L’observation de la faune dans son habitat est une expérience exaltante, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’animaux sauvages. La rencontre d’une bête peut se révéler dangereuse tant pour le visiteur que pour l’animal. En suivant quelques lignes directrices simples, vous contribuerez à votre propre sécurité et à celle des animaux sauvages du parc.

Ne donnez jamais à manger à la faune

Il est dangereux et illégal de nourrir, d’attirer ou de déranger un animal dans un parc national. En donnant à manger à un animal, vous compromettez sa sécurité et la vôtre. De plus :

  • Évitez de laisser traîner des ordures ou des restes de nourriture. Les animaux qui ont déjà été nourris par les humains, directement ou indirectement, sont plus susceptibles de s’approcher d’eux et de leur faire du mal.
  • Rangez vos provisions, vos déchets et tous les articles liés à la nourriture dans votre véhicule. Réduisez les odeurs à un minimum.

Gardez votre emplacement de camping propre

Si vous faites du camping dans le parc national de la Péninsule-Bruce, vous devez garder vos provisions et tous les articles liés à la nourriture dans votre véhicule pendant la nuit et pendant les périodes où votre emplacement reste sans surveillance. Les articles suivants risquent d’attirer les animaux sauvages à votre emplacement :

  • Glacières – pleines ou vides
  • Nourriture – dans des contenants ouverts ou fermés
  • Ordures ou emballages de toutes sortes
  • Vaisselle et chaudrons
  • Nourriture pour animaux de compagnie et bols
  • Bouteilles et canettes
  • TOUT article associé à la préparation des repas

Si vous laissez sans surveillance de la nourriture ou des articles associés à la nourriture, le personnel du parc les enlèvera de votre emplacement et vous laissera un avis écrit. Cet avis contiendra des directives pour vous permettre de récupérer vos objets. Les campeurs qui ne se conforment pas au programme des emplacements de camping propres s’exposent à la révocation de leur permis de camping. 

Animaux de compagnie

Les animaux de compagnie sont les bienvenus dans le parc. Les propriétaires sont responsables du comportement de leurs animaux. Les règles suivantes visent à assurer la sécurité des animaux de compagnie, des visiteurs et de la faune : 

  • Les animaux de compagnie doivent être tenus en laisse en tout temps – à une longueur maximale de 3 m. 
  • Les animaux de compagnie ne doivent jamais être laissés sans surveillance dans un véhicule ou un emplacement de camping. 
  • Les visiteurs doivent ramasser les excréments de leurs animaux de compagnie et les mettre à la poubelle. 
  • Ne laissez jamais votre animal de compagnie harceler la faune.
  • Veillez à ce que les autres visiteurs puissent faire l’expérience de la nature en toute tranquillité. N’oubliez pas : ce ne sont pas tous les visiteurs qui se sentent à l’aise en présence d’animaux.
  • Empêchez votre animal de compagnie de déranger vos voisins. 

Certaines plantes nuisibles, telles que l’herbe à la puce, poussent en touffes denses le long des sentiers. Les animaux de compagnie sont protégés par leur pelage, mais ils peuvent transférer les huiles des plantes aux humains et causer ainsi une éruption cutanée et des démangeaisons. 

Sécurité de la faune

Il est exaltant d’observer des espèces sauvages dans leur habitat naturel. Suivez les conseils énoncés ci-après pour que vos interactions avec la faune soient sécuritaires aussi bien pour vous que pour les espèces sauvages.

Massasauga
Massasauga

Massasauga

Seul serpent venimeux de l’Ontario, le massasauga est actif du début du printemps à la fin de l’automne dans la péninsule Bruce. En cas de danger, ce reptile timide préfère se cacher ou battre en retraite plutôt que d’attaquer. S’il est menacé, il agite la queue en guise d’avertissement et ne mord qu’en dernier recours lorsqu’il n’a aucune issue. Les visiteurs sont surtout susceptibles de trouver des massasaugas qui prennent un bain de soleil sur des rochers le long du sentier ou dans le camping. 

Comment identifier le massasauga :

  • Serpent de 50 à 70 cm de longueur – environ la longueur de votre bras 
  • Corps épais et tête de forme triangulaire 
  • Queue arrondie généralement coiffée d’une cascabelle – qui peut tomber ou être difficile à voir chez les jeunes serpents 
  • Bruit de bourdonnement lorsque le massasauga agite la queue 
  • Corps gris ou brun foncé orné de taches rondes sur le dos et de taches alternantes sur les flancs 

Pour votre protection et celle des serpents :

  • Portez un pantalon ample et des bottes de randonnée qui couvrent la cheville – surtout dans les milieux rocheux ouverts, les broussailles, les milieux humides et l’herbe haute. 
  • Évitez de tendre la main à l’aveuglette. Il se pourrait qu’un serpent soit caché près de vous. 
  • Servez-vous d’une lampe de poche si vous vous déplacez pendant la nuit. 
  • Évitez de prendre des serpents dans vos mains – soyez respectueux et observez-les de loin. 
  • Abstenez-vous de harceler, de pourchasser ou de menacer des serpents. 
  • Si vous entendez un serpent à sonnettes, restez calme, arrêtez-vous, déterminez l’emplacement du serpent et éloignez-vous lentement. 

