Qu'est que l'oponce de l'Est?

Ensemble de cactus
Des passerelles spéciales permettent aux visiteurs d'admirer l'oponce de l'Est sans s'en approcher.

L'oponce de l'Est est un petit cactus étalé, qui pousse en touffes ou en grandes colonies dispersées composées de milliers de tiges. Les tiges, également appelées raquettes, sont recouvertes de longues épines pointues et de minuscules poils piquants difficiles à voir.

Des passerelles spéciales permettent aux visiteurs d'admirer l'oponce de l'Est sans s'en approcher. Ses fleurs d'une couleur qui varie du jaune vif au doré sont l'un des attraits de l'été au parc national du Canada de la Pointe-Pelée . Bien que l'oponce de l'Est ait un fruit qui, en Ontario, mûrit à l'automne, la plupart du temps, ces cactus ne se reproduisent pas sexuellement la plupart du temps (c'est-à-dire par la dissémination de leurs graines ). La plante se propage plutôt au moyen de ses raquettes, qui se détachent et prennent racine dans le sol.

Où trouve-t-on l'oponce de l'Est?

Au Canada, l'oponce de l'Est pousse uniquement dans l'extrême sud-ouest de l'Ontario. Les seules populations naturelles sont présentes dans les rares habitats de savanes de genévriers rouges de la zone carolinienne du parc national de la Pointe-Pelée et de la réserve naturelle provinciale Fish Point dans l'île Pelée.

Carte indiquant la répartition de l'oponce de l'Est dans le parc national de la Pointe-Pelée
Au Canada, l'oponce de l'Est ne pousse que dans l'extrême sud-ouest de l'Ontario.

L'oponce de l'Est est un cactus très répandu dans le centre et l'est des États-Unis.

Comme de nombreuses autres cactées, l'oponce de l'Est a besoin d'un ensoleillement direct pour survivre et se développe dans les forêts claires, les crêtes sablonneuses et les dunes du parc et de la réserve.

Quel est le statut de l'oponce de l'Est?

L'oponce de l'Est change d'aspect tout au long de l'année. La plante porte un gros fruit en forme de poire qui passe du vert au printemps au rouge à l'automne. Le fruit reste souvent rouge une partie de l'hiver et parfois jusqu'au printemps suivant, et les fleurs jaune vif apparaissent dès le début de l'été.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a inscrit l'oponce de l'Est sur la liste des espèces en voie de disparition. Cette plante est également protégée par la Loi sur les espèces en péril et la législation provinciale. Elle figure sur la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l'Ontario.

En quoi l'oponce de l'Est est-il si particulier?

C'est un cactus qui croît au Canada en milieu sauvage! Fait intéressant, trois espèces de cactées résistantes au froid poussent dans les prairies canadiennes. Bien qu'elles aient une aire de répartition plus étendue que celle de l'oponce de l'Est, elles sont également rares du fait qu'il leur faut survivre à l'hiver.

Pourquoi l'oponce de l'Est est-il en danger?

Ensemble de raquettes
Les tiges, souvent appelées raquettes, sont couvertes de longues épines pointues et de minuscules poils piquants difficiles à voir.

La population de ce cactus au parc national de la Pointe-Pelée est en assez bonne santé. Les tempêtes saisonnières nuisent à l'établissement de la végétation forestière arborescente le long de la rive, ce qui contribue au maintien de la savane de genévriers rouges, habitat que privilégie l'oponce de l'Est. Ce cactus pousse également bien sur les dunes du parc et sur les crêtes sablonneuses semblables à un désert du parc.

Pour cultiver la terre, les colons européens ont défriché les forêts de cèdres qui recouvraient auparavant la péninsule Pelée, créant ainsi un habitat propice à l'oponce. Lorsque ces terres ont été abandonnées, les cactées ont commencé à croître en plein champ. De nos jours, cependant, les jeunes arbres qui regagnent du terrain dans les champs ensoleillés commencent à faire de l'ombre aux colonies de cactus.

