Expéditions 2010 dans l'Arctique

Notes prises sur le terrain

Recherche du Erebus et du Terror – Mise à jour – 16 août 2010

Préparation des vedettes hydrographiques sur le pont du Sir Wilfrid Laurier, vue du haut de la passerelle. Préparation des vedettes hydrographiques sur le pont du Sir Wilfrid Laurier, vue du haut de la passerelle
© Parcs Canada
À la suite du projet de recherche de l’épave du Investigator, Ryan Harris et Jonathan Moore se sont joints à l’équipage du NGCC Sir Wilfrid Laurier et à l’équipe du Service hydrographique du Canada (SHC) à Kugluktuk (Nunavut) le 10 août 2010, dans le cadre d’un changement d’équipage prévu par la Garde côtière canadienne (GCC). L’hélicoptère du navire a transporté sur le brise glace au mouillage les membres de l’équipage de relève, des employés surnuméraires (puisque les invités à bord du navire occupent des postes de durée déterminée), l’équipement et les provisions. Le navire a parcouru la prochaine étape de sa patrouille arctique de 2010 et a navigué vers l’est le long du côté sud de l’île Victoria. Durant les cinq jours suivants, l’équipage du navire a réalisé des travaux de maintenance sur des aides à la navigation entre le détroit Dease et Cambridge Bay. Un appel de recherche et sauvetage (SAR) a créé une brève diversion, mais il a vite été annulé.

Les membres d’équipage du Sir Wilfrid Laurier Joseph Abelson (à gauche) et Mark Kelly travaillent sur la vedette hydrographique Kinglett
Les membres d’équipage du Sir Wilfrid Laurier Joseph Ableson (à gauche) et Mark Kelly travaillent sur la vedette hydrographique Kinglett.
© Parcs Canada


Pendant ce temps, les équipes du SHC et de Parcs Canada ont préparé les deux vedettes hydrographiques, Gannet et Kinglett, avec l’aide des membres d’équipage du navire. Le 15 août, les vedettes ont été mises à l’eau pour la première fois et ont fait l’objet de tests, et l’équipe du SHC a réalisé certains travaux hydrographiques aux abords de Cambridge Bay. Le matin du 16 août, le Sir Wilfrid Laurier se trouvait à l’île Jenny Lind, située entre l’île Victoria et les îles Royal Geographical Society, où seront réalisés d’autres travaux de maintenance sur des aides à la navigation ainsi que des travaux hydrographiques.

 

 

Recherche du HMS Erebus et du HMS Terror – dernières nouvelles – 19 août 2010

Pendant sa première semaine à bord du navire Sir Wilfrid Laurier, l'équipe composée de membres de la Garde côtière canadienne et du Service hydrographique du Canada (SHC) a parcouru une très grande distance, déployant ses efforts pour veiller à ce que les routes de navigation des eaux arctiques de la région soient sécuritaires. Depuis le commencement du levé, l’équipe du SHC a poursuivi son travail en effectuant principalement des sondages bathymétriques, tandis que l’équipage de la Garde côtière canadienne (GCC) a concentré ses efforts à l’installation et à l’entretien d’aides à la navigation. Après avoir terminé son travail à l’île Jenny Lind, le navire Sir Wilfrid Laurier de la Garde côtière canadienne a poursuivi sa route vers l’est.

La vedette Gannet La vedette Gannet au large de l’île O’Reilly, tout près d’une aire de recherche.
© Parcs Canada

En général, les conditions météorologiques et de travail ont été favorables, et le brise-glace se trouve maintenant dans le secteur de recherche ciblé du HMS Erebus et du HMS Terror. Des cartes des glaces du golfe Reine-Maud ont été examinées régulièrement pour déterminer la viabilité du travail de levé. De plus, les conditions météorologiques étaient toujours la principale préoccupation, puisqu’elles peuvent changer de façon radicale et très rapidement dans l’Arctique.

Alors que les deux levés hydrographiques lancés par le SHC, et que les navires Gannet et Kinglett avaient été préparés avant leur arrivée, les membres de l'équipage ont immédiatement commencé leur recherche à l’aide d’un sonar latéral déployé à chaque lancement. Le sonar latéral est attaché à l’arrière du navire, donnant une image acoustique du fond marin. Pendant ses levés à l’aide du sonar latéral, notre équipe couvrira systématiquement la plus grande surface possible de la zone ciblée, tout en chevauchant les corridors de recherche. Cette méthode offrira une image composite du secteur et pourra confirmer la présence de restes d’une épave dans l’eau. Le sonar latéral qui sera utilisé pour cette recherche est la même pièce d’équipement utilisée récemment qui a permis de retrouver le HMS Investigator, au large des côtes du parc national Aulavik à la baie de Mercy, dans les Territoires du Nord-Ouest.

L’équipe s’attend à faire de longues journées de recherche afin de maximiser le temps alloué de présence dans le secteur de recherche ciblé. Si les conditions météorologiques restent bonnes, chaque jour consistera en 16 heures de levé, laissant peu de temps pour dormir et manger. Cette concentration essentielle du travail fera en sorte que nos communications seront minimales. Toutefois, un suivi sera donné dans la mesure où le temps le permettra.