La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

Expéditions passées

Expédition 2011 - Les partenaires de l'expédition

Agence Parcs Canada

Parcs Canada, une agence du gouvernement fédéral, protège et met en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada de manière à en assurer l'intégrité écologique et commémorative pour les générations d'aujourd'hui et de demain. Le Service d'archéologie subaquatique (SAS) de Parcs Canada est composé d'une équipe de sept archéologues subaquatiques en poste à Ottawa, en Ontario. Cette équipe, la seule en son genre au Canada, mène des projets d'archéologie subaquatique dans l'ensemble du pays, principalement dans les lieux historiques nationaux, les aires marines nationales de conservation et les parcs nationaux du Canada. Elle offre également des conseils spécialisés en matière d'archéologie subaquatique à différents ordres de gouvernement et à des organisations non gouvernementales, et collabore souvent avec eux, comme dans le cas de l'expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror. L'équipe de Parcs Canada pour cette expédition sera composée de Ryan Harris, archéologue sous-marin principal au sein du SAS et directeur de projet, et de Jonathan Moore, également archéologue sous-marin principal au sein du SAS. Messieurs Harris et Marc-André Bernier, chef du SAS, agiront à titre de porte-parole principaux de Parcs Canada auprès des médias dans le cadre de l'expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror.

La Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne mène des opérations dans l'Arctique depuis plus d'un siècle et elle est fière de son historique à cet égard. En effet, dès 1884, des expéditions gouvernementales sont entreprises pour trouver une voie navigable plus courte vers l'Ouest du Canada, à travers la baie et le détroit d'Hudson, afin de répondre aux besoins d'une économie en pleine croissance. De plus, en 1903, des patrouilles visant à assurer la souveraineté du Canada dans l'Arctique commencent, avec le CGS Neptune.

Aujourd'hui, le personnel des brise-glaces, des hélicoptères ainsi que des autres appareils et bâtiments de la Garde côtière canadienne continue de veiller à ce que les voies navigables de l'Arctique demeurent ouvertes, sûres et propres. Tant sur l'eau que sur la terre ferme, la Garde côtière joue de nombreux rôles dans l'Arctique, dont ceux-ci : répondre aux appels de détresse maritimes; gérer le Règlement sur la zone de services de trafic maritime du Nord canadien; diffuser des prévisions météorologiques, des renseignements sur l'état des glaces et des avis à la navigation par l'entremise des Services de communication et de trafic maritimes, à Iqualuit, au Nunavut et à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest; assurer les services maritimes de recherche et sauvetage; diriger les premiers répondants dans les cas de déversement d'origine inconnue et de pollution par les hydrocarbures attribuable à des navires au nord du 60e parallèle; entretenir les aides à la navigation dans l'Arctique canadien; escorter les navires marchands à travers les glaces afin d'assurer l'accès aux collectivités nordiques; livrer des denrées alimentaires, des marchandises et du carburant dans des endroits reculés non desservis par les navires marchands; soutenir les expéditions scientifiques, notamment les activités d'établissement de cartes marines et d'océanographie; mener des exercices et des missions avec les Forces canadiennes en vue de protéger la souveraineté du Canada dans l'Arctique et d'assurer la mise en œuvre de la Stratégie pour le Nord; et aider les autres ministères, organismes et agences du gouvernement à effectuer des recherches dans l'Arctique.

Pêches et Océans Canada (MPO)

Le ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO) contribue à assurer la sécurité et l'accessibilité des voies navigables. Le Service hydrographique du Canada (SHC), Direction générale du secteur des sciences du MPO, est chargé de cartographier les eaux navigables du Canada pour produire des cartes marines et d'autres publications permettant d'assurer une navigation sécuritaire. Le SHC a réalisé des relevés hydrographiques dans le nord dès 1910. Ces relevés sont le plus souvent effectués à l'aide de navires renforcés pour résister aux glaces et de plus petites vedettes déployées à partir de ces bâtiments. Les camps d'observation des glaces établis dans les années 1970 et 1980 en collaboration avec l'Étude du plateau continental polaire constituaient une autre façon de recueillir des données dans cet environnement rigoureux. Le SHC du Centre et de l'Arctique dispose d'une équipe d'hydrographes qui recueillent et gèrent des données en vue de créer des publications nautiques portant sur l'Arctique.

