La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

Expédition dans le détroit de Victoria

Les partenaires

Parcs Canada

Parcs Canada jouera un rôle prépondérant dans l'expédition dans le détroit de Victoria en obtenant les permis de recherche archéologique du gouvernement du Nunavut et en coordonnant la recherche des navires perdus de Franklin. Les efforts de recherche dureront jusqu'à six semaines et se concentreront sur deux régions : Wilmot et Crampton Bay, et le détroit de Victoria. Quatre navires serviront de plateforme, à savoir le Martin Bergmann de l'Arctic Research Foundation, le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le NCSM Kingston de la Marine royale canadienne et le One Ocean Voyager de One Ocean Expeditions. Ce qui est nouveau cette année, c'est le véhicule sous-marin autonome de pointe de RDDC (l'Arctic Explorer), qui a été conçu en collaboration avec des partenaires du secteur privé.

Parcs Canada fournira également une multitude d'équipements, y compris ce qui suit :

  • deux sonars à balayage latéral Klein, ainsi que des treuils, des ordinateurs et le personnel requis pour les utiliser;
  • un véhicule sous-marin autonome Iver3 doté d'un sonar à balayage latéral;
  • un véhicule téléguidé en eau profonde Falcon;
  • un navire de recherche de dix mètres pour remorquer un sonar à balayage latéral ou pour déployer un véhicule sous-marin autonome.
À propos de Parcs Canada

L'Agence Parcs Canada (APC) protège et gère à l'échelle nationale des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada, et favorise chez le public la connaissance, l'appréciation et la jouissance de ces endroits, de manière à en assurer l'intégrité écologique et commémorative pour les générations d'aujourd'hui et de demain. En tant que chef de file international de l'archéologie sous-marine, Parcs Canada est bien placé pour démontrer comment les nouvelles technologies peuvent aider à localiser et à analyser les épaves afin de redonner vie à une partie de l'histoire de l'expédition Franklin. En 1992, le Canada a désigné lieu historique national l'emplacement des navires de Franklin, à savoir le HMS Erebus et le HMS Terror.

Marine royale canadienne

La Marine royale canadienne (MRC) fournira le NCSM Kingston et son équipage afin d'appuyer l'expédition dans le détroit de Victoria. Les navires de la marine patrouillent régulièrement les eaux de l'Arctique. Chaque été depuis plus de dix ans, la MRC travaille directement avec le Service hydrographique du Canada afin de recueillir des données bathymétriques à propos du fond marin du Nord. En vertu d'un protocole d'entente en place depuis les deux dernières années, le Service hydrographique du Canada a installé chaque été un sonar sur un navire de la marine et l'a utilisé pendant deux semaines. Cette année, le NCSM Kingston, un navire de défense côtière de classe Kingston, sera l'une des quatre plateformes devant servir aux efforts de recherche déployés dans le cadre de l'expédition dans le détroit de Victoria et aux efforts de recherche scientifique.

À propos de la Marine royale canadienne

La Marine royale canadienne joue un rôle de premier plan afin de protéger la sécurité des côtes et des voies de navigation du Canada, y compris celles de l'Arctique. La MRC déploie de façon routinière ses navires dans les eaux nordiques du Canada dans le cadre de patrouilles de surveillance des pêches et d'affirmation de la souveraineté et, lorsqu'elle y est autorisée, elle aide les autres ministères du gouvernement à faire appliquer les lois nationales et internationales.

Une plus longue saison de navigation dans l'Arctique entraînera une augmentation de l'activité maritime, y compris du trafic maritime et du tourisme. Cette situation est accompagnée de l'augmentation du risque d'incidents maritimes, d'accidents environnementaux et d'activités criminelles. La MRC effectue des exercices et mène des opérations dans le Nord afin de s'assurer de disposer des capacités nécessaires pour intervenir en cas de problèmes liés à la sûreté et à la sécurité qui pourraient se présenter dans l'avenir. Sous la direction de la Force opérationnelle interarmée (Nord), dont le quartier général est situé à Yellowknife, la Marine unit régulièrement ses efforts à ceux de l'Armée canadienne et de l'Aviation royale canadienne afin d'appuyer les opérations dans le Nord.

