La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

Expéditions passées

Expédition de recherche d’août 2011 pour localiser les navires de Franklin, le HMS Erebus et le HMS Terror

L’expédition de 2012 est le deuxième projet triennal de cette nature. Le Service d’archéologie subaquatique (SAS) de Parcs Canada a achevé le premier projet triennal en effectuant des activités de reconnaissance en 2008, 2010 et 2011. Au nombre des partenaires figuraient Pêches et Océans Canada, le Service hydrographique du Canada, la Garde côtière canadienne, le gouvernement du Nunavut, la collectivité de Gjoa Haven et la Fiducie du patrimoine inuit. En 2011, ce projet a attiré de nouveaux partenaires pour les recherches sur le terrain, notamment le laboratoire de technologies océaniques de l’Université de Victoria et le Service canadien des glaces d’Environnement Canada. Il y a eu de fréquentes consultations avec le haut-commissariat de Grande-Bretagne. Ce projet triennal a permis de contribuer fortement aux recherches et à la reconnaissance des navires de diverses manières, tout en effectuant la reconnaissance d’environ 350 kilomètres carrés des eaux arctiques auparavant inexplorées.

Au cours de la dernière saison du projet, Parcs Canada a obtenu le soutien de nouveaux partenaires, l’Arctic Research Foundation et l’Agence spatiale canadienne, qui ont manifesté leur intérêt et leur appui envers la poursuite des recherches. Grâce au soutien de ces nouveaux partenaires, en plus de l’appui continu des autres collaborateurs, Parcs Canada a pu lancer une deuxième expédition archéologique triennale à la recherche du HMS Erebus et du HMS Terror.

Les membres de cette équipe de recherche dirigée par des Canadiens, laquelle est composée de spécialistes de la recherche et d’experts techniques, adopteront une approche multidisciplinaire, mettront en commun leurs ressources et utiliseront des technologies novatrices en vue d’atteindre nombre d’objectifs complémentaires pour chacune des organisations, notamment le projet pilote de relèvement hydrographique et de cartographie de l’Arctique, dirigé par le Service hydrographique du Canada.

Le brise-glace de la Garde côtière Sir Wilfrid Laurier Le brise-glace de la Garde côtière Sir Wilfrid Laurier.
© Parcs Canada.
Le navire de recherche Martin Bergmann Le navire de recherche Martin Bergmann.
© Arctic Research Foundation

Le navire de la Garde côtière canadienne, le NGCC Sir Wilfrid Laurier, offrira pendant deux semaines du soutien en matière de reconnaissance aux archéologues et aux hydrographes par l’entremise de l’équipe déployée depuis Gjoa Haven, au Nunavut, le 23 août. De plus, l’Arctic Research Foundation, en collaboration avec Parcs Canada, termine les derniers préparatifs pour le navire de recherche Martin Bergmann, aux fins d’utilisation par l’équipe d’archéologie sous-marine dans le cadre des recherches. Cet ancien navire de pêche de Terre-Neuve et Labrador de 19,81 mètres (65 pieds) a été remis en état expressément pour cette expédition archéologique et permettra de prolonger considérablement la durée de la reconnaissance, qui comprendra un programme spécialisé d’environ quatre semaines mené pendant le mois de septembre.

Les anciens partenaires offriront de nouveau leur soutien et leurs technologies de recherche à l’équipe, notamment le sonar à balayage latéral, la bathymétrie à faisceau unique et la bathymétrie multifaisceaux. L’acquisition de données de reconnaissance aéroportées sera supervisée par le Service hydrographique du Canada dans le cadre de la collecte de données supplémentaires bathymétriques et en eaux peu profondes. Un archéologue du gouvernement du Nunavut se joindra à l’équipe de reconnaissance pour repérer toute indication de vestiges potentiels sur les côtes de la région qui pourraient être liés à l’expédition de Franklin.

Parcs Canada collaborera étroitement avec l’Université de Victoria pour utiliser son véhicule sous-marin autonome dans les recherches. Ce véhicule possède un nouveau sonar à balayage latéral haute résolution ainsi que des capteurs de bathymétrie par secteurs qui aideront à augmenter la superficie de reconnaissance. De même, l’équipe utilise des données de recherche recueillies et analysées par le Service canadien des glaces, ainsi que les données de télédétection par satellite fournies par l’Agence spatiale canadienne en vue de dresser la carte des caractéristiques du littoral et des hauts-fonds.

Si les conditions météorologiques et l’état des glaces le permettent, les zones de recherche engloberont le secteur de l’île O’Reilly, à l’ouest de la presqu’île Adelaide, endroit où l’une des épaves se trouverait selon la tradition orale des Inuits, et plus au nord vers le détroit de Victoria et le détroit d’Alexandra, là où l’on croit que l’autre navire gît.