La zone de recherche couverte dans le cadre de l'expédition de Parcs Canada pour retrouver les deux navires de Franklin, le HMS Erebus et le HMS Terror, fait partie des eaux non cartographiées du Canada. En conséquence, le SHC fournira à Parcs Canada des instruments et une expertise en matière de relevés hydrographiques afin de faciliter la cartographie de la zone concernée et des routes de navigation avoisinantes. L'information recueillie au cours des activités de recherche permettra d'améliorer les cartes de l'Arctique canadien. Pour les besoins de la mission de cette année, deux vedettes hydrographiques - le Gannet et le Kinglett - seront équipées d'un sonar multifaisceaux à haute résolution. M. Andrew Leyzack, superviseur de projets d'ingénierie, sera l'hydrographe responsable et l'autorité scientifique à bord du navire. Il assurera la liaison avec le commandant en ce qui a trait à l'ensemble des opérations de relevés. Les hydrographes multidisciplinaires Glenn Toldi, Glenn Macdonald et Arthur Wickens fourniront quant à eux un soutien technique. Dave Tobio, technicien en électronique du SHC, se joindra aussi à l'équipe de cette année.

Service canadien des glaces

Le Service canadien des glaces (SCG) a pour mission de fournir l'information la plus exacte et la plus opportune qui soit sur les glaces et les icebergs dans les eaux navigables du Canada. Il contribue à la sécurité et à l'efficacité des opérations maritimes ainsi qu'à la protection de l'environnement du Canada.

Le SCG , une division du Service météorologique du Canada (SMC), constitue la première autorité en matière d'information sur les glaces dans les eaux navigables du Canada. La glace, sous toutes ses formes (glace de mer, glace de lac, glace de rivière et icebergs), couvre les eaux du Canada. Par conséquent, elle a une incidence directe sur bien des aspects de la vie des Canadiens. Elle affecte : le transport maritime au cœur du pays, ainsi que dans le Nord; la pêche commerciale; l'exploitation des richesses naturelles en mer; les habitudes de chasse et de pêche des peuples autochtones; le tourisme et les loisirs; et la situation météorologique des régions et le climat à long terme.

À l'appui direct de sa mission, le SCG a deux objectifs principaux : assurer la sécurité des Canadiens, de leur propriété et de leur environnement, en les prévenant des conditions glacielles dangereuses dans les eaux navigables du Canada et fournir aux générations actuelles et futures des connaissances judicieuses et suffisantes au sujet des glaces, afin d'appuyer des politiques rationnelles en matière d'environnement.

L'équipe d'archéologie subaquatique de Parcs Canada est tributaire des données fournies par le SCG dans l'Arctique. Dans le cadre de leurs recherches, les archéologues se servent des renseignements du SCG pour connaître l'état des glaces, information qui leur permet de déterminer le moment le plus opportun pour exécuter leur travail. À mesure qu'approche la saison propice à l'exécution d'activités comme les relevés, les membres de l'équipe d'archéologie subaquatique surveillent le site Web du SCG pour être toujours au fait des conditions glacielles, qui ont une incidence directe sur le temps qu'ils passent sur le terrain. De plus, le SCG peut utiliser des données d'archives et d'anciennes images satellitaires pour établir précisément les tendances générales de dérive des glaces, ce qui pourra aider à déterminer la direction dans laquelle les navires de Franklin ont dérivé après avoir été abandonnés et ainsi faciliter les recherches menées par Parcs Canada.

Laboratoire des technologies océaniques de l'Université de Victoria

Depuis 2003, le Laboratoire des technologies océaniques (Ocean Technology Lab) de l'Université de Victoria fait progresser les technologies subaquatiques en lançant des projets de diverses envergures, allant de la conception d'un véhicule sous-marin autonome à l'évaluation de caméras sous-marines et d'instruments à usage scientifique.

