Rapport Périodique sur l'application de la
Convention du Patrimoine Mondial

Section II

Rapport sur l'État de conservation de
Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes
 

1 INTRODUCTION
 

1a État partie
CANADA
1b Nom du bien du patrimoine mondial
Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes
1c Coordonnées géographiques
Latitude 50°34' - 53°28' N / Longitude 115°10' - 119°32' O
1d Date d'inscription
02/11/84
1e Date d'agrandissement(s) subséquent(s)
09/12/90

1f Organisation(s) responsable(s) de la préparation du rapport

Nom de l'organisation : Parcs Canada
Nom : Roulet, Jillian
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Banff
Adresse : C.P. 900
Ville : Banff, Alberta
Code postal : T1L 1K2
Téléphone : 403 762-1510
Télécopieur : 403 762-1583
Courriel : banff.superintendent@pc.gc.ca
 
Nom de l'organisation : British Columbia Parks
Nom : Ross, Gail
Titre : Planner
Adresse : 4051 18th Avenue
Ville : Prince George, Colombie-Britannique
Code postal : V2N 1B3
Téléphone : 250 614-9919
Télécopieur : 250 565-9640
Courriel :
 

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2 DÉCLARATION DE VALEUR

2a Justification de l'inscription initiale
La proposition d'inscription originale de 1983 indiquait que le site satisfait aux quatre critères naturels :

  1. Évolution : le site contient le site des fossiles des schistes de Burgess, un des sites de fossiles les plus importants du monde.
  2. Phénomènes géologiques : le champ de glace Columbia illustre les phénomènes glaciaires, forme l'amont des rivières des deux côtés de la ligne continentale de partage des eaux et englobe les caractéristiques karstiques des grottes de Castelguard; la vallée de Maligne contient un important système karstique.
  3. Beauté naturelle exceptionnelle : le paysage des Rocheuses canadiennes est d'une beauté naturelle exceptionnelle et attire des millions de visiteurs pour cette raison.
  4. Habitats : en raison de la dimension du site et la portée de l'élévation, il y a une diversité d'habitats de la végétation et d'habitats fauniques non perturbés; les espèces vulnérables comprennent le loup gris et le mouflon d'Amérique ainsi que l'ours grizzli et le caribou des bois.

La proposition d'inscription de 1990 des parcs provinciaux en Colombie-Britannique a ajouté des caractéristiques importantes que l'évaluation de l'UICN de 1984 avait noté comme manquantes à la proposition d'inscription originale : le mont Robson, le mont Assiniboine et le lac Fortress. La mise en candidature de 1990 a également réitéré la proposition que le site soit reconnu selon le critère (iv).

Tous les éléments interreliés et interdépendants importants de l'écosystème des montagnes Rocheuses sont inclus. Le site est d'une taille et d'une intégrité suffisantes pour contenir les écosystèmes autoperpétués où l'impact humain est limité.
 

2b Critères de l'inscription initiale
Critère culturel :
Critère naturel :

i
ii
iii
 

2c Déclaration de valeur retenue
Au moment de l'inscription, le Comité du patrimoine mondial n'a pas approuvé une Déclaration de valeur.
Déclaration de valeur proposée
Le Comité du patrimoine mondial a inscrit le site selon les critères naturels (i), (ii) et (iii).

Les Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes illustrent les caractéristiques physiques et biologiques exceptionnelles de la province biogéographique des montagnes Rocheuses. Le site des fossiles cambriens des schistes de Burgess dans le parc national Yoho et les sites de fossiles précambriens dans le parc provincial du mont Robson fournissent de l'information importante sur l'évolution de la Terre. Les illustrations classiques des phénomènes géologiques glaciaires sont évidentes partout sur le site, y compris les champs de glace, les vestiges de glaciers des vallées et les exemples exceptionnels d'érosion et des dépôts. Les montagnes Rocheuses canadiennes sont renommées pour leur splendeur panoramique qui comprend des points de vue montagneux, des lacs glaciaires et des prairies alpines époustouflants. Plus de 95 % du site demeure comme nature sauvage non perturbée et on constate une grande intégrité écologique partout, fortement protégée par la loi, qui contraste considérablement avec les paysages modifiés d'autres parties des montagnes Rocheuses canadiennes.

(Note : La déclaration de valeur proposée ici respecte les définitions et la numérotation des critères au moment où le site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Il faudra tenir compte des changements intervenus dans les définitions et dans la numérotation des critères au moment de la présentation officielle d'une déclaration de valeur au Comité du patrimoine mondial pour approbation).
 

2d Critères ajoutés après l'inscription initiale
Depuis l'inscription originale, le Comité du patrimoine mondial n'a pas ajouté de critères additionnels à l'inscription.
 

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3 DÉCLARATION D'AUTHENTICITÉ/D'INTÉGRITÉ

3a Évaluation initiale d'authenticité/d'intégrité
Dans le cadre des mises en candidature de 1983 et de 1990, le Canada a affirmé que la majorité des terres désignées étaient dans un « état naturel », sauf exceptions due à la présence d'installations et de services pour les visiteurs ou de corridors nationaux de transport et d'énergie.

D'après l'évaluation faite par l'UICN de la mise en candidature originale, le secteur contient l'amont des principaux réseaux hydrographiques et, combiné à son importante taille, aux zones tampons des parcs provinciaux connexes et à la diversité des habitats, conserve une grande intégrité écologique. Les limites politiques sont fermes et il est peu probable qu'elles soient modifiées. Selon cette évaluation, des développements forestiers et hydroélectriques adjacents au secteur permettaient un accès accru des humains à certaines parties des parcs. L'UICN précise également qu'un certain nombre de sites ont été modifiés pour le tourisme et le transport, mais reconnaît qu'une proportion de plus de 90 % du site représente toujours un milieu sauvage non perturbé.
 

