Plan directeur

3. État actuel

3.1 Le cadre naturel

Le canal de Sainte-Anne s’inscrit dans la région climatique de Montréal, reconnue comme la plus chaude du Québec. Cette région jouit d’une position méridionale et bénéficie de la plus longue période de jours sans gel, de la plus longue durée d’insolation et de la plus longue saison de croissance végétale. La présence du fleuve Saint-Laurent contribue en outre à réduire les écarts de température.

Le canal de Sainte-Anne appartient à l’unité morphologique des basses-terres du Saint-Laurent qui est caractérisée par une vaste plaine aux dépôts d’argile de provenance marine. L’ensemble du site ne comprend pas de dénivellation notable, si ce n’est la transition marquée par un mur ou une pente avec le niveau de la rivière et du canal. La berge remblayée, localisée à l’entrée inférieure de l’ancienne écluse, présente des problèmes d’érosion.

Les aménagements successifs ont conduit à l’élimination graduelle de la végétation d’origine. Bien qu’on remarque la présence de quelques ormes et érables sur le site, la majeure partie des arbres et arbustes sont essentiellement des essences ornementales dont la plantation remonte aux années 1960 et qui sont parvenues à maturité. Il n’y a aucune régénération naturelle aux abords du canal.

Les grands arbres permettent d’ombrager la jetée inférieure, les aires localisées de part et d’autre de l’écluse et la bande de terrain située du côté est, en amont de l’écluse; la jetée supérieure demeure en revanche dénuée d’arbres. Les plantations effectuées le long de la promenade municipale contribuent à atténuer la présence du béton dans la portion aval du canal.

Par ailleurs, les levées de terre de la digue Becker se sont graduellement naturalisées et offrent un couvert végétal principalement constitué d’arbres feuillus.


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