Parcs Canada et les Jeux olympiques d'hiver 2010

Parcs Canada sur les traces d’un visionnaire : Alexander Graham Bell et la quête de l’énergie renouvelable

La durabilité est l’un des principaux thèmes des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010. Le lieu historique national Alexander Graham Bell, situé à Baddeck, en Nouvelle Écosse, est un centre de ressources et d’apprentissage consacré aux réalisations remarquables de l’un des pionniers du Canada dans le domaine des sources d’énergie renouvelables et de la durabilité. De nos jours, Parcs Canada suit les traces d’Alexander Graham Bell en faisant la promotion des technologies vertes dans ses parcs nationaux et lieux historiques nationaux.

Un portrait d’Alexander Graham Bell Alexander Graham Bell, vers 1915
© Parcs Canada
Beaucoup de personnes connaissent Alexander Graham Bell, le célèbre inventeur canadien du téléphone, un appareil qu’il voyait déjà à son époque comme un moyen de rapprocher les gens du monde entier. Par contre, peu savent à quel point il était un visionnaire remarquable. Il y a un siècle, Bell proposait d’explorer les profondeurs sous marines par écholocalisation, une technologie qui demeure à ce jour essentielle à la navigation maritime et à la recherche océanographique. Dès 1896, il prévoyait que les déplacements en petits aéronefs à moteur seraient plus efficaces que ceux en ballon, et il assurait qu’un jour on pourrait effectuer un vol de nuit jusqu’en Europe! Alexander Graham Bell a constitué une équipe qui a conçu et mis à l’essai des aéronefs, et il a dirigé le premier vol propulsé au Canada. En 1899, il a également prédit que l’écriture manuscrite serait un jour remplacée, et l’histoire semble bien lui avoir donné raison.

L’aspect le plus remarquable d’Alexander Graham Bell est sans doute sa compréhension de l’interrelation du monde naturel et sa croyance en l’énergie renouvelable. En 1914, Bell abordait les principes d’un concept qu’il appelait « l’effet de serre ». Quelques années plus tard, il prévoyait l’épuisement graduel des sources de charbon et de pétrole et proposait d’autres « sources d’énergie renouvelables », comme les déchets et l’alcool des tiges de maïs.

La vision extraordinaire d’Alexander Graham Bell est soulignée au lieu historique national consacré à son œuvre, mais fait encore plus notable, ses idéaux sont mis en pratique d’une foule de façons dans l’ensemble du réseau des endroits de Parcs Canada. En effet, le parc national du Mont Riding, au Manitoba, recueille l’huile végétale résiduelle des entreprises locales pour en faire du biodiesel qui fait fonctionner son équipement. Le parc national et lieu historique national Kejimkujik, en Nouvelle Écosse, applique le principe d’effet de serre de Bell pour chauffer l’eau des douches à l’aide des rayons du soleil. Cette méthode permet de réduire le recours aux autres formes d’énergie et ainsi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. De même, la réserve de parc national de l’Archipel de Mingan, située le long du fleuve Saint Laurent, au Québec, fait fonctionner une station de relais radioélectrique d’importance capitale à l’aide de panneaux solaires. La réserve évite ainsi les coûts liés au transport de combustibles fossiles et élimine le bruit et la pollution causés par un groupe électrogène diesel. L’énergie photovoltaïque produite est propre, silencieuse et inépuisable. Enfin, les vents forts qui soufflent dans le parc national des Îles du Saint Laurent conviennent parfaitement à l’exploitation de ce fleuve symbolique du Canada pour la production d’énergie. Un système hybride de panneaux solaires et d’éoliennes permet de réduire la dépendance au réseau d’hydroélectricité.

Le lieu historique national de Lower Fort Garry a lancé un projet novateur de production d’énergie propre utilisant un système de ventilation géothermique SOLARWALL®, des panneaux photovoltaïques ainsi que plusieurs autres technologies d’économie d’énergie. L’installation permet de recueillir l’air extérieur chauffé par les rayons solaires et de le diffuser partout dans la cuisine du centre d’accueil. L’énergie géothermique naturelle des puits souterrains sert également à chauffer le bâtiment pendant l’hiver et à le refroidir en été. Des photopiles placées au dessus du patio constituent une source d’énergie supplémentaire pour le centre, et des puits de lumière aménagés dans le toit laissent entrer la lumière du jour, réduisant ainsi le recours aux sources d’éclairage artificielles.

Le parc national Wapusk, situé près de Churchill, au nord du Manitoba, a mis à l’essai un appareil remarquable qui permet à la fois de purifier l’eau potable, de gérer les eaux usées et de produire de l’énergie sans avoir besoin d’un générateur externe. L’appareil utilise les rayons solaires pour produire l’électricité nécessaire au fonctionnement de la petite installation aménagée sur place. Le volume d’eau traitée est très élevé et la qualité de l’eau est comparable ou supérieure à celle de la plupart des réseaux municipaux. L’appareil sert maintenant de modèle de développement durable dans d’autres régions où les infrastructures bâties nuiraient à l’environnement.

En plus de réduire l’empreinte carbone, ces initiatives en matière de durabilité ont suscité beaucoup d’éloges. Les aires patrimoniales de Parcs Canada ont été reconnues comme les meilleurs espaces verts du Canada. Le centre des opérations de la réserve de parc national des Îles Gulf, situé sur le chemin Harbour, à Sidney, en Colombie Britannique, a été le premier édifice à recevoir la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) platine du Conseil du bâtiment durable du Canada.

Ces projets et d’autres comme eux témoignent du leadership de l’Agence Parcs Canada et de l’importance qu’elle accorde à l’intendance environnementale, suivant les idées visionnaires d’Alexander Graham Bell – le véritable père de la durabilité des ressources au Canada.