La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

Expédition de Parcs Canada

Organisations collaboratrices Expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror – 2012

Agence Parcs Canada

Parcs Canada est une agence fédérale qui protège et met en valeur des éléments représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada de manière à en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Le Service d’archéologie subaquatique (SAS) de Parcs Canada est composé d’une équipe de sept archéologues subaquatiques en poste à Ottawa, en Ontario. Cette équipe, la seule en son genre au Canada, mène des projets d’archéologie subaquatique dans l’ensemble du pays, principalement dans les lieux historiques nationaux, les aires marines nationales de conservation et les parcs nationaux du Canada. Elle offre également des conseils spécialisés en matière d’archéologie subaquatique à différents ordres de gouvernement et à des organisations non gouvernementales et collabore souvent avec eux, comme dans le cas de l’expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror.

L’équipe de Parcs Canada pour cette expédition sera composée de Ryan Harris, archéologue sous-marin principal au sein du SAS et directeur de projet, accompagné des archéologues sous-marins, Jonathan Moore, Thierry Boyer et Chriss Ludin. M. Harris et Marc-André Bernier, chef du SAS, agiront à titre de porte-parole principaux de Parcs Canada auprès des médias dans le cadre de l’expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror.

Arctic Research Foundation

L’Arctic Research Foundation (ARF) est un organisme de bienfaisance canadien établi en 2011. La vision de l’ARF est d’appuyer le rendement soutenu à long terme dans l’Arctique au moyen de l’innovation dans la capacité d’acquisition de connaissances et de la recherche en faisant la promotion et l’utilisation de navires à faible tirant d’eau pour faire de la recherche près des côtes de l’Arctique.

L’objectif pour 2012, la première année d’activité, est de vouer un navire à un programme novateur de haute technologie dans l’Arctique canadien avec l’Agence Parcs Canada et d’autres partenaires. Cette mission vise à localiser les épaves du HMS Erebus et HMS Terror, un lieu historique national, au moyen de technologies possédant la précision nécessaire pour produire des cartes hydrographiques et réaliser un programme scientifique connexe. En tirant parti de technologie et d’expertise de source canadienne, d’une utilisation efficace des ressources en faisant appel à une approche multidisciplinaire avec des partenaires et de partenariats publics-privés, nous maximisons les retombées à court et à long terme pour le Nord et les ministères et groupes participants tels que, entre autres, Parcs Canada, Pêches et Océans, l’Agence spatiale canadienne, la Défense nationale, Ressources naturelles Canada, l’Université de Victoria, le gouvernement du Nunavut.

Le rôle principal de l’ARF dans ce projet est l’affrètement d’un navire de recherche, le Martin Bergmann, qui sera utilisé par l’équipe de recherche sur place du gouvernement et de l’université. Le navire permettra à l’équipe d’effectuer des recherches marines pendant la totalité des six à huit semaines de navigation sans glace dans l’Arctique pendant plusieurs années. L’ARF joue également un rôle de planification stratégique ainsi que de prestation de conseils sur la planification et l’exécution des missions.

Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne célèbre son cinquantenaire en 2012. L’Agence Parcs Canada est heureuse de saluer le dévouement de la garde côtière dans l’exercice de ses tâches qui l’amènent à sauver des vies, à intervenir en cas de catastrophes naturelles ou environnementales, à ouvrir la voie au trafic maritime et à maintenir la sécurité et l’accessibilité des voies navigables. On ne peut trop insister sur le rôle essentiel de la Garde côtière dans l’Arctique, rôle qui comprend des services d’aide à la navigation et de déglaçage, la recherche et le sauvetage, la sécurité et les communications maritimes.

