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7.0 IMAGES

La présente section décrit les procédures à suivre pour enregistrer et cataloguer les images « fixes » de format pellicule traditionnelle et de format numérique. Étant donné que Parcs Canada traverse présentement une période de transition rapide entre les formats traditionnels et numériques pour l’enregistrement des images (et pour le développement de normes pour la gestion de ces images), cette section devra être révisée de manière périodique afin de suivre les innovations et les nouveaux développements. Pour les fins du manuel, les « images fixes » correspondent aux images de format normal, pellicule ou numérique (p. ex., clichés individuels pour une caméra utilisant du film ou une caméra numérique et images enregistrées avec une caméra vidéo en mode image par image). Les « images animées » correspondent aux images créées à l’aide d’une caméra vidéo ou d’autres caméras utilisant du film, en format numérique ou analogique. Les images animées sont traitées différemment, comme « médias » à la section 8.0.

7.1 PRINCIPES ET LIGNES DIRECTRICES

  1. Tous les dossiers d’images sont préparés de façon à ce que le personnel de gestion des collections ou les responsables de la saisie des données au centre de services concerné de Parcs Canada puissent assurer la saisie efficace et complète des données dans le système de base de données archéologiques.
  2. Une copie du catalogue d’images sur papier de qualité pour les archives est remise à la Gestion des collections pour l’organisation et la conservation à long terme des documents.
  3. Toutes les données sur les images doivent être saisies dans la base de données appropriée de Parcs Canada.
  4. Un lien doit être assuré entre le cliché ou le numéro d’enregistrement et le numéro de catalogue de l’image après le traitement.
  5. Si possible, éviter la transcription manuscrite des données. Il est préférable de transférer ou de copier directement dans la base de données du centre de services concerné, pour assurer l’intégrité des données et éviter les erreurs de transcription.
  6. Si possible, effacer les images numériques inutiles peu après le moment de l’enregistrement.
  7. Les enregistrements numériques sont organisés quotidiennement afin d’assurer l’intégrité, l’exhaustivité et le transfert efficace des données.
  8. Des copies de sauvegarde des données numériques sont faites à partir des images originales selon les normes de gestion des collections du Centre de service concerné de Parcs Canada.
  9. Les métadonnées de base relatives à chaque fichier sont enregistrées pour chacune des images numériques afin de garantir la préservation à long terme ou l’intégrité des collections ou dossiers de données associées. Tous les efforts nécessaires doivent être faits pour tenir compte des initiatives les plus récentes de Parcs Canada en matière de gestion des collections numériques de type multimédia et des normes relatives aux métadonnées.
  10. Pour les dossiers de terrain, il est essentiel d’assurer la meilleure lisibilité possible pour toute saisie de données relatives aux images, qu’il s’agisse de fiches d’enregistrement, de notes de terrain ou d’autres médias.

7.2 SYSTÈME DE CATALOGAGE D’IMAGES

Le système de catalogage d’images utilisé à Parcs Canada pour la photographie (images fixes) des sites archéologiques exige l’attribution d’un numéro de cliché ou de document pour chaque image au moment de l’enregistrement et l’attribution d’un numéro de catalogue d’images à chaque image qui s’ajoute à la collection. Cela fait nécessairement partie de la constitution des dossiers de fouille ou de reconnaissance. Les photographies sur film traditionnel ainsi que les photos numériques peuvent être cataloguées selon la même procédure, avec de légères variations selon le média, et intégrées sur la même fiche de catalogue d’images (voir section 7.4 ci-dessous et l’annexe B).

Les numéros de catalogue d’images sont attribués une fois que les images jugées inutiles sont éliminées en raison de leur mauvaise qualité technique ou de la redondance. Dans le cas de la photographie traditionnelle sur pellicule, les numéros de catalogue d’images sont assignés après le développement du film et une fois que les clichés inutiles ont été supprimés. Pour les images numériques, la préparation du catalogue est possible peu après l’enregistrement, car les images peuvent être rapidement évaluées et éliminées, si nécessaire.