Opération QIMMIQ

L'Opération QIMMIQ fait partie intégrante de l'accomplissement des responsabilités continues de surveillance et de défense de la Force opérationnelle interarmée (Nord) dans la région de l'Arctique canadien. La principale affectation du NCSM Kingston sera de participer à l'Opération QIMMIQ au cours de l'été 2014. L'opération vise à maintenir la souveraineté du domaine de responsabilité de la Force opérationnelle interarmée (Nord) telle qu'elle a été mandatée en vertu de la Stratégie pour le Nord du gouvernement du Canada, en recueillant des renseignements sur la surveillance et en assurant une présence canadienne dans les régions arctiques éloignées. En plus d'appuyer la présence du Canada dans l'Arctique, l'Opération QIMMIQ soutient également les accords bilatéraux mutuels sur la défense entre l'Aviation royale canadienne et nos alliés à l'échelle internationale par l'entremise des domaines maritimes, terrestres et aérospatiaux.

Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne (GCC) soutiendra l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, un brise-glace de 83 mètres de classe Arctique 2, équipé d'un hélicoptère MBB BO-105. Le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier est un navire multitâches de forte endurance qui servira de plateforme opérationnelle clé tout au long de l'expédition.

Chaque été, le Sir Wilfrid Laurier soutien directement le programme de déglaçage de l'Arctique afin de faciliter le mouvement sécuritaire de la circulation maritime dans les eaux prises par les glaces ou autour de celles-ci. De plus, le navire et son équipage maintiennent les chenaux pour le transport de marchandises ainsi que des centaines d'aides à la navigation, effectuent des opérations de recherche et sauvetage en mer, et surveillent ou dirigent les interventions en cas de pollution.

Au sujet de la Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne, un organisme de service spécial de Pêches et Océans Canada, possède et exploite la flotte civile du gouvernement du Canada et fournit des services maritimes essentiels à la population canadienne.

Les programmes et les services de la GCC aident à faire ce qui suit :

  • protéger les milieux marins;
  • soutenir la croissance économique;
  • assurer la sécurité du public dans les eaux canadiennes;
  • favoriser la souveraineté du Canada.

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC)

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) appuiera l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant l'Arctic Explorer, un véhicule sous-marin autonome équipé d'un système de sonar à la fine pointe. Faisant plus de sept mètres de long, l'Arctic Explorer est un navire de grande autonomie qui produit des images à haute résolution du fond marin sur un plus grand rayon que les systèmes de sonar précédents. Le déploiement de l'Acrtic Explorer permettra de montrer les technologies novatrices et de classe mondiale du Canada.

Construit par l'entreprise International Submarine Engineering Ltd de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, selon un accord de développement conjoint avec Ressources naturelles Canada, l'Arctic Explorer a terminé les levés du relief sous-marin sous la glace pour appuyer la proposition du Canada en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Cette année, le véhicule est équipé d'un sonar à ouverture synthétique à grande résolution conçu et fabriqué par Kraken Sonar Systems Inc. de St. John's, à Terre-Neuve et Labrador, et un système de radioralliement acoustique fabriqué par Omnitech Incorporated de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Pendant son séjour dans l'Arctique, RDDC entreprendra également plusieurs expériences en vue d'évaluer et de comprendre les répercussions des basses températures de l'eau sur le rendement de divers types de sonars d'imagerie. Les données recueillies à la suite des expériences serviront à valider les modèles de sonars existants et à informer les décisions de la Marine royale canadienne sur les acquisitions futures de sonar.

Au sujet de Recherche et développement pour la défense Canada

RDDC est le chef de file mondial dans la science et la technologie en matière de défense et de sécurité. À titre d'agence relevant du ministère de la Défense nationale (MDN) du Canada, RDDC fournit au MDN, aux Forces armées canadiennes, aux autres ministères ainsi qu'au milieu de la sécurité publique et de la sûreté nationale les connaissances et les avantages technologiques nécessaires pour défendre et protéger les intérêts du Canada au pays comme à l'étranger.

RDDC a travaillé pour la première fois en Arctique au début des années 1950, lorsque les scientifiques du Conseil de recherche pour la défense ont établi des camps et des programmes de recherche et ont fait des découvertes qui sont à la base de notre compréhension actuelle des mouvements des glaciers et de la glace, de la navigation et des vêtements pour le climat arctique. Pour obtenir de plus amples renseignements sur RDDC, consultez le site www.drdc-rddc.gc.ca.

