de la rivière Slims qui présentent des expositions et d'autres documents éducatifs. Une signalisation d'interprétation se trouve au terrain de camping de 40 places pour usage de jour du lac Kathleen. La plaque de site du patrimoine mondial se trouve le long de la route de Haines au lac Kathleen. Le logo de la Convention du patrimoine mondial est utilisé dans la principale brochure du parc national et réserve Kluane.

Le nouveau centre des visiteurs du Wrangell-St.Elias National Park constitue le principal endroit pour l'orientation des visiteurs et la distribution des documents éducatifs ainsi que la délivrance des permis nécessaires pour récolter les ressources du parc. Ces mêmes services sont également offerts aux postes de garde du district. Un nouveau musée sera construit au centre des visiteurs pour l'interprétation du patrimoine des Athna. Actuellement, il y a un film sur le parc, « Crown of the Continent », qui présente une vue aérienne du parc, et les thèmes de l'exposition comprennent la glaciologie, la tectonique et l'adaptation des plantes et des animaux aux environnements difficiles. Des expositions sont prévues pour le Kennecott National Historic Landmark après la stabilisation appropriée d'une structure.

Le centre d'information des visiteurs du Glacier Bay National Park and Preserve près du quai offre de l'information, des permis et une orientation aux campeurs et aux plaisanciers. Des cartes et des diagrammes nautiques sont également disponibles. Le bureau d'information du centre des visiteurs de l'hôtel est ouvert chaque jour et un garde est disponible pour répondre aux questions. On peut acheter des livres et des cartes et des brochures gratuites sont également offertes.

Pour le parc Tatshenshini-Alsek, une petite exposition est située dans le centre des visiteurs du parc national Kluane. L'information de base sur le parc est accessible sur le site web du ministère de la WLAP, y compris de l'information sur plusieurs sentiers le long de la route Haines.

4u Rôle de la désignation de SPM dans les activités d'éducation, d'information ou de sensibilisation
Les plans de gestion des quatre parcs reflètent l'importance de sauvegarder et de communiquer les valeurs naturelles qui ont conduit à l'inscription de Kluane/Wrangell-St. Elias/Glacier Bay/Tatshenshini-Alsek comme site du patrimoine mondial. La mise à jour de la plaque de site du patrimoine mondial, la recherche d'un nom commun du site du patrimoine mondial, la préparation d'une carte de base commune pour les quatre parcs et l'obtention d'un moratoire sur la limite internationale de ces parcs sont quelques-unes des actions coopératives qui ont été discutées entre les gestionnaires du site du patrimoine mondial. Toutefois, à ce jour, peu d'efforts ont été faits pour miser sur la désignation de site du patrimoine mondial pour les programmes d'éducation, les événements spéciaux, les expositions, etc.
 

5 FACTEURS AFFECTANT LE BIEN

5a Pressions dues au développement
Les pressions du développement qui pourraient affecter le site dans son ensemble sont les suivantes :
. aménagement croissant le long des routes et à l'extérieur des collectivités locales conduisant à une fragmentation et à une perte de l'habitat (ex., aménagement croissant au fond des vallées)
. dégradation de la qualité de l'eau
. exploitations forestières, agricoles et minières à l'extérieur du parc
. effets du manque de planification foncière intégrée (ex., aucun plan d'aménagement forestier pour la région)
. impacts sur les espèces fauniques de la gestion des déchets solides à l'extérieur du parc
. végétation exotique envahissante

Le Glacier Bay National Park and Preserve avec ses ressources marines présente les préoccupations particulières suivantes :
Étant donné la vaste biomasse enlevée chaque année des écosystèmes marins mal connus, les effets directs et indirects de la pêche commerciale et sportive se produisent. La pêche commerciale, principalement pour le saumon, le crabe des neiges du Pacifique et le flétan, enlève jusqu'à un demi-million de livres de biomasse des eaux marines du la baie Glacier chaque année. Cet enlèvement de biomasse a des effets mal connus mais probablement importants sur les écosystèmes marins, y compris les habitats riverains. Les règlements visant la pêche commerciale à la baie Glacier limitent les types de pêches permises et le nombre de participants. Suite à son élimination progressive imposée récemment par la loi, on prévoit que la pêche commerciale dans la baie cessera au cours des quatre prochaines décennies.

