La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

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Expédition 2011 - Rencontrez notre équipe

Le Service d’archéologie subaquatique (SAS) de Parcs Canada dirigera une troisième mission d’exploration archéologique de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror, au large de la côte du Nunavut, qui est prévue se dérouler du 22 au 27 août 2011. Les deux premières expéditions ont eu lieu respectivement en août 2008 et en août 2010.

Parcs Canada offre également des conseils spécialisés en matière d’archéologie subaquatique à différents ordres de gouvernement et à des organisations non gouvernementales, et collabore souvent avec eux, comme dans le cas de l’expédition du HMS Erebus et du HMS Terror . Cette expédition canadienne constitue un projet de collaboration entre Parcs Canada, le Service hydrographique du Canada (SHC), la Garde côtière canadienne, le gouvernement du Nunavut, le laboratoire des technologies océaniques de l’Université de Victoria et le Service canadien des glaces. Ce partenariat s’accompagne d’une vaste expertise et permettra inévitablement de trouver de nouveaux éléments d’information qui viendront enrichir le corpus de recherches concernant le sort de ces navires. Si les épaves sont trouvées, toutes les futures excavations archéologiques seront à nouveau dirigées par Parcs Canada.

L’expédition est menée à partir du NGCC Sir Wilfrid Laurier , un brise-glace de la Garde côtière canadienne (GCC). La zone de recherche fait partie des eaux non cartographiées, et des membres du SHC fourniront une expertise topographique et technologique afin d'aider à cartographier la zone concernée et les routes avoisinantes pour produire des cartes de navigation. L’information recueillie au cours des activités de recherche permettra d’améliorer les cartes de l’Arctique canadien et les activités de navigation subséquentes dans ce secteur.

Garde côtière Canadienne

Stuart Aldridge Le capitaine Stuart Aldridge
© Parcs Canada

LE CAPITAINE STUART ALDRIDGE, NGCC Sir Wilfrid Laurier. Diplômé de la classe de 1986 du Collège de la Garde côtière canadienne, il commencé sa carrière de marin dans la région du Pacifique comme officier de navigation sur la côte de la Colombie-Britannique et dans l’Arctique.

Depuis 1998, le capitaine Aldridge a été commandant de navires tels que le NGCC Tanu , le NGCC W.E. Ricker , le NGCC Vector et le NGCC Bartlett, dirigeant d’importantes missions comme la recherche et le sauvetage, la conservation et la protection des ressources, la recherche océanographique et halieutique, la reconnaissance hydrographique et l’aide à la navigation.

Le capitaine Aldridge a été nommé commandant du NGCC Sir Wilfrid Laurier en juin 2011. Il est chargé de tous les aspects de la sécurité nautique et de l’opération efficace du navire et de son équipage. Le capitaine Aldridge agira comme commandant pendant la recherche des navires perdus de Franklin cet été.


Service hydrographique du canada

Andrew Layzack Andrew Leyzack
© Parcs Canada

ANDREW LEYZACK est diplômé du programme de technologiste en hydrographie et en arpentage du Humber College. Arpenteur depuis plus de 24 ans, a fait des relevés topographiques, cadastraux, extraterritoriaux/industriels et, pour des cartes marines hydrographiques. Détenteur d’un brevet d’arpenteur des terres du Canada, il travaille en tant que superviseur de projets d’ingénierie pour le Service hydrographique du Canada, Région du Centre et de l’Arctique, Institut de Bayfield, à Burlington en Ontario. Il est actuellement hydrographe responsable du relevé de l’Arctique de l’Ouest, région de Kitikmeot, bien que pour ses enfants, il « est parti travailler à bord du gros bateau rouge et blanc ».