Service hydrographique du Canada

Le Service hydrographique du Canada (SHC) soutiendra l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant deux embarcations pour relevés hydrographiques, des navires équipés de la plus récente technologie de sonars multifaisceaux et de systèmes de sonar multifaisceaux qui sera installée sur le NCSM Kingston et sur le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier. En collaborant étroitement avec la Garde côtière canadienne et la Marine royale canadienne, les hydrographes du SHC recueilleront et interpréteront les données de ces quatre systèmes à multifaisceaux, ainsi que les données recueillies par d'autres navires explorateurs, pour aider à moderniser les cartes nautiques de la région.

Un projet similaire réalisé en 2012 a permis de faire le relevé d'un nouveau couloir plus efficace sur le plan de la navigation entre l'île King William et les îles Royal Geographical Society, un couloir pouvant réduire jusqu'à sept heures le temps de navigation pour contourner l'île King William.

Les eaux visées par l'expédition de cette année n'ont pas fait l'objet de relevés selon les normes modernes. En plus de la collecte de données bathymétriques, des renseignements marégraphiques seront recueillis tout au long de l'expédition.

L'expertise du SHC dans la cartographie du fond marin mène à un partenariat naturel avec Parcs Canada et d'autres partenaires de l'expédition dans leurs efforts en vue de trouver les navires perdus au fond du passage du Nord-Ouest.

Au sujet du Service hydrographique du Canada

Le Service hydrographique du Canada, une direction de Pêches et Océans Canada, est l'autorité pour effectuer des levés et cartographier les principales voies de navigation maritime du Canada vers l'extrémité du plateau continental. Les cartes nautiques du SHC sont des outils de navigation clés qui aident les navigateurs à naviguer en toute sécurité dans nos eaux. D'autres produits du SHC, comme les annuaires des marées et les instructions nautiques, offrent des renseignements de soutien essentiels aux navigateurs. Les principaux clients des produits, des données et des services du Service hydrographique du Canada sont les exploitants de bateaux commerciaux, les navigateurs de plaisance, la Marine royale canadienne et la Garde côtière canadienne.

Établi en 1883, le Service hydrographique du Canada a effectué son premier relevé de l'Arctique en 1910. Alors que le trafic maritime augmente dans l'Arctique, les données modernes du SHC sur la topographie des fonds marins et les dangers à la navigation gagnent en importance, car elles contribuent à assurer la sécurité de la circulation maritime et la protection de l'environnement.

Agence spatiale canadienne

L'Agence spatiale canadienne (ASC) soutiendra l'expédition de 2014 dans le détroit de Victoria en fournissant des images à haute résolution saisies par satellite. RADARSAT-2, la principale source d'images, est équipé d'un système de radar à ouverture synthétique qui peut recueillir des données le jour et la nuit, peu importe s'il y a une couverture nuageuse, de la brume sèche ou de la fumée. Dans l'Arctique canadien, le système offre des renseignements exacts et actuels sur le type de glace de mer et son étendue, les caractéristiques côtières et la délimitation de la ligne de côte. Les principaux utilisateurs des données sur l'Arctique de l'ASC comprennent le Service canadien des glaces et le programme Espace d'Environnement Canada, la Garde côtière canadienne, le Service hydrographique du Canada et la Marine royale canadienne.

Au sujet de l'Agence spatiale canadienne

Le mandat de l'Agence spatiale canadienne est de promouvoir l'exploitation et le développement pacifiques de l'espace, de faire progresser la connaissance de l'espace par la science et de faire en sorte que les Canadiens et Canadiennes tirent profit des sciences et technologies spatiales sur les plans sociaux et économiques. L'ASC est engagée à diriger le développement et l'application des connaissances spatiales pour le mieux-être de la population canadienne et de l'humanité.

Service canadien des glaces

Le Service canadien des glaces (SCG) appuiera l'expédition dans le détroit de Victoria en fournissant des renseignements sur la condition historique, actuelle et prévue des glaces en se basant sur l'imagerie par satellite en temps réel et archivée, et la reconnaissance aérienne, le cas échéant. En plus des comptes rendus quotidiens et des prévisions, le SCG a également fourni des renseignements sur la condition historique des glaces dans la région où l'expédition Franklin a abandonné ses navires et les a probablement perdus. Une analyse d'imagerie satellite archivée provenant de RADARSAT-1 (premier satellite de télédétection du Canada), de RADARSAT-2 et d'autres détecteurs spatiaux, en plus des dossiers historiques, a aidé à comprendre le mouvement et les caractéristiques de la glace de mer dans le secteur de recherche. Une analyse exhaustive de la glace de mer de la région a permis de réévaluer l'interprétation des preuves historiques sur l'emplacement éventuel des navires.

