Entre les lacs Saint-François et Saint-Louis, les « rapides du Coteau » sont les plus étroits et les plus tumultueux de tous. Pendant longtemps, les voyageurs doivent portager leurs canots. Vers 1750, un canal rigolet y est érigé pour faciliter le transport des fourrures depuis les postes de traite.

Puis, alors que la guerre d’Indépendance américaine sévit, des forces rebelles envahissent le Canada. Les Britanniques ont de la difficulté à ravitailler leurs troupes qui protègent la frontière près des Grands Lacs. La construction d'un canal s’impose.

1781, le canal de Coteau-du-Lac est fonctionnel. Il permet d’éviter les deux mètres de dénivellation des rapides. Dès son inauguration, le canal sert à la fois aux militaires et aux commerçants.

Après avoir été remplacé en 1845 par le canal de Beauharnois, le canal fortifié de Coteau-du-Lac est définitivement abandonné par les militaires en 1856. Le site connaît alors différentes vocations jusqu’à ce qu’il soit déclaré lieu d’importance nationale en 1923, puis ouvert au public en 1967.