En plus d’étayer le programme de recherche de Parcs Canada, il dirige les relevés hydrographiques dans une des aires les moins bien relevées de l’Arctique. La région de Kitikmeot s’est beaucoup développée au cours de la dernière décennie, un développement accompagné par l’intensification de l’exploitation des ressources et du trafic maritime (navires de charge de haute mer, paquebots de ligne et yachts privés). La tendance actuelle de la condition des glaces a une influence positive sur le débit de la circulation navale, surtout en ce qui concerne les petites embarcations. Les eaux de cette partie de l’Arctique de l’Ouest sont généralement moins profondes que celles de l’Arctique de l’Est, et les pilotes de ces embarcations sont souvent à la recherche de nouvelles voies pour éviter les glaces quand il y en a. Il a concentré son travail sur l’élargissement des voies, la création de nouvelles routes pour éviter les glaces et la préparation de cartes à grande échelle pour plusieurs collectivités. En outre, beaucoup de cartes existantes sont inexactes et incompatibles avec la navigation par GPS. La cartographie actuelle, surtout celle de « l’aire des recherches », montre plus d’espace vide que de sondages. Heureusement pour le programme, cette année, notre plateforme d’appui, le brise-glace de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, pourra s’ancrer plus près de l’aire de recherches en empruntant un corridor déjà cartographié, à l’est des routes maritimes jusqu’aux eaux non cartographiées en direction de l’aire de recherches. Comme par les années passées, le travail peut être comparé au percement d’une route à travers une étendue sauvage où l’on n’a que peu d’indications, ou aucune, sur la topographie ou sur ce qu’il y a après le prochain virage.


Glenn McDonald Glenn Macdonald
© Parcs Canada

GLENN MACDONALD est un hydrographe multidisciplinaire du Service hydrographique du Canada. En ce moment, son travail porte principalement sur les marées, les courants et les niveaux de l’eau. Glenn faisait partie du groupe du Service hydrographique du Canada qui, en 2008, s’est joint à l’équipe de Parcs Canada pour effectuer la recherche archéologique visant la quête pour les navires Franklin. Dans son temps libre, Glenn est chanteur-compositeur, et ses œuvres sont de plus en plus influencées par l’histoire, la géographie et le peuple de l’Arctique. Glenn est marié et a trois enfants.


Glenn Toldi Glenn Toldi
© Parcs Canada
GLENN TOLDI est né à Burlington, en Ontario. Il détient un baccalauréat ès sciences en géographie et en biologie de l’Université Trent depuis 1992 et a étudié au Sir Sanford Fleming College (école des ressources naturelles) où on lui a décerné un diplôme en cartographie et en technologie de SIG en 1994. Il a eu la chance inouïe d’aller en Australie où il a acquis une expérience professionnelle précieuse : en 1995, il a été technicien cartographe chez Cartodraft .Ltd, à Sydney.

Depuis 1997 qu’il est hydrographe au Service hydrographique du Canada, il a participé à de nombreuses levées hydrographiques d’un bout à l’autre de l’Arctique canadien et des Grands Lacs. Son expérience en relevés hydrographiques comprend des opérations de sonar multifaisceaux, de sonar latéral et d’acoustique à faisceau unique, ainsi que l’analyse de données. Glenn dresse aussi des cartes de navigation électronique et des cartes hydrographiques en papier au Centre canadien des eaux intérieures situé à Burlington, en Ontario. Il a participé au groupe d’hydrographes qui a fait équipe avec Parcs Canada à l’occasion de la reconnaissance archéologique de 2008 liée à la recherche des navires de Franklin. Glenn a travaillé, en 2008, 2009 et 2010 à bord du NGCC Sir Wilfrid Laurier en tant qu’analyste de données pendant la reconnaissance archéologique, un rôle qu’il continuera de jouer tout au long de l’été 2011.

Lors de son retour au Canada, en 1996, Glenn a obtenu un poste d’hydrographe au Service hydrographique du Canada. Son épouse, leurs deux fils et lui ont déménagé par la suite à Smithville, en Ontario. Il prend part, chaque année, depuis avant la naissance de son aîné, à des levées hydrographiques en Arctique.


ARTHUR WICKENS Arthur Wickens
© Parcs Canada

ARTHUR WICKENS est né à Yarmouth en Nouvelle-Écosse. Il s’est joint au Service hydrographique du Canada (SHC) en 2002, à l’Institut océanographique de Bedford (IOB), région des Maritimes. Il est déménagé en Ontario en 2009 et a continué de travailler pour le SHC, cette fois à l’Institut de Bayfield, région du Centre et de l’Arctique. Dans le cadre de son travail au SHC, Arthur a pris part à divers levés au Canada, de la région nord-ouest de l’Arctique à la côte atlantique et dans la région des Grands Lacs. Il a également participé à la mise à jour et à la production de cartes électroniques de navigation (CEN) et de leurs équivalents sur papier. Pendant l’été 2011, il prendra part à un programme conjoint de levés hydrographiques dans l’Arctique, travaillant directement avec les archéologues de Parcs Canada à bord du CCGS Sir Wilfrid Laurier à titre d’hydrographe; sa tâche principale sera la collecte de données au moyen d’un sonar multifaisceaux.