Au sujet du Service canadien des glaces

Division du Service météorologique du Canada d'Environnement Canada, le Service constitue la première autorité sur les glaces dans les eaux navigables du Canada, et est un des plus grands utilisateurs de renseignements produits par RADARSAT-2 de l'Agence spatiale canadienne. La glace sous toutes ses formes couvre les eaux du Canada à diverses périodes de l'année et a donc une incidence directe sur bien des aspects de la vie, y compris ceux qui suivent :

  • le transport maritime et en eau douce;
  • la pêche commerciale;
  • l'exploitation des richesses naturelles en mer;
  • les habitudes de chasse et de pêche des peuples autochtones;
  • le tourisme et les loisirs;
  • la situation météorologique des régions et le climat à long terme.

Les principaux clients du SCG comprennent la Garde côtière canadienne et la Marine royale canadienne, en plus des navigateurs commerciaux qui transitent dans les eaux arctiques. Les produits tels que des cartes des glaces, des aperçus des prévisions des glaces et des avertissements de pression dans les glaces, sont disponibles gratuitement afin de contribuer à maximiser la sécurité des navigateurs du Nord.

Le gouvernement du Nunavut

Le ministère de la Culture et du Patrimoine, du gouvernement du Nunavut (GN), dirigera les levés et les excavations terrestres effectuées sur l'île King William, et complètera la recherche des épaves du HMS Erebus et du HMS Terror, effectuée dans le cadre de l'expédition dans le détroit de Victoria. Les activités de cette année comprendront les levés de nouveaux sites, la cartographie et l'excavation à Terror Bay, à Erebus Bay et à Victory Point. Une priorité pour 2014 sera la réinhumation des restes de squelettes humains, découverts en 2013 à des sites connus de l'expédition Franklin à Erebus Bay et qui ont été récupérés aux fins d'analyses.

De concert avec des bénéficiaires intéressés de Gjoa Haven, le GN travaille activement pour accroître les avantages à long terme de cette expédition pour les Nunavummiut. Ce qui comprend d'assurer la disponibilité de nouveaux renseignements et des ressources sur l'histoire complexe du Nunavut dans le cadre d'initiatives éducatives, aux fins d'exposition et d'interprétation. La participation du GN contribue également à la gestion des ressources archéologiques du Nunavut par l'identification, la documentation et l'analyse, qui apportent des avantages à long terme, comme l'écotourisme et le développement économique.

Les dossiers archéologiques de l'expédition Franklin sur l'île King William sont parmi ceux qui sont les plus étudiés, mais les moins documentés. Depuis 2008, le GN a dirigé les levés et les enquêtes sur les sites archéologiques terrestres afin d'obtenir des renseignements à jour sur les conditions des sites documentés il y a des décennies et de rechercher de nouveaux renseignements sur l'expédition Franklin. Ces travaux ont permis de recueillir d'importantes données sur les conditions des principaux sites de l'expédition Franklin et d'ajouter à l'inventaire près de 40 sites archéologiques inuits, de même que des centaines d'artefacts aux collections du Nunavut. Ils ont également fourni au GN les renseignements nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur la gestion de ces ressources, qui intéressent de plus en plus le secteur du tourisme.

Au sujet du Programme d'archéologie du gouvernement du Nunavut

Le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut est responsable de l'administration et de la gestion des ressources archéologiques du Nunavut. Ces ressources consistent d'environ 11 000 sites archéologiques documentés qui couvrent une période de près de 4 500 ans d'histoire humaine au Nunavut. Le Programme d'archéologie du Ministère administre les processus d'attribution de permis en matière d'archéologie pour le Nunavut et entreprend des fouilles archéologiques qui appuient son mandat de gestion des ressources. Les responsables du programme élaborent des politiques, établissent des normes et des lignes directrices techniques, et créent, analysent et distribuent des renseignements portant sur la recherche archéologique. Des relations de travail étroites sont maintenues avec le Inuit Heritage Trust, les collectivités et les autres organismes des gouvernements territoriaux et fédéral.

