Bénévolat

Récits de bénévoles

500 heures… et ce n’est pas fini!

Par: Debbie Young

Debbie Young, a Parks Canada volunteer Debbie Young, a Parks Canada volunteer
© Parcs Canada

Aimeriez-vous avoir la possibilité de porter un costume des années 1850, de visiter les coulisses d’un lieu historique national et de partager des expériences mémorables avec d’autres?

Il y a un peu plus de six ans, j’ai lu cette annonce dans la rubrique Bénévolat du Winnipeg Free Press. Ce que je ne savais pas encore, c’était que j’allais consacrer presque 500 heures de bénévolat au lieu historique national du Canada de Lower Fort Garry et à Parcs Canada – et ce n’est pas fini!

Au cours de mes heures de bénévolat au fort, j’ai exercé divers rôles – je suis habituellement sur place les dimanches après-midi et je prête main-forte pour la tenue d’activités destinées aux visiteurs, par exemple, un atelier de fabrication de bannock ou un jeu de découvertes comme une chasse au trésor. J’ai également participé à certaines activités saisonnières, à l’Halloween et à Noël, et à d’autres événements spéciaux organisés sur place, le jour de la fête de la Reine et de la fête du Canada.

J’adore pouvoir me plonger dans l’histoire vivante de mon patelin et du Canada. Il s’agit d’une activité fort différente de mes activités professionnelles, en qualité de comptable agréée, et des autres tâches bénévoles que j’accomplis. J’aime penser que le temps consacré au lieu historique de Lower Fort Garry est mon « plaisir coupable » en matière de bénévolat. Je ne peux pas mentir sur ce sujet… je m’amuse comme une enfant quand je me promène, vêtue d’un costume d’époque, au milieu des bâtiments historiques d’origine!

J’aime rencontrer tout un éventail de personnes lorsque je suis au Fort. J’ai la chance de faire partie d’une formidable équipe de bénévoles; grâce à eux, les dimanches après-midi filent à toute vitesse, entre le bavardage, l’artisanat et les biscuits!

Sur place, lorsque je m’entretiens avec des visiteurs, j’aime découvrir d’où ils viennent et ce qui les attire vers ce lieu, en espérant que je pourrai les aiguiller vers des activités correspondant à leurs intérêts. Je constate que la plupart des visiteurs ressentent de la curiosité à l’égard des objets d’artisanat que nous présentons, et j’aime leur donner l’occasion de les manipuler, qu’il s’agisse de filés de laine cardée ou de cuir pour mocassins. J’ai l’impression que les démonstrations rendent notre histoire plus concrète et plus accessible. Par ricochet, les questions des visiteurs m’entraînent souvent sur de nouveaux sentiers de recherche – récemment, j’ai lu un maximum de documentation sur les techniques de confection de robes et de corsetterie afin de pouvoir expliquer pourquoi les femmes de la rivière Rouge portaient de tels vêtements.

L’été dernier, j’ai eu la chance d’explorer un autre aspect de la recherche historique grâce au Programme d’archéologie publique du lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg en Nouvelle-Écosse. Ce programme d’une semaine a permis à 12 participants d’explorer tous les aspects de l’archéologie en faisant du bénévolat sur un site de fouilles, sur la propriété De la Vallière, au cœur de la ville reconstruite et des fortifications. Chaque participant s’est vu attribuer une parcelle d’un mètre par un mètre et c’était fascinant de constater avec quelle rapidité des artéfacts ont été trouvés dans chaque espace de travail.

Cette expérience en Nouvelle-Écosse a réanimé mon envie de me renseigner davantage au sujet des gens qui vivaient dans la région de la rivière Rouge, il y a plus de 150 ans. J’ai déjà hâte à l’été prochain pour poursuivre mon aventure comme bénévole à Parcs Canada.