L'Université de Victoria fait figure de chef de file national et international dans l'étude des océans. Ses domaines d'expertise sont les rapports entre les océans et le climat, la physique des océans, la géologie et la géophysique marine, l'océanographie biologique et chimique, l'écologie des fonds marins, les systèmes de surveillance des océans, la gestion des ressources côtières, la conservation des ressources marines, l'érosion côtière, la conception de véhicules sous-marins, l'énergie des vagues et l'énergie marémotrice et les technologies et le développement dans le domaine des océans.

Traditionnellement, les travaux qui doivent être exécutés sous l'eau, à des profondeurs où les plongeurs ne peuvent se rendre de façon sécuritaire, le sont au moyen de véhicules sous-marins téléguidés (VTG), c'est-à-dire de petits véhicules alimentés et commandés par l'intermédiaire d'un câble relié à la surface. Pour les recherches menées dans le but de trouver les navires de Franklin, l'Université de Victoria fournit à Parcs Canada un VTG, capable d'atteindre les grands fonds, ainsi qu'un opérateur compétent, qui permettront de vérifier immédiatement les cibles possibles. Un opérateur se joindra à l'équipe de recherche afin de piloter le véhicule. Le VTG en question permettra de couvrir plus de terrain que l'engin que possède actuellement Parcs Canada.

De plus, l'Université de Victoria s'est employée à modifier un véhicule sous-marin autonome susceptible de faciliter encore davantage les recherches. Même s'il n'est pas encore prêt pour la saison actuelle, il pourrait être utile à l'équipe de Parcs Canada pour de futures recherches ou dans le cadre d'autres activités similaires d'exploration.

Le ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse du Nunavut

Le mandat du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse est de veiller à la sauvegarde et à la mise en valeur des langues, de la culture et du patrimoine du Nunavut. La Division de la culture et du patrimoine du ministère est responsable de la gestion du patrimoine archéologique du Nunavut. Elle administre le régime de permis de recherche archéologique, donne de la formation en archéologie et mène des projets de recherche en la matière en collaboration avec les organismes communautaires et responsables des revendications territoriales, et fournit aux gouvernements et aux organisations non gouvernementales une expertise en matière d'archéologie. Le Dr Douglas Stenton, directeur de la Division de la culture et du patrimoine, secondé par le Dr Robert Park, de l'Université de Waterloo, a mené des recherches archéologiques ces dernières années dans les îles situées près du secteur de recherche subaquatique pour trouver des sites contenant des preuves de l'expédition de Franklin. Le gouvernement du Nunavut joue également un rôle pour assurer un lien continu avec les Inuits de la collectivité de Gjoa Haven.

La collectivité de Gjoa Haven (en anglais seulement)

Le projet jouit du soutien permanent de la collectivité de Gjoa Haven et de la Fiducie du patrimoine inuit, plus particulièrement de l'historien local et chercheur de l'expédition de Franklin, Louie Kamookak, qui a mis sa vaste expérience et ses connaissances approfondies du savoir traditionnel inuit à contribution de la recherche, et du conseil du hameau de Gjoa Haven, que l'on doit remercier pour son aimable assistance et son hospitalité.

Le gouvernement britannique (le haut-commissariat de Grande-Bretagne)

Le haut-commissariat de Grande-Bretagne au Canada travaille à l'avancement des intérêts du Royaume-Uni dans un monde sûr, juste et prospère : en établissant et en maintenant au Canada une vaste gamme de partenariats importants qui ont une réelle valeur pour les deux pays, en développant le commerce entre le Royaume-Uni et le Canada, en encourageant les entreprises canadiennes à investir au Royaume-Uni et en fournissant des services publics efficaces et courtois.

Un protocole d'entente (PE) signé en 1997 entre la Grande-Bretagne, en tant que propriétaire du HMS Erebus et du HMS Terror, et le Canada, en tant que nation dans les eaux de laquelle les navires auraient fait naufrage, attribue au Canada le contrôle de l'enquête sur le terrain, de l'excavation ou de la récupération des deux épaves ou de leur contenu, s'ils sont découverts.