Intendance de l’environnement

Revitalisation

Pour s’amuser, c’est sûr!
Une étude sur le DDT dans le parc national de Prince Albert révèle des résultats positifs

Deux travailleurs prélèvent des échantillons de sédiments dans un étang près du bloc des services d’entretien du terrain de golf afin de mesurer les quantités de DDT dans le parc national de Prince Albert
Échantillonnage de sédiments dans un étang près du bloc des services d’entretien du terrain de golf afin de mesurer leur teneur en DDT.
© Parks Canada

La sécurité des visiteurs et la santé de l’environnement sont au cœur des priorités de Parcs Canada.

Lorsque des études environnementales ont révélé qu’il existait encore des traces de DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane) dans le parc national de Prince Albert plus de trente ans après sa dernière utilisation, Parcs Canada n’a pas hésité à entreprendre une étude de suivi exhaustive en collaboration avec le Groupe des sciences de l’environnement du Collège militaire royal du Canada, un chef de file dans le domaine, pour faire le point sur la situation.

Le DDT a été utilisé à grande échelle en Amérique du Nord pendant de nombreuses années. De la fin des années 1940 jusqu’aux années 1970, on a utilisé le DDT au parc national de Prince Albert comme pesticide pour le contrôle des moustiques. L’usage du DDT a grandement été resserré au Canada et aux États Unis dans les années 1970 en raison de ses effets néfastes sur les animaux, particulièrement sur les oiseaux, avant d’être interdit complètement dans les deux pays au cours des années 1980.

L’étude, qui s’est déroulée sur une période de deux ans, était fondée sur la collecte et la vérification de nombreux échantillons prélevés dans l’environnement et sur la comparaison des résultats obtenus avec les lignes directrices sur les concentrations de DDT jugées sécuritaires dans le sol, les sédiments, l’eau et les produits du potager. On a ensuite procédé à une évaluation des risques afin de déterminer les niveaux d’exposition au produit chimique acceptables, tant pour les humains que pour les animaux. Résultat : bien qu’il reste des traces de DDT dans le parc, Parcs Canada est en mesure d’affirmer, compte tenu de la façon dont les humains et les animaux entrent en contact avec le produit, qu’il n’existe aucun risque pour la santé des nombreux habitants du parc. Nul besoin, donc, de prendre des mesures supplémentaires!

Les avantages du projet

L’étude exhaustive menée dans le parc national de Prince Albert, la première étude du genre réalisée dans un secteur résidentiel, a montré que le parc demeure un endroit sécuritaire où les gens de tout âge peuvent vivre, travailler et s’amuser. Les spécialistes ont été en mesure de déterminer que les concentrations de DDT qui restent dans l’environnement ne posent aucun risque pour les humains et les animaux, et ils peuvent maintenant utiliser les résultats et la méthodologie de leur travail comme modèle pour l’évaluation des effets du DDT dans d’autres parcs nationaux, au besoin.

Une paruline jaune nourrit ses petits dans leur nid au parc national de Prince Albert.
Une paruline jaune nourrit ses petits au parc national de Prince Albert.
© Parks Canada