Arctic Research Foundation

L'Arctic Research Foundation (ARF) fournira le N/R Martin Bergmann, son navire de recherche de 64 pieds (19 m) à faible tirant d'eau, qu'elle équipera, et qui sera utilisé par le Service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada pendant six semaines au cours de l'été 2014. Parmi les autres projets, le navire soutiendra les efforts de levés et de recherche liés aux navires perdus de l'expédition Franklin.

En hivernant le N/R Martin Bergmann à Cambridge Bay, le navire est disponible afin de soutenir les missions dans les eaux arctiques pendant une plus longue période que les autres navires qui doivent se rendre dans la région chaque été. Cette fenêtre de possibilités prolongée permet à l'ARF de contribuer à d'autres projets, comme servir les collectivités du Nord. Cette année, l'ARF travaillera avec les artistes locaux afin de construire et d'équiper un nouveau studio d'art à Cambridge Bay, et le navire servira au transport de la saponite, lourde, des mines qui sont trop éloignées pour y avoir accès par d'autres moyens. Les artistes locaux, ainsi que les géologues du gouvernement du Nunavut, guideront ces efforts.

L'ARF appuiera également plusieurs projets de recherche au cours de l'été. Le N/R Martin Bergmann contribuera à un projet dirigé par l'Université Queen's visant à étudier la faisabilité d'une pêcherie commerciale exploitée par les Inuits et située à Gjoa Haven, par exemple. Le projet, connu sous le nom de programme de pêche exploratoire dans le golfe Reine-Maud, promet de générer de nouvelles connaissances sur la population de poissons de la région ainsi que sur l'incidence des pratiques actuelles de pêche de subsistance et la possibilité de pêche commerciale. Le navire appuiera également le consortium Oceans Tracking Network, dont le siège social se trouve à l'Université Dalhousie. Le programme consiste à déployer des technologies de télémétrie acoustique afin de faire le suivi des mouvements et de la migration des poissons et des mammifères marins dans le passage du Nord-Ouest.

Enfin, le N/R Martin Bergmann appuiera le programme scientifique de la Station de recherche du Canada en Extrême-Arctique, qui sera construite à Cambridge Bay. Cette année, le navire servira de plateforme pour un projet continu dirigé par le Centre pour les sciences d'observation de la terre, de l'Université du Manitoba, afin d'étudier les processus de la glace printanière et l'importance de la glace et de la fonte printanière dans la chaine alimentaire de l'Arctique.

À propos de l'Arctic Research Foundation

L'Arctic Research Foundation (ARF) est une organisation philanthropique privée fondée en 2011 afin d'appuyer la durabilité à long terme dans l'Arctique par l'innovation au chapitre de la capacité en matière de connaissances et de savoir. L'ARF se spécialise dans la mobilisation et l'utilisation de navires de recherche à proximité du littoral à tirant d'eau réduit dans l'Arctique. L'été 2014 marque la troisième saison que l'ARF soutient la recherche et la logistique axées sur l'océan.

Dirigé par une équipe d'experts provenant principalement du milieu commercial du Canada, l'ARF apporte une expérience et un point de vue du secteur privé à l'expédition dans le détroit de Victoria. L'ARF est l'un des quelques partenaires privés qui travaillent avec le gouvernement du Canada afin de mieux comprendre l'environnement de l'Arctique et les personnes qui y vivent.

La Société géographique royale canadienne

La Société géographique royale du Canada (SGRC) jouera un rôle de premier plan pour créer des liens entre le projet du détroit de Victoria et la population canadienne et les passionnés de géographie à travers le monde. En tant que centre d'exploration du Canada et de principal promoteur de la littératie géographique au pays, la SGRC informera et éduquera la population canadienne au sujet de l'expédition de cette année, sur la façon dont le projet crée de nouvelle possibilités de résoudre ce grand mystère canadien, et sur comment les recherches pour trouver les navires perdus de Franklin ont eu un impact sur notre patrimoine et notre histoire du Nord communs.

Pour atteindre cet objectif, la SGRC créera et administrera un site Web riche et interactif où se trouveront des cartes, des renseignements sur tous les partenaires et les défis logistiques, le journal de bord du capitaine et bien d'autres choses encore. La SGRC tirera également profit de ses propriétés médiatiques, y compris le magazine Canadian Geographic et Géographica, pour aider à tracer le trajet de l'expédition et partager les résultats avec son important lectorat. De plus, par l'entremise de son programme national d'éducation, CG Éducation, la SGRC tirera profit de son réseau de plus de 11 000 enseignants, en concevant du matériel éducatif en trois langues (français, anglais et Inuktitut) et des activités portant sur l'expédition, l'histoire de la recherche des navires de Franklin et sur l'histoire, plus étendue, de l'Arctique canadien, afin qu'il soit partagé dans les classes d'un océan à l'autre.