3b Modifications importantes de l'authenticité / l'intégrité
Depuis l'inscription, on a considérablement modifié l'authenticité / l'intégrité du site.
Description des changements apportés à l'authenticité / l'intégrité

  1. 95 % des terres des parc nationaux dans le site ont été établies comme étant un milieu sauvage protégé par la loi, remplaçant le type de protection antérieur.
  2. La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000), qui s'applique aux quatre parcs nationaux situés dans le site, précise que l'intégrité écologique constitue la principale considération pour toutes les mesures de gestion.
  3. Trois parcs provinciaux de la Colombie-Britannique (Mont Assiniboine, Hamber, Mont Robson) ont été ajoutés au site, tel que recommandé par le Comité du patrimoine mondial.
  4. Les modifications apportées à la législation consolident la protection à long terme des parcs provinciaux.
  5. Tous les parcs constituant le site ont des plans de gestion récents et à jour qui insistent sur la protection de l'intégrité écologique et la conservation des conditions naturelles.
  6. Chaque parc national a un plan de gestion à jour qui a été grandement influencé par l'étude sur la vallée de la Bow et le Rapport de la Commission sur l'intégrité écologique des parcs nationaux du Canada qui mettait l'accent sur la nécessité de restaurer l'intégrité écologique.
     
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4 GESTION

RÉGIME DE GESTION
4a Propriété/Gestion

Gestion en vertu de mesures législatives de protection
Description : Les quatre parcs nationaux sont gérés sous l'autorité de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et de la Loi sur l'Agence Parcs Canada, en plus des principes directeurs et des politiques de gestion de Parcs Canada. Les trois parcs provinciaux sont gérés sous l'autorité du British Columbia Park Act et du Protected Areas of British Columbia Act et des règlements et politiques associés.
 

4b Échelon de gestion
État / province / territoire
Description : Le niveau d'autorité comprend également le niveau « national ». Voir les sections 4c et 4e.
 

4c Statut juridique
Le site consiste en quatre parcs nationaux et trois parcs provinciaux de la Colombie-Britannique :

  • Parc national Banff
  • Parc national Yoho
  • Parc national Kootenay
  • Parc national Jasper
  • Parc provincial Mont Assiniboine
  • Parc provincial Hamber
  • Parc provincial Mont Robson

Les parcs nationaux font partie du réseau des parcs nationaux du Canada. Toutes les terres dans les parcs appartiennent et sont gérées par le gouvernement canadien et sont consacrées à la population du Canada pour son avantage, son éducation et sa jouissance.

Les parcs provinciaux font partie du réseau de parcs provinciaux de la Colombie-Britannique. Toutes les terres des parcs appartiennent à la Colombie-Britannique qui les gère de façon à préserver ce milieu naturel afin que le public puisse l'utiliser et en profiter.
 

4d Organisme/organismes responsable(s) de la gestion du bien

Nom de l'organisme : Parcs Canada
Nom : Roulet, Jillian
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Banff
Adresse : C.P. 900
Ville : Banff , Alberta
Code postal : T1L 1K2
Téléphone : 403 762-1510
Télécopieur : 403 762-1583
Courriel : banff.superintendent@pc.gc.ca
 

Nom de l'organisme : Parcs Canada
Nom : Boivin, Michel
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Kootenay, Yoho, lac Louise
Adresse : C.P. 213
Ville : Lake Louise, Alberta
Code postal : T0L 1E0
Téléphone : 403 522-1250
Télécopieur : 403 522-1279
Courriel : janet.klock@pc.gc.ca
 

Nom de l'organisme : Parcs Canada
Nom : Hooper, Ron
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Jasper
Adresse : C.P. 10
Ville : Jasper, Alberta
Code postal : T0E 1E0
Téléphone : 780 852-6171
Télécopieur : 780 852-6229
Courriel : jasper.superintendent@pc.gc.ca
 

Nom de l'organisme : Parcs Prov. Mt-Robson & Hamber
Nom : Cadden, Don
Titre : Acting Manager, Omineca Region
Adresse : 4051 18th Ave.
Ville : Prince George, Colombie-Britannique
Code postal : V2N 1B3
Téléphone : 250 565-6135
Télécopieur : 250 565-6940
Courriel :
 

Nom de l'organisme : Parc Prov. Mt- Assiniboine
Nom : Stetski, Wayne
Titre : Manage, Kootenay Region
Adresse : 205 Industrial Road G
Ville : Cranbrook, Colombie-Britannique
Code postal : V1C 7G5
Téléphone : 250 489-8558
Télécopieur : 250 489-8506
Courriel :
 

Nom de l'organisme : Parcs Canada
Nom : Latourelle, Alan
Titre : Directeur général de l'agence
Adresse : 25, rue Eddy, 7ième étage
Ville : Gatineau, Québec
Code postal : K1A 0M5
Téléphone : 819 997-9525
Télécopieur : 819 953-9745
Courriel : alan.latourelle@pc.gc.ca
 

Nom de l'organisme : British Columbia Parks
Nom : Wilkins, Nancy
Titre : Assistant Deputy Minister
Adresse : 2975 Jutland Road, 5ième étage
Ville : Victoria, Colombie-Britannique
Code postal : V8T 5J9
Téléphone : 250 356-0139
Télécopieur : 250 387-5669
Courriel :
 
 

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4e Mesures de protection et méthodes de mise en oeuvre
Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000) et règlements associés
Loi sur l'Agence Parcs Canada (1998)
Principes directeurs et politiques de gestion de Parcs Canada
Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2003)
Loi sur les espèces en péril (2002)
Loi sur les pêches (1985)
Protected Areas Act (Colombie-Britannique 2000)
Park Act (Colombie-Britannique 2000) et règlements associés

La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000) stipule que « le maintien ou la restauration de l'intégrité écologique, par la protection des ressources naturelles et des phénomènes naturels, sera la première priorité du ministre en considérant tous les aspects de la gestion des parcs ».