L'établissement du parc Tatshenshini-Alsek a empêché un important aménagement minier, celui de la mine Windy Craggy. On considérait que cette mine posait un risque inacceptable pour la région. L'exploitation minière antérieure et un pipeline adjacent à la route Haines ont laissé des responsabilités environnementales qui sont surveillées.

À mesure que les populations humaines augmentent dans la région entourant le site du patrimoine mondial, les pressions du développement auront tendance à augmenter. Les quatre parcs constituant le site travaillent tous intensivement avec les collectivités locales à divers projets de planification visant à atténuer ces impacts.

5b Contraintes liées à l'environnement
Les pressions environnementales sur le site sont d'ordre mondial et régional.

Les facteurs de stress mondiaux sont les suivants :
. les effets à grande échelle du changement climatique mondial (fonte rapide des glaciers et du pergélisol, appauvrissement de la couche d'ozone dans la stratosphère et augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui ont un effet sur le changement atmosphérique et des effets subséquents sur les écosystèmes marins). Le réchauffement planétaire peut modifier la circulation et la remontée des océans, affecter la configuration des pluies et la trajectoire des tempêtes ainsi que la fonte des glaces, entraînant une élévation des niveaux de la mer.
. le transport longue distance des polluants et la concentration des toxines dans les environnements nordiques.

Les facteurs de stress régionaux sont les suivants :
. impacts des programmes de gestion des loups.
. effets de la lutte contre l'incendie (perturbation du régime naturel des feux de forêt).
. effets de la chasse à l'extérieur du site (chasse aux populations fauniques transfrontatlières).

La dégradation de la qualité de l'eau provenant de sources à l'extérieur du site aura un effet sur la qualité de l'eau dans les limites du site.

Bien que les gestionnaires du site du patrimoine mondial puissent ne pas pouvoir influencer directement le changement quant aux facteurs de stress mondiaux, ils peuvent travailler en collaboration avec d'autres agences pour minimiser les impacts au niveau régional. Les gestionnaires ont conclu de nombreuses ententes avec des partenaires régionaux pour régler ces problèmes.

5c Catastrophes naturelles et planification préalable
Les dommages permanents au site causés par des catastrophes naturelles ne sont pas considérés comme une menace. Les perturbations fréquentes par les forces naturelles sont en fait considérées comme des influences normales sur ces zones de nature sauvage, et l'adaptation aux phénomènes naturels, grands et petits, est continuelle. Cette adaptation au changement naturel et sa valeur scientifique sont considérées parmi les premières valeurs patrimoniales du site décrites dans la justification originale de l'inscription.

Toutefois, avec des volcans actifs dans le parc et de fréquents tremblements de terre, il se pose des problèmes quant à la sécurité des visiteurs et des résidants. Compte tenu de la taille et de l'éloignement du site, le risque serait considéré minime.

5d Contraintes dues aux flux de visiteurs et au tourisme
Voici quelques exemples spécifiques des pressions auxquelles font face des parcs spécifiques du site :

Kluane
L'usage des visiteurs de ce parc est stable depuis les cinq dernières années. Les facteurs de stress du parc sont :
. Les impacts de l'usage récréatif dans l'arrière-pays (ex., drainage de A'äy Chù (rivière Slims) et vallée de la rivière Alsek).
. Impacts des vols et des atterrissages sur les bilans énergétiques de la faune
. Déplacement des Premières nations régionales de leurs terres traditionnelles
. Érosion de la base de connaissances traditionnelles des autochtones régionaux
. Effets de la pêche sportive sur les écosystèmes aquatiques (ex., niveaux de prise dans le lac Kathleen)
. Impacts de l'utilisation d'animaux porteurs dans l'arrière-pays
. Déplacement de la faune par les humains (ex., ours grizzlis)
. Impacts de l'utilisation des motoneiges et des VTT

Wrangell-St.Elias
L'utilisation des VTT et des motoneiges pour accéder à ce parc pour des activités traditionnelles et récréatives présente le potentiel d'un impact négatif sur les ressources du parc et sur l'expérience des visiteurs. À mesure que la technologie progresse, la présence de ces véhicules dans des secteurs du parc auparavant vierges présente le potentiel d'un impact sur la faune et d'autres ressources du parc.

