Vue aérienne du secteur de Redstreak.  Le secteur nouvellement remis en état contraste avec la forêt déjà établie.
Le secteur nouvellement brûlé et remis en état contraste avec la forêt déjà établie. (La communauté de Radium Hot Springs peut-être aperçue dans le coin supérieur droit).

Le Projet de remise en état du secteur de Redstreak, adjacent au terrain de camping de Redstreak, est un projet pluriannuel de gestion axée sur l’écosystème mené par plusieurs partenaires. Le parc national du Canada Kootenay est le seul parc national de Colombie-Britannique à renfermer un écosystème de prairie. La prairie est reconnue comme l’un des écosystèmes les plus menacés de Colombie-Britannique et plus de 30 p. 100 des espèces menacées ou en péril de Colombie-Britannique dépendent des prairies pour survivre. Le projet vise à rétablir l’aire d’hivernage du mouflon d’Amérique et les écosystèmes de la prairie et de la forêt ouverte connexe. Il vise aussi à réduire les risques d’incendie catastrophique près du terrain de camping de Redstreak et de la collectivité de Radium Hot Springs.

Qu’est ce que le Projet de remise en état du secteur de Redstreak ?

Deux employés équipés de lance-flammes à action localisée travaillant au brûlage contrôlé.
Des employés équipés de lance-flammes à action localisée débutent la remise en état dans le secteur de Redstreak.

Le Projet de remise en état du secteur de Redstreak, adjacent au terrain de camping de Redstreak, est un projet pluriannuel de gestion axée sur l’écosystème mené par plusieurs partenaires dont les objectifs sont les suivants :

  • rétablir l’aire d’hivernage du mouflon d’Amérique et les écosystèmes de la prairie et de la forêt ouverte connexes;
  • offrir au mouflon d’Amérique un habitat hivernal et printanier où il est à l’abri des collisions avec les véhicules;
  • réduire le risque d’incendie catastrophique près du terrain de camping de Redstreak et de la collectivité de Radium Hot Springs;

Où est le secteur de Redstreak?

Sol noircit trois jours après le brûlage contrôlé.
Sol noircit trois jours après le brûlage contrôlé.

Le secteur de Redstreak se trouve à l’extrémité sud-ouest du parc national du Canada Kootenay à côté de Radium Hot Springs, en Colombie-Britannique. Le parc national Kootenay est le seul parc national de Colombie-Britannique à renfermer un écosystème de prairie.

Les prairies s’étendent principalement sur la partie orientale aride des nombreuses chaînes de montagnes nord-sud qui dominent le paysage de Colombie-Britannique. Le paysage montagneux complexe de cette province confère aux prairies canadiennes une diversité bien plus grande que celle des paysages de haut plateau de l’ouest des États-Unis.

Quel est le statut du secteur de Redstreak?

La prairie est reconnue comme l’un des écosystèmes les plus menacés de Colombie-Britannique. En fait, elle représente moins de 1 p. 100 de l’assise territoriale de la province, et est bien plus en danger que la forêt ancienne.

Herbe verte deux semaines après le brûlage contrôlé.
Deux semaines après le brûlage contrôlé, l’herbe verte fait son apparition.

Les prairies de Colombie-Britannique jouent un rôle important dans l’industrie de l’élevage puisqu’elles constituent une aire de pacage du bétail depuis plus de cent ans. Les vallées herbeuses offrent également d’importantes voies de communication et des terres agricoles. Les prairies sont également le lieu où les habitants choisissent de s’installer. Il ne reste aucune grande étendue de prairie intacte en Colombie-Britannique.

Pourquoi le secteur de Redstreak est-il en danger?

Par le passé, les prairies et les forêts de basse altitude de la partie intérieure méridionale de la Colombie-Britannique conservaient leur structure ouverte et leur fonction écosystémique grâce aux feux de surface occasionnels de faible intensité qui survenaient selon des cycles de 5 à 30 ans. L’extinction des feux a créé des forêts denses et s’est traduite par une perte d’habitat pour le mouflon d’Amérique et d’autres espèces tributaires des écosystèmes de la prairie et de la forêt ouverte.

Plusieurs menaces pèsent sur la prairie, notamment l’expansion domiciliaire, la fragmentation de l’habitat, le changement climatique, les dégâts causés par les activités récréatives, les pratiques de pâturage inadéquates, l’expansion croissante de la forêt et les plantes envahissantes non indigènes.

Pourquoi protéger le secteur de Redstreak?

Au cours du siècle, 3 000 hectares de prairies ont été convertis à d’autres types d’utilisation du territoire dans le sillon des Rocheuses.

La survie de plus de 30 p. 100 des espèces menacées ou en péril en Colombie-Britannique dépend des prairies. Il s’agit entre autres du mouflon d’Amérique (sur la liste bleue provinciale de Colombie-Britanique), du blaireau d’Amérique du Nord (désigné espèce en voie de disparition par le COSEPAC), du boa caoutchouc (désigné espèce préoccupante par le COSEPAC), du petit-duc nain (désigné espèce préoccupante par le COSEPAC), des peuplements végétaux de symphorine occidentale et de fétuques à touffes bleues (sur la liste rouge provinciale) et d’environ 35 plantes figurant sur les listes rouge et bleue de la province.