La survie de l'oponce de l'Est dans son habitat naturel est également menacée par les visiteurs qui le prélèvent du parc afin de le replanter dans leur jardin. Le cactus est si attirant et se reproduit si facilement que nombre de jardiniers en herbe ne peuvent résister à ses charmes. De plus, des phénomènes naturels comme l'érosion du littoral et les fortes tempêtes hivernales menacent l'habitat essentiel de l'espèce. D'ailleurs, la disparition presque totale de la population de Fish Point est attribuable à ces deux facteurs réunis.

Que fait Parcs Canada pour aider à sauver l'oponce de l'Est?

Quelques cactus où le bouton floral est prêt à éclore
Les études recensent quels insectes assurent la pollinisation des cactus et analysent comment les graines se dispersent.
Au parc national de la Pointe-Pelée, l'oponce est surveillé et géré avec soin. Deux facteurs sont essentiels à la sauvegarde de l'espèce : maintenir un habitat viable dans le parc et empêcher les gens de transplanter des pousses dans leur jardin.

Recherche et surveillance

La plupart des stratégies de conservation préconisent proposent un programme continu de recherche et de surveillance permettant de déterminer les besoins de l'oponce en matière d'habitat, la génétique de ses populations, son taux de reproduction et son mode de dispersion.

Diverses études s ont été menées pour en apprendre davantage sur cette espèce en voie de disparition. On s'efforce de recenser Ces études portent entre autres sur les insectes qui assurent la pollinisation de ces cactées et sur d l 'analyse r le du mode de dispersion des graines. Grâce à ces informations, le parc national de la Pointe-Pelée sera désormais mieux en mesure de protéger l'espèce et son habitat pour les générations à venir.

Le parc national de la Pointe-Pelée consulte aussi des spécialistes pour définir des objectifs de gestion de la végétation propre à qui assurer ont une gestion adéquate des divers habitats du parc, dont la rare savane de genévriers rouges où pousse l'oponce de l'Est.

Mesures de rétablissement

Les sentiers de randonnée et les installations du parc national de la Pointe-Pelée sont aménagés pour éviter que les plantes ne soient piétinées. Grâce à des passerelles spéciales, les visiteurs peuvent voir diverses espèces dont l'oponce de l'Est, sans s'en approcher. Parallèlement, les messages éducatifs du parc traitant de l'oponce de l'Est visent à décourager sa transplantation et indiquent comment protéger son habitat pour assurer sa survie.

Sensibilisation du public

Expositions, publications, présentations et programmes d'interprétation incitent les visiteurs du parc à protéger l'oponce de l'Est. En sensibilisant le public, le parc espère obtenir son appui pour le rétablissement et la protection de l'oponce et de l'habitat essentiel à sa survie. Des articles, un programme scolaire intensif sur place et le site Web Internet du parc aideront aussi à faire connaître la situation critique de l'espèce, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du parc.

Collaboration avec les partenaires

Le parc national de la Pointe-Pelée mène actuellement des recherches sur l'oponce en collaboration avec l'Université de Windsor et l'Université de Guelph. Le personnel met en place une équipe de rétablissement de l'espèce comptant des chercheurs et des fonctionnaires provinciaux. Avec des partenaires du secteur de l'éducation, Le parc élabore et met également en œuvre une stratégie de sensibilisation aux espèces en péril de l'écosystème carolinien du Canada, avec des partenaires du secteur de l'éducation, en vue de les protéger les espèces en péril elles et leurs habitats.

Comment puis-je aider?

Fleur de cactus jaune pâle
Deux facteurs sont vitaux pour la conservation du cactus : maintenir un habitat adéquat et empêcher les gens de transplanter des pousses.

Si vous visitez le parc national de la Pointe-Pelée :

  • suivez les consignes. Ne quittez pas les sentiers et respectez les règlements visant à protéger la végétation, dont les cactées.  
  • admirez l'oponce de loin et encouragez les autres visiteurs à faire de même. Si vous voyez quelqu'un endommager des cactées, signalez-le à un employé du parc.  
  • participez aux programmes d'interprétation et prenez connaissance des renseignements donnés dans les expositions, les publications et les guides des sentiers pour en apprendre davantage sur les espèces en péril.

À la maison :

  • choisissez des plantes indigènes pour votre jardin. Procurez-vous ces plantes auprès de fournisseurs fiables qui ne détruisent pas les populations sauvages.  
  • renseignez-vous sur les espèces en péril de votre région et parlez-en à d'autres.