Formes de commémoration
6. Lignes directrices particulières : Formes de commémoration
6.1 Monuments n'appartenant
pas au Ministère
6.2 Monuments distinctifs
6.3 Qualité et contenu
des inscriptions
6.4 Emploi de langues non
officielles dans les plaques commémoratives
6.5 Consultations
au sujet des inscriptions de plaques commémoratives
6.6 Style et disposition
des inscriptions de plaque
6.7 Installation de deux ou de plusieurs plaques pour une même désignation
6.1 Monuments n'appartenant pas au Ministère
En octobre 1967, la Commission a examiné la proposition
de la Société des monuments historiques de Montmagny-L'Islet,
qui sollicitait l'aide du gouvernement fédéral pour
ériger un monument à la mémoire d'Étienne-Pascal
Taché. Après une longue discussion au sujet de la
[ligne directrice] du Ministère en matière de monuments,
elle a adopté la résolution suivante :
la Commission a pour principe de ne pas recommander que le ministre
contribue à l'érection de monuments qui n'appartiennent
pas au Ministère ou qui n'ont pas été construits
par lui et elle recommande en outre, dans les cas où le Ministère
construit un monument, qu'il en détermine et supervise les
plans.
La Commission a confirmé la ligne directrice qui précède
à sa réunion de juin 1985.
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En juin 1968, la Commission a émis l'avis suivant :
Le Comité des critères de la Commission a envisagé
l'établissement des [lignes directrices] qui doivent régir
les futures recommandations visant l'érection de monuments
distinctifs. Les résolutions suivantes sont adoptées
:
1) Pour la gouverne de la Commission, il est indispensable d'établir
des principes précis et plus restrictifs, dont elle s'inspirera
pour choisir des monuments de cette qualité;
2) La Commission estime que, dans la plupart des cas, on pourrait
et on devrait assurer au monument le caractère distinctif
recherché, en modifiant légèrement le mode
d'installation actuel de la plaque ordinaire. Là où
la chose est pratique et indiquée, on pourrait varier les
modèles de montage, de manière à illustrer
les réalisations de la personne en cause ou le caractère
de l'événement qu'on veut commémorer, compte
tenu des particularités de l'endroit;
3) Les principes énoncés au paragraphe 2 doivent
servir de [lignes directrices] lorsqu'il s'agit de remplacer des
plaques ou certains modes d'installation;
4) Pour ce qui est des monuments distinctifs et de grande envergure,
la Commission estime, en dépit de son expérience
limitée, qu'ils posent de nombreuses et grandes difficultés.
L'expérience démontre clairement qu'il faut éviter
de multiplier les sujets de commémoration. De l'avis de
la Commission, il faut s'en tenir soit à des personnes
tout à fait exceptionnelles, ayant notamment une réputation
flatteuse ou unique en d'importantes sphères d'activité,
ou à des événements qu'on peut, à
juste titre, considérer comme des tournants décisifs
dans l'histoire du Canada.
Le Comité s'est ensuite interrogé sur les lignes
directrices que les [responsables du programme] devraient suivre
touchant la conception de monuments distinctifs et de grande envergure.
Elle a recommandé de garder à l'esprit les considérations
suivantes :
[La Direction générale] des lieux historiques
nationaux doit être le chef de file en ce qui concerne la
création de monuments distinctifs, au lieu de s'accrocher
servilement à la tradition. Il faut toujours tâcher
de trouver des idées élevées et saisissantes,
et non se contenter de choses banales et de second ordre. De plus,
l'aménagement paysager doit toujours être planifié
avec soin;
b) pour le choix des sculpteurs, [la Direction générale]
doit tenir compte des conseils de spécialistes, c'est?à?dire
le directeur [du Musée des beaux-arts] du Canada, le directeur
[du principal musée public] de la province visée
et le représentant de celle?ci au sein de la Commission;
c) le genre et la conception du monument varieront selon la personne
ou l'événement dont on veut commémorer le
souvenir, le thème à illustrer, l'emplacement du
monument et toute autre particularité locale dont il faut
tenir compte;
d) de façon générale, le monument ne doit
pas être conçu dans un style purement abstrait. Il
doit plutôt sensibiliser le citoyen au thème qu'on
veut illustrer relativement à un personnage ou à
un événement;
e) dans tous les cas, c'est avant tout la jeune génération
qu'on doit chercher à atteindre. C'est pour elle qu'on
doit s'efforcer de faire revivre l'histoire, avec tous ses hauts
faits et dans toute sa grandeur.
