La recherche archéologique subaquatique des navire perdus de Franklin : le lieu historique national du HMS Erebus et du HMS Terror

Expéditions passées

Expédition 2010 - Les partenaires de l'expédition

L'Agence Parcs Canada

Parcs Canada, une agence du gouvernement fédéral, protège et met en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada de manière à en assurer l'intégrité écologique et commémorative pour les générations d'aujourd'hui et de demain. Le Service d'archéologie subaquatique (SAS) de Parcs Canada est composé d'une équipe de sept archéologues subaquatiques en poste à Ottawa, en Ontario. Cette équipe, la seule en son genre au Canada, mène des projets d'archéologie subaquatique dans l'ensemble du pays, principalement dans les lieux historiques nationaux, les aires marines nationales de conservation et les parcs nationaux du Canada. Elle offre également des conseils spécialisés en matière d'archéologie subaquatique à différents ordres de gouvernement et à des organisations non gouvernementales et collabore souvent avec eux, comme dans le cas de l'expédition du HMS Erebus et du HMS Terror. L'équipe de Parcs Canada pour cette expédition sera composée de Ryan Harris, archéologue sous-marin principal au sein du SAS et directeur de l'expédition et de Jonathan Moore également archéologue sous-marin principal au sein du SAS. Messieurs Harris et Marc-André Bernier, chef du SAS, agiront à titre de porte-parole principaux de Parcs Canada auprès des médias dans le cadre de l'expédition de recherche du HMS Erebus et du HMS Terror.

La Garde côtière canadienne

La Garde côtière canadienne (GCC) est présente dans l'Arctique depuis déjà longtemps. Dès 1884, les expéditions d'arpentage gouvernementales ont cherché à emprunter une route de navigation plus courte vers l'Ouest canadien en passant par la baie d'Hudson et le détroit d'Hudson pour répondre aux besoins d'une économie en pleine croissance. Les premières patrouilles d'affirmation de la souveraineté dans l'Arctique ont été effectuées en 1903 avec le CGS Neptune. La garde côtière est au service de l'Arctique canadien depuis des générations. Chaque année, de la fin du mois de juin au début du mois de novembre, la GCC coordonne le déploiement d'un brise-glace léger, de deux brise-glace lourds et de quatre brise-glace de catégorie moyenne dans l'Arctique. Ces brise-glace évoluent dans un climat rigoureux où l'on retrouve des conditions de glace parmi les plus difficiles au monde. Ils sont souvent les premiers navires qui s'aventurent dans l'Arctique lorsque débute la saison de navigation et les derniers à quitter. Trois navires de la GCC sont également déployés sur le fleuve Mackenzie et la mer de Beaufort. Chaque année, les officiers et les équipages de six brise-glace sont déployés dans l'Arctique en été, une fois que les opérations de déglaçage sont terminées plus au sud. La présence rassurante et de longue date du personnel et des navires de la Garde côtière dans l'Arctique affirme la souveraineté nationale du Canada et veille à ce que les voies navigables de l'Arctique soient accessibles, sécuritaires et propres. Les femmes et les hommes des équipages des navires de la Garde côtière qui sont déployés chaque année dans l'Arctique possèdent de vastes connaissances et une grande expérience. Bon nombre des commandants des brise-glace cumulent plus de 20 années de service dans l'exigeant environnement marin arctique. Les employés de la GCC visitent également les collectivités de l'Arctique qu'ils desservent afin de tirer parti des connaissances locales et traditionnelles. Une bonne partie de notre succès dans la prestation des programmes et des services de la Garde côtière est attribuable à l'attention que nous accordons aux éléments humains en cause. Bon nombre des activités de la GCC effectuées dans l'Arctique sont effectuées en partenariat avec d'autres ministères, notamment Parcs Canada.