En cas de morsure :

  • Gardez votre sang-froid et composez le 911.  
  • Lavez et nettoyez la plaie. 
  • Réduisez votre activité. Assoyez-vous ou étendez-vous dans l’attente des secours. 
  • Evitez d’appliquer un tourniquet ou de la glace, d’entailler la blessure ou de sucer le venin. 
  • N’essayez pas d’attraper le serpent ou de lui faire mal. Les actes de ce genre sont dangereux et illégaux.
Dans la péninsule Bruce, le massasauga est surtout menacé par la circulation automobile. Respectez les limites de vitesse et guettez les serpents et les tortues sur les routes et dans les terrains de stationnement. Des écopassages ont été aménagés sur la route du Lac-Cypress et la route du Lac-Emmett pour permettre à la faune de circuler en toute sécurité sous la chaussée.

Les complications dues aux morsures de massasauga sont rares. 

Ours noir 

Dans la péninsule Bruce, les ours noirs sont actifs du début du printemps à la fin de l’automne. Ils ont tendance à éviter les humains et préfèrent chercher de la nourriture, un abri et des aires de mise bas dans les milieux boisés. Malgré tout, leur quête de nourriture les amène parfois à s’éloigner des forêts pour pénétrer dans des secteurs résidentiels, en milieu rural aussi bien qu’en milieu urbain. S’ils trouvent une source de nourriture, ils y retourneront tant et aussi longtemps qu’elle sera accessible. Les ours noirs attaquent très rarement. 

Pour prévenir un affrontement : 

  • Ne cédez JAMAIS à la tentation de nourrir un ours. Suivez les consignes du programme des emplacements de camping propres et ne laissez jamais de nourriture ou de déchets de nourriture sans surveillance dans le parc. 
  • Respectez les fermetures de secteur liées à la présence d’ours. Des mises en garde seront affichées dans les bureaux, au point de départ des sentiers et dans les toilettes. Tenez-vous à l’écart des secteurs indiqués sur la carte. Pour en savoir davantage, rendez-vous au bureau du camping du Lac-Cyprus ou composez le 519-596-2233. 
  • Soyez vigilant quand vous êtes dehors. Regardez autour de vous régulièrement et évitez de porter des écouteurs. Restez à l’affût de traces de la présence d’un ours (empreintes, excréments frais ou roches retournées). 
  • Restez sur les sentiers balisés – évitez d’errer en forêt. 
  • Faites du bruit – parlez, tapez des mains ou chantez pour éviter de prendre un ours par surprise pendant une randonnée. 

Si vous rencontrez un ours : 

  • Restez calme. Résistez à la tentation de vous enfuir. 
  • Quittez le secteur ou faites un grand détour. Laissez une issue à l’ours pour le cas où vous le prendriez par surprise. Si vous ne pouvez pas le contourner sans danger, attendez qu’il s’éloigne. 
  • Ne vous approchez jamais de l’ours, pour quelque raison que ce soit. 
Lisez le dépliant Vous êtes au pays des ours pour en savoir davantage.  

Plantes nuisibles 

Berce du Caucase et panais sauvage 

La berce du Caucase et le panais sauvage sont des plantes envahissantes de plus en plus communes dans le Sud de l’Ontario. Elles peuvent entraîner de graves problèmes de santé si elles sont perturbées. Les toxines contenues dans la sève sont photosensibles et causent une grave réaction de la peau en période d’exposition à la lumière du soleil. Le contact de la sève avec les yeux peut causer une cécité temporaire. Si vous voyez ces plantes ou si vous pensez les avoir vues, évitez de les toucher et signalez-en l’emplacement au personnel du parc. 

Comment identifier la berce du Caucase 

La berce du Caucase n’est pas commune dans le parc national de la Péninsule-Bruce, mais on la trouve le long des routes, dans les fossés, au bord des ruisseaux, dans les champs en friche et dans les clairières. 

  • Plante pouvant faire de 2,5 à 5 m de hauteur.
  • Grosses grappes de fleurs blanches en forme de parapluie d’un diamètre de 30 à 90 cm.
  • Taches pourpres bien visibles et poils raides de texture grossière sur la tige.
Comment identifier le panais sauvage 

Le panais sauvage s’observe couramment au bord de la route 6 et dans les champs. 