Chaque année, les brise-glaces de la Garde côtière sont déployés dans l’Arctique canadien dans le but précis d’offrir des services en appui à ses propres mandats et à ceux de Pêches et Océans Canada, tout en répondant aux besoins du public canadien et du gouvernement fédéral. Cette flotte de brise-glaces, qui est en service actif de la fin juin au début novembre, se compose d’un bateau léger, de deux bâtiments lourds et de quatre vaisseaux de taille moyenne. Ces brise-glaces doivent opérer dans des conditions extrêmes et naviguer sur des étendues glacées parmi les plus redoutables au monde. Ils sont souvent les premiers navires à voguer dans l’Arctique au début de la saison du transport maritime et ils sont les derniers à partir. La Garde côtière a également deux navires sur la rivière Mackenzie et dans la mer de Beaufort.

Elle assure souvent la prestation de ses services arctiques en partenariat avec d’autres ministères et organismes fédéraux, des institutions universitaires et des communautés nordiques. Elle voit, entre autres, à effectuer les tâches suivantes :

  • escorter des navires commerciaux dans la glace pour assurer leur accès aux communautés nordiques;
  • appuyer les efforts scientifiques, comme la science marine et la cartographie hydrographique;
  • entretenir les aides à la navigation dans les voies navigables de l’Arctique canadien;
  • intervenir en premier, à titre d’agence fédérale, dans les cas de pollution au nord du 60e parallèle;
  • offrir des services de recherche et de sauvetage;
  • assurer le fonctionnement de centres de services de communication et de trafic maritimes, qui détectent les situations de détresse et fournissent des renseignements aux navigateurs;
  • assurer le ravitaillement des communautés nordiques isolées où les navires commerciaux ne vont pas;
  • soutenir les activités majeures des autres ministères, agences et organismes dans l’environnement arctique.

Pour d’autres renseignements sur la Garde côtière canadienne et les célébrations de son 50e anniversaire, rendez-vous à http://www.ccg-gcc.gc.ca/fra/GCC/50e_anniversaire.

Service hydrographique du Canada, Pêches et Océans Canada

Le Service hydrographique du Canada est la section du gouvernement fédéral qui regroupe des spécialistes canadiennes en matière de cartographie des océans et des eaux douces. Au sein de Pêches et Océans Canada, le Service hydrographique du Canada est chargé de cartographier les eaux navigables du Canada pour produire des cartes marines et d’autres publications concernant les marées, la profondeur des fonds océaniques, les instructions nautiques, les risques de navigation et autres renseignements qui permettent d’assurer une navigation sécuritaire et de mener des travaux de recherche scientifique ainsi que d’autres activités marines. Les principaux utilisateurs de cette information sont habituellement des exploitants de bâtiments commerciaux et des plaisanciers, ainsi que d’autres personnes et entreprises qui naviguent en eaux canadiennes à des fins commerciales ou récréatives.

Le Service hydrographique du Canada effectue des relevés hydrographiques dans le Nord depuis 1910. Au cours des dernières années, d’autres relevés ont été réalisés dans l’Arctique en collaboration avec la Garde côtière canadienne, dans le but d’obtenir de nouvelles données relatives à la forme et aux aspérités des fonds océaniques et aux dangers à la navigation dans les cours d’eau nordiques. Ces renseignements servent à mettre à jour et à améliorer les cartes de navigation pour le Nord. C’est là un travail qui prend de plus en plus d’importance, étant donné l’accroissement de la navigation commerciale et touristique dans les voies navigables de l’Arctique.

Les activités de cartographie des fonds marins ont donné lieu à un partenariat naturel entre le Service hydrographique du Canada, Parcs Canada et les autres participants à l’expédition ayant pour but de retrouver les épaves disparues au fond du passage du Nord-Ouest, en plus de fournir un cadre officiel au projet-pilote de cartographie et de relèvement hydrographique dans l’Arctique.

Le SHC délèguera les spécialistes suivants dans le cadre de l’expédition de 2012 : l’hydrographe responsable du projet, Andrew Leyzack, les hydrographes multidisciplinaires, Gianni Di Franco, Ryan Battista, Glenn Macdonald et Glenn Toldi, ainsi que le technologue en électronique, Carl Bastedo.