Pêches et Océans Canada (MPO)

Pêches et Océans Canada, un ministère du gouvernement fédéral, contribue à fournir aux Canadiens des voies navigables sécuritaires et accessibles. Le Service hydrographique du Canada (SHC), une direction générale du secteur des Sciences du MPO, est chargé de cartographier les eaux navigables du Canada pour produire des cartes marines et d'autres publications qui aident à assurer une navigation sécuritaire. Le SHC a réalisé des relevés hydrographiques dans le nord datant d'aussi loin que 1910. Les relevés, effectués à l'aide de navires renforcés pour les glaces et de plus petites vedettes se trouvant à leur bord, sont la méthode la plus fréquemment utilisée pour recueillir des données hydrographiques. Les camps d'observation des glaces établis dans les années 1970 et 1980 en coopération avec l'Étude du plateau continental polaire constituaient une autre façon de recueillir des données dans cet environnement rigoureux. Le SHC du Centre et de l'Arctique a à sa disposition une équipe d'hydrographes qui recueillent et gèrent des données hydrographiques en vue de créer des publications nautiques relatives à l'Arctique. La zone de recherche fait partie des eaux non cartographiées et des membres du SHC fourniront une expertise topographique et technologique afin d'aider à cartographier les zones d'intérêt et les routes avoisinantes pour produire des cartes de navigation. L'information recueillie au cours des activités de recherche permettra d'améliorer les cartes de l'Arctique canadien. M. Andrew Leyzack, superviseur de projets d'ingénierie, sera l'hydrographe responsable et l'autorité scientifique à bord du navire. Il assurera la liaison avec le commandant en ce qui a trait à l'ensemble des levés. Les hydrographes multidisciplinaires Glenn Toldi, Glenn Macdonald et Roger Cameron fourniront le soutien technique aux levés hydrographiques.

Le ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse du Nunavut

Le mandat du ministère de la Culture, de la Langue, des Aînés et de la Jeunesse est de veiller à la sauvegarde et à la mise en valeur de la langue, de la culture et du patrimoine du Nunavut. La Division de la culture et du patrimoine du ministère est responsable de la gestion du patrimoine archéologique du Nunavut. Elle administre le régime de permis de recherche archéologique, donne de la formation en archéologie et mène des projets de recherche en la matière en collaboration avec les organismes communautaires et responsables des revendications territoriales, et fournit aux gouvernements et aux organisations non gouvernementales une expertise en matière d'archéologie. M. Douglas Stenton, directeur de la Division de la culture et du patrimoine, M. Robert Park, de l'Université de Waterloo, ont mené des recherches archéologiques, ces dernières années, dans les îles situées près du secteur de recherche sous-marine pour trouver des sites contenant des preuves de l'expédition de Franklin. Le gouvernement du Nunavut joue également un rôle pour assurer un lien continu avec les Inuits de la collectivité de Gjoa Haven.

La collectivité de Gjoa Haven (en anglais seulement)

Le projet jouit du soutien permanent de la collectivité de Gjoa Haven et de la Fiducie du patrimoine inuit, plus particulièrement, de l'historien local et chercheur de l'expédition de Franklin, Louie Kamookak, qui a mis sa vaste expérience et ses connaissances approfondies du savoir traditionnel inuit à contribution de la recherche, et du conseil du hameau de Gjoa Haven, que l'on doit remercier pour son aimable assistance et son hospitalité.

Le gouvernement britannique (le haut-commissariat de Grande-Bretagne)

Le haut-commissariat de Grande-Bretagne au Canada travaille à l'avancement des intérêts du Royaume-Uni dans un monde sûr, juste et prospère en établissant et en maintenant au Canada une vaste gamme de partenariats importants qui ont une réelle valeur pour les deux pays; en développant le commerce entre le Royaume-Uni et le Canada; en encourageant les entreprises canadiennes à investir au Royaume-Uni; et en fournissant des services publics efficaces et courtois.

Un protocole d'entente (PE) signé en 1997 entre la Grande-Bretagne, en tant que propriétaire du HMS Erebus et du HMS Terror, et le Canada, en tant que nation dans les eaux de laquelle les navires auraient fait naufrage, attribue au Canada le contrôle de l'enquête sur le terrain, de l'excavation ou de la récupération des deux épaves ou de leur contenu, s'ils sont découverts.