Rapport d'étape sur la mise en oeuvre des recommandations de la Commission sur l'intégrité écologique des parcs nationaux du Canada

Contexte

Le Canada possède un spectaculaire réseau de parcs nationaux, de renommée internationale, administré par le personnel fier et dévoué de l'Agence Parcs Canada. Les parcs nationaux protègent certaines des aires naturelles les plus précieuses et les plus connues du pays. Le réseau des parcs nationaux et le service des parcs sont tous deux imprégnés d'histoire et de tradition; le premier parc national a été créé à Banff, en Alberta, en 1885, et le Service des parcs nationaux en 1911. Mais comme le souligne l'avant-propos, les parcs nationaux font face au problème de la diminution de leur intégrité écologique.

  • Depuis 15 ans, il est de plus en plus reconnu que la protection doit être la préoccupation primordiale. Cela s'est reflété dans les modifications apportées en 1988 à la Loi sur les parcs nationaux, puis dans les Principes directeurs et politiques de gestion de Parcs Canada, déposés devant le Parlement en 1994.
  • En 1994, on a entrepris l'étude de la vallée de la Bow (Banff) pour déterminer les mesures à prendre afin de réduire et, dans certains cas, de renverser les incidences du développement commercial et récréatif dans cette vallée.
  • Selon le Rapport sur l'état des parcs 1997 de Parcs Canada, 26 des 36 parcs étudiés subissent encore un grand nombre de facteurs de tension qui ont des effets importants sur l'environnement. Le Rapport sur l'état des aires patrimoniales protégées de 1999 confirme cette situation.
  • En 1998, on a donné à un groupe d'experts le mandat de recommander la meilleure façon de maintenir l'intégrité écologique du réseau des parcs nationaux.
  • En mars 2000, la Commission a présenté un rapport repère confirmant que les parcs nationaux du Canada ont perdu progressivement d'importantes composantes naturelles que Parcs Canada avait pour mission de protéger. Elle demande que des mesures soient prises pour renforcer et mettre en oeuvre le cadre législatif et les politiques de conservation de ces lieux et que l'on s'engage à consentir un nouveau financement à long terme pour soutenir cet effort. La Commission a fait 127 recommandations.

Ce rapport a suscité une orientation claire :

« Ce rapport sert l'intérêt national; il s'agit d'un rapport essentiel à l'avenir des parcs et il ne restera pas au fond d'un tiroir à s'empoussiérer ... Il nous faut placer l'intégrité écologique au centre de toutes nos décisions touchant les parcs nationaux ... » (la ministre Copps)

Pour donner suite au rapport, on a présenté un plan d'action à quatre grands volets :

  • placer l'intégrité écologique au centre de la législation et des politiques
  • créer des partenariats pour l'intégrité écologique
  • planifier en fonction de l'intégrité écologique
  • renouveler Parcs Canada pour lui permettre de réaliser son mandat à l'égard de l'intégrité écologique.

On a demandé au directeur général de Parcs Canada de faire état des progrès accomplis dans la mise en oeuvre du plan à la première Table ronde nationale instituée en vertu de la Loi sur l'Agence Parcs Canada.

Le présent rapport se divise en deux parties. La première fait état des progrès accomplis dans la mise en oeuvre du plan d'action. La deuxième décrit les mesures prises pour assurer la mise en oeuvre de chacune des 127 recommandations de la Commission. Il y a forcément un certain chevauchement entre les deux sections.