Une lointaine barre de sable, cachée au delà de l’horizon dans l’Atlantique Nord, exalte l’imagination. La réserve de parc national de l’île de Sable, cette contrée de chevaux sauvages, d’épaves submergées, d’oiseaux rares et de phoques gris se prélassant au soleil, est la définition même du mot « isolé ».

Située à 290 kilomètres au sud-est d’Halifax, à la limite du plateau continental, l’île de Sable est un croissant de 42 kilomètres de longueur composé de dunes mouvantes au milieu de l’océan Atlantique.

Ses plages ondoyantes s’élèvent de la mer pour former certaines des dunes les plus imposantes de l’Est du Canada. Les étendues d’eau alimentées par les précipitations y soutiennent une végétation rare et résiliente, qui, à son tour, nourrit des insectes qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Les chevaux sauvages qui déambulent dans la brume confèrent à cette barre de sable éloignée un aspect quasi mythique, à l’instar des quelque 350 épaves échouées dans ses eaux. Les phoques gris se réunissent par milliers sur les rives de l’île de Sable pour former la plus importante colonie de reproduction de l’espèce au monde. L’île est aussi le seul lieu de reproduction connu du bruant des prés, et des centaines d’autres espèces aviaires l’utilisent comme halte migratoire.

L’île de Sable embrase l’imagination, mêlant histoire humaine et merveilles naturelles dans un écosystème complexe et captivant.