Service canadien des glaces

Le Service canadien des glaces (SCG), une division du Service météorologique du Canada (SMC), constitue la première autorité en matière d’information sur les glaces dans les eaux navigables du Canada. Il contribue à la sécurité et à l’efficacité des opérations maritimes ainsi qu’à la protection de l’environnement du Canada.

La glace, sous toutes ses formes (glace de mer, glace de lac, glace de rivière et icebergs), couvre les eaux du Canada. Par conséquent, elle a une incidence directe sur bien des aspects de la vie des Canadiens. Elle affecte le transport maritime au cœur du pays, ainsi que dans le Nord, la pêche commerciale, l’exploitation des richesses naturelles en mer, les habitudes de chasse et de pêche des peuples autochtones, le tourisme et les loisirs et la situation météorologique des régions et le climat à long terme.

Le Service a deux objectifs principaux : assurer la sécurité des Canadiens, de leur propriété et de leur environnement, en les prévenant des conditions glacielles dangereuses dans les eaux navigables du Canada et fournir aux générations actuelles et futures des connaissances judicieuses et suffisantes au sujet des glaces, afin d’appuyer des politiques rationnelles en matière d’environnement.

L’équipe d’archéologie subaquatique de Parcs Canada est tributaire des données fournies par le SCG dans l’Arctique. Dans le cadre de leurs recherches, les archéologues se servent des renseignements du SCG pour connaître l’état des glaces, information qui leur permet de déterminer le moment le plus opportun pour exécuter leur travail. À mesure qu’approche la saison propice à l’exécution d’activités comme les relevés, les membres de l’équipe d’archéologie subaquatique surveillent le site Web du Service pour être toujours au fait des conditions glacielles, qui ont une incidence directe sur le temps qu’ils passent sur le terrain.

En outre, on peut utiliser des données d’archives et d’anciennes images satellitaires pour établir précisément les tendances générales de dérive des glaces, ce qui pourra aider à déterminer la direction dans laquelle les navires de Franklin ont dérivé après avoir été abandonnés et ainsi faciliter les recherches menées par Parcs Canada.

Agence spatiale canadienne

Le mandat de l’Agence spatiale canadienne (ASC) est de promouvoir l’exploitation et le développement pacifiques de l’espace, de faire progresser la connaissance de l’espace par la science et de faire en sorte que les Canadiens tirent profit des sciences et technologies spatiales sur les plans tant social qu’économique.

Depuis sa création en 1989, l’Agence spatiale canadienne (ASC) s’est engagée à faire en sorte que tous les Canadiens apprennent et profitent le plus possible des innovations découlant des sciences et des technologies spatiales. Ses objectifs sont clairs : appuyer et promouvoir la compétitivité de l’industrie spatiale et répondre aux besoins de la société canadienne.

Les secteurs de l’économie fortement basée sur le savoir étant à l’origine de la moitié de la croissance du PIB du Canada, les activités de l’ASC sont essentielles pour assurer la stabilité économique à long terme du pays et maintenir son leadership dans cette nouvelle ère spatiale.

L’ASC est fière d’appuyer le projet interministériel de cartographie de l’Arctique, et plus particulièrement la campagne de 2012 dirigée par Parcs Canada visant à localiser le HMS Erebus et le HMS Terror. En guise de contribution, l’ASC fournira des images, des données topographiques, des produits de données de RADARSAT-2 faisant état des dangers maritimes à proximité des côtes, ainsi que d’autres images de télédétection optique à haute résolution. Ces produits et images fourniront aux membres de l’équipe chargés du projet des données de reconnaissance qui leur permettront de définir la ligne de côte de l’Arctique, de cerner des cibles hydrographiques d’intérêt et d’établir la topographie à proximité des côtes.