7.2.1 Code pour les types d’images

Un code à une lettre est utilisé pour identifier les types d’images ou de films utilisés. Il est recommandé de n’inscrire qu’un seul type d’image par fiche de catalogue d’images. Il faut noter que la plupart de ces codes d’images ne sont plus utilisés, mais ils sont énumérés ici car ils constituent une partie essentielle des données accumulées à ce jour. Cependant, les types de film traditionnels tels que les diapositives (T) et les négatifs 35 mm couleur (W) ou noir et blanc (M) continuent d’être utilisés. Ceux-ci doivent nécessairement être codés d’une manière qui s’accorde avec les travaux précédents. Les codes pour les types d’images sont présentés au tableau 7. Trois nouveaux codes ont été ajoutés à cette version du manuel : « E » pour les images numériques,

« R » pour les radiographies, et « V » pour les images fixes ou « prises » de vidéo numérique (les « images animées » sont cataloguées différemment sous la rubrique « Autres médias ». Voir section 8.0).

Tableau 7. Codes valides pour les types d’images

Code Description
A 4 x 5, diapositives couleur (transparents)
B 4 x 5, négatifs noir et blanc
C 4 x 5, négatifs couleur
D 35 mm, diapositives noir et blanc (transparents)
E Images électroniques (numériques)
L Négatifs noir et blanc autres que 120, 4 x 5, 35 mm
M 35 mm, négatifs noir et blanc
N 120, négatifs couleur
P 120, diapositives couleur (transparents)
R Radiographies
T 35 mm, diapositives couleur (transparents)
V Vidéo (« images fixes » ou « saisies » seulement)
W 35 mm, négatifs couleur
X 120, négatifs noir et blanc
Y Négatifs couleur autres que 120, 4 x 5, 35 mm

7.2.2 Numéro d’enregistrement de cliché

Ce numéro est attribué au moment où la photo est prise. Pour des raisons pratiques, les procédures pour la photographie traditionnelle sur pellicule et la photographie numérique sont décrites séparément.

7.2.2.1 Pellicule photographique

Dans le cas de la photographie traditionnelle utilisant la pellicule, les résultats de l’exposition demeurent inconnus et conséquemment, il est impossible de prédire si un cliché particulier se verra attribuer un numéro de catalogue d’images permanent. Les numéros de clichés sont attribués de manière séquentielle pour chaque rouleau de film selon le type. Le numéro de cliché correspond à l’avancement du film dans la caméra, et non pas au numéro imprimé sur chaque cadre du film par le manufacturier.

Dans le carnet de notes de terrain et dans d’autres dossiers de terrain, le numéro de cliché est utilisé pour faire référence aux photographies, étant donné que le catalogue permanent n’est normalement pas disponible au moment de l’enregistrement. Le numéro de cliché comprend trois groupes séparés par des traits d’union : le premier groupe est l’année (aaaa, p. ex., 2004), suivi d’un R (pour rouleau) et du numéro de rouleau (en séquence pour chaque type de film); le second groupe est le code pour le type d’image (section 7.2.1); le troisième groupe est le numéro de cliché apparaissant sur le rouleau.

Exemple

2004R1-M-7 est le septième cliché du premier rouleau de film 35 mm noir et blanc utilisé en 2004.

7.2.2.2 Photographie numérique

Pour les images numériques, le système de numérotation automatique de la caméra peut être utilisé. Il est recommandé d’ajuster la séquence des numéros d’images de chaque caméra pour commencer à zéro lors de tout nouveau projet. Si plus d’une caméra numérique sont utilisées dans un même projet, il est possible qu’il y ait un doublement ou un chevauchement des numéros d’enregistrement des images. Il y a plusieurs solutions à ce problème.

