Transcription pour : La recherche des navires de Franklin

Séquence de film d'animation: Parcs Canada Intro

[Natalie Faye] Bonjour, je m’appelle Nathalie Fay, gazouilleuse résidente à Parcs Canada. Je suis ici aujourd’hui au bureau d’archéologie sub-aquatique qui servira de centre de contrôle pour l’expédition dans l’arctique pour retrouvr les navires perdus de John Franklin. Je suis ici aujourd’hui avec Marc-André Bernier, chef de l’archéologie sub-aquatique à Parcs Canada. [Marc-André Bernier] Nous partirons de Cambridge Bay le 10 août et nous espérons continuer les travaux jusqu’au 19 septembre. C’est la plus longue période de temps que nous avons eût à date pour chercher ces navires dans une même saison donc nous sommes très excités de cette opportunité. Les navires de John Franklin font partit de l’histoire de la navigation polaire et de l’exploration européenne de l’Arctique mais ils sont aussi parmi les témoins des premières rencontres entre les Inuits et les Européens dans certains endroits de l’Arctique. Donc, c’est pour ça qu’ils ont été nommés lieu historique national avant même d’avoir été découvert.

[Natalie] Dans quel endroit en Arctique allez-vous faire les recherches cette année?

[Marc-André Bernier] Bien cette année, comme par le passé, nous allons chercher les navires dans deux endroits différents.

Selon la tradition Inuit, les deux navires auraient été perdus dans deux zones.

Une à l’Ouest de l’île du Roi Guillaume, dans le détroit de Victoria et peut-être même d’Alexandra, et l’autre plus au Sud, au-delà du détroit d’Alexandra à l’Ouest de la péninsule d’Adélaïde. Donc nous allons chercher dans les deux zones parce que les navires auraient été perdus dans deux endroits différents. Comme par le passé, nous aurons plusieurs partenaires en commençant par le gouvernement du Nunavut. Les archéologues du gouvernement du Nunavut vont travailler sur des sites terrestres afin d’approfondir nos connaissances sur l’ensemble de l’expédition et surtout sur l’équipage qui a abandonné les navires et qui s’est dirigé vers le Sud, particulièrement dans la baie Erebus où certaines des embarcations ont été retrouvés lors du retrait de cet équipage. En plus de ça, nous travaillons depuis plusieurs années avec les communautés Inuit afin d’introduire et d’utiliser les connaissances de la tradition orale qui emporte beaucoup d’information, entre autre, qui pourrait nous aider à localiser les zones où ont été perdus ces navires. Nous avons aussi cette année encore la chance de travailler avec le Arctic Research Fondation, une fondation de recherche dans l’Arctique. Nous avons également plusieurs partenaires fédéraux qui travaillent avec nous depuis plusieurs années, entre autre le Service hydrographique du Canada, la Garde côtière canadienne, le Service canadien des glaces et l’Agence spatiale canadienne et on travaille tous ensemble pour avoir différents produits pour améliorer nos connaissances dans l’Arctique. Cette année nous avons deux nouveaux partenaires, nous avons la chance de travailler avec la Marine royale du Canada ainsi que Développement et recherche

pour la défense Canada qui vont nous aider sur le terrain avec des nouvelles technologies.

[Natalie] Quel genre de technologie allez-vous utiliser dans le Nord? [Marc-André Bernier] Comme par les années passées, notre outil principal de recherche c’est le sonar lattéral

qui nous permet d’avoir une image du fond et d’apercevoir des épaves ou des débris d’épaves.

Nous aurons également comme par le passé un sonar latéral qui est déployé de façon autonome. Cette fois-ci ce sera notre AUV et nous aurons également notre propre ROV

qui est un petit robot téléguidé muni d’une caméra haute définition qui nous permettra de capter des images en cas de découverte potentielle.

Donc cette année, nous aurons l’opportunité de travailler à partir de deux plate-forme de recherche ; pendant l’ensemble de l’expédition, nous aurons à notre disposition le Martin Bergmeann qui est un navire qui nous est fourni par la Arctic Research Foundation , nous aurons aussi pendant une période d’une semaine le navire de la garde côtière Sir Wilfrid Laurier à partir duquel on pourra déployer encore plus d’équipement.

Donc, c’est une opportunité vraiment unique qui nous permet de profiter au maximum du temps que nous avons à notre disposition.

[Natalie] Quel sont les autres bénéfices du travail que vous allez faire? [Marc-André Bernier] Et bien nous travaillons avec plusieurs partenaires fédéraux et toutes les information

que nous accumulons vont servir à différents produits pour améliorer nos connaissances de l’Arctique.

Un exemple vraiment probant de ce travail là et des produits qui y sont associés est le fait que dans les dernières années,

le Services Hydrographique du Canada a pu ouvrir une nouvelle branche du passage du Nord-Ouest

dans le détroit d’Alexandra et ce passage là va permettre, entre autre aux brises-glaces,

d’éviter une route beaucoup plus longues de 5, 6 même plus d’heures de navigation. Ca sera très utile en cas d’opération de recherche et sauvetage par exemple. [Natalie] Pensez-vous que les navires seront retrouvés?

[Marc-André Bernier] Et bien, jusqu’à maintenant nous avons éliminé beaucoup de territoire potentiel

où nous pensons qu’ils auraient pu être et nous sommes confiant qu’éventuellement ils seront retrouvés.

Alors nous espérons y être quand ca se produira.

[Natalie Faye] Merci beaucoup Marc-André.

Pour suivre l’expédition dans l’Arctique, joignez-vous à nous sur Facebook et Twitter et visitez notre site web.

Restez à l’écoute.

[musique intense]

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