Glacier Bay
La modification directe de l'habitat est relativement mineure actuellement et est limitée au plan temporel et spatial. Les bateaux émettent des bruits sous-marins, des polluants périodiquement et des eaux en couches de densité variable. Bien que le bruit des bateaux, les fuites et déversements périodiques à petite échelle et les effets de densité variable puissent être d'une nature chronique, ils sont généralement isolés dans l'espace et dans le temps à des corridors d'accès spécifiques et selon les saisons. Voici certains des problèmes que les gestionnaires du parc surveillent :
. Les effets du trafic des bateaux sur l'alimentation, la reproduction et la mue des oiseaux et des mammifères marins, par la perturbation ou des coups directs.
. L'impact du camping du littoral sur les oiseaux nicheurs.
. La perturbation des trajets de déplacement de la faune par la présence humaine sur le littoral.
. L'effet des excursions aériennes sur la faune et l'expérience des visiteurs.

Parc Tatshenshini-Alsek
L'usage des visiteurs est généralement faible. Il est plus marqué le long de la route Haines et aux campements le long des rivières Tatshenshini et Alsek. Pour la route Haines, des lignes directrices et des règles de camping (sans laisser de trace) sont en place. L'utilisation croissante des motoneiges dans le secteur du sommet de la route Haines constitue une préoccupation et des lignes directrices sont élaborées et mises en oeuvre pour minimiser les impacts environnementaux et autres.

Les atterrissages des avions commerciaux sont contrôlés. Il existe un certain conflit entre les rafteurs et les excursions aériennes.

5e Nombre d'habitants à l'intérieur du bien, dans la zone tampon
Kluane
Environ 1 000 à 1 200 personnes résident dans les environs à l'extérieur du parc et de la réserve dans les villages de Haines Junction, Lù Gha/Klukshu, Destruction Bay, Burwash et Beaver Creek.

Wrangell-St.Elias
Environ 200 personnes vivent dans le parc et 300 le long de la limite du parc.

Glacier Bay
Le village de Gustavus compte une population d'environ 400 résidants toute l'année. La population double en été. Il n'y a aucun site habité dans la limite de la section du Glacier Bay. Toutefois, il y a plusieurs camps de pêche et de chasse (avec permis) dans la portion de la réserve du parc. Cette population a diminué radicalement ces dernières années à cause de la fermeture de la pêche découlant du piètre rendement des stocks de saumons. Actuellement, la réserve aurait une population estivale fluctuante en moyenne d'environ 30 personnes, y compris les employés des camps et les pêcheurs.

Parc Tatshenshini-Alsek
Il y a cinq cabines près du Blanchard Creek le long de la route Haines avec quatre à huit résidants surtout à temps partiel.

Ces personnes qui résident à l'intérieur du site et près du site n'ont pas d'impact important sur le site en ce qui concerne ses valeurs de site du patrimoine mondial.

5f Autres Facteurs
Le parc national et réserve Kluane : Réintégration culturelle
Les Tutchoni du sud ont une relation de longue date avec le territoire. Pendant des milliers d'années, ils ont fait partie intégrante du grand écosystème de Kluane. Le parc national et réserve Kluane fait partie de leur paysage culturel. Le savoir traditionnel qui découle de la relation des Tutchoni avec le territoire contribue au maintien de l'intégrité écologique et à la gestion moderne du parc. Malheureusement, l'exclusion des autochtones du parc du milieu à la fin du 20e siècle a eu des conséquences négatives non seulement sur la santé écologique du parc, mais également sur les cultures des Premières nations. Parce qu'ils ne pouvaient pas utiliser le parc, le savoir traditionnel sur les terres et les ressources du parc ainsi que l'histoire de ce peuple dans cette région n'ont pu être transmis par les membres de la communauté.

Le nouveau plan de gestion du parc prévoit le rétablissement et le maintien de la relation durable que les Tutchones du Sud ont eue avec le territoire. Il prévoit des activités qui visent à transmettre le savoir traditionnel dans les communautés autochtones locales de sorte que les Premières nations locales réutilisent le parc comme faisant partie de leurs terres traditionnelles. Ces programmes contribueront à la santé écologique du parc. Ils nous permettront aussi de mieux connaître et de mieux comprendre les valeurs du patrimoine mondial de ce parc.