La Loi sur l'Agence Parcs Canada (1998) a établi une agence « dans le but de s'assurer que les parcs nationaux, les lieux historiques nationaux et les aires patrimoniales connexes sont protégés et représentés pour la présente génération et les générations à venir et afin d'assurer la réalisation de l'intérêt national en ce qui concerne ces parcs, lieux et aires patrimoniales et les programmes connexes ».
 

4f Dispositions administratives et de gestion
Il n'y a pas une autorité de gestion unique du site. Tous les parcs du site du patrimoine mondial des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes sont gérés selon les règlements s'appliquant aux parcs nationaux ou aux parcs provinciaux de la Colombie-Britannique. Divers arrangements sont en place pour la coordination et la collaboration pour une variété de questions administratives et opérationnelles. Les gestionnaires des parcs provinciaux et des parcs nationaux travaillent ensemble et avec les gestionnaires des terres adjacentes concernant la gestion de l'utilisation humaine, l'accès par les humains, la gestion de la faune et de la végétation, et la planification du transport. Les Premières nations sont consultées sur les questions de gestion, mais elles ne participent pas directement à la gestion des parcs.

Il y a également des comités mixtes des agences pour promouvoir l'échange d'information et l'examen en collaboration des questions de gestion des terres et des ressources, notamment le Central Rockies Ecosystem Interagency Liaison Group (groupe de liaison mixte de l'écosystème des Rocheuses centrales), le Bow Corridor Ecosystem Advisory Group (groupe consultatif de l'écosystème du corridor de la Bow), la forêt modèle de Foothills, et le comité de gestion interorganismes du gouvernement de la Colombie-Britannique.

Il y a quatre collectivités dans les parcs nationaux - Banff, lac Louise, Field, Jasper - pour lesquelles diverses structures de gestion ont été établies. En général, elles facilitent une structure financière de sorte que les ressources municipales des titulaires de baux peuvent être utilisées pour soutenir l'infrastructure communautaire. L'Agence Parcs Canada maintient le contrôle des approbations de la planification et l'utilisation des terres afin de protéger les valeurs des parcs nationaux et les valeurs du patrimoine mondial.

La gestion quotidienne des parcs nationaux est dirigée par les directeurs des unités de gestion qui relèvent du directeur général des parcs des Rocheuses et le directeur général de l'Ouest et du Nord du Canada relève du directeur général de l'Agence Parcs Canada.

La gestion quotidienne des parcs provinciaux de la Colombie-Britannique est la responsabilité des gestionnaires régionaux qui relèvent du sous-ministre adjoint.
 

4g Modifications importantes apportées au régime de gestion depuis l'inscription

  1. Les limites des parcs provinciaux ont été établies par la législation qui représente la plus forte forme de protection législative.
  2. Une nouvelle loi s'applique aux parcs nationaux. La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000) stipule que « le maintien ou la restauration de l'intégrité écologique, par la protection des ressources naturelles et des phénomènes naturels, sera la première priorité du ministre en considérant tous les aspects de la gestion des parcs ».
  3. Les zones de nature sauvage sont maintenant désignées par voie de réglementation plutôt que par la politique dans les quatre parcs nationaux.
  4. Des plans communautaires ont été préparés pour Field, Jasper, lac Louise et Banff. Ils appliquent les principes de la réduction de l'impact environnemental, de l'encouragement de l'utilisation appropriée, de la croissance modeste et de l'intendance. Les plans indiquent les limites de la croissance commerciale. Les limites des collectivités ont été réduites à Field, Lake Louise et Banff afin d'aider à assurer l'intégrité écologique.
  5. La taille du parc provincial Mont Robson a été accrue en 2000 en ajoutant 60,3 kilomètres carrés, ce qui peut donner lieu à une demande de modification des limites du site du patrimoine mondial.
  6. Des limites de la croissance commerciale ont été établies pour les installations du logement commercial périphérique dans les parcs nationaux.
  7. Certaines installations publiques et privées ont été enlevées des parcs nationaux pour faciliter les mouvements de la faune et réduire la fragmentation de l'habitat, par exemple dans l'écosystème subalpin du parc national Banff.

4h Plan de gestion
Il existe un plan de gestion pour le site.
Résumé du plan de gestion
Il n'existe pas de plan unique pour le site mais les plans de gestion des parcs sont coordonnés. Conformément à la Loi sur les parcs nationaux du Canada et à la Loi sur l'Agence Parcs Canada, tous les parcs nationaux canadiens doivent avoir un plan de gestion à jour qui est examiné au moins tous les cinq ans.

Le plan de gestion du parc national Banff a été approuvé en 1997. Les plans de gestion des parcs nationaux Yoho, Kootenay et Jasper ont été approuvés en 2000. Les quatre parcs sont zonés dans cinq catégories de gestion : préservation spéciale, nature sauvage, environnement naturel, loisirs en plein air, services des parcs. La catégorie de la nature sauvage comprend 95 % du territoire total.

Les plans de gestion mettent l'accent sur la conservation de l'intégrité écologique et, s'il y a lieu, la restauration de zones qui ont été compromises par les activités humaines. La longue histoire d'utilisation humaine des parcs est reconnue et affirmée, et des limites sont imposées aux installations et aux services pour les visiteurs afin de protéger l'intégrité écologique. Le tourisme patrimonial, qui met l'accent sur des activités appropriées, est un principe directeur. L'intégration régionale de l'aménagement du territoire avec les voisins est encouragée à cause des besoins d'habitat intensifs de certaines espèces importantes comme l'ours grizzli et le loup.

Le plan de gestion du parc national Banff a fait l'objet d'un examen public en 2003. Des modifications ont été proposées en 2004, assurant un cadre de gestion du grizzli à jour et une stratégie de gestion des activités humaines axée sur l'amélioration des possibilités pour les visiteurs et la réduction des impacts écologiques.

Tous les plans de gestion ont été élaborés en faisant appel à une vaste participation du public.