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6.3 Qualité et contenu des inscriptions
En juin 1988, après délibérations, la Commission
a accepté les propositions suivantes au sujet des inscriptions
de plaque :
Comme, à son avis, les plaques ont d'abord pour but d'éduquer,
la Commission a déclaré que leur texte doit être
avant tout informatif. Elle a donc formulé une série
de recommandations particulières devant servir de lignes
directrices aux rédacteurs :
1) faire clairement figurer dans l'inscription les raisons pour
lesquelles la personne, le lieu ou l'événement a
une importance nationale;
2) s'efforcer de donner un visage humain à toutes les
inscriptions afin qu'elles soient compréhensibles pour
tout le monde;
3) utiliser des expressions et des mots colorés si l'objet
s'y prête (p. ex., personnage légendaire), parce
qu'ils ajoutent du pittoresque et ont, en général,
pour effet de graver le texte dans la mémoire;
4) choisir un titre qui soit, dans la mesure du possible, révélateur.
L'information véhiculée n'aura pas à être
répétée dans le corps du texte;
5) ne pas répéter les dates de naissance et de
décès si elles figurent déjà dans
le titre;
6) insérer les dates aux endroits voulus et n'en faire
usage que si elles ajoutent à la compréhension du
texte;
7) veiller, si possible, à introduire des éléments
historiques dans les textes portant sur des ouvrages d'architecture;
8) ne mentionner le nom de l'architecte ou de la firme d'architectes
que s'ils se sont eux?mêmes distingués dans la profession.
En novembre 1997, la Commission a ajouté ce qui suit:
le personnel doit veiller, lorsqu'il rédige des inscriptions,
à ce que la première phrase expose clairement la raison
pour laquelle il y a déclaration d'importance nationale.
Il ne doit, en outre, y avoir qu'un seul motif, et un motif vraiment
puissant, d'invoqué, et non une suite d'éléments
n'ayant aucun lien entre eux et qui, pris individuellement, ne sauraient
offrir une raison valable pour déclarer une chose d'importance
nationale.
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6.4 Emploi de langues non officielles dans
les plaques commémoratives
En juin 2000, un rapport sur l'emploi de langues non officielles
dans les plaques commémoratives a été présenté
à la Commission. La Commission a alors approuvé les
lignes directrices suivantes :
- La Commission est fondée de proposer l'emploi de langues
non officielles dans l'inscription de la plaque si l'importance
historique nationale du sujet le justifie.
- Les plaques qui portent une inscription rédigée
dans une langue non officielle doivent respecter les dispositions
de la Loi sur les langues officielles et de la Politique
du Programme de coordination de l'image de marque en ce qui a
trait à la priorité de l'anglais et du français
et à la signature bilingue de la CLMHC.
- Les inscriptions dans d'autres langues et les inscriptions
anglaise et française doivent figurer sur la même
plaque. La Commission pourra exceptionnellement proposer l'emploi
d'une plaque séparée pour l'inscription dans une
langue non officielle. Cette plaque et la plaque portant l'inscription
dans les deux langues officielles seront alors érigées
côte à côte, et les deux porteront la signature
bilingue de la Commission.
- Les inscriptions écrites dans une autre langue devront
répondre aux mêmes critères de qualité
linguistique que les inscriptions en anglais et en français.
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6.5 Consultations au sujet des inscriptions
de plaque commémorative
Depuis 1993, avant d'être présentées au
Comité des inscriptions, puis à la Commission réunie
en assemblée plénière, les inscriptions de
plaque commémorative sont envoyées à des personnes
et/ou à des groupes compétents afin qu'ils fassent
des remarques sur le fond et vérifient l'exactitude des faits.
Le processus de consultation donne aux intéressés
l'occasion de vérifier les faits historiques et d'exprimer
leur point de vue quant à des éléments qu'ils
jugeraient souhaitable d'intégrer au texte. Même si
le Comité des inscriptions et la Commission accordent toute
leur attention aux observations formulées, celles-ci ne peuvent
toutes être retenues dans la version définitive.