Le plan demande que le parc national et réserve Kluane :
1. Travaille avec les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane pour établir des programmes qui permettent à leurs membres de retrouver leur patrimoine culturel dans le parc (ex., camps culturels, participation aux relevés de la faune) et de transmettre cette connaissance aux membres de leur communauté.
2. Travaille avec ces Premières nations pour élaborer et offrir des programmes (ex., ateliers, temps sur le territoire avec des anciens) qui aident le personnel du parc et les autres à comprendre comment le savoir traditionnel et les liens des Premières nations au territoire contribuent au maintien de l'intégrité écologique.
3. Établisse des lignes directrices pour s'assurer que les programmes de recherche et de gestion du parc sont utilisés comme des possibilités de familiariser les membres des Premières nations locales avec les communautés végétales et animales du parc.
4. Soutienne les Premières nations locales dans l'élaboration et la prestation de programmes éducatifs pour les membres des Premières nations qui mettent l'accent sur les aspects territoriaux de la culture des Tutchoni (ex., sentiers de piégeage éducatifs).

L'absence des Tutchones du Sud de leur territoire traditionnel durant cette période a entraîné la perte du savoir écologique traditionnel concernant les ressources naturelles du parc national et réserve Kluane. Les gestionnaires n'ont pas pu s'appuyer sur le savoir traditionnel pour élaborer leurs stratégies de gestion. Au titre de l'intégrité écologique, le parc national et réserve Kluane a obtenu 1,3 M$ de plus, sur quatre ans, afin de réintégrer dans le parc les Premières nations Champagne et Aishihik et la Première nation Kluane et de mettre en œuvre les mesures du plan de gestion indiquées ci-dessus.
 

6 SUIVI

Dispositions administratives concernant le suivi du bien

6a Programme officiel de suivi
Il existe un programme officiel de suivi pour le site.
Description du programme officiel de suivi
Le NPS et Parcs Canada sont en voie de mettre en oeuvre des programmes de surveillance écologique à long terme (p. ex., le Projet de surveillance écologique de Kluane) pour surveiller continuellement la santé des écosystèmes des parcs. Ces programmes (appelés Vital Signs aux États-Unis) en sont aux premiers stades d'un processus de planification qui déterminera les indicateurs clés devant être surveillés dans chaque parc. Lorsque le processus sera complet, la deuxième phase concernera la conception scientifique du programme de surveillance de chaque parc. Ces programmes de surveillance à long terme viseront à surveiller efficacement l'état des écosystèmes et les tendances avec le temps à diverses échelles spatiales. Au fur et à mesure que les tendances seront déterminées, des systèmes d'information géographique et d'autres outils nécessaires pour appliquer les données sur le terrain seront utilisés pour aider les gestionnaires des parcs à déterminer d'autres mesures de gestion. Lorsqu'ils seront pleinement opérationnels, les programmes de surveillance offriront une rétroaction importante entre l'état des ressources naturelles et les objectifs de gestion, pouvant servir à déclencher des mesures de gestion et à évaluer leur efficacité.

Ainsi, un programme de surveillance est en cours d'élaboration pour le saumon kokani au lac Sockeye à Kluane. Le dénombrement du frai annuel moyen à long terme (plus ou moins l'écart type) sert d'indicateur pour déterminer si la population doit faire l'objet d'une attention plus soutenue ou d'autres recherches. Lorsque le compte à long terme du saumon kokani a baissé sous les valeurs du seuil cible (2678 + 1171) durant deux années de suite, on a entrepris un programme de recherche multi?intervenants pour en déterminer la cause et préciser les mesures correctives de gestion (p. ex., moratoire sur la pêche du saumon kokani) nécessaires pour redresser la situation.

Il n'y a aucun programme environnemental général en place ou envisagé pour le parc Tatshenshini-Alsek. Une surveillance environnementale spécifique est effectuée pour les sentiers, les campements en nature sauvage, les sites miniers (Windy Craggy) et les sites du pipeline (Rainy Hollow).

Indicateurs clés permettant de mesurer l'état de conservation


6b Indicateurs clés convenus
On n'a pas établi d'indicateurs clés pour mesurer l'état de conservation des valeurs patrimoniales du site.
Élaboration à venir d'indicateurs clés
À mesure que le NPS et Parcs Canada élaboreront et mettront en œuvre leurs programmes, les gestionnaires du site se réuniront pour décider s'il y a suffisamment de chevauchements pour justifier une consolidation de l'effort. Assurément, les gestionnaires du parc Tatshenshini-Alsek seraient inclus dans cet effort et d'autres unités pourraient peut-être les aider à mettre en œuvre un programme combiné.

