Patrimoine mondial :  Canada

Rapport périodique sur l'application de la Convention du patrimoine mondial

SECTION I DU RAPPORT PÉRIODIQUE
SUR L'APPLICATION DE LA
CONVENTION DU PATRIMOINE MONDIAL

L’APPLICATION DE LA
CONVENTION DU PATRIMOINE MONDIAL
PAR LE CANADA

Décembre 2004

SECTION I : MISE EN OEUVRE DE LA CONVENTION DU PATRIMOINE MONDIAL PAR LE CANADA

I.4 COOPÉRATION INTERNATIONALE ET COLLECTE DE FONDS

Le Canada coopère avec d'autres pays de plusieurs façons en vue d'assurer l'avenir du patrimoine naturel et culturel tant au Canada qu’à l'étranger. Le Canada est un participant actif aux réunions du Comité du patrimoine mondial, il a présidé les séances du Comité du patrimoine mondial en 1986, 1987, et 1990 et a accueilli la 14e séance du Comité à Banff en 1990.

Le chef de la délégation canadienne a présidé plusieurs réunions d'experts, notamment celles tenues en vue de préparer un Plan stratégique de 20 ans (1992), pour développer une stratégie globale concernant les sites culturels du patrimoine mondial (1994), et la réunion des experts du patrimoine naturel et culturel de 1998 à Amsterdam. Le Canada a également présidé le groupe de travail créé par l'Assemblée des États parties pour la mise en application de la Convention du patrimoine mondial, il a mené une évaluation du Bureau du patrimoine mondial nordique, et il a participé de façon active à de nombreux autres groupes de travail, notamment celui sur la révision des Lignes directrices opérationnelles (2000-2003). En 1997, une équipe canadienne a procédé à l'audit du Centre du patrimoine mondial, en tant que Commissaire aux comptes de l'UNESCO

Le Canada jouit d'excellentes relations de travail en matière de patrimoine avec son voisin immédiat, les États-Unis. Parcs Canada et le National Park Service des États-Unis ont signé un protocole d'entente au sujet de la coopération dans la gestion, les recherches, la protection, la conservation et la mise en valeur des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux. L'entente cite spécifiquement le renforcement de la participation à la Convention du patrimoine mondial comme un domaine de coopération. L'entente a été renouvelée en 2003 pour une autre période de cinq ans. La production du rapport périodique nord-américain sur l'état des sites du patrimoine mondial a renforcé la coopération entre les deux pays. Des réunions de travail ont eu lieu à Los Angeles, en janvier 2003, et d'autres à Québec, en janvier 2004, avec la participation de gestionnaires de la plupart des sites du patrimoine mondial. Le réseautage et les communications suivies devraient s'accentuer.

Le Canada a pris des mesures visant à s’assurer que les projets internationaux qui reçoivent l'appui du gouvernement fédéral n’ont pas d'effet négatif sur les sites du patrimoine mondial dans d'autres pays. Exportation et développement Canada (agence fédérale responsable du financement des sociétés canadiennes désirant investir à l'étranger) et l'Agence canadienne de développement international ont été informées du contenu de la Convention du patrimoine mondial et de ses implications. Des séances d'information sur la Convention du patrimoine mondial à l'intention de certaines sociétés canadiennes ont conduit à des modifications importantes de deux projets susceptibles d'avoir des répercussions sur des sites du patrimoine mondial, l'un en Amérique du Sud (Huascaran, Pérou) et l'autre en Russie (Kamchatka). Exportation et développement Canada compte dans son effectif un spécialiste de l'environnement et une unité qui évalue les impacts environnementaux des projets commandités. L'agence s’adresse régulièrement à Parcs Canada, en tant que représentant de l'État partie pour le patrimoine mondial, pour obtenir des avis afin de s’assurer que les projets proposés n’auront pas d'effets négatifs sur les sites du patrimoine mondial. L'Agence canadienne de développement international a fourni un financement important pour un projet à Mosi oa Tunya/Victoria Falls, et a participé à un atelier dans le Dja, au Cameroun, en vue d'identifier des façons de minimiser les effets négatifs sur ce site du patrimoine mondial. Elle a également fourni du financement à des projets dans des villes du patrimoine mondial de la mer Baltique.

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En 1991, le Canada a accueilli à Québec le Colloque international des villes du patrimoine mondial, qui a conduit à la création de l'Organisation des villes du patrimoine mondial. L'effort canadien était le résultat d'une collaboration fédérale, provinciale et municipale.

Au cours de cette même période, le Canada a versé 400 000 $CAN à ICOMOS International et au Centre du patrimoine mondial en vue de financer des projets internationaux visant le patrimoine mondial. Ces projets comprenaient notamment la préparation du premier cadre d'une étude globale, une mission importante à Kizhi Pogost (Russie), une étude du tourisme dans les villes du patrimoine mondial, la publication d'un manuel sur la gestion des villes du patrimoine mondial, et la participation d'experts de pays en voie de développement au Symposium spécial sur les sites géologiques. Le Canada a également coparrainé une réunion d'experts à Bergen (Norvège) sur l'authenticité et en 1994, il a accueilli une réunion d'experts sur les Corridors des canaux patrimoniaux.

De 1992 à 1995, Parcs Canada a participé à un projet de parcs nationaux Canada/Hongrie. Au centre de ce projet se trouvait le parc national Hortobagy, qui a par la suite été inscrit sur la liste du patrimoine mondial. En 1993, le Canada a participé à une mission d'experts au Cambodge afin d'évaluer les menaces qui pèsent sur le site du patrimoine mondial d'Angkor.