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Les Parcs à Myes : Apprendre Ensemble

Transcription

[May Sam, une aînée Wsánec’, debout dans un champ, entonne un chant traditionnel. Des bénévoles et des Salishs se tiennent debout paisiblement et l’écoutent chanter.]

[Jim Elliot est assis sur un tronc devant le littoral.]

La pêche aux myes revêt une importance pour notre peuple depuis des milliers d’années, et je crois sincèrement que c’est l’un des éléments uniques qui ont attiré les Salishs sur la côte. Pendant toute l’année, une source très précieuse de protéines leur est accessible, au pas de la porte.

[May Sam, Aînée WSÁNEC’]

[Gros plan sur May Sam devant le littoral.]

Il y a des années, dans les années 1960, ma belle-mère s’adonnait à la récolte des myes et, pendant que nous creusions, elle faisait bouillir les myes et les apprêtait. Elle avait un gros bac sur le feu, c’était un feu ouvert, et elle cuisinait pendant que nous creusions, creusions. C’était une longue journée de travail. Nous passions deux jours à travailler avec les bouts de bois de fer et les racines de thuya, et à piétiner le sol. Ce que nous aimions faire, c’était de piétiner les myes, sans savoir si nous étions assez lourds pour exercer une pression.

[Plan de loin de bénévoles et de Salishs debout près de la côte.]

[Un homme dépose une bûche dans un feu de camp. Une casserole de palourdes bout sur le feu.]

[Un homme draine l’eau de la casserole de palourdes au moyen d’un linge.]

[May Sam étend un linge blanc sur le sol et y dépose les palourdes bouillies.]

[Les palourdes sont enfilées sur des bâtons entre deux boucles de feuillage, puis des bénévoles les piétinent.]

[Chef de camp Hul’qumi’num ]

Un grand nombre de nos aînés ne seront plus là encore longtemps pour nous transmettre leurs enseignements. Je trouve qu’il est très important de rassembler les très jeunes et de les faire participer parce qu’une bonne partie de nos traditions se perdent; c’est en fait tout nouveau pour moi aussi.

[Gros plan sur un chef de camp Hul’qumi’num devant le littoral.]

[Images d’aînés qui s’entretiennent avec des bénévoles et des Salishs.]

[Images de jeunes qui interagissent avec la nature.]

[Philomena – Aînée Hul’qumi’num]

[Gros plan sur Philomena, une aînée Hul’qumi’num, dans une forêt paisible.]

Les myes ont été un aliment de base pour nos peuples pendant de nombreuses, nombreuses, nombreuses lunes. Les ressources de l’océan subvenaient à nos besoins. Nous pouvions vivre de l’océan. Nous pouvions aussi bénéficier de toutes les ressources de la forêt. Avec toutes ces ressources à notre disposition, nous avons des récits à relater, et tous ces récits avaient une morale.

[Vue panoramique d’un océan calme et serein. Plan moyen sur un employé de Parcs Canada qui aide des bénévoles à trouver des palourdes. Jared Williams joue un morceau au tambour traditionnel.]

[Nathan Cardinal – Réserve de parc national des Îles-Gulf ]

[Nathan Cardinal se tient debout devant l’océan.]

Grâce à ce projet, nous sommes en mesure d’emmener des jeunes de Premières Nations et des aînés dans des sites qui représentent une importance traditionnelle et une importance historique pour eux, et de redynamiser ce paysage écologique et culturel. Pour Parcs, vous savez, il s’agit en fait de partenariats, de savoir et du mariage de l’écologie et de la culture, qui sont deux éléments proéminents du mandat de l’Agence Parcs Canada.

[Mouvement horizontal le long d’une côte paisible. Images de bénévoles à l’œuvre.]

[- Jared Williams, entrevue – Expert culturel Hul’qumi’num]

[Plan moyen sur Jared Williams debout devant l’océan.]

Après avoir nié pendant toutes ces générations la présence d’une culture agricole et d’une durabilité, nous avons en fait commencé à nous réunir et à recueillir les éléments de preuve pour attester l’existence de tous ces systèmes avant le contact avec les Européens Quand un important organisme comme Parcs Canada conçoit un programme qui réunit la science occidentale et la science traditionnelle pour en discuter, c’est le début d’un énorme dialogue unificateur qui aurait dû avoir eu lieu il y a des centaines d’années, et je suis très heureux de voir que ce dialogue a débuté et que je peux y participer..