Le plan de gestion du parc provincial Mont Assiniboine a été approuvé en 1989 et devrait faire l'objet d'un examen en 2005-2006. Le plan directeur d'Hamber a été approuvé en 1987 et celui du Mont Robson en 1992. Les parcs du Mont Robson et d'Hamber ont mis à jour leur déclaration d'intention en 2004.

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URL :

Banff : http://www.pc.gc.ca/pn-np/ab/banff/plan/plan1F
Jasper : http://www.pc.gc.ca/pn-np/ab/jasper/plan/plan1F (English)
Yoho : http://www.pc.gc.ca/pn-np/bc/yoho/plan/plan1F
Kootenay : http://www.pc.gc.ca/pn-np/bc/kootenay/plan/plan1F
Hamber : http://wlapwww.gov.bc.ca/bcparks/planning/mgmtplns/hamber
Mt. Assiniboine : http://wlapwww.gov.bc.ca/bcparks/planning/mgmtplns/mtassiniboine
Mt. Robson : http://wlapwww.gov.bc.ca/bcparks/planning/mgmtplns/mtrobson/ mtrobson.htm (English)
 

RESSOURCES FINANCIÈRES
4i Budget annuel d'exploitation

34 723 000 $ CAN
 

NIVEAUX DE DOTATION (RESSOURCES HUMAINES)
4j Niveaux de dotation
Temps plein : 490
Temps partiel : 0
Saisonnier : 0
Autre : 0

Description des employé(e)s, des compétences spécialisées et d'expertise
Le nombre total d'années-personnes du site est de 490 en 2003-2004.

Unité de gestion de Banff 171 :

  • Administration 25
  • Conservation des ressources et planification 56
  • Communications 67
  • Services techniques 23

Unité de gestion de lac Louise, Yoho et Kootenay 153 :

  • Administration 36
  • Conservation des ressources et planification 50
  • Communications 50
  • Services techniques 17

Unité de gestion de Jasper 158 :

  • Administration 32
  • Conservation des ressources 55
  • Communications 55
  • Services techniques 16

Parcs provinciaux du Mont-Robson et Hamber :

  • Superviseur de secteur responsable des parcs provinciaux Hamber et du Mont-Robson et de onze autres aires protégées provinciales
  • Un garde forestier principal et trois gardes forestiers auxiliaires pour le parc du Mont Robson
  • Aucun membre du personnel affecté à Hamber

Parc provincial du Mont-Assiniboine :

  • Superviseur de secteur responsable du Mont-Assiniboine et de 20 autres aires protégées provinciales (sur les 20, 10 sont des parcs de catégorie A et 7 sont des terres de conservation intégrées à l'aire de gestion de la faune des terres humides du Columbia)
  • Un garde forestier principal (six mois par année) affecté au parc du Mont-Assiniboine et aux autres aires protégées provinciales
  • Un garde forestier auxiliaire (de juin à septembre) affecté au parc du Mont-Assiniboine
  • Un garde forestier auxiliaire (de juin à septembre) affecté aux parcs provinciaux Bugaboo et du Mont-Assiniboine.
     

SOURCES DE COMPÉTENCES ET DE FORMATION EN MATIÈRE DE TECHNIQUES DE CONSERVATION ET DE GESTION
4k Sources d'expertise, de formation et de services spécialisés

  • Centres de services de Parcs Canada pour l'expertise en matière de ressources culturelles, les évaluations environnementales, l'urbanisme, etc.
  • Bureau national de Parcs Canada pour l'expertise en matière de politiques, de relations internationales, etc.
  • Autres ministères fédéraux, universités et autres établissements d'enseignement pour des conseils en matière de gestion spécialisée des ressources.
  • Expertise professionnelle associée à la forêt modèle de Foothills.
  • Administration centrale des parcs de C.-B. pour l'expertise en matière de gestion des ressources et d'élaboration de politiques.
  • Expertise en gestion forestière du ministère des forêts de la C.-B. et du Service canadien des forêts.
     

FRÉQUENTATION
4l Statistiques disponibles sur la fréquentation

Il existe des statistiques sur la fréquentation du site.
Nombre de visites annuelles, méthodologie et tendances
Nombre de visiteurs en 2002 :

  • Banff : 4 724 698
  • Jasper : 1 958 989
  • Kootenay : 1 847 997
  • Yoho : 1 135 282
  • Mont Robson : 550 000
  • Hamber : 500
  • Mont Assiniboine : 7 800

Les visites indiquent une tendance à la hausse à long terme, mais il y a un ralentissement ces dernières années. Les données sont collectées par les compteurs de trafic, le comptage aux portes d'entrée, les inscriptions dans l'arrière-pays, les inscriptions aux terrains de camping, la vente de laissez-passer.
 

4m Installations pour les visiteurs
Les installations pour les visiteurs incluent :

  • 8 centres des visiteurs
  • 20 terrains de camping offrant 5 200 places
  • 3 piscines chauffées
  • 4 pistes de ski
  • 2 terrains de golf
  • 3 600 kilomètres de sentiers
  • 3 gondoles
  • 1 excursion aux glaciers
  • 2 excursions en bateau
  • Sentiers et installations d'interprétation
  • De nombreuses aires de pique-nique
  • 4 lotissements urbains offrant la gamme complète des services de logement, d'alimentation et de vente au détail
  • Cabines dans l'arrière-pays
  • Hôtels et hébergement commercial en périphérie
     

4n Plan de gestion du tourisme/des visiteurs
Il existe un plan de gestion du tourisme/des visiteurs pour le site.
Résumé du plan de gestion du tourisme/des visiteurs
Les plans de gestion des parcs visent la gestion du tourisme et des visiteurs. Les plans des parcs nationaux comprennent une section relative au tourisme et une section sur la gestion de l'usage humain. Le récent examen quinquennal du plan de gestion du parc national Banff comprend une modification relative à la gestion de l'usage humain. Une stratégie de tourisme patrimonial est mise en oeuvre dans les parcs nationaux avec le secteur du tourisme dans le cadre des plans de gestion.