Il n'est pas prévu d'élaborer des indicateurs propres aux valeurs reconnues du patrimoine mondial. L'élaboration des programmes de surveillance décrits en 6a suffira.

Résultats des précédents exercices de soumissions de rapports

6c Mesures prises par l'État partie suite aux recommandations du Comité du patrimoine mondial
À l'inscription du Glacier Bay au site de Kluane/Wrangell-St.Elias le Comité du patrimoine mondial a encouragé les deux États parties à considérer de relier le Glacier Bay à l'unité Kluane/Wrangell-St.Elias; plus particulièrement, le comité a incité les autorités américaines à considérer d'ajouter la « Tongass National Forest Wilderness » et les autorités canadiennes à établir et intégrer une nouvelle aire protégée dans le triangle Haines. Le comité a également demandé aux autorités canadiennes et américaines de proposer un nouveau nom, par exemple «St. Elias Mountain Parks / Parcs des montagnes St-Élie» pour le site du patrimoine mondial transfrontalier. Le comité a également exprimé des préoccupations sérieuses concernant la perspective d'impacts éventuels sur le site de la proposition d'exploiter la mine Windy Craggy au Canada.

Bien que ce ne soit pas énoncé dans le procès-verbal se référant à la «Tongass National Forest Wilderness», il s'agirait probablement du fjord Russell adjacent. À ce jour, aucune mesure n'a été prise pour inclure une portion de la Tongass National Forest dans le site du patrimoine mondial. Une telle mesure semble peu probable à l'heure actuelle.

En 1993, les autorités canadiennes ont désigné une nouvelle aire protégée, le parc Tatshenshini-Alsek, qui a été intégré au site du patrimoine mondial en 1994. Ce parc relie les unités du site du patrimoine mondial en reliant le Glacier Bay National au parc national Kluane par une nouvelle aire protégée dans le triangle Haines, selon la demande du comité. L'intégration de cette aire dans le statut de protection ainsi que la désignation de site du patrimoine mondial ont également mis fin à la préoccupation entourant la mine Windy Craggy, car la propriété de la mine a été achetée par le gouvernement provincial de Colombie-Britannique dans le cadre de l'établissement du nouveau parc.

La situation de la demande de changement de nom est moins claire. Bien qu'on se réfère parfois à «St. Elias Mountain Parks» comme nom du site, aucune mesure n'a été prise pour changer le nom officiellement.
 

7 CONCLUSIONS

Valeurs de patrimoine mondial

7a Principales conclusions sur l'état des valeurs du patrimoine mondial du bien
Le site du patrimoine mondial canado-américain combiné continue de conserver et de protéger les valeurs pour lesquelles il a été désigné. Les changements depuis l'inscription ont en grande partie été positifs et ont amélioré les valeurs pour lesquelles le site a été désigné. En voici des exemples importants :
. Trois des quatre unités ont des plans de gestion en place
. L'ensemble du site conserve ses valeurs et son caractère de nature sauvage
. Des progrès considérables ont été réalisés grâce aux accords de gouvernement à gouvernement avec les Premières nations et les autochtones de l'Alaska
. La pêche commerciale au Glacier Bay est éliminée progressivement
. Les processus écologiques fonctionnent naturellement dans des écosystèmes intacts
. Des mesures sont actuellement prises pour permettre aux Premières nations de reprendre contact avec le territoire.

Gestion et facteurs affectant le site

7b Principales conclusions relatives à la gestion et aux facteurs affectant le bien
Les gestionnaires du site du patrimoine mondial se réunissent régulièrement pour établir une série d'objectifs communs grâce auxquels ils peuvent gérer autant que possible en collaboration. Toutes les unités travaillent à des plans spécifiques, en lien avec leurs plans directeurs, qui viseront des moyens de minimiser les divers impacts. Il s'agit de plans pour la gestion des bateaux, la gestion de l'arrière-pays et de la nature sauvage, et des services commerciaux. Ces plans et les politiques de gestion connexes conduiront à une série de principes directeurs pour la gestion globale du site. De plus, un programme de recherche intensif offre aux gestionnaires les meilleurs renseignements pour leur processus décisionnel. Les gestionnaires du site ont pu établir des relations de partenariat avec les groupes locaux pour l'usage judicieux des ressources des parcs d'une manière traditionnelle.

