Commémoration de l'importance historique nationale de la percée de la ligne Gothique


Des soldats d'artillerie canadiens servent un canon lors de l'attaque sur la ligne Gothique en Italie.
Des soldats d'artillerie canadiens servent un canon lors de l'attaque sur la ligne Gothique en Italie.
Bibliothèque et Archives Canada, PA-185004.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Ligne gothique constituait la dernière grande position défensive allemande en Italie. Située sur la bordure nord des Apennins et s'étendant de La Spezia à l'ouest jusqu'à Pesaro sur l'Adriatique, cette ligne lourdement fortifiée garantissait à l'Allemagne le contrôle des ressources agricoles et industrielles du nord de l'Italie. Elle lui assurait également le maintien des communications avec les Balkans et les autres régions orientales plus éloignées. Ces deux fonctions étaient d'une importance stratégique vitale pour l'Allemagne. Les chefs alliés jugeaient que s'ils réussissaient à rompre la ligne et à franchir les Apennins, leurs chars d'assaut pourraient balayer les plaines du Pô jusqu'aux Alpes et peut-être même se rendre à Vienne.

Après la libération de Rome en juin 1944, les Alliés repoussèrent les Allemands vers le nord jusqu'à la Ligne gothique. Au mois d'août, le Ier Corps canadien, avec le reste de la 8e Armée britannique, se dirigea vers l'Adriatique afin d'attaquer la Ligne gothique. La nuit du 25 au 26 août, les Canadiens lancèrent une offensive en compagnie des troupes polonaises et britanniques. En quatre jours, ils repoussèrent les Allemands jusqu'à leurs positions principales. Puis, au lieu de marquer un temps d'arrêt pour se réorganiser, conformément à la pratique tactique habituelle, les Canadiens se lancèrent à l'assaut et surprirent la défense allemande. En deux jours de combats remarquables, les Canadiens réussirent ce que bien peu pensaient possible : battre en brèche les positions allemandes lourdement fortifiées.

Autres liens:

Déroutés par cette audacieuse percée, les Allemands abandonnèrent leurs positions principales. Ils retrouvèrent cependant leur aplomb avant que les réserves de la 8e Armée ne puissent exploiter ce premier succès. Il avait suffit d'une semaine aux Canadiens pour atteindre et percer la Ligne gothique; il leur fallut par la suite trois semaines des combats les plus acharnés de toute la campagne italienne pour repousser les Allemands au-delà de la dernière barrière montagneuse et libérer Rimini. Les Canadiens, ainsi que des troupes grecques sous leur commandement, entrèrent dans la ville le 21 septembre. Ce mois de combats résulta en près de 4 000 victimes canadiennes, dont le quart trouvèrent la mort.

La rupture de la barrière défensive de la Ligne gothique dans le nord de l'Italie en septembre 1944 fut l'un des plus admirables faits d'armes de l'Armée canadienne au cours de la Seconde guerre mondiale.