Images de bénévoles qui font un feu, recueillent des palourdes et interagissent. Jared Williams chante une mélodie salish en s’accompagnant d’un tambour traditionnel.

[Titre: Parcs Canada voudrait remercier: May Sam, Skip Sam, Philomena Williams, Jim Elliott, Jared Williams, les Nations WSÁNEĊ et Hul'q'umi'num, le Centre de Jeunesse des Tribus Cowichan, Le Collège Indien du Nord-Ouest, CRSNG , L'Université de Royal Roads, et le conseil scholaire de WSÁNEĊ.]

[titre : Parcs Canada/Parks Canada, logo du gouvernement]

[titre : Droits d’auteur – Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par Parcs Canada, 2015]

Plan de Conservation National.

Canada wordmark.

Peuples des Salishs de la côte

L’homme se tient debout sur un mur de rochers au sud des îles Gulf.

Les peuples Hul’q’umi’num et WSÁNEĆ, dont les territoires ancestraux s’entrecroisent dans le sud des îles Gulf, gèrent leurs terres et leurs ressources depuis des millénaires. On peut voir des symboles de leur dur labeur à l’échelle des îles Gulf, notamment des passages de canoë, des prés de quamassies et des parcs à myes.

 

Parcs à myes

Les scientifiques cherchent des èspeces marines au port de Fulford.
Source : I. R. Reid

Les Salishs de la côte prennent soin de leurs plages grâce à des pratiques traditionnelles, notamment en retirant le varech et la laitue de mer qui s’y accumulent. Au moyen d’outils spécialisés, ils retournent le sable pour le rendre meuble, ce qui donne aux créatures plus d’espace pour croître.

À certains endroits, les Salishs de la côte modifient les plages en aménageant des murs de pierres le long de la laisse de marée basse. Ces murs retiennent le sable et les sédiments, créant du coup une terrasse du côté terre. Ces plages modifiées sont parfois appelées « parcs à myes ».

Les détenteurs du savoir et les scientifiques expliquent que les parcs à myes peuvent être très productifs, subvenant aux besoins de quatre fois plus de palourdes jaunes et de deux fois plus de palourdes du Pacifique que les plages non modifiées (Groesbeck et coll., 2014).

 

Prendre soin des plages

Les jeunes apprennent avec les aînés aux camps de sciences et de culture.
Source : H. Wong

Un parc à myes aménagé sert à plusieurs fins; il devient un garde-manger qui regorge de délicieux aliments. Il sert aussi de salle de classe, où les aînés transmettent leur savoir et travaillent auprès des jeunes. La communauté tout entière s’occupe du parc à myes pour le garder en santé.

 

Restauration des parcs à myes

Les bénévoles aident avec la reconstruction du mur de rochers à l’île Russell.
Source : I. R. Reid

En 2014, la réserve de parc national des Îles-Gulf, en partenariat avec les nations Hul’q’umi’num et WSÁNEĆ, a commencé à restaurer deux parcs à myes laissés à l’abandon depuis des centaines d’années.

Jusqu’à présent, on a procédé à la surveillance des myes sur les plages et on a entrepris des travaux de restauration. Les travaux sont guidés par les détenteurs du savoir des Salishs de la côte, tout en profitant des méthodes scientifiques modernes. Certains jours, nous déplaçons de gros rochers tout en écoutant des histoires. D’autres jours, nous nous servons de balances et de jauges pour évaluer la santé de l’écosystème intertidal.

 

Remerciements

Les jeunes se promènent sur la plage au port de Fulford.
Source : H. Wong

Les nations WSÁNEĆ et Hul’q’umi’num sont les chefs du Projet de restauration des parcs à myes, et nos partenaires de l’Université Royal Roads, de l’Université Simon Fraser et de l’Université de la Saskatchewan ainsi que de nombreux bénévoles ont contribué temps et effort à ce projet.

Nous tenons à remercier tout particulièrement le district scolaire de Cowichan Valley (SD. 79) ainsi que la commission scolaire WSÁNEĆ qui ont fait de la transmission du savoir aux jeunes salishs de la côte une grande priorité.

Huy ch q'a, HÍSWE et merci.

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