Le rétablissement de la relation durable que les Tutchones du Sud ont eue avec le territoire faisant partie du parc national et réserve Kluane par l'utilisation de toponymes autochtones, la tenue de camps culturels et le temps passé sur le territoire avec les anciens des Premières nations, et grâce à d'autres activités incitant les Premières nations à utiliser le parc comme faisant partie de leur territoire traditionnel, contribuera à la santé écologique du parc et du site du patrimoine mondial et permettra aux gestionnaires de mieux comprendre les valeurs reconnues du patrimoine mondial.

Proposition d'action(s) future(s)

7c Actions futures approuvées
Les gestionnaires du site du patrimoine mondial planifient pour rehausser le maintien et la protection des parcs conjoints de la manière suivante :
. Continuer d'explorer et de participer aux échanges des exercices de formation en collaboration chaque fois que possible (exercices de formation conjointe en rafting, ateliers coopératifs de gestion des ressources naturelles et culturelles)
. Continuer de développer leur réseau inter-agences de biologistes, de planificateurs, de préposés aux services aux visiteurs, de gestionnaires des ressources culturelles et de spécialistes en interprétation
. Continuer de rechercher des possibilités d'officialiser la gestion internationale des systèmes de permis privés et commerciaux des rivières Tatshenshini et Alsek, y compris l'ordonnancement, l'allocation commerciale, la perception des droits, les rapports sur les cas de dégâts causés par la faune, etc
. Rédiger une série de principes et d'objectifs de gestion communs pour le site du patrimoine mondial
. Poursuivre le développement de la carte de base commune du site du patrimoine mondial pour les quatre parcs
. Continuer d'étudier l'établissement d'un moratoire sur l'établissement de la frontière internationale entre le Canada et les États-Unis
. Continuer de rechercher un nom commun pour le site du patrimoine mondial combiné
. Continuer de mettre à jour la formulation et le remplacement des plaques du site du patrimoine mondial
. Continuer d'explorer et de collaborer aux efforts de recherche transfrontaliers, par exemple une étude du bassin hydrographique Tatshenshini-Alsek, l'impact des campements sur le bassin hydrographique et un projet d'évaluation des risques, l'étude sur l'infestation par le typographe, etc
. Continuer de planifier et d'organiser des réunions semestrielles de gestion inter-agences visant des questions et des possibilités communes
. Continuer d'explorer la possibilité d'ajouter un critère culturel afin de reconnaître les valeurs culturelles importantes inhérentes au site du patrimoine mondial.

Institution(s) responsable(s) de la mise en œuvre

7d Institution(s) responsable(s) de la mise en œuvre des actions
Nom de l'institution : USNPS
Nom : Blazsak, Marcia
Titre :
Adresse : 240 W. 5th Avenue, Room 114
Ville : Anchorage, Alaska
Code postal : 99501
Téléphone : 907 644-3510
Télécopieur :
Courriel : Marcia_Blazsak@nps.gov
Nom de l'institution : Parc national & réserve Kluane
Nom : Marrin, Don
Titre :
Adresse : C.P. 5495
Ville : Haines Junction, Yukon
Code postal : Y0B 1L0
Téléphone : 867 634-7250
Télécopieur : 867 634-7208
Courriel : Don.Marrin@pc.gc.ca
Nom de l'institution : Ministère de WLAP
Nom : Markides, Hugh
Titre :
Adresse : Bag 5000, 3726 Alfred Street
Ville : Smithers, Colombie-Britannique
Code postal : V0J 2N0
Téléphone : 250 847-7321
Télécopieur : 250 847-7728
Courriel : Hugh.Markides@gems3.gov.bc.ca

Échéancier de mise en oeuvre

7e Échéancier de mise en œuvre des actions
Les mesures indiquées seront réalisées dans les prochaines années grâce à la planification constante et à la collaboration soutenue des gestionnaires du site.

Besoins d'assistance internationale

7f Demandes prévues d'assistance internationale
Il n'est pas prévu de demander une assistance internationale par l'intermédiaire du Fonds du patrimoine mondial.

Décisions éventuelles du Comité du patrimoine mondial

7g Décisions éventuelles du Comité du patrimoine mondial
  • Modification des critères d'inscription
  • Déclaration de valeur proposée, si manquante