Les plans de gestion des parcs provinciaux Hamber, Mont Robson et Mont Assiniboine visent également la gestion du tourisme et des visiteurs. De plus, un plan de gestion de la piste du lac Berg a été préparé.

Dans tous les cas, l'accent porte sur les activités touristiques qui sont appropriées aux parcs et au site du patrimoine mondial.
 

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ÉTUDES SCIENTIFIQUES
4o Principales études scientifiques et principaux programmes de recherche

Les quatre parcs nationaux comportent des programmes intensifs de sciences appliquées et de gestion adaptative des écosystèmes. Depuis le début des années 1990, la capacité scientifique des parcs s'est améliorée par l'embauche de spécialistes scientifiques en matière de faune terrestre et aquatique, d'incendie et de végétation, de systèmes d'information géographique, d'évaluation environnementale et de sciences sociales. Les études en cours comprennent la recherche sur l'ours grizzli, le caribou des bois, les mouvements et la connectivité de la faune, les régimes de perturbation naturels, les effets des incendies et les brûlages dirigés, l'usage humain associé aux loisirs et aux effets sur la faune, aux modèles d'usage des visiteurs et à la restauration des environnements aquatiques. La recherche en cours entreprise par d'autres comprend la glaciologie, la climatologie et les reliefs, et une étude sur les taux de recul glaciaire. Plusieurs permis de recherche sont délivrés chaque année dans le parc provincial Mont Robson. Des travaux récents ont été entrepris sur les récifs d'Ediacara et les fossiles coquilliers du groupe de Miette, la géologie du système de turbidite de Windermere, l'étude des anciens environnements benthiques, la diversité génétique du pin blanc d'Amérique, l'évaluation des niveaux de contamination au mercure dans les lacs Moose et Yellowhead, et l'évaluation des polluants organiques chez le balbuzard pêcheur (Mont Robson et Hamber).

Utilisation des résultats des études scientifiques et des programmes de recherche
Ces études scientifiques ont apporté une contribution considérable pour l'élaboration des plans de gestion des parcs, les évaluations environnementales, les programmes d'éducation des visiteurs et le processus décisionnel concernant la gestion et les opérations des parcs. Elles influencent le plan d'activités annuel de chaque parc et la détermination des priorités. Les études influencent le travail coopératif avec les gestionnaires des terres adjacentes.

Exemples :

  • meilleure survie des ours grizzlis
  • installations des visiteurs réinstallées loin des habitats sensibles
  • restauration des lacs auparavant peuplés par des espèces exotiques
  • réintroduction dans l'ancien habitat d'une espèce d'escargot en péril
  • structures modernes de croisement de voies publiques pour la faune
  • réintroduction intensive des feux
  • modification de l'usage humain pour protéger les ressources sensibles
  • meilleur accès des loups aux troupeaux de wapitis en hivernage par un remaniement des installations
  • meilleure compréhension écologique des résidants et des usagers des parcs nationaux

Rôle de la désignation de SPM dans la conception des études scientifiques et des programmes de recherche
La désignation de site du patrimoine mondial n'influence pas directement les programmes de recherche entrepris, mais la recherche contribue directement à la protection et à la présentation des valeurs du patrimoine mondial du site.
 

ÉDUCATION, INFORMATION ET RENFORCEMENT DE LA SENSIBILISATION
4p Plaque de SPM au site

Il y a une plaque sur place indiquant qu'il s'agit d'un site du patrimoine mondial.
 

4q Utilisation du logo de la CPM dans toutes les publications
Le logo de la Convention du patrimoine mondial ne figure pas sur toutes les publications du site.
 

4r Programmes éducatifs pour les établissements scolaires
Il existe des programmes éducatifs sur les valeurs patrimoniales du site destinés aux établissements scolaires.
Description des programmes éducatifs
Une trousse d'éducation est disponible pour les fossiles des schistes de Burgess. La Yoho-Burgess Shale Foundation est un organisme d'éducation à but non lucratif dont l'objectif est d'accroître la compréhension des sciences de la terre, particulièrement celles illustrées dans les parcs montagneux.
 

4s Manifestations spéciales et expositions
Il existe des manifestations spéciales et des expositions sur les valeurs patrimoniales du site.
Description des manifestations spéciales et des expositions
Un programme multimédia a été établi pour présenter le site du patrimoine mondial. Il est proposé à divers endroits à l'intérieur et à l'extérieur du site. Les thèmes du tourisme patrimonial ont reconnu l'Année du grand ours, l'Année internationale de la montagne et des merveilles de l'eau.
 

4t Équipements, centre d'accueil, musée, sentiers, guides et matériel d'information
Une vaste gamme d'installations et de services sont disponibles, tel qu'indiqué dans la section 4m. L'information est distribuée aux visiteurs aux entrées des parcs, aux centres des visiteurs, à la Place du Canada, dans un guide annuel des visiteurs et sur les sites web de Parcs Canada et de BC Parks. De plus, des entreprises privées en exploitation sur le site offrent de l'information semblable à leurs invités. Les membres du personnel des entreprises suivent une formation de la Mountain Parks Heritage Interpretation Association et du Best of Banff. Les ministères du tourisme fédéral et provincial sont une autre source d'information. De nombreuses publications commerciales offrent de l'information sur l'histoire naturelle et culturelle et sur les possibilités récréatives.
 

4u Rôle de la désignation de SPM dans les activités d'éducation, d'information ou de sensibilisation
Une grande variété d'activités d'éducation, d'information, de sensibilisation et de promotion sont offertes concernant les parcs sur le site du patrimoine mondial. Les activités de communication soutiennent les valeurs du programme des sites du patrimoine mondial. La désignation de site du patrimoine mondial n'a pas été utilisée explicitement comme moyen de promotion.
 

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5 FACTEURS AFFECTANT LE BIEN

5a Pressions dues au développement
Aucun facteur n'était indiqué dans l'évaluation originale.