  • Télécharger les images dès que possible après l’enregistrement d’un événement et placer les images dans un dossier clairement identifié afin de les distinguer des images prises avec d’autres caméras numériques.
  • Utiliser des cartes de mémoire ou des médias permettant d’emmagasiner des données multiples (p. ex., quatre cartes « CompactFlash ») pour chaque caméra numérique et appliquer une étiquette à chaque média de stockage après l’utilisation complète de manière à le distinguer de ceux qui sont utilisés avec d’autres caméras au cours du même projet. Si cette méthode est utilisée, il est recommandé d’inclure le numéro de personnel de terrain ou le nom complet de l’employé qui procède à l’enregistrement et la date (aaaa-mm-jj) ainsi que le numéro du média de stockage. Des acronymes décrivant le type de média peuvent être utilisés et devraient être identifiés dans les notes de terrain (p. ex., « Flash Card » = FC).
  • À la fin de chaque journée, éliminer, télécharger et attribuer les numéros de catalogue d’images à toutes les images produites par toutes les caméras utilisées ce jour-là. Cette procédure exige la compilation et la coordination de tous les fichiers d’image, dossiers et fiches associées et convient mieux à un seul individu désigné (p. ex., un commis aux dossiers de terrain ou le chercheur principal).
Exemples

P000050.tiff est le numéro d’enregistrement de la cinquantième image attribué automatiquement par la caméra numérique en format « .tiff ».

FC01-200P (2004-06-11) est la première Carte Flash (média de stockage d’image numérisée/carte de mémoire) utilisée par l’employée de terrain numéro 200P (Jane Smith) en 2004.

Tel qu’indiqué ci-dessus, les images numériques, une fois téléchargées, seront associées à un nom de fichier dont l’extension comprend généralement trois ou quatre caractères (p. ex., tiff, jpg). Le photographe détermine le type de fichier d’image lors de la préparation initiale de la caméra numérique. L’extension du nom de fichier est un élément important dans la gestion des fichiers numériques et l’extraction sélective des données. Il en résulte que le format initial, celui de l’enregistrement de l’événement, devrait toujours être conservé comme partie de l’image archivée.

7.3 NUMÉRO DE CATALOGUE D’IMAGES

Le numéro de catalogue d’images est attribué à une photographie au moment de son inscription au catalogue permanent des images. Il comprend deux groupes de caractères séparés par un trait d’union : le premier groupe est le numéro du site; le second comprend le code correspondant au type d’image précédé d’un numéro attribué en séquence pour ce type d’image et le site lorsque la photographie est cataloguée, quelle que soit l’année ou la saison.

Exemple

1H-430M est la quatre cent trentième photographie 35 mm noir et blanc du LHNC de Fort St. Joseph, Ontario.

La procédure pour l’étiquetage (écrire ou imprimer les données de référence sur une diapositive ou un transparent, un négatif ou une épreuve) varie légèrement selon les centres de services de Parcs Canada. Pour les protocoles en vigueur, consulter le responsable des collections au centre de services approprié. Plusieurs pratiques exemplaires sont d’application suffisamment générale pour être utilisées dans de nombreuses circonstances.

  1. Le numéro de catalogue d’images est écrit à l’aide d’une encre de qualité pour archivage sur un média de stockage de données stable.
  2. Un lien doit être assuré entre les dossiers physiques ou numériques et les numéros de catalogue d’images associés.
  3. La lisibilité doit être assurée en tout temps.

7.4 FICHE DE CATALOGUE D’IMAGES EXPLIQUÉE

Un exemple de fiche de catalogue d’images et le guide d’utilisation associé se trouvent à l’annexe B. Même si l’utilisation de la fiche de catalogue d’images est optionnelle, les champs de données présents sur la fiche et expliqués dans le guide sont obligatoires et représentent les normes de données minimales de Parcs Canada pour l’enregistrement des images. Conséquemment, l’utilisation de la fiche de catalogue d’images est recommandée comme pratique exemplaire.

La fiche de catalogue d’images structure les données pour chaque image fixe au moment de la prise, crée un lien entre ce document et le numéro de catalogue permanent de l’image et prépare chacun de ces documents pour la saisie des données dans une base de données archéologiques. Des bases de données relationnelles peuvent être fusionnées, marquées de renvois mutuels et produire des images numériques variées selon les besoins particuliers d’un projet ou d’un système de gestion des données archéologiques d’un centre de services.