Laboratoire des technologies océaniques de l’Université de Victoria

Alison Proctor Alison Proctor
© Parcs Canada

ALISON PROCTOR a grandi en Colombie-Britannique. Elle a commencé ses aventures subaquatiques en devenant plongeuse qualifiée à l’âge de 17 ans et a travaillé comme instructrice de plongée jusqu’en 1997. En 2001, elle obtient un diplôme en génie aérospatial de la Embry Riddle Aeronautical School de Daytona Beach, en Floride, et poursuit ses études jusqu’à l’obtention d’une maîtrise en génie aérospatial du Georgia Institute of Technology. Tout en fréquentant l’institut, Alison travaille dans le domaine des véhicules aériens sans pilote et se spécialise dans la dynamique de vol et les systèmes de contrôle autonome. En 2005, elle revient au Canada et travaille comme ingénieure de recherche dans le domaine des véhicules sous-marins sous la direction de M. Colin Bradley, à l’Université de Victoria. Elle acquiert de l’expérience en matière de pilotage de véhicules sous-marins téléguidés sur le VTG Saab Sea Eye Falcon. Depuis 2010, Alison se consacre à l’étude des véhicules sous-marins autonomes (VSA) et contribue à l’élaboration d’un programme de recherche dans ce domaine à l’Université de Victoria.

Actuellement ingénieure de recherche au laboratoire de technologies océanographiques de l’Université de Victoria, Alison est membre de l’équipe de l’Université qui vient en aide à Parcs Canada en ce qui a trait à l’utilisation des VSA dans le cadre de leurs relevés archéologiques subaquatiques. En 2011, elle participe aux relevés en tant que pilote de VTG.


Parcs Canada

Ryan Harris Ryan Harris
© Parcs Canada

RYAN HARRIS Né à Calgary (Alberta), Ryan a complété son baccalauréat en anthropologie à l’université de Toronto. Il a ensuite poursuivit ses études à l’Université d’East Carolina, à Greenville (Caroline du Nord) où il a obtenu sa maîtrise en Histoire maritime et archéologie nautique. Travaillant comme archéologue subaquatique avec Parcs Canada depuis 1999, il a participé à plus d’une cinquantaine de projets en archéologie subaquatique dans sa carrière dont les épaves de la guerre de 1812 Hamiltonet Scourge, un avion américain PBY-5A airplane à Longue-Pointe-de Mingan (Québec), RMS Empress of Ireland (1914) (Québec), un navire baleinier du 16e siècle à Red Bay (Terre-Neuve et Labrador), les épaves françaises du 18e siècle du lieu historique national de la Forteresse de Louisbourg (Nouvelle-Écosse) et de la Bataille de la Ristigouche (Québec). Ses champs de recherche professionnels comprennent la construction navale historique et les applications de la télé-détection à la prospection archéologique. Il a été directement impliqué dans nombre de projets de prospection à travers le Canada, du lieu historique national de L’Anse aux Meadows (Terre-Neuve et Labrador) à la Réserve de parc national de Gwaii Haanas (Colombie-Britannique), du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent (Québec), aux lieux historiques nationaux du Canal-Rideau et de la Voie-Navigable -Trent-Severn (Ontario). Il a également participé à des projets d’archéologie subaquatique aux États-Unis et aux Bermudes. Plus récemment, Ryan a dirigé les travaux d’archéologie qui ont permis de situer l’épave du HMS Investigatorau large des côtes du parc national Aulavik, dans la baie Mercy, en juillet 2010. Il est revenu sur le site en juillet 2011 pour participer aux plongées visant à effectuer un relevé systématique de l’épave. Ryan a dirigé les opérations de télédétection lors de la prospection archéologique visant à localiser les navires de Franklin en 2008 et 2010, une fonction qu’il continuera d’occuper durant la saison d’exploration de 2011.