Une préoccupation concernant le développement dans le parc national Banff (vallée de Bow) a donné lieu à une étude en 1996 mettant l'accent sur la nécessité de restaurer l'intégrité écologique. Cette étude a grandement influencé le plan de gestion du parc en 1997. En conséquence, le développement dans le parc national est restreint par les limites de toutes les collectivités et la quantité maximale d'espace commercial à intégrer dans la législation. Les propriétés louées peuvent généralement se réaménager dans certaines limites. Un processus d'évaluation environnementale complète est appliqué. Des limites ont également été établies pour les installations du logement commercial périphérique.

Parcs Canada a déjà fait rapport au Comité du patrimoine mondial sur le complexe minier à l'est du parc national Jasper et continue de se préoccuper des impacts néfastes éventuels, particulièrement des impacts sur l'habitat faunique. Le gouvernement de l'Alberta a accordé son approbation en 2003 pour un nouveau complexe minier. Suite à un délai attribuable aux conditions du marché, le complexe minier a commencé par le début de la construction d'une importante route de transport en 2004. Les conditions imposées au moment de l'approbation de la mine, visant à atténuer les effets éventuels sur les ours grizzlis, n'ont pas encore été mises en oeuvre, bien que certains progrès aient été réalisés. Les groupes environnementaux continuent de contester le projet de complexe minier devant les tribunaux, soutenant que les processus d'évaluation des gouvernements fédéral et provincial comportaient des failles. Parcs Canada continue de travailler avec le gouvernement de l'Alberta et les industries de la région pour promouvoir des stratégies pour la conservation des carnivores.

Les populations de dendroctones du pin, un insecte indigène qui peut causer une mortalité forestière considérable lors d'épidémies occasionnelles, se sont étendues en Colombie-Britannique et, ces dernières années, ont augmenté dans le parc national Banff (vallée de Bow) et la vallée du Fraser du parc provincial Mont Robson, et elles se sont établies dans le parc national Jasper. Cela a donné lieu à une approche coopérative avec les agences provinciales voisines qui proposent le brûlage dirigé pour supprimer les peuplements vulnérables et le traitement sélectif (coupe et brûlage) des arbres infestés.

Il continue de se produire des questions du développement immédiatement à l'extérieur du site du patrimoine mondial, dont les mines, l'exploration pétrolière et gazière, la foresterie et les loisirs. En raison du grand attrait de la région, il existe également une pression considérable à l'extérieur du site pour l'aménagement urbain, particulièrement les installations récréatives. Un accès croissant aux zones périphériques du site est évident. Les gestionnaires du site participent à l'examen et à la planification des aménagements dans les zones adjacentes, dans une tentative de coordonner les mesures de protection du site du patrimoine mondial.

Un développement positif est la désignation de nombreux nouveaux parcs provinciaux en Alberta et en Colombie-Britannique contigus du site. Ces parcs ne font pas partie du site du patrimoine mondial mais ils offrent des zones tampons complémentaires pour la gestion des terres.
 

5b Contraintes liées à l'environnement
Le réchauffement planétaire a des impacts sur la végétation et les ressources en eau, par exemple des changements de l'élévation de la limite forestière et des changements aux habitats fauniques aquatiques et terrestres. Les gestionnaires du site n'exercent aucun contrôle sur le réchauffement mais surveillent les conditions régulièrement.

En raison de la lutte intensive contre l'incendie dans le passé, la diversité naturelle de la végétation du site et des environs a été réduite, ce qui a pour résultat une forêt qui est plus vulnérable aux invasions d'insectes et aux grands feux de forêt. Cette situation est corrigée dans une certaine mesure par des programmes de brûlage dirigé.

Des diminutions des populations fauniques ont été notées pour certaines espèces (chèvre des montagnes, caribou des bois - sur la liste des espèces menacées au pays - et, dans la portion sud du site, loup gris). Certaines espèces de poissons endémiques ne se retrouvent qu'en petit nombre (par exemple l'omble à tête plate), mais plusieurs stocks augmentent grâce aux changements de la réglementation de la pêche qui ont amélioré la protection. Des activités intensives de recherche, de surveillance et de gestion adaptative sont entreprises chaque année. La population d'ours grizzlis - sur la liste des espèces préoccupantes au pays - du site est viable. La gestion coordonnée avec les instances adjacentes est une activité régulière.
 

5c Catastrophes naturelles et planification préalable
Dans le site du patrimoine mondial, les catastrophes naturelles sont les feux de forêt, les inondations et les avalanches. Comme il s'agit de phénomènes naturels, les résultats ne sont pas nécessairement négatifs. Les phénomènes naturels ne sont pas une menace pour les valeurs du site.
 

5d Contraintes dues aux flux de visiteurs et au tourisme
Ce sont les pressions touristiques et des visiteurs qui ont le plus d'impact sur les valeurs du site selon le critère (ii).

On constate une augmentation générale du tourisme dans le site du patrimoine mondial et un accès accru aux limites des parcs. Deux routes nationales et une voie ferroviaire traversent le site ainsi que des routes secondaires. Il y a une augmentation de l'utilisation de ces voies de transport nationales qui ne peut pas être contrôlée ou gérée par les autorités des parcs. Des mesures d'atténuation intensives ont été mises en place et continueront de l'être à mesure que les routes sont améliorées, par exemple par des clôtures et des structures de croisement pour protéger la faune de la Transcanadienne très achalandée.

Les villes d'Edmonton et de Calgary dont la croissance est rapide, en plus des aménagements pour les retraités et récréatifs dans la vallée du Columbia, produisent plus de visites du site. Les gestionnaires du site surveillent les changements d'usage et mettent au point des stratégies d'adaptation, par exemple des systèmes de transport en commun et une meilleure information à jour pour influencer les impacts sur le site. Les parcs nationaux travaillent en étroite collaboration avec le secteur touristique grâce à une stratégie de tourisme patrimonial pour s'assurer que les visiteurs savent qu'ils se trouvent dans un parc national et apprennent à modifier leur comportement en conséquence.