L'engagement, très tôt, de la W. Garfield Weston Foundation a été l'élément déclencheur pour la participation de la SGRC dans les recherches de cet été. Avec le soutien de la fondation, la SGRC a établi un partenariat avec One Ocean Expeditions afin d'offrir un navire de classe Arctique (One Ocean Voyageur) afin d'appuyer les nombreux projets en cours par tous les partenaires. Il permettra aux experts, aux chercheurs, aux dignitaires, aux représentants de collectivités inuites et aux autres d'être sur les lieux de la recherche pendant dix jours au cours de la saison opérationnelle. Il permet également à la SGRC d'analyser les liens importants entre l'expédition Franklin originale, les efforts de recherche moderne dirigés par Parcs Canada et tout un lot de questions auxquelles est confronté l'Arctique canadien, et d'en faire la communication.

De plus, avec le soutien de Shell Canada et de l'Arctic Research Foundation, la SGRC concevra et distribuera un programme éducatif amélioré dans les écoles canadiennes, afin que les enseignants et les élèves puissent développer une base de connaissances et un engagement renforcés envers l'Arctique et la façon dont il a façonné l'histoire du Canada.

Au sujet de la Société géographique royale canadienne

La Société géographique royale canadienne a été fondée en 1929 avec le mandat important de mieux faire connaître le Canada à la population canadienne et au monde entier. Sous le patronage du gouverneur général, la Société a, depuis 85 ans, guidée les efforts vers une plus grande appréciation du patrimoine naturel, culturel et social du Canada.

Bien qu'elle soit surtout connue pour son magazine phare, le magazine Canadian Geographic, la Société a également activement développé des publications additionnelles comme Geographics et Canadian Geographic Travel, elle appuie les expéditions de recherche canadiennes et finance la recherche géographique. De plus, son programme d'éducation géographique, CG Éducation, est le plus important programme éducatif de son genre au Canada, soutenant activement 11 000 enseignants membres.

La W. Garfield Weston Foundation

La W. Garfield Weston Foundation est actuellement un des plus grands promoteurs privés de la recherche nordique au Canada et un fier partenaire de l'expédition dans le détroit de Victoria. La fondation, qui finance la Société géographique royale canadienne, soutiendra la recherche de première ligne et le matériel éducatif afin d'amener des récits sur le Nord canadien dans l'ensemble du pays.

Les programmes novateurs de la fondation contribuent à sensibiliser et à susciter les passions pour les questions propres au Nord. En offrant des prix prestigieux et des bourses à des chercheurs de pointe canadiens, la fondation élargie les connaissances pertinentes et attire l'attention sur les découvertes importantes.

L'expédition dans le détroit de Victoria représente une excellente occasion de mettre en lumière le Nord, de mieux faire comprendre son importance et le travail essentiel que l'on y accompli. Cet important effort de recherche en collaboration est une ouverture vers une plus grande sensibilisation, compréhension et attention portées aux questions auxquelles le Nord du Canada est confronté.

Au sujet de la W. Garfield Weston Foundation
Willard Garfield Weston, sa femme Reta et leurs enfants ont créé la fondation dans les années 1950 en faisant le don d'actions provenant de l'entreprise George Weston Limited. Aujourd'hui, l'entreprise familiale emploie plus de 150 000 personnes, ce qui en fait le plus important employeur privé au Canada. En plus de sa division originale de la boulangerie, Weston Foods, les entreprises de vente au détail d'aliments et de produits de boulangerie comprennent Loblaw Companies Limited. Le succès de ces compagnies, le dévouement de ses employés et la loyauté de ses clients permettent en fin de compte à la fondation de s'acquitter de son mandat de bienfaisance.

