Diane Blanchard contribue de façon toute particulière à la création d’aires marines nationales de conservation (AMNC)


La première fois que Diane Blanchard a vu des narvals, son cœur s’est emballé.

De par sa formation de biologiste de la vie marine, Diane est conseillère en établissement d’aires marines à Parcs Canada. À titre de membre de l’équipe de l’établissement des aires protégées, elle aide à l’identification et à la sélection de milieux marins à protéger. Elle contribue également aux évaluations de faisabilité, dans lesquelles les consultations avec les Autochtones, les groupes communautaires et les intervenants jouent un rôle de premier plan.

Et les narvals sont l’un de ses groupes favoris. Se rappelant la première fois où elle a aperçu ces baleines dans le détroit de Lancaster, elle dit : « Je suis habituellement très expressive, mais, ce jour-là, je l’ai été extrêmement. »

Pond Inlet, détroit de Lancaster (Photo : Diane Blanchard)
Savez-vous?

Le détroit de Lancaster s’appelle « Tallurutiup  Tariunga » en inuktitut

En août de cette année, elle aura une autre occasion de visiter une aire importante et abondante en narvals. Elle se rendra au détroit de Tremblay dans la région du détroit de Lancaster dans l’extrême Arctique canadien.

Aire d’importance écologique cruciale pour les mammifères et les oiseaux marins de l’Arctique, le détroit de Lancaster est un candidat au statut d’aire marine nationale de conservation (AMNC).

En appuyant le comité directeur dans la réalisation de l’évaluation de faisabilité, Diane a beaucoup travaillé avec les Inuits, une expérience qu’elle décrit comme « extraordinaire et enrichissante ». Elle admire leur mode de vie traditionnel et l’ingéniosité avec laquelle leurs ancêtres se sont adaptés à un territoire qui est à la fois superbe et hostile.

Apprendre l’histoire d’une région

Diane Blanchard sur le terrain

Diane ajoute que le savoir traditionnel des Inuits a fourni une dimension essentielle à la compréhension générale du détroit de Lancaster. Le savoir de la collectivité locale remonte à des milliers d’années et renforce de façon incommensurable ce qu’elle appelle « l’histoire que la région nous raconte ». Si nous connaissons l’histoire au complet, signale-t-elle, nous saurons comment protéger la région.

De l’avis de Diane, les consultations avec les parties intéressées sont l‘élément le plus important de l’établissement d’une AMNC : « Nous devons faire appel aux collectivités (dans ce cas, les Inuits), pour nous dire exactement comment ils voient les choses et quelles sont leurs préoccupations. »

Outre les collectivités locales, Parcs Canada travaille également avec d’autres intervenants, dont l’industrie, ainsi qu’avec les ministères, pour déterminer les répercussions et les possibilités éventuelles liées à la création d’une aire protégée.

« Lorsque nous consultons », dit-elle, « nous regroupons de l’information sociale, écologique et économique. Il s’agit toujours d’un équilibre. »

Le processus de création de nouvelles aires protégées peut prendre de nombreuses années et exige du tact, de la diplomatie et de la persévérance. « C’est un défi », dit-elle. « En créant une aire protégée, nous devons respecter le fait que nous changeons la façon dont la population locale vit et fait l’expérience de l’environnement. » Des consultations honnêtes, respectueuses et éclairées sont nécessaires pour assurer le succès et la santé à long terme d’une AMNC.

Diane a le sentiment que le travail qu’elle effectue est vital.

L’océan nous nourrit, mais il est actuellement en mauvais état. Nous devons le protéger.

Diane Blanchard, conseillère en établissement d’aires marines, Parcs Canada