Le parc national Banff reçoit la plus grande proportion des visiteurs du site du patrimoine mondial. Une modification au plan de gestion a été apportée récemment pour tenir compte de la gestion de l'usage humain. Une étude sur le transport régional a été entreprise avec les gestionnaires des terres entre le parc et la grande ville de Calgary proche afin d'établir des stratégies pour réduire les impacts.

Des plans sont élaborés pour les pistes de ski et des limites d'aménagement ont été établies pour les collectivités et les installations commerciales à l'extérieur des collectivités.

Selon l'orientation du plan de gestion, des installations ont été enlevées des habitats fauniques sensibles comme le canyon Sinclair au parc national Kootenay, le corridor Cascade au parc national Banff et à Field dans le parc national Yoho.

En 2000, toutes les terres des quatre parcs nationaux qui étaient de zone II (désignée comme nature sauvage par la politique) ont été désignées de nature sauvage par la réglementation, assurant ainsi une plus grande sécurité de la protection à long terme.
 

5e Nombre d'habitants à l'intérieur du bien, dans la zone tampon
Banff : 7 600 habitants
Lake Louise : 1 900 habitants
Jasper : 4 700 habitants
Field : 300 habitants

Des limites imposées par la loi de la taille physique des collectivités et de la quantité d'aménagement commercial sont en place pour restreindre les impacts sur les valeurs des parcs et les valeurs du patrimoine mondial. Seules les personnes ayant un « besoin de résider » peuvent vivre dans ces collectivités.

Les collectivités situées à l'extérieur du site du patrimoine mondial, particulièrement Canmore et les collectivités de la vallée du Columbia au sud-ouest du site, croissent rapidement. Un travail est en cours avec ces collectivités pour protéger l'habitat et les corridors fauniques importants.
 

5f Autres Facteurs
Sans objet
 

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6 SUIVI

DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES CONCERNANT LE SUIVI DU BIEN
6a Programme officiel de suivi

Il existe un programme officiel de suivi pour le site.
Description du programme officiel de suivi
Il y a des programmes de surveillance intensive dans les parcs nationaux situés sur le site. Voir les plans de gestion des parcs pour certains exemples. Un rapport sur l'état du parc a été préparé par le parc national Banff en 2003 (voir URL /pn-np/ab/banff/plan/SOP1F). Des rapports sur l'état du parc seront préparés pour chaque parc national tous les cinq ans. Les facteurs qui sont surveillés régulièrement dans les parcs nationaux sont les conditions de l'eau et de la neige, les communautés végétales, les habitats et les populations fauniques, les conditions atmosphériques, le nombre de visiteurs et leurs caractéristiques et l'état des biens.

Tous les deux ans, un rapport national sur l'état des aires patrimoniales protégées est rédigé. Ce rapport comprend un chapitre sur les parcs nationaux situés sur le site. De plus, Parcs Canada examine actuellement tous les programmes de surveillance et de rapport des parcs nationaux afin d'assurer plus de rigueur et d'uniformité dans l'ensemble du réseau des parcs nationaux.

Une évaluation des risques pour la conservation a été entreprise pour les parcs provinciaux Mont Robson, Hamber et Mont Assiniboine, mais le financement limité empêche la surveillance en cours sauf pour ce qui est des impacts récréatifs dans l'arrière-pays au lac Berg et sur les sentiers du mont Fitzwilliam au parc Mont Robson et dans la zone centrale du Mont Assiniboine.

Les chèvres des montagnes sont comptées tous les deux ans au parc Mont Assiniboine.
 

INDICATEURS CLÉS PERMETTANT DE MESURER L'ÉTAT DE CONSERVATION
6b Indicateurs clés convenus

On n'a pas établi d'indicateurs clés pour mesurer l'état de conservation des valeurs patrimoniales du site.
Élaboration à venir d'indicateurs clés
Il n'y a aucun indicateur spécifique associé aux valeurs du patrimoine mondial, mais les éléments figurant dans la section 6a1 visent les mêmes critères pour lesquels le site a été désigné.
 

RÉSULTATS DES PRÉCÉDENTS EXERCICES DE SOUMISSIONS DE RAPPORTS
6c Mesures prises par l'État partie suite aux recommandations du Comité du patrimoine mondial

En 1996, le Comité du patrimoine mondial a félicité le Canada pour l'établissement du groupe d'étude de la vallée de la Bow et a noté que « s'il est mis en oeuvre, le rapport changerait considérablement la gestion du site dans une direction axée davantage sur la préservation ». Le rapport du groupe d'étude a grandement influencé les recommandations du plan de gestion de 1997 dont plusieurs sont mises en oeuvre. Le résultat a été une amélioration substantielle documentée de l'intégrité de la vallée de la Bow, et une meilleure utilisation par des prédateurs comme les loups et les ours grizzlis.

Les plans de gestion des parcs nationaux Yoho, Kootenay et Jasper, complétés en 2000, ont pris pour modèle le plan de gestion du Parc national Banff et appliquent les mêmes mesures de conservation qui répondent à l'orientation du Comité du patrimoine mondial.

En juin et novembre 1998 et en juillet 1999, le Canada a présenté des rapports détaillés sur un complexe minier éventuel adjacent au Parc national Jasper situé sur le site. Le complexe présente un potentiel d'impact négatif sur l'intégrité écologique du site. Partiellement en réponse aux préoccupations soulevées, la province de l'Alberta a désigné le Whitehorse Wildland Park en août 1998, entre le Parc national Jasper et la mine proposée, pour aider à protéger l'intégrité écologique du secteur. Le Comité du patrimoine mondial a remercié le Canada de lui avoir fourni de l'information régulièrement.

En 2003, une proposition de complexe minier modifiée a été approuvée et l'aménagement a commencé en 2004. Parcs Canada continue de travailler avec le gouvernement de l'Alberta et le secteur industriel afin de favoriser des stratégies de conservation des carnivores et d'élaborer d'autres mesures de conservation en lien avec cet aménagement. Le Canada continuera d'informer le Comité du patrimoine mondial au sujet des travaux préparatoires qui touchent ce site.
 