Il y a deux sections pour entrer des données sur la fiche de catalogue d’images. Les informations à entrer au haut de la fiche servent à son indexation. Les espaces à remplir dans les colonnes servent à indexer chacune des images. Chaque rouleau de film (ou carte de mémoire/média de stockage d’images numériques) utilisé exige l’utilisation d’une nouvelle fiche ou d’une série de fiches paginées si les données ne peuvent être entrées sur une seule fiche. Pour chaque cliché, à chaque nouvelle exposition du film ou à l’enregistrement suivant, les données doivent être entrées sur une nouvelle ligne de la fiche. Ainsi, pour une série de trois tests d’exposition, l’information doit être inscrite trois fois sur la fiche. Lorsque l’information d’un cliché ou d’un enregistrement doit être répétée pour l’image suivante, des guillemets peuvent être utilisés.

7.4.1 Processus de sélection des images

Les clichés ou les enregistrements ne sont pas tous nécessairement catalogués, et il serait normalement très redondant de cataloguer chaque cliché/enregistrement. Le choix des clichés à cataloguer sera basé sur les exigences en termes d’information contenue, de recherches prévues, de gestion, de publication ou de présentation, et dans le cas des tests d’exposition, le meilleur cliché sera choisi.

7.4.2 Images répétées

Il est parfois nécessaire de prendre deux images ou plus d’un même sujet afin de produire des images originales en double (p. ex., pour les tests d’exposition). Dans ce cas, les clichés/fichiers sont des éléments distincts sur la fiche de catalogue d’images, mais peuvent soit recevoir un même numéro de catalogue d’images, les images supplémentaires étant étiquetées « doubles », ou être cataloguées séparément avec leur propre numéro de catalogue d’images. Le chercheur principal devrait consulter le responsable des collections au centre de services concerné de Parcs Canada afin de connaître la norme la plus récente.

7.4.3 Images d’objets archéologiques catalogués réalisées en studio

La fiche de catalogue d’images peut être utilisée pour cataloguer les images d’objets catalogués réalisées en studio. Fournir l’information pour tous les champs normalement remplis, sauf le champ « Orientation ». Dans le champ du sujet, fournir sur une nouvelle ligne les informations suivantes pour chaque objet archéologique se trouvant sur l’image :

  • Le numéro de catalogue de l’objet archéologique;
  • Le nom de la personne qui a demandé l’image (après l’entrée finale des données pour chaque objet archéologique).

7.5 NORMES RELATIVES AUX DONNÉES POUR LES IMAGES NUMÉRIQUES

Format
  1. Les formats des champs particuliers sont résumés sur la fiche de catalogue d’images (annexe B).
Données obligatoires
  1. Les exigences des champs particuliers de données sont résumées sur la fiche de catalogue d’images (annexe B). Dans le guide d’utilisation de la fiche, les champs obligatoires sont identifiés par un astérisque (*).
Normes de conservation des images

Des recommandations pour la conservation à long terme des images numériques sont présentées à l’annexe H, qui résume les recommandations principales d’une initiative actuelle de Parcs Canada pour la gestion des collections multimédias numériques. Les normes, au Canada comme à l’étranger, évoluent constamment. Malgré ces changements rapides, les normes sur les images résumées à l’annexe H doivent être considérées comme pratiques exemplaires. Les normes seront mises à jour périodiquement, s’il y a lieu.

Métadonnées relatives aux images

Les métadonnées sont très importantes pour la recherche et l’extraction du contenu multimédia au sein d’une organisation. Étant donné la distribution régionale de l’Agence Parcs Canada, les métadonnées des collections numériques sont extrêmement importantes pour fins de recherche et d’extraction des documents qui se trouvent dans des dépôts variés à travers le pays (Parcs Canada 2003a.) Aussi on devrait s’efforcer de se conformer aux normes de métadonnées de Parcs Canada les plus récentes.


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