  • Plante atteignant de 1 à 2,5 m de hauteur. 
  • Grappes de fleurs vert-jaunâtre de 10 à 20 cm de diamètre. 
  • Tige verte lisse et peu velue. 
Herbe à puce
Herbe à puce

Herbe à la puce 

L’herbe à la puce pousse en abondance dans le parc. Elle forme des touffes au ras du sol mais peut aussi se présenter sous forme de plante grimpante. La sève de toutes les parties de la plante peut causer une éruption cutanée sévère qui s’accompagne de démangeaisons et de cloques. La gravité de l’éruption dépend de la sensibilité de la victime et de la quantité de sève à laquelle elle a été exposée. L’ingestion accidentelle de l’herbe à la puce ou l’inhalation de la fumée causée par le brûlage de la plante peuvent provoquer une éruption interne qui cause des douleurs extrêmes, des problèmes respiratoires ou des dommages aux organes. Bien qu’ils ne puissent pas contracter d’éruption cutanée, les animaux de compagnie peuvent transmettre la sève aux humains par leur pelage. 

Comment identifier l’herbe à la puce 

Dans le parc, l’herbe à la puce est commune le long des sentiers, en forêt et au bord des routes. 

  • Plantes à trois folioles pointues – la tige de la foliole du milieu est plus longue que celle des deux autres. 
  • Le pourtour des feuilles peut être lisse ou dentelé. 
  • Les feuilles peuvent faire de 8 à 55 mm de longueur. 
  • Les feuilles sont rougeâtres au printemps et vertes en été. Elles prennent différents tons de jaune, d’orange et de rouge en automne. 

Si vous pensez avoir été en contact avec de l’herbe à la puce, lavez la région infectée à l’eau froide et au savon. Vous diminuerez ainsi les risques d’éruption cutanée et vous empêcherez toute propagation. Consultez un médecin au besoin.

Maladies à transmission vectorielle 

Virus du Nil occidental 

Transmis par des piqûres de moustiques infectés, le virus du Nil occidental cause de la fièvre, des maux de tête, des courbatures et une légère éruption cutanée. Peu de cas sont signalés en Ontario chaque année, mais, si vous passez du temps dehors dans des secteurs où il y a des moustiques, vous êtes à risque. Voici quelques conseils qui vous aideront à vous protéger des piqûres de moustiques et à réduire le risque de contracter le virus : 

  • C’est à l’aube et au crépuscule que les moustiques sont le plus actifs. Portez des chemises à manches longues, un pantalon et des chaussettes si vous êtes dehors pendant ces périodes. 
  • Portez des vêtements de couleur pâle – les moustiques sont attirés par les couleurs foncées. 
  •  Appliquez un insectifuge. Les produits contenant du DEET sont les plus efficaces. 
  • Fermez les moustiquaires pour empêcher les moustiques de pénétrer dans les maisons et les tentes. 

Maladie de Lyme 

La maladie de Lyme se transmet aux humains par des tiques aux pattes noires qui sont infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi. Les symptômes varient d’une personne à l’autre, et, si la maladie n’est pas traitée, ils peuvent persister pendant des mois, voire des années. Les symptômes pourraient n’apparaître que des semaines après une morsure. Le meilleur moyen de vous protéger consiste à prévenir les morsures de tique. Même si aucun cas n’a encore été signalé dans le parc, il est sage de prendre des précautions. Voici quelques conseils qui vous aideront à vous protéger des morsures de tique et à diminuer les risques de contracter la maladie de Lyme : 

  • Restez sur le sentier – évitez tout contact avec la végétation. Les tiques s’y attachent dans l’attente d’un animal ou d’un humain qui passera suffisamment près pour qu’elles puissent ramper sur leur hôte. 
  • Appliquez un insectifuge. Les produits contenant du DEET sont les plus efficaces. 
  • Procédez à une inspection complète de votre corps et faites de même pour vos enfants et vos animaux de compagnie. 
  • Prenez un bain ou allez vous baigner après une activité en plein air pour vous débarrasser des tiques encore non fixées à votre corps. 

Si vous vous faites mordre, vous réduirez le risque d’infection en enlevant la tique dans les 24 à 36 heures qui suivent. Enlevez soigneusement la tique et lavez le site de la morsure au savon et à l’eau ou désinfectez-le avec de l’alcool. Déposez la tique dans un sac de type Ziploc et inscrivez la date de la morsure. Ces renseignements aideront votre fournisseur de soins de santé à évaluer votre maladie si vous développez des symptômes dans les semaines qui suivent. 

Rage 

La rage est causée par un virus qui s’attaque aux mammifères. Vous pouvez contracter la maladie si vous vous faites mordre par un animal infecté ou si sa salive entre en contact avec vos yeux, votre nez, votre bouche ou une plaie ouverte. Évitez les contacts avec tous les animaux sauvages.