La Commission a adopté les lignes directrices relatives
à ce sujet en juin 2000 et y a apporté des modifications
en novembre 2001. En voici la version définitive :
- Une plaque de la Commission commémore une personne,
un endroit ou un événement d'importance historique
nationale. La plaque comporte un objectif de commémoration
défini par la Commission. D'un point de vue technique,
elle doit se conformer à une longueur normalisée.
- Le texte, généralement dès la première
phrase, doit indiquer clairement la raison de l'importance historique
nationale telle que décrite dans le procès?verbal
de la Commission.
- La responsabilité des textes de plaque appartient à
la Commission, et c'est l'ensemble des membres de la Commission
qui donne son approbation finale aux textes.
- La Commission recherche l'uniformité stylistique et
terminologique pour ses textes de plaque; les personnes consultées
ne devraient donc pas porter de commentaires à cet effet.
- Un compte rendu des commentaires des personnes consultées
sera joint aux textes de plaque lors de leur présentation
au Comité des inscriptions.
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6.6 Style et disposition des inscriptions
de plaque
En juin 2001, la Commission a approuvé le projet de lignes
directrices que voici pour la rédaction et la composition
typographique de ses plaques commémoratives :
- Le message doit être rédigé de manière
à être compris de quiconque a une capacité
de lecture correspondant à celle que sanctionne le diplôme
d'études secondaires.
- Un style d'écriture dynamique est préférable
au style documentaire, ce dernier étant mieux adapté
à un auditoire spécialisé.
- Les titres de plaque doivent être courts et simples,
et les caractères utilisés différents de
ceux qui seront employés pour l'inscription proprement
dite. On recourra à un langage familier et descriptif propre
à attirer l'attention des lectrices et des lecteurs.
- Dans chaque langue, la longueur des textes sera limitée
à 500 caractères afin d'attirer l'attention des
lectrices et des lecteurs et de la conserver jusqu'à la
fin.
- Les inscriptions de plaque seront divisées en trois
courts paragraphes. Chacun d'eux commencera par une capitale plus
grosse que les autres capitales employées dans le texte.
- Chaque ligne comportera au minimum 45 caractères et
au maximum de 55 à 65 caractères pour faciliter
le déchiffrement du texte.
- On optera pour des lettres à empattements; les empattements
permettent, en effet, de tracer les contours des lettres avec
netteté. La police Goudy remplit très bien cette
condition et offre, au surplus, la combinaison de hauteur, de
largeur et d'épaisseur parfaite pour favoriser une lisibilité
optimale.
- On utilisera un corps de caractère de 40 à 45
points pour le texte proprement dit, de 60 points pour le titre
et de 40 points pour le sous-titre.
- L'espacement entre les lettres, les lignes et les paragraphes
facilite le déchiffrement du texte, tout comme la justification
à gauche et à droite.
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6.7 Installation de deux ou de plusieurs plaques pour une même désignation
En décembre 2002, la Commission approuve ces lignes directrices, qui s'énoncent comme suit :
En temps normal, chaque personne, lieu ou événement désigné d'importance historique nationale n'aura droit qu'à une seule plaque. Dans de rares cas, on pourra envisager la possibilité d'installer deux ou plusieurs plaques pour une même désignation :
- s'il existe deux ou plusieurs endroits distincts qui sont liés ou associés de manière concluante et non équivoque à un personnage historique national et qui ont une relation intrinsèque avec l'importance historique nationale de ce personnage;
- s'il existe dans des régions différentes deux ou plusieurs endroits distincts qui sont liés ou associés de manière concluante et non équivoque à un personnage historique national et qui ont eu un rôle essentiel dans le fait qu'il soit devenu une personne d'importance historique nationale;
- si un événement historique national comporte deux ou plusieurs dimensions ou volets qui 1° ont eu un rôle essentiel dans le fait qu'il soit devenu un événement d'importance historique nationale, 2° sont absolument nécessaires pour bien traduire l'importance historique nationale de l'événement et 3° sont directement associés à des lieux différents;
- si l'importance d'un événement historique national tient à son immense portée géographique et à son incidence considérable sur deux ou plusieurs régions et qu'on puisse exprimer son importance historique nationale de façon beaucoup plus claire et concluante en installant des plaques qui souligneront sa portée géographique;
- si la configuration d'un lieu historique national est telle que l'installation de deux ou de plusieurs plaques pourrait rendre la commémoration beaucoup plus claire et concluante.
Pour les événements historiques nationaux qui ont une très grande portée géographique, une seule plaque sera installée dans une même région ou province.