Les fondateurs estiment que, comme les fonds ont été générés par le travail acharné et le succès d'entreprises canadiennes, les subventions devraient être accordées au Canada au profit des Canadiens et Canadiennes. Depuis trois générations, la W. Garfield Weston Foundation a maintenu une tradition familiale d'appuyer les organismes de bienfaisance du Canada. Aujourd'hui, la fondation consacre une grande partie de ses fonds vers des projets dans les domaines de la conservation des terres, l'éducation et la recherche scientifique dans le Nord du Canada. De plus, elle offre des fonds pour faire avancer la recherche en neurosciences au Canada.

One Ocean Expeditions

Pour le projet de relevé mené dans le détroit de Victoria, One Ocean Expeditions fournira le navire One Ocean Voyager, qui servira de plateforme pendant dix jours dans le secteur de recherche, et participera également à l'engagement de la Société géographique royale du Canada de communiquer l'histoire de l'Arctique canadien. Le navire One Ocean Voyager, construit en Europe et conçu pour la recherche scientifique dans les régions polaires (classe 1 A selon le Lloyds Register, permis canadien de type B), mesure 117 mètres de long et a une capacité d'environ 170 passagers et membres d'équipage. Le navire tracera la voie vers le passage du Nord-Ouest à titre de plateforme de lancement pour l'équipement de levé appartenant à Recherche et développement pour la défense Canada et dont il se servira, et transportera l'équipement essentiel de Parcs Canada dans la zone de recherche. De plus, One Ocean Voyage transportera des scientifiques, des commanditaires et des dignitaires participants au cours de l'expédition dans le détroit de Victoria.

Au sujet de One Ocean Expeditions

Voyagiste privé canadien fondé en 2007, One Ocean Expedition offre chaque année une douzaine de croisières dans l'Arctique et plus de vingt dans l'Antarctique. Pour les expéditions dans l'Arctique canadien, One Ocean complète la capacité scientifique des navires par des kayaks de mer et des canots pneumatiques Zodiacs®, et fournit une équipe de guides, d'éducateurs et de naturalistes expérimentés, et amène des groupes pouvant atteindre jusqu'à 95 passagers pour un voyage unique dans le Nord. Les voyages se font d'un point à un autre, les passagers sont amenés dans des collectivités comportant une piste d'atterrissage, comme Resolute Bay, puis transportés par traversier jusqu'au navire. Les excursions de One Ocean Expeditions font de nombreux arrêts et génèrent des revenus importants pour les collectivités et les entreprises locales. En plus du programme de stage en collaboration avec le Nunavut Arctic College, des excursions appuient également les collectivités du Nord par des dons et des programmes de sensibilisation communautaire.

One Ocean Expeditions est la propriété de trois membres du Collège des Fellows de la Société géographique royale du Canada, qui en assument la direction.

Shell Canada

Shell Canada est fier de soutenir la Société géographique royale canadienne pour l'élaboration d'outils et de produits éducatifs qui aideront à transmettre les connaissances découlant de l'expédition du détroit de Victoria aux élèves et aux enseignants à travers le pays.

Au sujet de la Royal Dutch Shell

Royal Dutch Shell plc est constituée en société en Angleterre et au pays de Galles, a son siège social à La Haye et est cotée aux Bourses de Londres, d'Amsterdam et de New York. Les compagnies Shell sont présentes dans plus de 90 pays et territoires avec des entreprises qui incluent des activités d'exploration et d'exploitation pétrolières et gazières; la production et la commercialisation de gaz naturel liquéfié et de gaz naturel en carburant liquide; la fabrication, la commercialisation et la distribution de produits pétroliers et chimiques et des projets d'énergie renouvelable. Pour plus de détails, consultez le site Web : www.shell.com.

Au sujet de Shell Canada

Shell Canada Ltd est active au Canada depuis 1911 et emploie environ 8 000 personnes à travers le pays. Elle figure parmi les grandes entreprises de fabrication, de distribution et de mise en marché de produits pétroliers raffinés. Shell produit du gaz naturel, des liquides et du bitume. Elle est aussi le plus important producteur de soufre au pays. Ses activités aident à la croissance et au développement économique. Dans ses exploitations, Shell vise à traiter les enjeux sociaux et travaille pour contribuer aux collectivités locales. L'ingéniosité humaine et les technologies de pointe sont essentielles pour répondre à la demande énergétique mondiale à venir. Shell reconnaît qu'aucune entreprise n'est en mesure de développer tout cela en vase clos. Elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires de l'industrie et des experts externes afin de favoriser l'émergence d'idées novatrices et de partager les connaissances qui contribuent à stimuler le développement.