Jonathan Moore Jonathan Moore
© Parcs Canada

JONATHAN MOORE est né à Banbury, en Angleterre, et est déménagé à Kingston, Canada avec sa famille à l’âge de cinq ans. Il a d’abord obtenu un baccalauréat en Études anciennes de l’université Queen’s en 1991. Alors qu’il était à l’université, il apprit à plonger et a commencé son implication en archéologie subaquatique. Il s’est ensuite déplacé en Écosse où il a obtenu une maîtrise en Études maritimes de l’université St-Andrews. Peu après, Jonathan a débuté sa carrière professionnelle en archéologie subaquatique en Écosse et en Angleterre.

Il est revenu au Canada en 1994 pour travailler au sein du Service d’archéologie subaquatique de Parcs Canada. Jonathan a participé à plus de 50 projets d’archéologie subaquatique à travers le Canada touchant à des sites de nature très diverse, allant des épaves historiques aux paysages préhistoriques submergés. Il a dirigé des projets de prospection archéologique à maints endroits, notamment au Lieu historique national du Canada de L’Anse aux Meadows (Terre-Neuve et Labrador), au Lieu historique national du Canada du Canal-Rideau (Ontario) et à la Réserve de parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas (Colombie-Britannique). De 2007 à 2009, il a dirigé une prospection archéologique sur les épaves Hamilton et Scourge, deux navires coulés en 1813 à une profondeur de 90 mètres (300 pieds) au fond du lac Ontario. Dans le cadre de son travail, il s’intéresse aux épaves perdues au cours de la Guerre de 1812, aux processus d’abandon des navires, aux paléo-paysages submergés, à l’impact des espèces de moules envahissantes sur les ressources culturelles subaquatiques, aux recherches en archive et à l’histoire locale. Plus récemment, Jonathan a fait partie de l’équipe archéologique qui a situé l’épave du HMS Investigator au large des côtes du parc national Aulavik, dans la baie Mercy, en juillet 2010. Il est revenu sur les lieux en juillet 2011 pour exécuter des plongées et effectuer un relevé systématique du navire. Il était membre de l’équipe de Parcs Canada chargée des recherches archéologiques visant à retrouver les navires de Franklin en 2008 et en 2010, et il sera également de la partie en 2011.


Chercheurs collaborateurs

Service canadien des glaces

Thomas Zagon Thomas Zagon
© Parcs Canada

THOMAS ZAGON a commencé sa carrière dans le domaine de la photo aérienne à Edmonton et à Calgary avant d’entreprendre un baccalauréat en études environnementales (avec spécialisation en géographie) à l’Université de Waterloo. Après avoir obtenu son diplôme en 1995, il travaille au Service de recherche et développement de la Canarctic Shipping. Il se consacre surtout à l’utilisation de l’imagerie satellitaire en mer dans le contexte de la navigation dans les glaces à un moment où la société remplace l’imagerie par radar aéroporté par l’imagerie par radar spatial en appui tactique aux activités maritimes dans le Haut-Arctique. La compagnie prend le nom d’Enfotec et devient membre du Groupe Fednav; Thomas poursuit ses travaux sur les systèmes de soutien à la navigation destiné aux navires qui circulent dans des eaux recouvertes de glace. Son travail consiste surtout à soutenir les opérations de transport commerciales dans l’hémisphère nord et à repérer des brise-glaces dans les eaux de l’Antarctique. Le reste du temps, il effectue des études de faisabilité dans le domaine du transport en utilisant des images satellitaires antérieures afin d’appuyer de futures opérations en présence de glace marine.

Tom entre à Environnement Canada en février 2008 en tant qu’analyste des glaces au Service canadien des glaces (SCG). Il travaille aussi pendant un an à l’unité des services ministériels du Service météorologique du Canada. Il œuvre actuellement au sein de la section des sciences appliquées du SCG. Sa femme se nomme Barbara, et le couple a un fils prénommé Michael.

Un examen des images satellitaires antérieures a permis de comprendre en détail le milieu des glaces dans la région où l’Erebus et le Terror se sont retrouvés clavés par la glace et ont été abandonnés. En collaboration avec Parcs Canada, l’intégration des renseignements relatifs à la glace permet de réévaluer les preuves historiques et les probabilités des différentes hypothèses concernant la perte des navires.