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7 CONCLUSIONS

VALEURS DE PATRIMOINE MONDIAL
7a Principales conclusions sur l'état des valeurs du patrimoine mondial du bien

Le site du patrimoine mondial des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes continue de conserver et de protéger les valeurs pour lesquelles il a été désigné. Les changements depuis l'inscription sont positifs et améliorent la protection du site, par exemple :

  • l'ajout de trois parcs provinciaux de la Colombie-Britannique, tel que recommandé par le Comité du patrimoine mondial.
  • la protection législative plus forte des parcs provinciaux
  • une loi renforcée sur les parcs nationaux du Canada qui met l'accent sur l'intégrité écologique
  • des plans de gestion à jour qui mettent l'accent sur la préservation de l'intégrité écologique dans tous les parcs du site
  • l'établissement légal du zonage de nature sauvage de 95 % des terres des parcs nationaux du site
  • des limites légales de la taille des collectivités et de la quantité d'aménagement commercial dans les parcs nationaux
  • la participation publique intensive à l'élaboration des plans qui protègent le site
  • la restauration d'une partie de l'écosystème subalpin de la vallée de la Bow
  • de meilleurs mouvements de la faune dans la vallée de la Bow
  • la restauration des communautés végétales et des habitats fauniques plus divers grâce au brûlage dirigé
  • la recherche et la surveillance en cours pour obtenir des données scientifiques solides pour les décisions de gestion
  • les nouveaux parcs provinciaux adjacents (non inclus dans le site) qui offrent des tampons supplémentaires en périphérie du site
  • l'élaboration de stratégies de gestion de l'usage humain
  • une meilleure collaboration avec les voisins régionaux.

Le nombre de visiteurs et leurs activités continuent d'imposer des pressions sur le site et sont gérés par des techniques de gestion adaptative et le recours à des groupes consultatifs externes. La circulation croissante sur les routes continue d'imposer une pression au site.
 

GESTION ET FACTEURS AFFECTANT LE SITE
7b Principales conclusions relatives à la gestion et aux facteurs affectant le bien

L'augmentation régulière de la population régionale et des visites du site continuera de mettre les gestionnaires au défi. Une meilleure coopération entre les organismes sera nécessaire pour la gestion coordonnée du paysage et de l'écosystème régionaux.

Les aménagements des ressources et l'accès croissant du public aux terres adjacentes se poursuivent, mais les nouveaux parcs provinciaux offrent des tampons utiles et des possibilités de gestion coordonnée des écosystèmes.

Les gestionnaires du site se sont engagés envers la protection continue des valeurs du patrimoine mondial du site et sont guidés par les plans de gestion élaborés avec la participation du public. Les plans offrent un équilibre entre la protection des valeurs du site et la jouissance des visiteurs.
 

PROPOSITION D'ACTION(S) FUTURE(S)
7c Actions futures approuvées

Les gestionnaires du site continueront de mettre en oeuvre les plans de gestion approuvés qui reflètent les valeurs du patrimoine mondial du site. La protection de l'intégrité écologique et des conditions de nature sauvage demeurent les objectifs primordiaux. La recherche scientifique et une meilleure surveillance se poursuivront.
 

INSTITUTION(S) RESPONSABLE(S) DE LA MISE EN OEUVRE)
7d Institution(s) responsable(s) de la mise en oeuvre des actions

Nom de l'institution : Parcs Canada
Nom : Roulet, Jillian
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Banff
Adresse : C.P. 900
Ville : Banff, Alberta
Code postal : T1L 1K2
Téléphone : 403 762-1510
Télécopieur : 403 762-1583
Courriel : banff.superintendent@pc.gc.ca
 

Nom de l'institution : Parcs Canada
Nom : Boivin, Michel
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Kootenay, Yoho, lac Louise
Adresse : C.P. 213
Ville : Lake Louise, Alberta
Code postal : T0L 1E0
Téléphone : 403 522-1250
Télécopieur : 403 522-1279
Courriel : janet.klock@pc.gc.ca
 

Nom de l'institution : Parcs Canada
Nom : Hooper, Ron
Titre : Directeur d'unité de gestion, Unité de gestion de Jasper
Adresse : C.P. 10
Ville : Jasper, Alberta
Code postal : T0E 1E0
Téléphone : 780 852-6171
Télécopieur : 780 852-6229
Courriel : jasper.superintendent@pc.gc.ca
 

Nom de l'institution : Parcs Prov. Mt-Robson & Hamber
Nom : Cadden, Don
Titre : Acting Manager, Omineca Region
Adresse : 4051 18th Ave.
Ville : Prince George, Colombie-Britannique
Code postal : V2N 1B3
Téléphone : 250 565-6135
Télécopieur : 250 565-6940
Courriel :
 

Nom de l'institution : Parc Prov. Mt-Assiniboine
Nom : Stetski, Wayne
Titre : Manager, Kootenay Region
Adresse : 205 Industrial Road G
Ville : Prince George, Colombie-Britannique
Code postal : V1C 7G5
Téléphone : 250 489-8558
Télécopieur : 250 489-8506
Courriel :
 

ÉCHÉANCIER DE MISE EN OEUVRE
7e Échéancier de mise en oeuvre des actions

En cours. Les plans de gestion des parcs nationaux seront examinés dans le cadre d'un processus public en 2008.
 

BESOINS D'ASSISTANCE INTERNATIONALE
7f Demandes prévues d'assistance internationale

Il n'est pas prévu de demander une assistance internationale par l'intermédiaire du Fonds du patrimoine mondial.
 

DÉCISIONS ÉVENTUELLES DU COMITÉ DU PATRIMOINE MONDIAL
7g Décisions éventuelles du Comité du patrimoine mondial

  • Déclaration de valeur proposée, si manquante
  • Modification des limites ou de la zone tampon