Laboratoire des technologies océaniques de l’Université de Victoria

Depuis 2003, le Laboratoire des technologies océaniques (Ocean Technology Lab) de l’Université de Victoria fait progresser les technologies subaquatiques en lançant des projets de diverses envergures, allant de la conception d’un véhicule sous-marin autonome à l’évaluation de caméras sous-marines et d’instruments à usage scientifique.

L’Université de Victoria fait figure de chef de file national et international dans l’étude des océans. Ses domaines d’expertise sont les rapports entre les océans et le climat, la physique des océans, la géologie et la géophysique marine, l’océanographie biologique et chimique, l’écologie des fonds marins, les systèmes de surveillance des océans, la gestion des ressources côtières, la conservation des ressources marines, l’érosion côtière, la conception de véhicules sous-marins, l’énergie des vagues et l’énergie marémotrice et les technologies et le développement dans le domaine des océans.

Les ingénieurs affiliés au laboratoire ont des compétences multiples en génie mécanique et électrique, ainsi qu’en développement de logiciels, de sorte qu’ils forment une équipe solide capable de mettre au point des technologies sous-marines de pointe.

Dans le cadre de la recherche des épaves de Franklin parrainée par l’Agence Parcs Canada, on aura recours à un vaisseau sous-marin autonome de l’Université de Victoria. Celui-ci sera équipé d’un sonar à balayage latéral, qui permettra d’explorer le fond océanique pour recueillir des données bathymétriques à des profondeurs où des plongeurs ne peuvent se rendre. Des spécialistes universitaires seront aux commandes du vaisseau, qui effectuera des observations d’imagerie à haute résolution pour détecter les dangers et repérer des artéfacts présentant un intérêt sur le plan archéologique.

Ministère de la Culture et du Patrimoine du Nunavut

Le mandat du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse est de veiller à la sauvegarde et à la mise en valeur des langues, de la culture et du patrimoine du Nunavut. La Division de la culture et du patrimoine du ministère est responsable de la gestion du patrimoine archéologique du Nunavut. Elle administre le régime de permis de recherche archéologique, donne de la formation en archéologie et mène des projets de recherche en la matière en collaboration avec les organismes communautaires et responsables des revendications territoriales, et fournit aux gouvernements et aux organisations non gouvernementales une expertise en matière d’archéologie.

Le Dr Douglas Stenton, directeur de la Division de la culture et du patrimoine, secondé par le Dr Robert Park, de l’Université de Waterloo, a mené des recherches archéologiques ces dernières années dans les îles situées près du secteur de recherche subaquatique pour trouver des sites contenant des preuves de l’expédition de Franklin.

La collectivité de Gjoa Haven

Le projet jouit du soutien permanent de la collectivité de Gjoa Haven et de la Fiducie du patrimoine inuit, plus particulièrement de l’historien local et chercheur de l’expédition de Franklin, Louie Kamookak, qui a mis sa vaste expérience et ses connaissances approfondies du savoir traditionnel inuit à contribution de la recherche. On doit également remercier le conseil du hameau de Gjoa Haven pour son aimable assistance et son hospitalité.

Le gouvernement britannique (haut-commissariat de Grande-Bretagne)

Le haut-commissariat de Grande-Bretagne au Canada travaille à l’avancement des intérêts du Royaume-Uni dans un monde sûr, juste et prospère en établissant et en maintenant au Canada une vaste gamme de partenariats importants qui ont une réelle valeur pour les deux pays, en développant le commerce entre le Royaume-Uni et le Canada et en encourageant les entreprises canadiennes à investir au Royaume-Uni.

Un protocole d’entente signé en 1997 entre la Grande-Bretagne, en tant que propriétaire du HMS Erebus et du HMS Terror, et le Canada, en tant que nation dans les eaux de laquelle les navires auraient fait naufrage, attribue au Canada le contrôle de l’enquête sur le terrain, de l’excavation ou de la récupération des deux épaves ou de leur contenu, s’ils sont découverts.