Que fait Parcs Canada?

Rétablissement de l’écosystème et du processus naturel

Tall dry grass 4 months post-burn.
Tall dry grass 4 months after the burn.

Les travaux de rétablissement initial dans la région de Radium comportaient l’éclaircie de la forêt à l’hiver 2001 sur les terres provinciales et se sont poursuivis en 2002 (sur le même territoire) et en 2003 (dans les parcs nationaux), visant en tout 240 hectares (126 hectares de terres provinciales et 114 hectares de terres fédérales). Les activités incluaient le débroussaillage, l’empilage et le brûlage, la lutte contre les plantes non indigènes et la plantation limitée de plaques de gazon indigène.

Au printemps 2005, des parties de la prairie rétablie ont été traitées au moyen de feux dirigés de faible intensité qui ont mis un terme à la phase initiale du projet de rétablissement.

Recherche et surveillance

La surveillance de la végétation et de la faune indique que les espèces des prairies utilisent l’aire de rétablissement, ce qui donne à penser que d’autres espèces en péril pourraient également habiter cette aire. Nous avons en outre proposé la création d’un sentier d’interprétation afin de gérer la fréquentation des lieux par les visiteurs afin de préserver l’utilité de l’habitat dans la zone rétablie.

Sensibilisation du public

Des programmes de sensibilisation s’adressant aux écoles et aux élèves de la région ont été élaborés et mis en œuvre.

Mentionnons à cet égard des initiatives locales comme le programme Bighorn In Our Backyard (en anglais seulement) Ce programme de sensibilisation financé en partie par Parcs Canada a joué un rôle important en suscitant l’appui de la région au rétablissement dans la vallée Columbia, en particulier pour le projet entrepris par Parcs Canada.

La sensibilisation a aidé les collectivités locales à prendre conscience de la valeur économique d’écosystèmes sains qui fonctionnent, et le village voisin de Radium Hot Springs a pris le mouflon d’Amérique comme symbole. Le village apprécie l’attrait touristique du mouflon d’Amérique et reconnaît que ce projet protège le village contre les feux irréprimés.

Collaboration avec les partenaires

Le groupe de travail sur le mouflon d’Amérique de Radium-Stoddart compte plus de 30 partenaires qui ont participé aux activités intergouvernementales de conservation et de sensibilisation à l’écosystème se rapportant au secteur de rétablissement de Redstreak.

Comment puis-je aider?

L’un des principaux objectifs du rétablissement de l’écosystème est d’accroître la superficie des habitats disponibles pour diverses espèces végétales et animales qui dépendent de l’écosystème de la prairie. Par conséquent, il importe d’utiliser ces espaces de manière responsable afin d’atténuer les répercussions que nous pourrions avoir sur l’utilité de ces habitats rétablis.

Visiteurs

Groupe de béliers pâturant dans le secteur remis en état.
À ce jour, les moutons ont répondu de façon favorable à la remise en état du secteur.

  • Lisez tous les panneaux routiers et la signalisation des sentiers et respectez-les ainsi que les fermetures de sentier.
  • Restez sur les sentiers, routes ou chemins désignés afin d’éviter de perturber les sols et de favoriser la propagation d’espèces envahissantes non indigènes;
  • Déplacez-vous en petits groupes.
  • Laissez les cailloux, fossiles, plantes et autres objets de la nature ou archéologiques là où vous les trouvez. Ramenez plutôt à la maison des souvenirs et des photographies.
  • Respectez l’aire de vie des animaux en restant calme et silencieux lorsque vous les observez à distance.
  • Apprenez à repérer les messages subtils que transmettent les animaux pour vous dire que vous êtes trop près. Maintenez une distance adéquate.
  • Les animaux domestiques comme les chiens peuvent causer du stress aux animaux sauvages. Les propriétaires devraient donc éviter de les emmener dans l’aire de rétablissement dans la mesure du possible.

Vététistes

Apprenez à réduire le plus possible les dégâts aux sentiers, au sol et à la végétation en roulant de manière responsable et en utilisant des techniques de conduite adéquates :

  • Conservez en tout temps la maîtrise de votre vélo; votre vitesse et votre façon de conduire influent sur les décisions et les politiques relatives à la gestion des sentiers;
  • Évitez de déraper et de glisser, ce qui peut se produire si vous freinez plus qu’il ne faut;
  • Restez sur les sentiers aménagés pour vous et évitez de couper des sentiers en lacet;
  • Apprenez à reconnaître différents types de sol. Les sentiers humides et boueux sont plus vulnérables aux dégâts. Ne fréquentez pas les sentiers boueux par temps de pluie car les ornières créées par les pneus deviendront propices à l’érosion de l’eau;
  • Si vous vous trouvez sur une partie humide du sentier, restez sur cette partie et évitez de créer des ornières ailleurs. N’ayez pas peur de l’eau : mouillez-vous, roulez dans les flaques. Contourner les flaques élargit les sentiers et favorise l’érosion.